في
كل
يوم،
نساهم بجهدنا في
تقديم
إعلام أفضل وأرقى عن
بلدنا،
تونس
Un
effort quotidien pour une information de
qualité sur notre pays, la Tunisie.
Everyday, we contribute to a
better information about
our country, Tunisia
|
TUNISNEWS
9 ème année, N° 3542 du 02.02.2010
AISPP: Ahmed
Maqadi, ex prisonnier politique, accuse la garde nationale de
Tabarka de contraindre son épouse à demander le divorce
Slim BAGGA: Les barbouzes du couple Ben
Ali-Trabelsi interdisent ce mardi 2 février une réunion à
l'Université libre de Tunis
Abdelkader Zitouni: manifestations des jeunes diplômes en
chômage a Skhira (Sfax Tunisie)
Abdel Wahab Hani: Madame Saïda Rahmouni
nommé Médiateur administratif de la République
Abdel Wahab Hani: Le RCD intègre les modifications à son
Règlement mais le viole et ne publie pas encore les changements
intervenus dans sa direction
AFP: L'Aqmi propose son aide aux musulmans
du Nigeria (SITE)
AFP: L'Iran va "exécuter prochainement" neuf opposants
AFP: Iran: l'opposant Moussavi dénonce
l'échec de la Révolution islamique
Reuters: L'Iran poursuit la répression d'opposants, Moussavi
proteste
AFP: France: des inscriptions islamophobes
découvertes sur un lieu de culte
Reuters: L'épiscopat français craint une loi interdisant la
burqa
AFP: France : refus de naturaliser un
homme imposant le voile intégral à sa femme
Reuters: La nationalité française refusée au mari d'une femme
voilée
Liberté pour tous les prisonniers politiques
Liberté pour le Docteur Sadok Chourou
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers
Politiques
43
rue Eldjazira, Tunis
e-mail :
aispptunisie@yahoo.fr
Tunis, le 2 février 2020
Ahmed Maqadi, ex
prisonnier politique, accuse la garde nationale de Tabarka
de contraindre son épouse à demander le divorce
[…]
A l’association
internationale de soutien aux prisonniers politiques
Je soussigné, Ahmed
Maqadi, détenteur de la carte nationale d’identité n
°08397913, vous adresse cette plainte inattendue. Mon
épouse, madame Najet Mellouhi, originaire de la délégation
de Tabarka a été interpellée de façon arbitraire par la
garde nationale relevant du district de Tabarka-Imarat au
centre ville avec des membres de sa famille qui ont été
menés de force au poste de la garde. Mon épouse y a été
outragée : on lui a retiré ses vêtements (la jellaba) et
tournée en dérision après qu’elle eût été photographiée à
plusieurs reprises. Elle est restée du matin du mercredi 26
janvier jusqu’à la fin de l’après midi. Elle a été
contrainte de signer divers documents qu’elle n’avait pas
lus. Ils ont contraint son père à obliger sa fille à
divorcer de moi et l’ont menacé de s’en prendre aux intérêts
de la famille s’ils refusaient. Ils m’ont sali auprès de ma
famille par des qualificatifs impropres et leur ont dit que
j’étais un ancien prisonnier politique.
Ils ont obligé ma
femme à signer à chaque fois qu’elle quitte le domicile et
menacé sa famille et fait pression pour qu’elle quitte son
époux, par une perquisition du domicile à chaque fois qu’ils
le feraient sans autorisation que ce soit de jour ou de
nuit.
Parmi les documents
qu’a signés mon épouse sous la contrainte, j’aurais trompé
ma famille et ne les aurais pas informés que j’étais un
ancien prisonnier et ce serait une raison pour divorcer.
Signature : Ahmed Maqadi
[…]
Pour l’association
Le comité directeur
(traduction
d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la
version en arabe, LT)
Les barbouzes du couple Ben Ali-Trabelsi interdisent ce
mardi 2 février une réunion à l'Université libre de Tunis
Jusqu'où ira le ridicule dans cet
Etat de brutes? Ce matin, à 11 heures, devait se tenir une
réunion à l'Université libre de Tunis, avenue Kheireddine Pacha,
entre la direction et les parents d'étudiants pour discuter de
la mesure arbitraire du retrait de l'agrément et de l'avenir des
étudiants. Quoi de plus légitime pour des parents inquiets de
l'avenir de leur progéniture et pour la Fondation Bouebdelli
tenant à la transparence.
Eh bien, l'arbitraire revint au
galop, puisqu'un énorme dispositif policier s'est déployé autour
de l'Université et a interdit la tenue de cette réunion. Sans
doute le couple présidentiel et ses barbouzes craignaient-ils
qu'une déstabilisation du régime démocratiquement élu se
fomentait dans les murs de cette Université.
Le ridicule ne tue plus à
Carthage, on le sait depuis des années. Le drame est qu'on n'en
a pas fini avec cette basse tyrannie et la police qui la protège
et veille sur elle...
Dans la foulée de cette
interdiction de réunion, un administrateur a été nommé ce
matin-même pour diriger l'Université. Il s'agit d'un professeur
d'arabe qui avait dirigé l'Institut Bourguiba des Langues
(Bourguiba School), Moncef Jazzar.
