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TUNISNEWS
8 ème année, N° 2901 du
02.05.2008
Vérité-Action: P é t i t i o n - A
l’attention de Monsieur Nicolas SARKOZY
Vérité-Action: Pétition de soutien aux journalistes grévistes
Journée de soutien aux journalistes Tunisiens d’El - Mawkef
Reporters sans frontières: Le journaliste Slim
Boukhdir maintenu dans des conditions de détention dégradantes
Reporters Without Borders: Journalist catches scabies in prison, but
cannot shower and denied medicine
Amnesty international: Triste continuité de la
politique française en Tunisie
Luiza Toscane: Tunisie : le journaliste Slim Boukhdhir à l’honneur de la
répression
AP: Bush dénonce les pays (et cite la TUNISIE, Ndlr)
qui musèlent les médias et accuse la Chine
AFP: Bush: le dialogue entre Chine et dalaï lama doit être "substantiel"
REUTERS:Sarkozy, trop "complaisant" sur les droits
de l'Homme en Tunisie?
AP: Rama Yade se défend d'avoir fait "tapisserie" en Tunisie
Reuters: Rama Yade dit avoir abordé tous les sujets
sans tabou en Tunisie
Reuters: Tunisia's Ben Ali calls for 'audacious' media
AP: France's Sarkozy praises Tunisia's fight against
extremists, advances on human rights
MONSIEUR SARKOZY VENDEZ VOS AIRBUS ET TAISEZ VOUS
AP: Tunisie: augmentations salariales "malgré une
conjoncture délicate"
le Temps: Démocratie et droits de l’Homme :Nos exigences vis-à-vis de
nous-mêmes
le Temps: Tribune libre:Ces professionnels de
l’agitation permanente et des causes nulles
webmanagercenter:Tunisie-France : le nouveau «deal»
Le Temps:Les principales décisions présidentielles
Le Temps :Suite des prévisions sur le prix du pétrole...Le baril va
s'amuser encore
AFP: Un Tunisien victime d'un accident d'irradiation
hospitalisé en France
AFP: Marché des céréales: net ralentissement d'activité en fin de semaine
Le Monde: Union pour la Méditerranée : Paris peine à
convaincre tous les chefs d'Etat arabes
Rouge : L’Union méditerranéenne à marche forcée
l'Union Générale des Etudiants de Palestine :Communiqué
Vérité-Action
-o- P é t i t i o n –o-
A l’attention de Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de la République française
Monsieur Le Président,
Votre dernière visite en Tunisie et les propos que vous avez tenu à
l’occasion de cette visite d’Etat nous a profondément choqué.
Lors de cette visite, et alors que tout le monde connaît ce qui passe en
Tunisie, vous avez déclaré que l'espace des libertés progresse et que la
Tunisie n’a pas de leçons à apprendre de quiconque en matière de
démocratie et de droits de l’homme.
Cela a été également le cas lorsque le représentant de la France, lors de
l’examen périodique universel du rapport de la Tunisie par devant le
Conseil des droits de l’homme le 8 avril 2008, n’a soulevé aucun reproche
et a distribué des éloges gratuites faisant croire à un paradis des droits
de l’homme.
Or, comme vous le savez certainement, Monsieur le Président, dans la
Tunisie d'aujourd'hui les libertés sont quotidiennement bafouées, les
défenseurs des droits de l'Homme subissent une répression sévère, la
justice comme la presse sont sous contrôle et la démocratie est les plus
grand absent depuis maintenant plus de 20 ans du règne du président Ben
Ali.
Au vu de cette situation, nous soussignés :
1. Manifestons par la présente notre solidarité
avec la société civile tunisienne ;
2. Exprimons notre indignation et notre condamnation devant la
complaisance de votre discours à l'égard du régime Ben Ali ;
3. Appelons la France à assumer ses valeurs fondatrices en soutenant
le combat des tunisiens pour la démocratie et le respect des droits de
l’homme loin de tous calculs de court terme qui ne servent qu’à renforcer
la dictature.
Pour signer la pétition envoyez un email à :
info@verite-action.org
Journée mondiale de la liberté de la presse
Journée de soutien aux
journalistes Tunisiens d’El - Mawkef
en grève de la faim illimitée depuis le 26 avril
Dans le cadre de la journée mondiale de la liberté de la presse, des
journalistes et des militants démocrates tunisiens observent, à Tunis, une
grève de la faim symbolique de 24h, au local du journal El Mawkef, en
soutien à son directeur de rédaction Mongi ELLOUZE et à son rédacteur en
chef Rachid KHECHANA, en grève de la faim illimitée depuis le 26 avril 2008.
Ces derniers voient en cette forme de résistance le dernier moyen de sauver
leur journal en alertant l'opinion nationale et internationale. El Mawkef
est l'un des derniers espaces d'information en Tunisie non inféodé au
pouvoir, qui multiplie ces derniers temps les tentatives de le faire cesser
de paraître.
A Paris des journalistes et des démocrates observent, le même jour, une
grève de la faim de 24h en soutien aux grévistes du journal El Mawkef, et
protestent contre les entraves systématiques du gouvernement tunisien à la
liberté de la presse.
Nous appelons tous les démocrates à venir, nombreux, participer et soutenir
cette initiative.
Le Samedi 03 Mai 2008
à partir de 10h00
à la FTCR, 3 rue de Nantes 75019 Paris.
Metro : Station crimée - ligne 07.
contact - Iyed 06.37.82.43.18 - Omeyya 06.87.75.74.84
Dans le cadre de sa particiation au salon
international du livre à Genève du 30 avril au 4 mai, Vérité-Action fait
signer une pétition de soutien aux journalistes grévistes. Vous pouvez
signer cette pétition directement dans notre stand ou en envoyant un email
sur : info@verite-action.org
P é t i t i o n
Depuis le début des années 1990, les composantes de la société civile
tunisienne subissent les tracasseries des autorités policières. Des
journalistes, des avocats, des étudiants, des familles de prisonniers
d’opinion, des personnalités politiques, des représentants d’ONGs ou partis
politiques et mêmes des jeunes citoyens, subissent sans cesse les agressions,
le harcèlement et les arrestations à la moindre revendication ou
protestation.
Tout récemment, depuis le 14 mars 2008, quatre éditions d'Al-Maoukif,
l'hebdomadaire du Parti démocratique progressiste (PDP) ont été saisis, sans
aucune explication. Les procès dans le cadre de la loi anti-terrorisme se
multiplient. Les nombreuses arrestations suite aux protestations populaires
dans le bassin minier de Gafsa et d’autres événements portant atteinte aux
libertés.
Au vu de cette situation, nous soussignés, manifestons par la présente notre
solidarité avec les composantes de la société civile tunisienne et appelons
le gouvernement tunisien à :
Cesser toutes les formes de censure et de limitation de la liberté
d’expression et la libération du journaliste Slim Boukhdir
La réponse aux revendications du rédacteur en chef et le directeur
d'Al-Mawkif organe du parti démocrate progressiste (PDP), Rachid Khéchana et
Mongi Ellouze, qui ont entamé une grève de la faim illimitée jusqu'à la
cessation des manœuvres administratives et judicaires provoquées par le
pouvoir pour étouffer Al-Mawkef
Répondre aux attentes et aux revendications des citoyens du bassin minier à
Gafsa
Garantir la liberté d'association, de réunion, d'expression et d'opinion
Mettre fin instamment aux pressions et attaques contre les défenseurs des
droits de l’homme et les militantes et militants de la société civile, et
leur permettre de mener à bien leurs activités sans interférence ni menace
Se conformer aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de
l’Homme et instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de
l’Homme ratifiés par la Tunisie. notamment la mise en œuvre des
recommandations du comité des droits de l’homme de l’ONU réuni à New York en
mars 2008.
Reporters sans
frontières
Communiqué de presse
2 mai 2008
TUNISIE
Le journaliste Slim Boukhdir
maintenu dans des conditions de détention dégradantes
Reporters sans frontières est scandalisée par le traitement dégradant
auquel est soumis Slim Boukhdir dans la prison de Sfax (230 km au sud de
Tunis). Le journaliste, qui est atteint de la gale, a décidé d’entamer une
nouvelle grève de la faim.
“Les conditions de détention de Slim Boukhdir sont inadmissibles et n’ont
d’autre but que de le priver de sa dignité. D’autres journalistes
emprisonnés en Tunisie dans le passé ont connu le même sort. C’est cet
aspect du régime tunisien que le président français Nicolas Sarkozy a
malheureusement choisi d’occulter lors de sa dernière visite d’Etat.
Féliciter le président Zine el-Abidine Ben Ali pour les progrès réalisés
par le pays dans le domaine des droits de l’homme c’est fermer les yeux
sur la souffrance de Slim Boukhdir et de tant d’autres prisonniers
politiques”, a déclaré l’organisation.
Maintenu dans une cellule insalubre et privé de douche depuis un moi et
demi, Slim Boukhdir est atteint de la gale. Les médicaments fournis par
les autorités pénitentiaires ne sont pas suffisants pour le soigner. Selon
son épouse, le journaliste a entamé une nouvelle grève de la faim pour
protester contre ses conditions de détention. Dalenda Boukhdir a ajouté
que les gardiens de la prison vidaient une partie du sac de provisions
qu’elle apporte chaque semaine à son mari.
Par ailleurs, l’avocat de Slim Boukhdir n’est plus autorisé à lui rendre
visite. Me Abdelwahab Maatar a écrit à six reprises au juge d’exécution
des peines pour demander à voir son client. En vain. De même, le 25 avril
2008, sa mère et son épouse n’ont pu le rencontrer. Seuls les deux enfants
du journaliste, respectivement âgés de 2 et 6 ans, ont pu le voir.
