TUNISNEWS
3ème année, N° 715 du 03.05.2002
Pour consulter les archives de notre liste, cliquez ici: : http://site.voila.fr/archivtn | |
|
LES TITRES DE CE JOUR:
Prix “droits de l’homme” a Ben Ali: LA FIDH “consternée”
AFP: Le président tunisien a reçu un prix de la Ligue italienne
C.R.L.D.H. Tunisie: flash – infos du 2 mai 2002
F.T.C.R : Faire barrage à l’islamophobie rampante
L'intelligent: Tunisie - La grogne des médecins.
L'intelligent: Tunisie- Emprunt de 650 millions de dollars.
L'intelligent: Orascom déclare forfait... faute de chéquier.
ANTARA: Indonesia, Tunisia, Qatar to develop fertiliser industry Moncef Gouja : Menard épinglé الشرق الأوسط : الرئيس التونسي يشرف على مراسم تشييع ضحايا الهليكوبتر
حركة النهضة تعزي القوات المسلحة التونسية وعائلات ضحايا المروحية التي سقطت بداية الأسبوع
الحياة: تونس: تراجع المشاركة اليهودية في احتفالات كنيس جربة
الحياة: الأمين العام للاتحاد المغاربي ينتقد حصر كل الصلاحيات بالمجلس الرئاسي
د. محمد الناصر النفزاوي: جزر سكانية فاخرة!
الشرق الأوسط : مسرحية تونسية تبقي متفرجها معلقا على خطوط تماس مثيرة
ماهر عبدالجليل : ختام الدوري التونسي وتتويج الترجي بطلاً لم يجيبا عن الاسئلة المعلّقة في اذهان المتابعين ! |
|
Ahmed Ben Salah avait dit un jour: "LES ARRIVISTES SONT ARRIVES"! |
![]() BELHASSEN TRABELSI (au milieu) PHOTOGRAPHIE A L'OCCASION DE MISE EN ROUTE DE LA NOUVELLE COMPAGNIE AERIENNE PRIVEE "CATHAGO" !
(source: Photo envoyée par "Lecteur Assidu" au forum de Tunezine le 3 mai 2002)
Toujours selon “lecteur assidu”, la photo de belhassen Trabelsi a été publiée par le journal Al Ahd (de l'inénarrable Nabil Brâadi) daté du 3 mai 2002. |
|
Appel au peuple tunisien concernant la question constitutionnelle |
![]() |
|
Accident d'un hélicoptère militaire en Tunisie: Suite |
|
الرئيس التونسي يشرف على مراسم تشييع ضحايا الهليكوبتر تونس: محمد علي القليبي (المصدر: صحيفة الشرق الأوسط ليوم 3 ماي 2002) حركة النهضة بتونس
بسم الله الرحمن الرحيم الله أكبر ... إنا لله وإنا إليه راجعون تعزية ببالغ الأسى والإيمان بقضاء الله وقدره، تلقت حركة النهضة نبأ سقوط الطائرة المروحية المقلة لثلة من الضباط الساميين والضباط من القوات البرية السادة أمير اللواء عبد العزيز سكيك والعميد الحبيب الدريدي والعميدد محمد المهدي الشريف والعقيد محمد العابدي والعقيد شعبان الطرابلسي والعقيد العربي الغزالي والرائد عمر حاتم مرابط والرائد سمير العروي والرائد حافظ الجنفاوي والرائد نزار المحواشي والملازم أول عمر العطياوي واالملازم أول توفيق المولدي والوكيل أول حسين بن جدومما أدى إلى وفاتهم. وحركة النهضة إذ تدعو الله أن يتغمدهم بواسع رحمته، ترفع إلى زوجاتهم وأبنائهم وسائر العاملين في القوات المسلحة عامة خالص عبارات المواساة راجية من العلي القدير أن يعوض تونس في هذا المصاب الجلل. 21 صفر 1423 الموافق 3 ماي 2002 حركة النهضة بتونس الشيخ راشد الغنوشي |
|
PRIX “DROITS DE L’HOMME” A BEN ALI: SUITE |
|
LA FIDH “CONSTERNEE” DECIDE D’OUVRIR UNE PROCEDURE DISCIPLINAIRE CONTRE LES LIGUES ITALIENNE ET ESPAGNOLE. Vendredi 3 mai 2002.