En matière de vengeance et d'abus
de pouvoir, le couple Ben Ali-Trabelsi tient ses promesses.
Leïla s'était jurée d'avoir la peau des Bouebdelli. Aujourd'hui,
elle est chasse de leur bien.
Mais cette affaire est loin
d'avoir dit son dernier mot.
Slim BAGGA
MANIFESTATIONS DES
JEUNES DIPLÔMES EN CHÔMAGE A SKHIRA (SFAX TUNISIE)
Une grande manifestation de jeunes
diplômes en chômage a sillonné la ville de SKHIRA le
1/2/2010. Si les causes de ce mouvement ne sont pas encore
connues, il s'agit vraisemblablement d'évènements semblables
à ceux du bassin minier de GAFSA.
La police a chargé violemment les manifestants en utilisant
les matraques et les bombes lacrymogènes. Il y a des
dizaines de blessés parmi les jeunes et les élèves qui ont
suivi la manifestation. 60 jeunes et manifestants sont
arrêtés et emmenés le jour même à SFAX. Seul un dirigeant
syndicaliste a été relâché et a déclaré qu'il a été
sauvagement tabassé dans les locaux de la police. Quelques
autres élèves ont été relâchés.
Entre 47 et 50 jeunes vont passer en jugement et ce d'après
les avocats de SFAX qui se sont mobilisés pour les
défendre. Il s'agit maintenant de nous mobiliser pour les
libérer .
Il est à noter que le pouvoir a mis l'année 2010 SOUS LE
SIGNE " ANNÉE DE LA JEUNESSE"!!!!!
Par ailleurs nous signalons, que malgré la mobilisation en
TUNISIE et dans le monde l'écrivain TAOUFIK BEN BRIK, le
journaliste ZOUHAIR MAKLOUF sont maintenus en prison. Le
journaliste FAHEM KADDOUS a été condamné à QUATRE ANNÉES
DE PRISON.
Le tribunal de SFAX a confirmé les peines de prison de 2
mois à l'encontre de 2 militants de l’U.G.E.T, 17 étudiants
à des peines de prison de 2 à 37 mois et ce après
l'occupation d'un foyer d 'étudiants à MANNOUBA pour
demander d'être logé.
Tunis 2 Février 2010
Abdelkader Zitouni
Coordinateur National du
parti « Tunisie Verte »
Madame Saïda Rahmouni nommé
Médiateur administratif de la République
L'Indispensable
Impartalité de l'Institution exige sa totale Indépendance vis-à-vis
des partis politiques et de toute allégence politique, idéologique,
régionale, clanique, familiale, économique, financière, sexiste,
corporatiste, de caste, de classe ou de copinage...
Par Abdel Wahab Hani
Madame
Saïda Rahmouni vient d'être nommé, à 49 ans, par
Décret présidentiel, Médiateur administratif de la République,
pour une période de 5 ans à partit du 1er février.. L'ancienne
titulaire du poste Madame Alifa Farouk est pressentie pour diriger
l'une de nos Ambassades en Europe Germanophile, l’ancien Médiateur
administratif pourrait bien présider aux intérêts de la Nation à
Berlin ou à Vienne auprès de l’Autriche et du siège viennois des
Nations Unies, avec notamment l’Agence de l’Energie Atomique.
Sociologue de
formation, travaillant sur les questions du genre et de la place des
femmes, avec une thèse de doctorat sur « La femme et la
participation sociale », Madame Rahmouni est originaire de
Skhira, du Gouvernorat de Sfax. Elle a été notamment
Directrice générale du Centre de Recherche, d’Etude, de
Documentation et d’Information sur la Femme (CREDIF) et membre,
en exercice, du Comité central du parti RCD au pouvoir.
Nous avions salué,
il y a quelque jour, le découplage entre la fonction de Médiateur
administratif de la République et de membre du Bureau politique de
n'importe quel parti, aussi important soit-il comme le RCD.
Une totale
impartialité donnerait au Médiateur toute l’indépendance nécessaire,
dans l’exercice des ses prérogatives, mais aussi dans la perception
que se fait le public de ses interventions.
Nous souhaitons
que Madame la nouvelle Médiateur Administratif s'abstienne de toute
activité politique et qu'elle demande sa mise en indisponibilité du
Comité central de son parti, tout au long de son mandat de Médiateur.
Rappelons que
cette institution est née dans deux cultures, arabo-musulmane de
Diwan Al Madhalim, et anglo-saxone de l'Ombudsman,
avant la naissance tardive de la fonction du Médiateur de la
République, dans la tradition jacobine française.
Nous souhaitons
aussi que Madame le Médiateur intervienne auprès de l'organisation
mondiale des OMBUDSMAN, pour imposer le terme
OMBUDSPERSON, pour chasser les résidus machistes de la culture
administrative planétaire.
Nous souhaitons
aussi qu'elle introduise aussi le terme Médiatrice administrative.
L’agence officielle Tunis Afrique Presse (TAP) a préféré le terme
français de Médiateure, jolie trouvaille mais terme très peu
usité.
Nous aurions aimé
que l’agence TAP précise le Décret et la durée de nomination, fixant
d’ailleurs les prérogatives et l’étendu de la mission. Nous sommes
dans un pays de Droit , fallait-il le rappeler. Et le précise
participe de la culture légaliste que nous appelons de nos vœux.