Slim Boukhdir a été condamné, le 18 janvier 2008, à un an de prison par la
cour d’appel de Sakiet Ezzit, dans la banlieue de Sfax, pour “outrage à
fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions”, “atteinte aux bonnes
moeurs” et “refus de présenter ses papiers d’identité”.
Avant son arrestation, en novembre 2007, Slim Boukhdir subissait un
harcèlement constant des autorités tunisiennes. Deux ans plus tôt, et
alors qu’il travaillait au sein du quotidien progouvernemental Al-Chourouk,
son salaire avait été gelé et ses articles refusés par la rédaction, à
partir de novembre 2005, suite à la publication de textes critiques du
régime sur le site Internet de la chaîne satellitaire d’informations
Al-Arabiya. Sa mise au ban d’Al-Chourouk s’est accompagnée d’une campagne
d’intimidation orchestrée par les autorités et qui a conduit à son
arrestation il y a plus de cinq mois.
Reporters sans frontières rappelle que le président Zine el-Abidine Ben
Ali est l’un des 34 prédateurs de la liberté de la presse.
Reporters Without Borders
Press release
2 May 2008
TUNISIA
Journalist catches scabies in
prison, but cannot shower and denied medicine
Reporters Without Borders is outraged by the degrading manner in which
journalist Slim Boukhdir is being treated in Sfax prison (230 km south of
Tunis), where he has decided to go on hunger strike again after catching
scabies.
“Boukhdir is being held in conditions clearly designed to deprive him of
his dignity, and this is unacceptable,” the press freedom organisation
said. “Other journalists detained in the past in Tunisia did not suffer
the same face. It was this aspect of the Tunisian regime that French
President Nicolas Sarkozy unfortunately chose do hide during his latest
official visit earlier this week.”
Reporters Without Borders added: “Congratulating President Zine el-Abidine
Ben Ali for the progress Tunisia has made in human rights means closing
one’s eyes to all that Boukhdir and so many other prisoners of conscience
have to endure.”
As a result of being held in a cell that is not fit for habitation and not
being allowed to take a shower for the past six weeks, Boukhdir has
scabies, but the prison authorities are not giving him enough medicine to
treat it.
His wife, Dalenda Boukhdir, said he has begun a new hunger strike in
protest against the conditions in which he is being held. She also
reported that prison guards are taking part of the contents of the bag of
provisions which she takes to the prison for him each week.
Boukhdir’s lawyer, Abdelwahab Maatar, is no longer being allowed to visit
his client. Maatar has addressed six unsuccessful written requests to see
Boukhdir to the judge in charge of sentence execution. His mother and his
wife were also prevented from visiting him on 25 April. Only his two
children, aged 2 and 6, were allowed to see him.
Arrested in November, Boukhdir is serving a one-year sentence for
“insulting behaviour towards an official in the exercise of his duty,”
“violating decency” and “refusing to produce identity papers.” The
sentence was imposed on 4 December by the Sakiet Ezzit district court on
the outskirts of Sfax and was upheld on appeal on 18 January.
Boukhdir used to work for the pro-government daily Al-Chourouk, but his
stories began being rejected and his salary was frozen in November 2005
after he wrote articles critical of the regime for the website of the
pan-Arab satellite TV news station Al-Arabiya. This marked the beginning
of a campaign of intimidation that culminated in his arrest five months
ago.
President Ben Ali is on the Reporters Without Borders list of the world 34
worst press freedom predators.
3 mai : journée internationale de
la liberté de la Presse
Tunisie : le journaliste Slim Boukhdhir à l’honneur de la répression
Visite de Nicolas Sarkozy, journée internationale de la liberté de la
presse : la concomitance des deux événements a vu l’acharnement à
l’endroit de Slim Boukhdhir redoubler : lundi 28 avril, l’épouse de Slim
Boukhdhir a rencontré le directeur de la prison civile de Sfax pour lui
dire que son mari avait la gale, qu’il n’avait pas d’eau dans sa cellule
et a dit qu’elle apportait des médicaments achetés en ville pour tenter
de sauver son mari, encore fallait-il que ce dernier puisse
s’administrer la pommade après s’être douché. Le directeur a feint ne
pas être au courant de la coupure d’eau dans la cellule !
Mercredi 30, sa famille a apporté au prisonnier le couffin hebdomadaire
garni d’aliments destiné à leur parent. Jeudi 1er mai, Dalenda Boukhdhir
a rendu visite, comme chaque semaine, à son mari : celui-ci lui a appris
que le couffin lui avait été remis, vidé des mets préparés par son
épouse, comme cela fut souvent le cas. La réponse de l’administration
pénitentiaire : « le personnel chargé de sortir les aliments du
réfrigérateur devait être absent » !.
Quant aux médicaments, qu’ils soient administrés par la prison ou
apportés par son épouse, ils ne seront d’aucun effet tant que l’eau ne
sera pas rétablie dans la cellule. Slim Boukhdhir se plaint maintenant
de douleurs qu’il pense être d’origine cardiaque. Quant aux lettres que
lui ont adressées des amis en prison, elles ont été interceptées par
l’administration pénitentiaire.
Slim Boukhdhir a demandé à la direction de la prison à être transféré
dans une cellule avec eau. Il s’est heurté à un refus.
Ni air, ni eau, ni nourriture, ni médicaments, ni courrier, ni visite
directe de sa femme : il a commencé une grève de la faim la veille, le
mercredi 30 avril.
Pour rappel, Slim Boukhdhir est un journalise indépendant et un militant
des droits de l’homme. Il est marié et est père de deux enfants en bas
âge. Après des années de persécutions, il a été interpellé lors d’un
contrôle routier le 26 novembre 2007 et condamné le 4 décembre 2007 à un
an d’emprisonnement et cinq dinars d’amende, peine confirmée en appel le
18 janvier. Son pourvoi en cassation a été rejeté le 3 avril 2008.
Luiza Toscane
Écrivez à Slim Boukhdhir
n°27312
Prison civile de Sfax
Tunisie
INVITATION
La Commission « Femmes Egalité » du mouvement
Ettajdid a l’honneur de vous inviter à participer avec elle à la
célébration de la fête du travail sous le thème « Egalité en citoyenneté ;
égalité dans le travail »
Le samedi 3 mai 2008 à partir de 15 h
à « L’ESPACE EL HAMRA »
Rue El Djazira Tunis
Pour la Commission
Neïla Jrad
RADIO 6 TUNIS
Première Radio libre en Tunisie
http://www.radio6tunis.net
Le programme de la semaine: Un spécial 03
mai
- Liberté d'expression, l'état des lieux avec
. Jalloul Azzouna Président de la Ligue des écrivains
Libres
. Zied El Héni Membre du Bureau du SNJT
. Aymen Errezgui Journaliste à El Hiwar Ettounsi (chaîne
TV)
Diffusé conjointement avec La chaîne El-Hiwar Ettounsi, vendredi 02,
samedi 03 et dimanche 04 mai 2008 à 20h sur la chaîne satellitaire
Arcoiris Tv. (HotBird).
- Rencontre avec Dr. Abdelkerim El Hizaoui
. Le guide des droits de l'homme pour les journalistes
- Radio 6 Tunis cosignataire de la déclaration de Windhoek du 03 mai 91
- Les infos de la liberté ( arabe et français)
Bonne écoute avec l'équipe d'animation de:
Radio6Tunis
Triste continuité de la politique française en
Tunisie 30.04.2008
Déclaration publique de Amnesty International France
30 Avril 2008 - réf : SF 08 M 39
Triste continuité de la politique
française en Tunisie
Depuis toujours, la diplomatie française a fait passer ses intérêts
économiques avant ceux des droits de la personne humaine. On pouvait donc
craindre que la vente d’airbus ne soit guère propice à de franches
explications sur les récentes conclusions du Comité des droits de l’homme
de l’ONU sur la Tunisie. Examinant en mars le rapport que lui avait soumis
Tunis sur son application du Pacte international relatif aux droits civils
et politiques, le comité s’inquiétait notamment des détentions arbitraires,
de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants. Il
revenait sur le sort réservé à plusieurs organisations et défenseurs des
droits de l’homme qui ne peuvent exercer librement leurs activités et sont
victimes de harcèlements et d’intimidations, parfois d’arrestations. Le
Comité des droits de l’homme avait aussi rappelé aux autorités tunisiennes
que «la définition des actes terroristes ne devrait pas conduire à des
interprétations permettant de porter atteinte, sous le couvert d’actes
terroristes, à l’expression légitime des droits consacrés par le Pacte»
.
Mais pourquoi douter a priori de la volonté d’un Président qui dans son
discours d’investiture proclamait qu’il «ferai[t] de la défense des
droits de l'homme et de la lutte contre le réchauffement climatique les
priorités de l'action diplomatique de la France dans le monde.»
Encore candidat, il osait même : «Je ne passerai jamais sous silence
les atteintes aux droits de l’homme au nom de nos intérêts économiques. Je
défendrai les droits de l’homme partout où ils sont méconnus ou menacés…»
Juste un an plus tard, notre héraut refuse donc de se poser en donneur de
leçon comme si se préoccuper des droits de la personne humaine était faire
autre chose que d’accomplir l’obligation de l’article 1er de la Charte des
Nations unies «d’encourager le respect des droits de l’homme et des
libertés fondamentales pour tous».
Dans de telles dispositions d’esprit, un silence contrit à défaut d’être
contraint serait sans doute un moindre mal. Mais il n’a pas suffi au
Président français. C’est que les intérêts sécuritaires français lui
paraissent exiger une franche défense du régime tunisien. Ainsi
invite-t-il chacun à réfléchir : «Qui peut croire que si demain,
après-demain, un régime du type taliban s’installait dans un de vos pays
au nord de l’Afrique, l’Europe et la France pourraient considérer qu’elles
sont en sécurité ?»
Et de soutenir qu’en Tunisie «aujourd’hui l’espace de libertés
progresse». La liberté progresse-t-elle quand les associations qui
déplaisent ne peuvent se faire enregistrer, quand les avocats aux dossiers
sensibles sont sous constante pression policière ? Quand y compris des
associations, syndicats ou partis reconnus ne peuvent agir que sous
contrôle permanent et restent à la merci d’une procédure judiciaire ou
d’une interdiction de réunion de dernière minute ? Existe-t-il une
télévision libre en Tunisie ? Une presse non gouvernementale aux moyens
dérisoires est-elle la marque de la liberté ? Qu’en pense Slim Boukhdir
condamné en novembre à un an ferme pour un outrage prétendu afin de mieux
réprimer son insolente liberté de parole ?
Et le Président français de rendre hommage à la « lutte déterminée » des
autorités tunisiennes contre le terrorisme. Sans doute précise-t-il : «Et
je sais aussi qu’on ne combat pas les terroristes - j’ai été ministre de
l’Intérieur - avec les méthodes des terroristes» Mais il ajoute : «Et
c’est pourquoi je suis si attaché à la coopération entre nos services.»
Singulier appel à la coopération quand la Cour européenne des droits de
l’homme a jugé le 28 février que la remise (par l’Italie) d’un
ressortissant tunisien poursuivi pour terrorisme dans son pays violerait
son droit à ne pas être pas soumis à la torture. Et la France ne dit mot
des - et semble donc consentir aux - arrestations arbitraires, détentions
au secret, tortures systématiques des personnes arrêtées au titre de la
loi contre le terrorisme du 10 décembre 2003. La France ne saurait non
plus protester devant des procès inéquitables menés, sans garantie
constitutionnelle d’indépendance. Trop souvent, des magistrats statuent
après des interrogatoires sommaires, sur la base de procès-verbaux aux
dates falsifiées et d’aveux obtenus sous la torture, et sans que la
défense soit admise, sauf exception rarissime, à faire entendre ses
témoins. Et, au delà du rappel bienvenu à l’observance d’un strict
moratoire en matière de peine capitale, la France ne parle qu’à demi-mot
quand la Cour de Tunis condamne à mort, en février dans l’affaire dite de
Soliman, au nom de la lutte contre le terrorisme.
En Tunisie, ce voyage officiel consterne les combattants de la liberté. La
France étant au seuil de la présidence de l’Union européenne, Amnesty
International France rappelle les propos du Président lorsqu’il
s’engageait «à se battre pour une Europe qui protège, parce que c'est
le sens de l'idéal européen.» L’Union pour la Méditerranée que veut
M. Sarkozy se construira-t-elle ainsi dans le déni des droits humains ? Ne
pas dénoncer leurs violations et, plus encore, prétendre à tort que leur
respect progresserait, revient à les déconsidérer. C’est ainsi que l’on
fait le lit de ceux que l’on dit combattre. Réfléchissez-y, Monsieur le
Président.
(Source: Le site d'
Amnesty International le 30 avril 2008)
TUNISIE: APRES LES ELOGES DE NICOLAS SARKOZY…
VOICI LES REPRIMANDES PUBLIQUES DE GEORGE W. BUSH…
Bush dénonce les pays (et cite la
TUNISIE, Ndlr) qui musèlent les médias et accuse la Chine
Associated Press, le 1er mai 2008 à 23h28
WASHINGTON, 1 mai 2008 (AFP) - George W. Bush a dénoncé jeudi les régimes
politiques dans le monde qui musèlent les médias et mis à l'index la Chine
pour le plus grand nombre de journalistes
emprisonnés, dans une déclaration publiée deux jours avant la Journée
mondiale pour la liberté de la presse.
"Les journalistes devraient être en mesure de rapporter les faits sans
crainte d'être persécutés. Dans des pays comme le Bélarus, la Birmanie, la
Chine, Cuba, l'Erythrée, l'Iran, la Libye, la Corée du Nord, la Syrie, le
Venezuela, et le Zimbabwe, des lois répressives limitent sérieusement la
liberté de parler, et ceux qui essayent sont souvent emprisonnés", a-t-il
dit.
"En 2007, pour la 9e année consécutive, la Chine reste le pays qui
emprisonne le plus les journalistes, suivi de Cuba, l'Erythrée, l'Iran et
l'Azerbaïdjan", a souligné le président américain. "Les régimes brutaux et
d'autres qui cherchent à étouffer la liberté le font souvent en fermant des
journaux privés, des radios et des chaînes de télévision", a-t-il relevé.
"Les Etats-Unis condamnent le harcèlement, l'intimidation physique, la
persécution et autres abus que les journalistes, incluant les bloggeurs et
les journalistes internet, subissent en Chine, à Cuba, en Egypte, Tunisie,
Venezuela et Vietnam", ainsi que "les meutres impunis de journalistes au
Belarus, au Liban et en Russie" a précisé M. Bush.
"Nous appelons tous les gouvernements à garantir les droits inaliénables de
leurs peuples (...) dont le droit à la liberté de parole et de la presse",
a-t-il ajouté.
Associated Press
Georges Bush : “Les Etats-Unis "condamnent le harcèlement, l'intimidation
physique, la persécution et autres abus que les journalistes, incluant les
bloggeurs et les journalistes internet, subissent en Chine, à Cuba, en
Egypte, Tunisie, Venezuela et Vietnam"
Bush: le dialogue entre Chine et dalaï lama doit être "substantiel"
AFP, le 2 mai 2008 à 00h36
WASHINGTON, 1 mai 2008 (AFP) -
Le président américain George W. Bush a salué jeudi l'offre de dialogue
faite par la Chine au dalaï lama, mais a dit que ce dialogue devait être "substantiel"
et apaiser les inquiétudes "légitimes" des Tibétains.
M. Bush s'est dit "inquiet" devant la situation au Tibet. "Je salue les
récentes déclarations du gouvernement chinois disant qu'il était prêt à
rencontrer les représentants du dalaï lama", a dit M. Bush en soulignant que
c'était précisément ce qu'il avait proposé à son homologue chinois Hu Jintao.
"Il est important que le dialogue reprenne et ce dialogue doit être
substantiel afin que nous répondions réellement aux inquiétudes
profondes et légitimes des Tibétains", a-t-il dit dans une déclaration sur
les relations Asie-Pacifique à la Maison Blanche.
La Chine accuse le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains, qui vit en exil
en Inde, d'être l'instigateur des manifestations anti-chinoises et des
émeutes meurtrières qui ont commencé le 10 mars dans la capitale du Tibet
avant de s'étendre à d'autres régions.
Sous pression internationale, les autorités chinoises ont proposé de
reprendre le dialogue avec un représentant du dalaï lama. Les événements
tibétains ont soulevé une vive émotion internationale et des protestations
parfois violentes au passage de la flamme olympique.
Ils ont aussi placé M. Bush dans une situation délicate. En dépit des appels
au boycottage, il a dit qu'il avait toujours l'intention de se rendre aux
Jeux, ce qui ne l'empêchait pas de soulever avec les dirigeants chinois la
question des libertés.
Dans une déclaration publiée deux jours avant la Journée mondiale de la
presse, M. Bush a montré du doigt le gouvernement chinois parmi les régimes
réprimant la liberté de la presse.
"En 2007, pour la 9ème année consécutive, la Chine reste le pays qui
emprisonne le plus les journalistes, suivi de Cuba, l'Erythrée, l'Iran et
l'Azerbaïdjan", a-t-il dit.
Les Etats-Unis "condamnent le harcèlement, l'intimidation physique, la
persécution et autres abus que les journalistes, incluant les bloggeurs et
les journalistes internet, subissent en Chine, à Cuba, en Egypte, Tunisie,
Venezuela et Vietnam", a-t-il dit.
M. Bush n'a toujours pas dit s'il assisterait à la cérémonie d'ouverture des
Jeux.
Reuters, le 1er mai 2008 à 09h29
Rama Yade dit avoir abordé tous les
sujets sans tabou en Tunisie
PARIS, 2 mai (Reuters) -
Rama Yade a justifié vendredi son silence sur les droits de l'Homme lors
de son voyage en Tunisie aux côtés du président Nicolas Sarkozy cette
semaine et dit avoir largement abordé le sujet avec les autorités
tunisiennes.
Des associations ont déploré le silence de la secrétaire d'Etat aux
Droits de l'Homme et les paroles de Nicolas Sarkozy, selon qui "l'espace
des libertés progresse" dans le pays. "Dans un voyage d'Etat du
président de la République, les ministres ou les membres de la
délégation qui l'accompagnent ne sont pas sensés s'exprimer", a dit Rama
Yade au micro d'Europe
1. "Dans ces moments, le porte-parole de la France, c'est le président
de la République." Selon Rama Yade, toute son action sur place a été
consacrée aux droits de l'Homme.