Nous souhaitons
enfin bonne prise de fonction à Madame La Médiatrice
administrative de la République. Nous lui adressons le souhait
de nombreux AÏDOUN / RETORNADOS qui ont saisi ses services,
pour dénoncer les retards pris par l'Administration dans la
délivrance de leurs passeports, en souffrance, parfois depuis des
années, des décennies même.
La lettre
émouvante envoyé par Aïd / Retornado Sidi Ali Bouraoui,
journaliste de carrière, est des plus révélateurs sur l’espoir porté
par AÏDOUN / Retornads dans l’institution du Médiateur. Ainsi
AÏDOUN / Retornados sont, de mémoire de militant, les premiers de
nos concitoyens résidents à l'étranger à saisir cette institution
républicaine. Le Médiateur est celui de tous les tunisiennes et
tunisiens, qu'ils résident à l'Intérieur du pays ou dans la
diaspora.
Nous attirons son
attention sur le dossiers des AÏDAT / RETORNDAS Medames Mejri,
Bettaïeb et Raach. Les droits des femmes concernent
toutes les femmes qui ont toutes droit à l'ensemble de leurs droits.
Rappelons, enfin,
qu'il est possible de saisir la Médiatrice de la République, en se
présentant directement à son bureau central à Tunis, ou dans ses 5
bureaux régionaux; en écrivant par la poste, par courrier
électronique ou par formulaire de doléance à remplir, en arabe, en
français ou en anglais, sur Internet, sur l'adresse:
http://www.ombudsman.tn
Paris, le 1er
février 2010
Aïd / Retornado
Bi Idhni Allah, Ahabba Al Mouhibboun Wa Kariha Al Karihoun
Abdel
Wahab Hani
awhani@yahoo..fr
+33617960037
Ci-après le Décret
de nomination, en français, à titre d'information, suivi de l'arabe,
seule version faisant foi, pour éviter que des esprits tordus
déforment, déseséprément, la réalité et se tordent, encore, le cou:
JORT n°: 009 du
29/01/2010
Par décret n°
2010-101 du 26 janvier 2010.
En application des
dispositions du deuxième paragraphe de l’article premier de la loi
n° 93-51 du 3 mai 1993, Madame Saïda Rahmouni est
nommée en qualité de médiateur administratif pour
une période de cinq (5) années, à compter du 1er février 2010.
رائد عدد : 009
بتاريخ 29/01/2010
بمقتضى أمر عدد 101
لسنة 2010 مؤرخ في 26 جانفي 2010.
عملا بأحكام الفقرة الثانية من الفصل الأول من القانون عدد 51 لسنة
1993 المؤرخ في 3 ماي 1993 تعيّن السيدة سعيدة الرحموني
في خطة الموفق الإداري لمدة خمس (5) سنوات ابتداء من
1 فيفري 2010
Le RCD
intègre les modifications à
son Règlement mais le viole et ne publie pas encore
les changements intervenus dans sa direction
Par Abdel Wahab Hani
Le RCD
fait intégrer les dernières modifications de son Règlement
intérieur ; mais le viole subitement ; peine à pourvoir à
une vacance au sein de son Administration centrale et tarde
à publier aux Annonces légales du JORT les
récents changements intervenus dans sa direction..
Intégration des Modifications au Règlement intérieur du RCD:
A notre
grande satisfaction, suite à notre papier-proposition
encourageant la démocratisation du parti RCD au pouvoir,
M. Mohamed Ghariani, son Secrétaire général, vient de
faire intégrer, sur la page Web dudit parti (http://www.rcd.tn)
, les modifications au Règlement Intérieur adoptées
au dernier Congrès du Défis, en juillet 2008. Nous en
prenons bonne note et saluons M. Ghariani pour sa
réactivité et sa disposition à remédier aux anomalies
signalées par la critique citoyenne.
Ce qui
laisse entendre que le Secrétariat général du parti au
pouvoir se prépare à informer officiellement le Ministère de
l'Intérieur desdites modifications et à procéder, espérons
le, à leur publication au Journal officiel de la République
tunisienne, comme le prévoit la Loi de 1988 sur les partis
politiques.
Violation
de l'article 16 du Règlement intérieur:
Mais à
notre grand étonnement, le même Secrétaire général vient de
violer l'article 16 dudit Règlement, en annonçant par la
voix de l'agence officielle TAP, que "le Président Zine
El Abidine Ben Ali a décidé de nommer, M. Abdeljelil
Khachnaoui, secrétaire général du Comité de coordination du
RCD à Kasserine".
Or, le
Règlement intérieur est claire et sans équivoque. Il précise
dans son article 16:
"Le Comité
de Coordination est composé de:
-Un
Secrétaire général nommé par le Bureau politique;
-Des
Secrétaires généraux adjoints nommés par le Bureau politique
qui fixe par ailleurs leur nombre, parmi les candidats ayant
une ancienneté d'adhésion de 4 années, dont au moins deux
années de responsabilité, selon des critères et des
proportions se basant sur le nombre des adhérents du
Rassemblement dans chaque Comité de coordination;
-Les
Secrétaires généraux des Fédérations;
-Le
responsable régional de la Jeunesse constitutionnelle
démocratique, élu à part par le collège des jeunes;
-Le
Secrétaire général du Comité régional des Etudiants du RCD;
-Un
représentant des anciens Combattants;
Y seront
conviés, aux réunions du Comité de coordination, les
adhérents du Rassemblement titulaires de mandats nationaux
ou régionaux."