"Je ne suis pas venue pour faire tapisserie, je préfère agir plutôt que
de parler", a-t-elle dit. Elle a cité sa rencontre avec la Ligue
tunisienne des droits de l'Homme, des femmes de la société civile "et
les autorités
tunisiennes, avec qui j'ai discuté de tous les sujets, sans aucun tabou,
sans aucune limite: torture, censure, peine de mort, accès du territoire..."
Selon Rama Yade, des responsables tunisiens l'ont assuré de futurs
progrès sur la censure, l'accès des rapporteurs des Nations Unies au
pays et la possibilité de visite des prisons par l'association Human
Rights Watch.
"Maintenant, on va voir dans les faits", a-t-elle ajouté. "Je suis un
responsable politique, on n'est pas dans une classe: on parle quand on a
envie de parler, on ne parle pas quand on n'a pas envie de parler", a
encore déclaré Rama Yade.
"Si j'avais dit quelque chose, certainement ces commentateurs
(journalistes) auraient été les premiers à parler de couac ou de
cafouillage", a-t-elle ajouté.
REUTERS
Associated Press, le
1er mai 2008 à 13h11
Rama Yade se défend d'avoir fait "tapisserie" en
Tunisie
PARIS (AP) -- La secrétaire
d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade s'est défendue vendredi d'avoir
fait "tapisserie" lors du voyage du président en Tunisie, assurant avoir
discuté "de tous les sujets, sans aucun tabou" avec les associations et
les autorités tunisiennes.
"Je ne suis pas venue non plus pour faire tapisserie. Plutôt que parler,
je préfère agir, et c'est ce que j'ai fait", s'est-elle justifiée sur
Europe-1.
Elle avait rencontré notamment le président de la Ligue tunisienne de
défense des droits de l'Homme (LTDH), Mokhtar Trifi, qui s'était déclaré "un
peu déçu" au sortir de son entrevue avec la secrétaire d'Etat aux droits
de l'Homme.
"J'ai aussi rencontré les femmes de la société civile, avec qui on a parlé
de la situation des femmes et les autorités tunisiennes (avec) qui j'ai
discuté de tous les sujets sans aucun tabou, sans aucune limite: torture,
censure, peine de mort", a-t-elle affirmé.
"A travers mes rencontres, les sujets abordés (...) vraiment en détail,
avec les autorités et les ONG, je crois qu'on a bien montré que notre
intérêt se portait aussi sur les libertés, et que là-dessus effectivement
il y avait des efforts assez grands, importants à faire", a-t-elle reconnu.
Nicolas Sarkozy, en visite officielle en début de semaine en Tunisie,
avait estimé lundi que dans ce pays, "l'espace des libertés progresse" et
relevé "des signaux encourageants" dans ce sens.
Associated Press
Rama Yade se défend d'avoir «fait tapisserie»
en Tunisie
Elle assure avoir discuté «sans tabou, de
tous les sujets» avec les associations et les autorités tunisiennes.
La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme Rama Yade
s'est défendue vendredi d'avoir "fait tapisserie" lors du voyage du
président Nicolas Sarkozy en Tunisie et a assuré avoir discuté "sans tabou,
de tous les sujets" avec les associations et les autorités tunisiennes.
"Je ne suis pas venue pour faire tapisserie", a déclaré Mme Yade sur
Europe 1. "Plutôt que parler, je préfère agir, et c'est ce que j'ai fait:
j'ai eu un programme spécifique consacré exclusivement aux droits de
l'Homme", a-t-elle souligné, rappelant qu'elle avait rencontré mardi à
Tunis le président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH), Me
Mokhtar Trifi.
"J'ai aussi rencontré les autorités tunisiennes avec qui j'ai discuté de
tous les sujets sans aucun tabou, sans aucune limite: torture, censure,
peine de mort", a-t-elle dit.
Mme Yade, qui faisait partie de la délégation accompagnant M. Sarkozy lors
de sa visite d'Etat lundi et mardi en Tunisie, est restée très discrète au
cours du voyage. Lors de cette visite, M. Sarkozy a affirmé que "l'espace
des libertés progresse" en Tunisie, suscitant la colère des associations
tunisiennes.
"Quand un président fait une visite d'Etat, il n'est pas là pour insulter
ceux qui l'invitent", a déclaré Mme Yade.
"Mais à travers mes rencontres, et les sujets abordés en détail avec les
autorités et les ONG, je crois qu'on a bien montré que notre intérêt se
portait aussi sur les libertés et qu'il y avait des efforts importants à
faire", a-t-elle dit.
libération le 02 mai 2008
Le président Sarkozy rencontre son
homologue tunisien Ben Ali
REUTERS/© POOL New / Reuters
Nicolas Sarkozy et son escorte sont en Tunisie depuis lundi, des accords
ont déjà été annoncés. Des accords entre États, l'un concerne la gestion
des flux migratoires, l'autre le nucléaire civil. Des accords commerciaux
aussi, Alstom va équiper une centrale thermique et Airbus va vendre au
moins 13 avions...
Il fallait bien, à un moment ou à un autre, que surgisse la question des
droits de l'Homme. Pas une mince affaire dans le pays du président Ben
Ali. "L'espace des libertés progresse" en Tunisie avait affirmé Nicolas
Sarkozy en arrivant lundi soir à Tunis.
"Tout n'est pas parfait en Tunisie, certes. Tout n'est pas parfait en
France non plus (...), quel pays peut s'enorgueillir d'avoir autant avancé
en un demi siècle sur la voie du progrès, sur la voie de la tolérance, et
sur la voie de la raison ?", a avancé Nicolas Sarkozy au dernier jour de
sa visite.
- Mokhtar Trifi, président de la Ligue Tunisienne de défense des droits de
l'Homme avance que son association n'a pas remarqué "de progrès notables
sur le terrain".
- Khadija Cherif, militante des droits de l'Homme et présidente d'une ONG
féministe est "déçue". Elle juge les déclarations de Nicolas Sarkozy comme
"une marque de mépris pour la société civile tunisienne".
- En France, Reporters sans frontières a jugé "inadmissibles" les propos
de Nicolas Sarkozy. Selon RSF, la déclaration présidentielle est un coup
de poignard dans le dos des militants tunisiens".
- Selon Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement,
les droits de l'homme ne sont "pas une priorité" mais "une obsession" pour
Nicolas Sarkozy.
- Le PCF a exprimé mardi son "indignation" et sa "condamnation" devant "la
complaisance" du président Sarkozy à l'égard du régime Ben Ali, qualifié
de "policier".
Auparavant, Rama Yade s'est déjà vu reprocher sa grande discrétion. La
secrétaire d'État aux droits de l'Homme a "déçu" des militantes des droits
de l'Homme qu'elle n'a pu recevoir.
Reuters, le 2 mai 2008
à 18h22
Tunisia's Ben Ali calls for 'audacious' media
TUNIS, May 2 (Reuters) -
President Zine al-Abidine Ben Ali on Friday urged Tunisia's journalists
and media to strive for a free and "audacious" press, saying freedom of
expression was a fundamental right.
Rights groups accuse Tunisia's government of stifling press freedom and
have repeatedly demanded more tolerance of dissent.
This week they assailed French President Nicolas Sarkozy after he
dismissed concerns over Tunisia's human rights record and praised the
government's anti-terrorism fight during a visit to the North African
country.
In a statement ahead of World Press Freedom day on Saturday, Ben Ali said
his government had carried out several legal and political measures to
develop a free and vibrant media.
"We have constantly considered freedom of expression as a fundamental
human right," Ben Ali said.
"We reiterate our call to redouble efforts ... to diversify and enrich
spaces of dialogue in the various media to guarantee a developed and
audacious national information ... away from all forms of self-censorship
and external censorship," he said.
His comments came as two journalists at a pro-opposition newspaper spent a
sixth day on hunger strike to protest against what they called a
government tactic to strangle their paper's finances and block its
distribution.
The government denied the accusations by weekly Al Mawqaf's managing
director Nejib Allouz and the newspaper's editor Rachid Kechana.
Early this year, Tunisia's first journalists' union was formed, a move
officials said was proof of the government's commitment to democratic
reforms.
"We have reiterated the call... to further promote the information sector
in order to address various subjects with greater audacity...", Ben Ali
said.
Associated Press, le
30 avril 2008 à 19h02
France's Sarkozy praises Tunisia's fight against extremists,
advances on human rights
By BOUAZZA BEN BOUAZZA, Associated Press
Writer
TUNIS, Tunisia (AP) _ French President Nicolas Sarkozy hailed Tunisia on
Wednesday for its fight against Islamic extremists and said the country
was a "laboratory for an open Arabo-Muslim society that respects its
identity."
Sarkozy's comments were criticized by some human rights campaigners.
Khadija Cherif of the Tunisian Association of Democratic Women said she
was disappointed Sarkozy had given "priority to business."
Under President Zine El Abidine Ben Ali, Tunisia has taken a hard line
against Islamic extremists and others viewed as a threat to the country's
secular system _ including journalists, judges and lawyers.
Sarkozy acknowledged there were "things to accomplish or improve" but said
Tunisia "can be proud of having advanced so much in half a century on the
path of tolerance."
"Not everything is perfect in Tunisia, true, but not everything is perfect
in France either," said Sarkozy, who was speaking on the third and final
day of his state visit to the former French protectorate.
During the visit, Tunisian carrier Tunisair announced a deal to buy 16
aircraft from European plane-maker Airbus, and French and Tunisian
officials signed an accord on civilian nuclear cooperation that could
eventually lead to the construction of a nuclear power plant in Tunisia.
Associated Press
MONSIEUR SARKOZY VENDEZ VOS AIRBUS ET TAISEZ VOUS
Chokri YACOUB - Suisse
Monsieur Nicolas SARKOZY vendez vos airbus et
vos centrales nucléaires et taisez vous et tirez vous au plus vite de notre
pays, puisque comme vous le dîtes vous n êtes pas venu en Tunisie en tant
que donneur de leçon pour les droits de l'homme mais en tant qu’ami... Non
Monsieur le Président vous n' êtes pas l'ami du peuple tunisien vous êtes
seulement l' ami du dictateur le général Ben Ali comme votre prédécesseur
d'ailleurs.
Dans votre discours vous osiez dire très brièvement que la liberté a
progressé en Tunisie et pendant le même temps des centaines de prisonniers
d'opinion croupissent dans les goulags de votre ami et des militants des
droits de l'homme et des journalistes sont en grève de la faim pour
réclamer leur droit.
Soit vous jouez à l'ignorant ou bien vos services et à leur tête votre
figurante de secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme vous ont menti sur la
réalité de la dictature tunisienne, mais je n'y crois pas car vous êtes un
grand manipulateur et un excellent vendeur de premier ordre et je suis
sure qu'à la fin de votre mandat dans quatre ans vous pouvez vous recycler
en vendeur d'airbus, de voitures et vous aurez beaucoup de succès.
Monsieur le Président, c'est bien de faire du business et votre marché en
Tunisie pour garantir l'emploi dans votre pays d'adoption mais s'il vous
plaît la prochaine fois faites vos affaires et taisez-vous au lieu de
raconter des mensonges et de nous qualifier de Taliban, vous êtres une honte
et un danger pour la démocratie.
Blog de Chokri Yacoub:
http://espace.tunisie.over-blog.com
Associated Press, le 1er
mai 2008 à 22h38
Tunisie: augmentations
salariales "malgré une conjoncture délicate"
TUNIS (AP) -- En dépit "de la
période délicate" que traverse l'économie de son pays du fait de la flambée
des prix des carburants, des céréales et des matières premières, le
président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a annoncé jeudi des augmentations
salariales "dans le souci de protéger le pouvoir d'achat des salariés aux
revenus modestes". Il a précisé dans un discours à l'occasion de la Fête du
travail que ces augmentations concerneraient le salaire minimum garanti (SMIG)
dans les secteurs agricole et non-agricole, qui est actuellement d'environ
220 dinars (environ 125 euros). Leurs montants seront fixés par le
gouvernement après concertation avec les organisations professionnelles
concernées. Le président Ben Ali s'est par ailleurs dit attaché à "préserver
et à consolider les acquis des travailleurs et de l'ensemble du
peuple tunisien en matière de sécurité sociale" pour porter le taux de
couverture de près de 92 % actuellement à 95 % à la fin de l'année 2009.
En Tunisie, le chômage touche près de 14% de la population active sur les 10
millions d'habitants que compte le pays. Il affecte en particulier les
promus de l'enseignement supérieur, 50.000 diplômés
venant chaque année garnir les chiffres du chômage. Dans les mois qui
viennent, une consultation nationale sur l'emploi doit avoir lieu pour
tenter de cerner les contours du problème et en atténuer l'acuité.
Associated Press
Démocratie et
droits de l’Homme :
Nos exigences vis-à-vis de nous-mêmes
La visite d’un Chef d’Etat français en Tunisie et, inversement, celle d’un
Chef d’Etat tunisien en France, suscitent toujours des réactions parfois
passionnelles et des commentaires passionnés.
La France est le premier partenaire de la Tunisie. Après l’indépendance,
Bourguiba en avait fait la passerelle pour le monde occidental.
Aujourd’hui, Ben Ali a l’ambition de faire assumer à la Tunisie un rôle
central dans ce grand chantier euro-méditerranéen, rêve qui fut celui
d’Alexandre le Grand, celui de Hannibal et dont le berceau est « la plus
belle mer » à laquelle le président français veut restituer son rôle
d’accoucheuse d’histoire. Celui de La Mare Nostrum. Rempart contre
l’obscurantisme et le fondamentalisme, la Tunisie a administré la preuve de
son aptitude à préserver les équilibres sociaux et à s’inscrire pleinement
dans la dynamique des pays émergents. Et, c’est pour cela que le président
français a encore déclaré, hier, devant des étudiants tunisiens à l’Insat,
que la Tunisie a accompli de grands progrès et que ces progrès doivent être
soutenus.
Il reste dans sa cohérence pragmatique affirmée au premier jour de sa visite,
quand il déclare, à propos de la question des Droits de l’Homme, « qu’il est
venu en ami et non en donneur de leçons ». Logique : aucune nation
souveraine, n’est disposée à en recevoir.
Dès lors, nous ne serions pas inspirés de répondre aux clichés par des
clichés. Et, de surcroît, répliquer par des formules d’auto-suffisance ne
serait pas de bon aloi.
Oui, la Tunisie est un pays stable. Sécurisé. Les performances économiques
et son classement de compétitivité la confortent dans ses équilibres
socio-économiques, malgré les incertitudes d’une conjoncture mondiale pour
le moins schizophrène.
Oui, nous avons accompli des pas en direction des Droits de l’Homme, de la
démocratie et des libertés. Mais l’impression est que l’impératif économique
a supplanté l’impératif politique. Et cela fait que nous avons du chemin à
faire au niveau du pluralisme réel, au niveau de la séparation des pouvoirs,
du jeu des institutions et de la liberté d’expression.
Dans chaque discours, le Président Ben Ali rappelle que le choix
démocratique est irréversible et que le citoyen tunisien est en droit
d’aspirer à une vie politique digne de sa dimension intellectuelle et de sa
civilisation. N’oublions pas que parmi les tout-premiers organes législatifs
dans l’histoire de l’humanité, Carthage avait institué les célèbres «
Suffitats ». Et, alors, plutôt que de devoir prêter l’oreille aux pamphlets
visant notre régime, procédons à une profonde et sévère introspection.
Cette Tunisie des miracles, celle de dix millions d’habitants, modèle
arabo-musulman unique, selon les termes propres de M. Sarkozy, s’apprête à
jouer un rôle fondamental dans le processus euro-méditerranéen. Celui-ci lui
restitue sa vocation originelle. Sa vocation civilisationnelle. Mais, cette
vocation est indissociable des valeurs universelles de démocratie, de Droits
de l’Homme et des libertés.
On dit que la grande marche commence à petits pas. Mais ces petits pas, nous
les avons accomplis. Peut-être, est-il temps d’accélérer la cadence...
Raouf KHALSI
(Source: « le Temps » (Quotidien – Tunis), le
1er mai 2008)
Tribune libre
Ces professionnels de l’agitation permanente et
des causes nulles
Maître Hajri Hichem
Censée défendre les grandes causes de liberté, de justice et de fraternité
entre les peuples et les nations, la gauche, faute de n’avoir pas su se
moderniser et se renouveler, affronte actuellement, un peu partout dans le
monde, une grave crise et peine à convaincre l’opinion publique et son
électorat traditionnel.
En Tunisie, les groupuscules de gauche ont souvent été proches de l’extrême
gauche, c’est-à-dire des gauchistes prônant le marxisme, le collectivisme ou
le socialisme étatique. En somme, des théories totalitaires entièrement en
décalage avec la réalité tunisienne, ses spécificités et son identité.
N’ayant bien souvent retenu de la gauche que ses clichés enfantins et ses
slogans pompeux, les militants tunisiens dits de gauche ou plutôt les
gauchistes se sont cloisonnés dans les détails superflus marquant une
nostalgie anachronique à des valeurs vieilles de deux siècles.
Aujourd’hui, les gauchistes tunisiens, faute d’assisse populaire et de
crédibilité, vivent dans le virtuel en créant des associations fictives ne
tirant leur légitimité que de certaines forces et organisations
internationales sournoises très puissantes financièrement.
Les gauchistes tunisiens s’appuient sur ces organisations internationales,
qui, au nom des droits de l’Homme les soutiennent, les financent et, bien
entendu, leur dictent leur agenda.
Les gauchistes tunisiens instrumentalisent la noble et sacrée cause des
droits de l’Homme pour justifier le droit à l’ingérence et à l’impérialisme.
Au nom des droits de l’Homme, les gauchistes tunisiens, soutenus et financés
par des organisations internationales dont les desseins ne visent qu’à
mettre en doute les acquis engrangés par la Tunisie dans tous les domaines
et qui continuent à faire l’objet d’estime et de reconnaissance à l’échelle
mondiale, s’acharnent contre leur pays.
Ces professionnels de l’agitation permanente détournent les nobles valeurs
humanistes et des droits de l’Homme pour tenter de semer le doute sur la
pertinence du modèle de développement tunisien qui ne cesse pourtant d’être
cité en tant qu’école pour les peuples en quête d’un avenir meilleur.
Ces agitations des causes nulles se convertissent, aujourd’hui, aux valeurs
de l’extrême droite occidentale et des intégristes terroristes. Ils
reprennent à leur compte les concepts du colonialisme et du paternalisme
colonial d’une époque révolue. Ce qui illustre de manière éclatante leurs
velléités totalitaristes latentes.