الفصل 16 :
تتركب لجنة التنسيق من :
- كاتب عام يعينه الديوان السياسي.
- كتاب عامين مساعدين يتم تعيينهم وضبط عددهم من طرف الديوان
السياسي من بين المترشحين الذي مضى على انخراطهم أربع سنوات
منها سنتان في المسؤولية حسب مقاييس ونسب تعتمد عدد المنخرطين
في التجمع بكل لجنة تنسيق.
- الكتاب العامين للجامعات.
- المسؤول الجهوي عن الشباب الدستوري الديمقراطي الذي ينتخب
على حدة من طرف الشباب.
- الكاتب العام للجنة الجهويّة لطلبة التجمع الدستوري
الديمقراطي.
- نائب عن المقاومين.
ويدعى إلى اجتماعات لجنة التنسيق المنتمون للتجمع ممن لهم
مسؤولية قومية أو جهوية.
Il ressort
donc que la nomination du Secrétaire général du Comité de
Coordination est des prérogatives du Bureau politique, et
non du Président du parti. cette nomination n'étant ressorti
d'aucune condition particulière, notamment d'ancienneté.
Elle est donc aisée à respecter. Nous avions estimé qu'il
était temps de remplacer ce mode de cooptation d'en haut par
un mode plus démocratique, comme le veut d'ailleurs la Loi
de 1988 sur les Partis politiques, dans ses principes
généraux énoncés en son Article 5. Mais cela n'est pas le
propos ce soir.
Précisons
encore que le nombre et les titulaires des mandats de
Secrétaires généraux adjoints sont décidés aussi par le
Bureau politique, mais avec des conditions d'ancienneté..
Rappelons,
subsidiairement, que, comme nous l'avions dit à plusieurs
reprises, l'usage du terme Le Président a nommé entretient
la confusion entre les fonctions de Président du RCD et de
Président de la République.
Le
Secrétaire général du parti au pouvoir doit se conformer à
son Règlement intérieur et donner l'exemple aux autres
partis, surtout lorsqu'il parle de la primauté du Droit et
de l'Etat de Droit.
Par
ailleurs, le parti doit informer le Ministère de l'Intérieur
et le Wali / Gouverneur de tout changement intervenu dans la
direction des structures régionales, groupements et autres
structures.
Le RCD
peine à pourvoir à la vacance d'un SG adjoint:
Le parti
RCD au pouvoir n'a pas encore annoncé de successeur à M.
Abdeljelil Zaddem, ancien Secrétaire général adjoint
chargé des Organisations et des Associations, ré-intégré
de nouveau dans le corps préfectoral des Wollat /
Gouverneurs.
Après les
dernières nominations des très peu expérimentées et
totalement parachutées Mesdames Hajer Cherif-Chebil,
aux Relations extérieurs et Abir Moussa/Moussi
aux Femmes, (appartenant toutes deux au réseau de
Madame Annaïbah / Député Saüda Agrébi, puissante
présidente de l'ATM et vice présidente de l'OMF:
Organisation mondiale de la famille), l'Administration
centrale du parti RCD au pouvoir risque de se couper de sa
base, qui elle est élue et rend des comptes à ses électeurs.
La
proxilité des élections municipales, fixées pour le 9 mai
prochain rend la composition d'une Administration centrale
par trop rajeunie et parachutée rend les militants du parti
le plus peuplé au monde (par tête d'habitant) perplexes et
peu convaincus de la place du mérite, du militantisme et du
dévouement politique dans leur propre ascension dans leur
propre parti.
Toujours
est-il que la Direction du parti doit informer le Ministère
de l'Intérieur de toute modification intervenue dans sa
direction et dans son administration, dans les conditions
définies par ladite Loi de 1988.
Le poste
de Secrétaire général adjoint, même s'il est
supprimé, doit être notifié au Ministère de l'Intérieur.
Le parti
n'a pas encore publié au JORT la nouvelle composition de sa
direction:
Après un
survol hebdomadaire, aucun des derniers journaux des
Annonces légales du Journal officiel de la République
tunisienne ne semble comporter d’annoncé de la nouvelle
composition du Bureau politique du parti RCD au
pouvoir, comme le prévoit ladite Loi de 1988. A moins que
cette annonce nous aurait échappé. Dans pareil cas, nous
présentons nos excuses au parti RCD au pouvoir. Mais il
semble que nous avons bien ouvert les yeux, mais en vain.
En cas de
confirmation de non publication au JORT, M. Mohamed
Ghariani doit remédier à ces anomalies et faire publier
lesdits changements (Textes et Titulaires de mandats) au
Journal des Annonces légales du JORT. Il y va
de la crédibilité de son discours sur la primauté de la Loi
et son Application égale à toutes et à tous, à tous les
partis et à toutes les associations.
Si le
Ministre de l'Intérieur, et/ou son Directeur général des
Affaires politiques, constatent des irrégularités dans le
respect de la Loi républicaine, par le parti RCD au pouvoir,
il doit en faire mention publique et doit demander des
excuses assorties d'un engagement de non récidive.