Sans scrupule, ces gauchistes se servent à mauvais desseins de la société
civile tunisienne qu’ils ne représentent que virtuellement pour exercer des
pressions sur la Tunisie et tenter de nuire à son image de marque. Ayant
vendu leurs âmes au diable, les gauchistes tunisiens usent et abusent de la
noble cause des droits de l'Homme, qu'ils n'ont jamais réellement portée
dans le cœur, pour dénigrer les acquis civilisationnels que notre pays a
remportés durant ces 20 dernières années
Une autre fibre sur laquelle tentent de surfer ces extrémistes :
l'émancipation de la femme tunisienne. Alors que le monde entier ne cesse de
rendre hommage à l'expérience tunisienne en matière de droits de la femme,
ces gauchistes plaident pour un nouveau type de société totalement opposée à
notre identité arabo-musulmane. Un acte qui constitue en soi une insulte
grave à tous les acquis réalisés en faveur de la femme tunisienne, au Code
du statut personnel et à l’esprit réformateur des générations de penseurs,
de militants et de leaders tunisiens.
Il s’agit là d’une surenchère indigne de l’identité tunisienne que notre
pays a forgée dans la modération, la tolérance et la voie du juste milieu
depuis plus de 3000 ans d’histoire.
En panne d’idées, en chute libre et totalement en dehors de la réalité
tunisienne qu’ils ne voient qu’à travers les lunettes noires de leurs
maîtres, ces agitateurs des causes perdues usent et abusent des droits de
l’Homme dont ils font des fonds de commerce au détriment des intérêts de
leur pays.
Sans vergogne, ils tentent de porter préjudice à la Tunisie, à son peuple, à
sa souveraineté et à son autonomie de décision.
Ils oublient, cependant, que les Tunisiens qui ont beaucoup sacrifié pour
recouvrer leur liberté et leur indépendance, s’opposent viscéralement à
toute tentative de remise en question de leur souveraineté et
l’invulnérabilité de la mère patrie.
Les Tunisiens sont mobilisés autour du modèle de développement initié par le
Président Ben Ali. Un modèle basé sur la justice sociale, l’équilibre
régional, la solidarité nationale et fondé sur la corrélation lucide entre
les dimensions politique, économique, sociale et culturelle du processus de
développement.
Faisant l’objet d’un parachèvement permanent, l’expérience tunisienne dans
tous les domaines est en passe de s’imposer au niveau international en tant
que troisième voie.
Comme en témoigne l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU, en décembre
2002, du projet de création d’un Fonds mondial de solidarité. Un mécanisme
de solidarité internationale dont la mise en place s’avère plus que jamais
indispensable à l’heure où les prix des produits de base et des
hydrocarbures enregistrent une flambée sans précédent menaçant l’humanité de
pauvreté, de famine et de misère.
Les détracteurs de la Tunisie devraient se rappeler que les grandes causes
actuelles de l’humanité sont loin d’être là, ils s’imaginent, mais bel et
bien dans l’instauration de la paix, de la stabilité, de la solidarité
internationale et du co-développement pour qu’enfin, l’humanité se retrouve,
la planète respire et les peuples réapprennent à vivre ensemble.
(Source: « le Temps » (Quotidien – Tunis), le
1er mai 2008)
Les principales décisions présidentielles
Tunis-TAP - Voici les
principales décisions annoncées par le Président Zine El Abidine Ben Ali
dans le discours qu'il a prononcé au cours de la cérémonie, organisée, hier,
à l'occasion de la célébration de la Fête du Travail.
• Augmentation du salaire minimum garanti dans les secteurs agricole et non
agricole.
• Mise en place d'un programme national de gestion des risques
professionnels.
• Evaluation rigoureuse des réalités et des conditions du développement dans
les délégations prioritaires et diagnostic de la situation dans les
délégations qui ont
encore besoin de soutien en matière de développement.
• Création de cinquante-six collèges technologiques dès la prochaine rentrée
scolaire tout en assurant une bonne répartition de ces collèges afin qu'ils
couvrent toutes
les régions du pays.
• Révision de la classification nationale des qualifications.
• Création d'un observatoire des compétences et des métiers nouveaux et
innovants.
• Mise en œuvre du principe "un diplôme pour chaque apprenant" destiné à
inciter les artisans à acquérir une expertise dans l'exercice des divers
métiers en rapport
avec l'artisanat et à oeuvrer à la promotion de ces métiers.
Suite des prévisions sur le prix du
pétrole...
Le baril va s'amuser encore
Par Gwynne Dyer*
La semaine dernière, Hamish McRae, l'un des meilleurs journalistes
économiques au monde, déclarait dans The Independent : « Il y a un an,
presque personne ne prédisait que le cours du pétrole monterait jusqu'à 120
$ le baril (...) En fait je n'ai pas trouvé une seule prévision de cet ordre.
»
Les lecteurs réguliers de cette chronique se rappelleront peut-être que
j'avais annoncé, en avril 2006, que le baril de pétrole dépasserait les 100
$. Je disais ensuite, dans une chronique datant de juillet 2007, qu'il
grimperait encore bien au-delà.
En toute modestie, je considère que cela m'autorise à vous livrer
de nouvelles prévisions. Je prédis donc que le cours du pétrole va bientôt
chuter - un peu. Jusqu'à présent, les puissances économiques du groupe BRIC
(Brésil, Russie, Inde et Chine) continuent d'avoir une forte croissance,
tandis que les vieilles nations industrialisées se dirigent assurément vers
une récession. Or, ces pays consomment toujours la majeure partie du pétrole.
La cause véritable de cette récession n'est pas la cherté du
pétrole, mais bien l'arnaque des crédits immobiliers américains à haut
risque (les « subprimes »). Cette récession devrait toutefois faire baisser
la demande suffisamment pour faire retomber le baril de pétrole à 100 $ dans
quelques temps, voire à 85-90 $. Plus tard, en 2009-2010, quand les « vieux
pays riches » iront mieux sur le plan économique, il remontera pour se
situer dans une fourchette vraisemblablement comprise entre 130 et 150 $.
Le cours du pétrole augmentera parce que la hausse de la demande
sera bien supérieure au rythme où l'offre pourra croître, si elle en est
encore capable. Certes, un nouveau champ pétrolier prétendument gigantesque
vient d'être découvert au large du Brésil. Mais quand bien même il se
révèlerait à la hauteur des espérances, il faudra encore 5 à 10 ans pour en
tirer une production à grande échelle.
Le plus grand pays producteur de pétrole au monde, l'Arabie
saoudite, reconnaît que l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de
pétrole) ne dispose plus de réserves suffisantes pour changer quoi que ce
soit. La Russie, le plus important producteur hors OPEP, va
vraisemblablement voir sa production chuter cette année, et pratiquement
tous les autres pompent déjà au maximum de leurs capacités.
Par conséquent, quand la récession sera terminée, le prix du
pétrole devrait se stabiliser autour de 100 $ sur presque toute la période
allant de 2010 à 2015. Cependant, il n'atteindra pas les 200 $, car l'offre
de pétrole non conventionnel issu de sables et de schistes bitumineux ou
d'autres sources de « pétrole lourd » va exploser.
Même si le « pic pétrolier » arrive à grands pas, ce ne sera pas
pour autant la fin du pétrole, ce phénomène impliquera seulement la fin du
brut léger. Si le pétrole reste au-dessus de 40 $ le baril, les sables
bitumineux de l'Alberta sont avantageux. À 60 $, les gisements de sables
bitumineux du Venezuela, bien plus étendus, constituent une solution viable
et rentable. Et à 80 $, même les schistes bitumineux de l'ouest des
États-Unis sont prometteurs.
Quand l'offre augmente, le prix baisse. S'il n'y a plus beaucoup de
possibilités pour faire croître l'offre de pétrole conventionnel, ce n'est
pas le cas du pétrole non conventionnel, pour lequel l'offre potentielle est
immense. À un coût environnemental élevé bien sûr : en moyenne, il faut
brûler l'équivalent de deux barils de pétrole pour extraire trois barils de
pétrole des sables bitumineux de l'Alberta.
Dans un monde où le climat serait stable, une offre abondante de
pétrole non conventionnel permettrait de ramener le cours du pétrole en
dessous des 100 $ le baril. Ce n'est pourtant pas ainsi que les choses vont
se passer. En effet, d'ici 2015, le seuil de tolérance mondial vis-à-vis des
modes de production impliquant d'importantes émissions de gaz à effet de
serre, risque d'être très strict. En effet, la pression visant à réduire la
consommation d'énergie, y compris celle de pétrole conventionnel, sera
sûrement très forte.
Il y a cinq ans, pour la majeure partie des pays du globe, le
réchauffement climatique n'était qu'une lointaine inquiétude. En Amérique du
Nord, où les spécialistes du « déni climatique » avaient leur quartier
général, beaucoup n'y accordaient même aucune foi. Aujourd'hui, c'est un
dossier ultra-prioritaire en Europe, aux États-Unis - à tous les niveaux en
dessous de la Maison Blanche, où les choses vont changer d'ici peu - et en
Chine. Partout ailleurs, on en préoccupe de plus en plus.
2015. D'ici là, une dizaine de catastrophes liées au climat se
seront produites, à l'image de l'ouragan Katrina ou de la canicule
meurtrière qu'a connue l'Europe à l'été 2003. Quel soutien populaire les
combustibles fossiles recevront-ils dans sept ans ? Un soutien plutôt faible,
on s'en doute.
Réduire la consommation de pétrole - de charbon, et de gaz... -
prendra un certain temps et ne se fera pas sans heurts. Les substituts
potentiels sont encore dans un état d'immaturité technologique ou coûtent
trop chers. Mais avec le temps et la demande croissante, cette situation
évoluera : l'utilisation d'énergies fossiles reculera progressivement. La
plupart des analystes sérieux de par le monde sont maintenant conscients que
c'est impératif pour la survie de la civilisation.
Plusieurs milliards de personnes vivent dans des pays dont la
croissance économique est très rapide. Ainsi, le niveau de la demande va
probablement maintenir le cours du pétrole conventionnel autour de la barre
des 100 $ jusque dans les années 2020. Néanmoins, la pression politique pour
faire cesser la production d'hydrocarbures non conventionnels, fortement
émetteurs de gaz à effet de serre, pourrait devenir insoutenable. (Ce qui
explique que les producteurs de sables bitumineux de l'Alberta souhaitent
maintenant utiliser l'énergie nucléaire plutôt que le gaz naturel pour
extraire le pétrole du sable.)
À plus long terme encore - au cours des années 2030 et au-delà - la
demande de pétrole continuera probablement de chuter, et son prix avec.
Comment le savoir ? Eh bien, si elle ne décline pas à la suite d'un abandon
volontaire des combustibles fossiles, le réchauffement climatique aura pris
une telle ampleur qu'il se chargera de faire sombrer des pays entiers dans
le chaos. Il y a plus d'un moyen pour réduire la demande...
_________________________________
*Gwynne Dyer est un journaliste indépendant, basé à Londres, dont les
articles sont publiés dans 45 pays.
(Source: Le journal "Le Temps" (Quotidien -
Tunisie) le 2 mai 2008)
Tunisie-France
: le nouveau «deal»
Par Moncef MAHROUG
Au-delà des nombreux accords et des multiples contrats conclus dès le
premier jour, la visite d’Etat du président Sarkozy en Tunisie (28-30 avril
2008) pourrait avoir marqué un tournant historique dans le cours des
relations tuniso-françaises. A cette occasion, le président Ben Ali et son
hôte français ont jeté les fondements d’un renouveau des relations
tuniso-françaises, une sorte de nouveau «deal» profitable aux deux pays.
Dans le discours prononcé lors du dîner d’Etat offert en l’honneur du
président Sarkozy et de son épouse, le chef de l’Etat tunisien a, tout en
exprimant sa «profonde satisfaction pour le niveau de diversité atteint par
la coopération», formé «l’espoir» que la visite de son homologue français
constitue «une étape marquante dans l’exploration de nouvelles voies et
perspectives pour hisser les relations entre nos deux pays à des niveaux
plus élevés, adaptés aux exigences de l’étape en cours et pouvant appuyer
nos efforts de développement et servir nos intérêts dans de nombreux
domaines, tels que la recherche scientifique, la formation professionnelle,
l’environnement, les énergies renouvelables, les pôles technologiques et le
renforcement du volume des investissements français». Une vision que le
président français fait également sienne, puisqu’il a appelé à une véritable
alliance entre les deux pays. «Face à une compétition internationale de plus
en plus féroce, nos cadres doivent s’allier, nos chercheurs doivent
s’allier, nos entreprises doivent s’allier. C’est cette alliance qui fera
notre force, pour améliorer notre compétitivité et notre attractivité»,
a-t-il lancé. Un message réitéré avec force conviction dans son discours en
clôture du Forum économique tuniso-français.
Rappelant qu’avec 7 milliards d’euros d’échanges commerciaux, «la Tunisie
est plus importante pour la France que certains pays européens», le chef de
l’Etat français a clamé haut et fort que «nous voulons travailler avec vous
non comme une puissance coloniale, mais avec égalité» et dit sa conviction
que «Sud et Nord de la Méditerranée peuvent créer un pôle gagnant-gagnant
qui pourra concurrencer l’Asie». Une vision qui tranche assez nettement avec
celle qui avait cours à Paris sous le règne des prédécesseurs de Nicolas
Sarkozy, y compris Jacques Chirac.
Prenant le relais d’un François Mitterrand dont les rapports avec le
Maghreb, du moins avec certains pays de la région, sont loin d’avoir été un
long fleuve tranquille, l’ancien président français a voulu lui aussi
apposer son sceau sur les relations franco-maghrébines d’une façon générale
et franco-tunisiennes en particulier. Mais le changement «à la Chirac» -un
mélange de familiarité, avec les dirigeants de ces pays, et de paternalisme-
avait concerné plus le volet politique que le domaine économique, davantage
le style que la substance.
S’il est entré dans l’histoire des relations tuniso-françaises pour avoir
été le premier à parler de «miracle tunisien», Jacques Chirac a fait à la
Tunisie une offre des plus classiques, lors du premier voyage qu’il y a
effectué en octobre 1995, cinq mois après son élection. Dans le discours
prononcé lors du dîner officiel au Palais de Carthage, il avait déclaré que
«la France (…) continuera de vous accompagner dans vos efforts. Nous sommes
déterminés à rester le premier partenaire économique et financier de votre
pays et c'est pourquoi je vous ai annoncé (…) une coopération financière de
plus d'un milliard de francs afin de mettre à niveau vos entreprises qui
s'ouvrent davantage aux marchés extérieurs et de lutter contre les effets de
la sécheresse en favorisant le développement rural». Et, preuve que la
Tunisie et la France ressentaient, depuis longtemps, le besoin de renouveler
leurs relations, il a annoncé que les deux parties avaient «décidé de
promouvoir une forme moderne de partenariat et décidé de confier à un
Français et à un Tunisien, compétents et responsables, le soin de nous faire
rapidement des propositions pour la mise en œuvre d'un partenariat moderne
qui pourrait exprimer de façon plus efficace que nos processus
traditionnels, cette nécessaire solidarité entre nos deux pays dans le cadre
plus large de notre ambition euro-méditerranéenne de paix, de stabilité et
de développement». Une commission de réflexion qui a bien vu le jour et dont
les travaux et les recommandations sont loin d’avoir révolutionné le modèle
et le fonctionnement des relations tuniso-françaises.
info@webmanagercenter.com.tn
(Source: Webmanager
center le 2 mai 2008)
Romandie News
Un Tunisien victime d'un accident
d'irradiation hospitalisé en France
PARIS - Un Tunisien, victime d'un accident d'irradiation dans le cadre de
son travail, a été transporté en France et hospitalisé dans un centre
spécialisé dans le traitement des brûlures radiologiques, a annoncé vendredi
l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
L'accident, a précisé l'IRSN, s'est produit sur un site industriel à Radès,
en Tunisie, le 23 mars dernier. Il a été provoqué par le dysfonctionnement
d'un appareil de gammagraphie, utilisé pour le contrôle de soudures et
équipé d'une source radioactive d'iridium 192.
Le patient, brûlé aux mains, a été hospitalisé à l'hôpital des armées Percy
de Clamart (Hauts-de-Seine), un centre hautement spécialisé dans le
traitement des brûlures radiologiques sévères.
Ce cas a été diagnostiqué par un expert de l'IRSN, le Pr Patrick Gourmelon,
alors qu'il intervenait cette semaine en Tunisie à deux colloques sur la
médecine nucléaire.
L'hôpital Percy a déjà traité plusieurs victimes d'accidents dus à des
sources radioactives à l'étranger, comme en Géorgie (1997, 2002), au Chili
(2005), en Belgique (2006) ou au Sénégal (2006).
Parmi ces patients, deux présentaient des brûlures radiologiques très
sévères et avaient alors bénéficié de nouvelles approches thérapeutiques
combinant les greffes cutanées et la thérapie cellulaire.
(©AFP / 02 mai 2008 14h38)
Marché des céréales: net
ralentissement d'activité en fin de semaine
AFP 02.05.08 | 13h08
Le prix du blé évoluait irrégulièrement en fin de semaine sur un marché
européen en net ralentissement d'activité, ont constaté vendredi les
opérateurs. "Le début du mois de mai devrait être peu propice aux échanges
en raison de plusieurs jours fériés et de week-ends prolongés", a anticipé
l'un d'eux. Jeudi, le marché à terme Euronext-Liffe était fermé en raison
de la fête du 1er mai. Vendredi à l'ouverture, les cours du blé
progressaient sur le rapproché, (échéance de mai +7,50 euros à 219 EUR/t)
tandis qu'ils marquaient le pas sur les échéances suivantes (novembre -
1,50 euros à 195 euros). L'ambiance restait contenue en l'absence de
nombreux opérateurs avec seulement 652 lots échangés en fin de matinée.
"La hausse de l'échéance de mai est une hausse technique à l'approche de
la fermeture de cette position" a expliqué un courtier. Dans le même
temps, le maïs reculait entre 1 euro et 1,50 euro sur les échéances de
juin et de novembre mais le volume de transactions restait peu
significatif en fin de matinée avec seulement 16 lots échangés. Sur le
marché physique gré à gré, la tonne de blé standard à Rouen restait
inchangée à 200 EUR/T tandis que la qualité meunière (74 kg) gagnait 1
euro sur une valeur nominale de 203 EUR/T. L'orge fourragère restait
inchangée sur le port normand de même que le maïs sur les bords du Rhin. A
l'international, les cours du blé américain ont marqué un net recul jeudi
sur le Chicago Board of Trade (CBoT) sous l'effet de la remontée du dollar
tandis que le maïs a atteint hier un nouveau record à la clôture en raison
d'un "Weather Market" peu favorable à l'avancée des semis aux Etats-Unis.