Nous faisons notre devoir citoyen de vieller à ce que les
Lois de la République soient appliquées à tous, par tous, et
envers tous et que personne n'en soit dispensé. Dans
l'espoir que M. Ghariani, une ancienne connaissance
des années de l'Université, le prenne avec "un grand
cœur ouvert et des bras tendus envers tous les tunisiens,
sans exclusion" pour le triomphe de la Démocratie et de
l'Etat de droit et dans l'intérêt suprême de la Nation.
Paris, le
2 février 2010
Aïd /
Retornado Bi Idhni Allah, Ahabba Al Mouhibboun Wa Kariha
Al Karihoun
Abdel Wahab Hani
awhani@yahoo.fr
+33617960037
L'Aqmi
propose son aide aux musulmans du Nigeria (SITE)
AFP, le 2 février 2010 à 08h08
DUBAI, 2 fév 2010 (AFP) - Le leader d'Al-Qaïda dans le
Maghreb islamique (Aqmi), Abou Moussab Abdel Wadoud, a
proposé de fournir d'entraîner et d'armer les "musulmans du
Nigeria" dans un message diffusé sur un site jihadiste,
rapporte mardi le centre américain de surveillance des sites
islamistes (SITE).
"Nous sommes prêts à entraîner vos fils (ceux des musulmans
du Nigeria) à manier les armes et leur apporter toute l'aide
qu'on peut fournir -en hommes, en armes, en munitions et en
équipements- pour leur permettre de défendre notre peuple du
Nigeria et à repousser l'hostilité de la minorité des
croisés" (chrétiens), dit ce chef d'Al-Qaïda dans son
message.
Selon le SITE, l'Aqmi s'était déjà adressé le 19 août aux
musulmans du Nigeria pour leur exprimer sa sympathie après
des heurts en juillet avec des forces de l'ordre qui avaient
fait de nombreuses victimes.
L'Iran va
"exécuter prochainement" neuf opposants
AFP / 02 février 2010 11h06
TEHERAN - L'Iran va "exécuter prochainement" neuf
opposants "contre-révolutionnaires" accusés d'avoir
cherché à renverser le régime islamique, a déclaré
Seyyed Ebrahim Raïssi, premier adjoint du chef de
l'autorité judiciaire iranienne, cité mardi par
l'agence Fars.
"Les deux personnes exécutées (le 28 janvier) et les
neuf qui seront exécutées prochainement ont été
arrêtées lors des troubles" (ndlr: les
manifestations antigouvernementales des derniers
mois), a déclaré M. Raïssi lors d'une réunion
politique lundi soir dans une mosquée de Qom.
"Chacune d'elle est liée à un courant
contre-révolutionnaire et a participé aux troubles
dans le but de renverser le régime", a-t-il ajouté
cité par Fars.
L'Iran a pendu jeudi deux opposants accusés
d'appartenir au groupe monarchiste Tondar (Assemblée
du Royaume d'Iran) et d'être "ennemis de Dieu"
(mohareb) pour avoir "planifié des projets
d'assassinat de responsables" iraniens.
Le procureur de Téhéran avait annoncé que neuf
autres opposants condamnés à mort attendaient le
verdict de la cour d'appel. "Neuf autres émeutiers
sont encore dans la phase d'appel, et s'ils sont
condamnés, la sentence sera exécutée selon la loi",
avait-il déclaré.
Il avait indiqué, sans autres détails, que les deux
opposants exécutés et les neuf autres condamnés à
mort étaient "accusés d'être 'mohareb', d'avoir
cherché à renverser le régime de la République
islamique, et d'appartenir au mouvement
antirévolutionnaire armé de l'Assemblée du royaume
d'Iran et au mouvement terroriste des monafeghine"
(ndlr: "hypocrites", nom donné aux membres de
l'Organisation des Moudjahidine du peuple, principal
mouvement d'opposition armée iranienne en exil).
L'identité des neufs condamnés à mort n'a pas été
révélée.
M. Dolatabadi avait précisé que cinq de ces
condamnés avaient été "arrêtés le jour d'Achoura",
lors des violentes émeutes du 27 décembre qui
avaient fait huit morts et durant lesquelles un
millier de manifestants avaient été interpellés.
Les quatre autres condamnés ont été arrêtés lors de
manifestations antigouvernementales intervenues
avant l'Achoura, avait ajouté le procureur sans
autre précision.
Le 18 janvier, le parquet avait requis la peine de
mort contre cinq manifestants, trois hommes et deux
femmes, arrêtés lors des violences d'Achoura et
accusés de liens avec l'Organisation des
moudjahidine du peuple (MKO), principal mouvement
d'opposition armée en exil au régime de Téhéran.
L'aile dure du pouvoir a réclamé à plusieurs
reprises un châtiment sévère contre les manifestants
arrêtés lors des troubles.
Deux des principaux leaders de l'opposition interne
au régime, l'ancien Premier ministre Mir Hossein
Moussavi et l'ancien président du Parlement Mehdi
Karoubi, ont condamné les exécutions du 28 janvier.
"Il semble que ces pendaisons visent à créer un
climat de peur pour dissuader les gens de manifester
le 11 février prochain" à l'occasion de
l'anniversaire de la révolution islamique, avaient
affirmé MM. Moussavi et Karoubi dimanche dernier en
réaction aux deux pendaisons.
Iran: l'opposant
Moussavi dénonce l'échec de la Révolution islamique
AFP, le 2 février 2010 à 12h14
Par Laurent MAILLARD
TEHERAN, 2 fév 2010 (AFP) - Une des principales figures
de l'opposition réformatrice Mir Hossein Moussavi a
dénoncé mardi la persistance des "racines de la
dictature" en Iran, évoquant un échec de la Révolution
islamique dont le régime s'apprête à célébrer le 31e
anniversaire dans un climat de crise.
Les "racines de la tyrannie et de la dictature existent
toujours" en Iran, a affirmé l'ancien Premier ministre
Mir Hossein Moussavi, dans une longue et virulente
déclaration publiée sur son site internet.
"On peut identifier aujourd'hui (en Iran) les bases et
les éléments qui produisent une dictature, ainsi que la
résistance contre un retour à la dictature", a estimé M.
Moussavi dans une allusion aux manifestations
déclenchées par la réélection du président Mahmoud
Ahmadinejad en juin dernier.
Dans le cadre de la répression de ces protestations, un
haut responsable judiciaire a annoncé mardi l'exécution
prochaine de neuf autres "émeutiers" accusés d'avoir
"cherché à renverser le régime islamique", après deux
premières pendaisons la semaine dernière.
"Museler les médias, remplir les prisons et tuer
brutalement des gens qui demandent pacifiquement le
respect de leurs droits dans la rue montrent que les
racines de la tyrannie et de la dictature de l'époque de
la monarchie (du Shah) existent toujours", a poursuivi
M. Moussavi, rival malheureux de M. Ahmadinejad lors de
la présidentielle.
L'ancien Premier ministre de l'imam Khomeiny durant les
huit années de guerre contre l'Irak (1980-1988) a
également évoqué pour la première fois un échec de la
Révolution de 1979.
Au début, "la majorité de la population était convaincue
que la Révolution allait supprimer toutes les structures
qui mènent au totalitarisme et à la dictature. J'étais
de ceux-là, mais aujourd'hui je ne le pense plus. Je ne
crois pas que la Révolution a atteint ses objectifs".
Ces déclarations virulentes d'un acteur majeur et
respecté des premières années de la République islamique
interviennent à la veille de l'anniversaire de la
Révolution, le 11 février, alors que le régime iranien
traverse l'une des plus graves crises politiques de son
histoire.
La contestation, par l'opposition interne au régime, du
scrutin de juin jugé entaché de fraudes, s'est heurté à
une répression sévère, qui n'est toutefois pas parvenue
à endiguer le mouvement.
De violentes manifestations à répétition ont fait des
dizaines de morts et des centaines de blessés depuis le
12 juin, et les dernières, qui ont fait huit morts lors
du jour de deuil chiite de l'Achoura le 27 décembre, ont
montré l'ampleur de la crise sept mois après son
déclenchement.
Avant de procéder aux premières exécutions, les
autorités avaient arrêté des milliers de manifestants et
condamné des dizaines d'opposants à des peines de prison
parfois très lourdes.
Le pouvoir a également multiplié les pressions et
intimidations --parfois physiques- contre M. Moussavi et
d'autres figures de l'opposition, accusées par l'aile
dure du régime de vouloir elles aussi renverser la
République islamique.
Cette répression a été dénoncée à plusieurs reprises par
l'ancien Premier ministre. Il a notamment estimé la
semaine dernière que les exécutions visaient à "créer un
climat de peur pour dissuader les gens de manifester le
11 février prochain", jour anniversaire de la révolution
de 1979 à l'occasion duquel l'opposition a appelé ses
partisans à descendre en masse dans la rue.
"On peut voir partout dans ces comportements les restes
d'un régime tyrannique", a estimé mardi M. Moussavi en
affirmant que "la dictature au nom de la religion
(était) la pire des dictatures".
AFP
L'Iran poursuit
la répression d'opposants, Moussavi proteste
Reuters, le 2 février 2010 à 13h54
TEHERAN, 2 février (Reuters) - - Les autorités
iraniennes ont annoncé la prochaine exécution de neuf
émeutiers arrêtés lors des manifestations
post-électorales, dont la répression symbolise selon le
chef de file de l'opposition Mirhossein Moussavi l'échec
de la Révolution islamique.
A neuf jours du 31e anniversaire de la révolution ayant
donné naissance au régime islamique, l'Iran demeure sous
tension et la perspective de nouveaux rassemblements
antigouvernementaux le 11 février laisse entrevoir de
probables nouvelles violences.
Deux hommes condamnés à mort pour avoir "mené une guerre
contre Dieu" et pour leur appartenance à des groupes
armés ont été exécutés par pendaison la semaine
dernière.
"Neuf autres vont bientôt être pendus", a déclaré mardi
Ebrahim Raisi, haut responsable de la justice iranienne
cité par l'agence semi-officielle Fars.
"Les neuf et les deux qui ont été pendus jeudi, ont bien
été arrêtés lors des émeutes récentes et étaient liés à
des groupes contre-révolutionnaires", a-t-il ajouté.