Les traders attendaient un renversement de tendance vendredi à l'ouverture
du marché à terme américain avec un blé en hausse et un maïs en retrait
dans le sillage des échéanges sur la séance électronique continue
(e-CBoT). Sur le marché des changes, le dollar resistait face à l'euro,
lequel restait inchangé à 1,5466 dollar, cours affiché la veille à la
clôture. A noter sur le marché des exportations l'achat mercredi par la
Tunisie de 75.000 tonnes de blé meunier d'origine optionnelle. Dans les
prochaines semaines, les intervenants européens seront particulièrement
attentifs au retour des origines de la Mer Noire qui devrait venir
renforcer la compétition sur le marché international. - Prix indicatifs à
la mi-journée (en euros par tonne). 2 mai 29 avr - Blé tendre Rouen
(rendu), selon silo (public ou privé) standard (privé) mai/juin 200 a 200
a meunier (74 kg) " 203 n 202 n . Nlle récolte standard novembre 192 p 191
p Creil (fob) fourrager (1.000t) mai/juin 182 p 182 p Moselle (fob)
meunier mai/juin 204 val 202 val . Nlle récolte oct/déc 195 a 194 a La
Pallice (rendu) meunier 76 kg mai/juin --- 202 a . Nlle récolte juil/déc
--- 198 a Eure-et-Loir (départ) 220/11 (7 mai/juin 200 p 200 p . Nlle
récolte sept/déc non coté non coté Beauce (départ) . Meunier mai/juin ---
200 val - Orge de mouture (qualité 63/64 kg) Rouen (rendu) mai/juin 173 a
172 a . Nlle récolte août/déc 171 n 171 n Creil (fob) 1.000t mai/juin 160
val 160 val La Pallice (rendu) mai/juin non coté non coté . Nlle récolte
juil/déc --- 170 a Moselle (fob) mai/juin --- 166 val . Nlle récolte
sept/déc --- 168 val Eure-et-Loir (départ) mai/juin 165 val 163 val - Maïs
Creil (fob) mai/juin 190 n 190 val Rhin (fob) mai/juin 184 val 184 val .
jui/sept 190 val 189 val .
Le Monde.fr
Union pour la Méditerranée :
Paris peine à convaincre tous les chefs d'Etat
arabes
Natalie Nougayrède (avec Philippe Ricard à
Bruxelles)
Le projet de Nicolas Sarkozy d'"Union pour la Méditerranée" (UPM), qui doit
être lancé le 13 juillet lors d'un sommet à Paris, risque de se heurter aux
mêmes difficultés que le "processus de Barcelone" lancé par les Européens en
1995 en direction des pays de la rive sud : les tensions au Proche-Orient et
la défiance des dirigeants arabes à l'égard d'Israël.
Certains chefs d'Etat arabes ont fait part de leurs réticences à participer
à un sommet auquel doit être convié le premier ministre israélien, Ehoud
Olmert, au moment où la situation continue de se dégrader à Gaza et où le
processus de paix apparaît dans l'impasse.
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a fait savoir qu'il ne viendrait pas,
expliquant qu'il lui serait impossible de s'asseoir à la même table qu'Ehoud
Olmert. La participation du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, n'est
pas assurée : sans exclure de venir, il a indiqué que sa décision dépendrait
de la situation au Proche-Orient.
La question de la présence du président de la Syrie, Bachar Al-Assad, reste
ouverte. Viendra-t-il ? "Cela varie de jour en jour", commente un
responsable français. Le 30 décembre 2007, M. Sarkozy avait annoncé la
suspension des contacts politiques à haut niveau avec le régime syrien, pour
protester contre les blocages politiques au Liban. Cette décision,
souligne-t-on à Paris, n'empêchera pas une invitation d'être adressée, mais
M. Sarkozy évitera d'avoir un entretien bilatéral avec son homologue syrien
en marge du sommet.
Des diplomates français constatent que l'image "pro-israélienne" de M.
Sarkozy et de son ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner,
complique la donne. Le président français doit effectuer une visite en
Israël fin juin, deux semaines avant le sommet de l'Union pour la
Méditerranée. Elle sera attentivement suivie par les dirigeants arabes,
ainsi qu'une autre échéance : le 16 juin, dans une démarche appuyée par la
France, l'UE devrait offrir un partenariat renforcé à Israël.
Pour convaincre les hésitants de venir au sommet méditerranéen, M. Sarkozy a
demandé au président égyptien Hosni Moubarak (qu'il a reçu le 22 avril à
l'Elysée) de jouer les médiateurs, notamment auprès du colonel Kadhafi. "Le
président Moubarak a dit qu'il ferait tout pour que la rive sud soit
représentée au plus haut niveau", commente-t-on à l'Elysée.
Le président égyptien, auquel pourrait être offert la "coprésidence" de
l'UPM, aux côtés de M. Sarkozy, a été particulièrement courtisé par Paris.
De même que le président tunisien, Zine El-Abidine Ben Ali : les officiels
français lui font miroiter la création, en Tunisie, d'un secrétariat de
l'UPM (l'Allemagne est toutefois réticente). Le roi du Maroc, Mohammed VI, a
cherché, de son côté, à obtenir des assurances avant de confirmer sa
présence. Il voulait que rien ne puisse entraver l'obtention par son pays
d'un "statut avancé" auprès de l'UE. La France a plaidé au sein de l'UE pour
ce statut qui privilégie le Maroc.
"Le problème de la présence des chefs d'Etat arabes le 13 juillet dépend
largement de celle d'Olmert", commente un connaisseur du dossier à Paris.
"On n'est pas dans la même configuration qu'en 1995, quand le processus de
Barcelone était né des espoirs liés aux accords d'Oslo. Si la situation
empire à Gaza, les négociations seront difficiles pour le sommet."
Le 8 avril, lors d'une réunion à Bruxelles de hauts fonctionnaires du
"processus de Barcelone", les pays arabes ont insisté pour que les questions
politiques et le processus de paix ne soient pas délaissés au sein de l'UPM.
Les représentants français, ce jour-là, auraient préféré discuter de projets
concrets, comme la dépollution de l'eau ou la création d'un espace
universitaire méditerranéen.
(Source : « Le Monde » (Quotidien – France),
le 3 mai 2008)
L’Union méditerranéenne à marche forcée
Flanqué de Laurence Parisot, à la tête
d’une délégation du Medef pour les affaires sonnantes et trébuchantes,
accompagné de Rama Yade, pour le vernis humanitaire, Nicolas Sarkozy a
effectué une visite d’État de trois jours en Tunisie. Premier partenaire
économique de la Tunisie, la France veut réaffirmer son rôle et passer des
contrats (Alstom, Airbus), ainsi que des accords de coopération nucléaire.
Devrait être également mise sur pied la première convention de « gestion
concertée de l’immigration ». Mais, au-delà des affaires, Nicolas
Sarkozy compte sur Ben Ali pour l’aider à remettre sur les rails son projet
d’Union méditerranéenne, un temps boudé par l’Allemagne et qui suscite les
réticences d’Alger ou Tripoli. Le sommet devant se tenir en présence des
chefs d’État concernés en juillet prochain à Paris, le délai était serré.
Sarkozy a eu à cœur de réitérer son estime au dictateur tunisien et Rama
Yade s’est « bien tenue ». « J’ai pleinement confiance en votre volonté
de continuer à élargir l’espace des libertés », a déclaré Sarkozy. Pas
question de faire des vagues avec la présidence à vie (Ben Ali, président
depuis vingt ans, se présentera, encore une fois seul, en 2009), la torture
comme moyen de gouverner, les 1 300 prisonniers politiques, les libertés
confisquées, la fuite de la jeunesse vers l’eldorado européen et, depuis
quelques années, vers l’Algérie !
(Source: Rouge n°
2250,
01/05/2008)
Communiqué : Une autre violation
aujourd'hui, le 2 Mai 2008 à Paris
1- L'Union Générale des Etudiants de Palestine n'a pas organisé une
conférence aujourd'hui le 2 mai 2008, en effet, le conférence « 60 ans de
la Nakba palestinienne, 60 ans de résistance » n'est organisé par la GUPS,
de plus, la signature de la GUPS est fausse, personne a appelé la GUPS
pour demander notre signature.
2- L'individu Sbeih SBEIH n'est pas ni président, ni animateur, ni
responsable de la GUPS, et il ne présente que lui-même.
3- Les individus (Yara Jalajel, Taher Al Labadi, Sbeih SBEIH, Sina SAFADI,
Gabriel Jiménez, Layla DAMIRI, Tareq ARAR et Mohamed SHARQAWI) ne sont
pas membres au bureau de La GUPS, et ils ne présentent que leurs mêmes.
4- Ce que considère le problème principal de la GUPS, ce sont les
dossiers financiers de la GUPS (2005-2007):
- Le projet « Des ponts au-delà du Mur ».
- Le réseau de la jeunesse palestinienne le 29/11/2007.
- Le matériel qui disparaît.
- la perte du tiers du compte bancaire de la GUPS dans la période
20-21/10/2007.etc
Les usurpateurs de qualité avec les soutiens de la délégation générale de
la Palestine en France faisaient leurs usurpations de qualité, pour ne pas
ouvrir ces dossiers financiers.
5- Le bureau de la GUPS remercie toutes les personnes propres qui font la
solidarité avec le bureau légitime de la GUPS, et condamne toutes les
personnes sales clientélistes qui ont aidé les usurpateurs, pour
satisfaire leurs «Business» avec les grands responsables palestiniens, qui
sont des ennemies du people palestinien, ils sont des faux militants «
pro palestiniens » qui utilise la cause palestinienne comme une métier, il
est scandaleux que des « militants pro palestiniens » se battent pour
fermer des grandes questions financiers.
Paris le 2 Mai 2008
De l'Union Générale des Etudiants de
Palestine
Le Président
Anas-Emmanuel FAOUR