Des centaines de personnes ont été interpellées en marge
des manifestations antigouvernementales consécutives à
l'élection présidentielle du 12 juin dernier qui a vu
l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad remporter une
victoire contestée.
Les rassemblements et les violences n'ont pas cessé
depuis le scrutin. Pour le chef de file de l'opposition
et ancien Premier ministre, Mirhossein Moussavi, la
répression montre que la Révolution islamique de 1979
"n'a pas atteint ses objectifs".
"Remplir les prisons et tuer des manifestants avec
brutalité démontrent que les racines (...) de la
dictature de l'ère monarchique demeurent", dit-il sur
son site internet Kalemah.
Vendredi, un influent dignitaire religieux, l'ayatollah
Ahmad Jannati, a salué les pendaisons de la veille et
exhorté la justice à mettre à exécution d'autres
condamnations à mort.
"Le cruel dignitaire a félicité la justice pour les
pendaisons malgré les sérieuses inquiétudes quant aux
méthodes employées pour obtenir les aveux des détenus",
souligne Moussavi.
APPEL À MANIFESTER
Les dernières grandes manifestations, organisées à
l'occasion de la fête religieuse de l'Achoura, le 27
décembre, se sont achevées par la mort de huit
personnes, dont un neveu de Moussavi, et l'arrestation
d'un millier d'autres. Mais Moussavi prévient que
l'opposition n'entend pas renoncer.
"Le 'mouvement vert' n'abandonnera pas son combat
pacifique (...) tant que les droits des gens ne seront
pas préservés", dit-il en référence à la couleur - celle
de l'islam - choisie pour sa campagne présidentielle.
"Les manifestations pacifiques sont un droit pour les
Iraniens."
Ces déclarations pourraient encourager l'opposition à
battre à nouveau le pavé pour l'anniversaire de la
Révolution. Des appels à se rassembler le 11 février
circulent sur internet.
Moussavi et Mehdi Karoubi, autre candidat modéré à la
présidentielle, ont exhorté leurs partisans à participer
aux événements prévus ce jour-là, mais les autorités ont
prévenu qu'elles ne toléreraient pas de nouvelles
manifestations.
"Nous ne laisserons pas le 'mouvement vert' se montrer
(...) nous nous y opposerons fermement", a déclaré
Hossein Hamedani, commandant des Gardiens de la
Révolution.
Confronté à sa plus grave crise interne depuis la chute
du chah en 1979, l'Iran est en outre confronté aux
pressions des Occidentaux pour suspendre ses activités
sensibles.
Face à une menace qu'ils jugent croissante, les
Etats-Unis ont annoncé dimanche le renforcement de leur
système de défense antimissile dans le Golfe. Des
missiles Patriot sont installés au Koweït, au Qatar, aux
Emirats arabes unis et à Bahreïn.
L'Iran a dénoncé mardi cette décision, invoquant ses
bonnes relations avec les pays voisins.
"Nous considérons que ces initiatives de pays étrangers
dans la région ne fonctionneront pas et nous constatons
l'échec de tels projets", a dit à la presse le
porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ramin
Mehmanparast.
"Les relations entre la République islamique d'Iran et
les autres pays de la région sont très bonnes et
amicales. La seule approche convenable pour apporter
paix et stabilité dans la région est d'avoir une
attitude d'échange", a-t-il ajouté.
Rédaction de Téhéran, version française Grégory Blachier
France: des
inscriptions islamophobes découvertes sur un lieu de culte
AFP, le 1er février 2010 à 16h17
BEAUVAIS (France), 1 fév 2010 (AFP) - Les murs d'un lieu de
culte musulman à Crépy-en-Valois, ville du nord-est de
Paris, ont été recouverts d'inscriptions islamophobes en fin
de semaine, a indiqué lundi la gendarmerie.
Dans la nuit de samedi à dimanche, des riverains ont
découvert les inscriptions à la bombe de peinture "Islam
hors d'Europe", "Islam dehors", sur des murs de la salle et
de son enceinte.
Une inscription "la France aux Français" a également été
découverte sur un muret dans une rue voisine où les fidèles
se garent habituellement.
L'Association culturelle et cultuelle des musulmans de
Crépy-en-Valois, propriétaire des lieux, a déposé plainte,
selon la même source.
La mairie a dénoncé "un acte odieux, imbécile", tranchant
avec le "climat serein qui règne à Crépy-en-Valois entre les
différentes communautés".
De son côté, le Conseil français du culte musulman (CFCM),
organe représentatif des musulmans en France, a dénoncé la
profanation de la mosquée de Crépy-en-Valois et réitéré sa
demande d'une réflexion nationale sur l'islamophobie.
"Les profanations de mosquées se sont multipliées mettant en
danger la cohésion nationale et le +vivre ensemble+", a
estimé le CFCM dans un communiqué.
Le CFCM "regrette" que la récente mission parlementaire
française sur le port du voile islamique intégral "n'ait pas
retenu dans son rapport final la demande de mise en place
d'une mission d'information parlementaire sur la montée de
l'islamophobie en France" et réitère cette demande.
Cette mission parlementaire a recommandé fin janvier que la
France se prononce solennellement contre le port du voile
intégral islamique et prenne des mesures, par des
dispositions réglementaires ou une loi, pour le bannir des
administrations, des hôpitaux et des transports publics.
Le débat sur l'interdiction de la burqa, portée par moins de
2.000 femmes en France selon les chiffres officiels, est
très sensible dans un pays qui compte la plus importante
communauté musulmane d'Europe (entre 5 et 6 millions) et a
cristallisé un questionnement français sur la place de
l'islam dans la société.
AFP
L'épiscopat français
craint une loi interdisant la burqa
Reuters, le 1er février 2010 à 15h11
PARIS, 1er février (Reuters) - Le Conseil pour les relations
interreligieuses des évêques de France exprime lundi ses
fortes réserves sur une loi interdisant le port du voile
intégral dans le pays et craint la marginalisation des
femmes.
Dans une déclaration, son président, Mgr Michel Santier,
rappelle que le Conseil national du culte musulman a
clairement déclaré que le voile intégral "n'est pas un signe
religieux" et que le Coran ne demande pas qu'il soit porté
par les femmes.
"Le nombre de femmes portant le voile intégral étant très
limité, les décisions prises ne doivent pas conduire à
stigmatiser les croyants musulmans", écrit-il.
Si la proposition d'une résolution qui a l'accord des
responsables du culte musulman et des différents partis
politiques "peut être un acte important", le prélat se dit
"très réservé sur l'opportunité d'une loi qui ne résoudra
pas la question".
"Si un texte de loi était adopté, le risque pour les femmes
musulmanes portant ce voile intégral est qu'elles ne sortent
plus de chez elles et soient encore plus marginalisées",
estime-t-il.
Pour Mgr Santier, les Français, et parmi eux les
catholiques, ne doivent pas "se laisser envahir par la peur
et la théorie du choc des civilisations".
"Il est essentiel de distinguer la majorité de nos
concitoyens musulmans qui demandent à pouvoir pratiquer
librement leur culte et une minorité qui, tout en se
réclamant de l'islam, cherche à déstabiliser les
démocraties", dit-il.
Le Premier ministre, François Fillon, a récemment saisi le
Conseil d'Etat sur le bien-fondé d'une loi, qui divise la
droite. Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a
déclaré dimanche qu'il lui semblait juridiquement difficile
d'interdire totalement le port de la burqa en France.
France : refus de
naturaliser un homme imposant le voile intégral à sa femme
AFP, le 2 février 2010 à 15h31
PARIS, 2 fév 2010 (AFP) - Le ministre français de
l'Immigration Eric Besson a signé un projet de décret
refusant de naturaliser un étranger marié à une Française et
qui oblige celle-ci à porter le voile islamique intégral, a
annoncé mardi le ministère dans un communiqué.
"Eric Besson confirme avoir contresigné et transmis
aujourd'hui au Premier ministre un projet de décret refusant
l'acquisition de la nationalité française par un
ressortissant étranger marié à une Française", selon le
communiqué.
"Il est apparu, lors de l'enquête réglementaire et de
l'entretien préalable, que cette personne imposait à son
épouse le port du voile intégral, la privait de la liberté
d'aller et venir à visage découvert, et rejetait les
principes de laïcité et d'égalité
entre homme et femme", explique le ministre.
Le port du voile intégral -burqa ou niqab-, qui concerne en
France moins de 2.000 musulmanes, fait l'objet d'un débat
dans le pays depuis six mois.
Une mission parlementaire a recommandé le 26 janvier que la
France se prononce solennellement via une résolution -sans
pouvoir contraignant- contre le port du voile intégral et
prenne des mesures, par voie réglementaire ou par une loi,
pour le bannir des administrations, des hôpitaux et des
transports publics.
Le gouvernement français souhaite déposer un projet de loi
prévoyant une "interdiction du voile intégral la plus large
et la plus effective possible".
Le président Nicolas Sarkozy a, à maintes reprises, déclaré
que la burqa et le niqab n'étaient "pas bienvenus en
France", les jugeant "contraires à nos valeurs".
La nationalité
française refusée au mari d'une femme voilée
Reuters, le 1er février 2010 à 15h01
PARIS, 2 février (Reuters) - Eric Besson a annoncé mardi
avoir transmis à Matignon un projet de décret refusant la
nationalité française à un étranger imposant le port de la
burqa à son épouse française.
Le ministre de l'Immigration avait indiqué au début de
l'année, sans attendre le rapport de la mission
parlementaire sur le voile intégral, qu'il comptait faire en
sorte que le port de la burqa soit un obstacle à
l'acquisition de la nationalité.
Dans un communiqué, Eric Besson dit avoir "contresigné et
transmis" au Premier ministre François Fillon "un projet de
décret refusant l'acquisition de la nationalité française
par un ressortissant étranger marié à une Française."
Il explique ce refus par les résultats de l'enquête
réglementaire et de l'entretien préalable à cette demande de
nationalité. "Il est apparu que cette personne imposait à
son épouse le port du voile intégral, la privait de la
liberté d'aller et venir à visage découvert, et rejetait les
principes de laïcité et d'égalité entre homme et femme",
écrit-il.
Le ministre de l'Immigration, qui a durci sa position au fil
du débat sur le port du voile intégral, s'est prononcé pour
une loi interdisant le voile intégral dans les services
publics.
REUTERS