La FIDH exprime sa consternation à l'annonce de la remise d'un "prix de la Méditerranée" des droits de l'Homme au Président tunisien Ben Ali par des responsables des ligues italienne et espagnole. Cette initiative clandestine n'engage en rien la FIDH et les 125 Autres ligues membres ou en voie d'affiliation qui la composent. La FIDH ne peut à l'évidence se retrouver dans une telle démarche marginale, fractionnelle et dénuée de sens. Celle-ci place ipso facto les deux associations concernées hors de la communauté de la FIDH et, au-delà, des ONG indépendantes de défense des droits de l'Homme. Il est indigne et révoltant de voir ainsi récompensé le Président tunisien, alors que, ainsi que l'ont souligné, non seulement les ONG internationales de défense des droits de l'Homme et les médias indépendants, mais aussi les mécanismes intergouvernementaux de protection de ces droits, le régime tunisien est coupable de violations flagrantes et systématiques des libertés fondamentales. Les pratiques arbitraires caricaturales du régime tunisien sont régulièrement stigmatisées par les mécanismes d'enquête indépendants de la Commission des droits de l'Homme des Nations unies, comme par le Parlement européen, s'agissant en particulier des violations systématiques du droit à l'intégrité physique, à un process équitable, des libertés d'opinion, d'expression, d'association, de circulation et de la liberté d'agir en Tunisie pour le respect des norms universelles de protection des droits de l'Homme. Mr Ben Ali, en tant que chef de l'Etat, en porte la responsabilité première. L'initiative des ligues italienne et espagnole relève soit de l'aveuglement coupable, soit d'une duplicité scandaleuse. Elle est en tout état de cause parfaitement contraire aux principes élémentaires de la FIDH qui annonce à leur égard l'ouverture d'une procedure disciplinaire. La FIDH réitère sa totale solidarité avec ses organisations membres en Tunisie et l'ensemble des défenseurs des droits de l'Homme et des démocrates tunisiens. La FIDH sait combien ils payent au prix fort leur engagement pour le seul respect des normes internationales. Elle salue leur courage et les assure une nouvelle fois de son entire soutien. Contact presse : +33 1 43 55 25 18 Le président tunisien a reçu un prix de la Ligue italienne AFP, le 02.05.2002 à 14h56 TUNIS, 2 mai (AFP) - Le président tunisien, Zine El Abidine Ben Ali, s'est vu remettre le "Prix de la Méditerranée", à l'initiative de la ligue italienne des droits de l'Homme, a-t-on appris jeudi de source officielle. Ce prix a été remis au Chef de l'Etat tunisien par Gaetana Pace, membre de la Ligue italienne, lors d'une cérémonie mercredi au Palais de Carthage, en présence de José Corbi, président de la Ligue des droits de l'Homme de la région autonome de Valence (Espagne). Dans une déclaration lue à cette occasion et transmise à l'AFP, Mme Pace, a indiqué que le "Prix de la Méditerranée" a été crée en 2000 à l'initiative du président de la Ligue italienne des droits de l'Homme, Pasquale Bandiera, avec le concours des Ligues espagnole et catalane. Ce prix a été attribué à M. Ben Ali "en signe de considération pour le processus original (qu'il a) initié dans le sens de la modernisation sociale et économique et pour les réalisations accomplies sur la voie de développement démocratique et de la consolidation de l'Etat de droit", a-t-elle indiqué. Mme Pace a mentionné notamment la gratuité de l'enseignement pour tous les enfants en Tunisie, l'existence d'une classe moyenne représentant 80% de la population et un taux de pauvreté ramené à 4%, une "performance unique en son genre dans les pays émergents", a-t-elle noté. Elle a enfin précisé que le prix pour 2001 a été décerné par un jury présidé par M. Bandiera, dont l'association est affiliée à la Fédération internationale des Droits de l'Homme (FIDH). Les autorités tunisiennes, épinglées ces dernières années par des organisations internationales, dont la FIDH, défendent une "approche globale" des droits de l'Homme mettant en avant les volets sociaux et économiques. AFP |
|
C.R.L.D.H. Tunisie Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie |
|
FLASH – INFOS DU 2 MAI 2002 1. UNE MISE AU POINT DE MME HINA JILANI, REPRÉSENTANTE SPÉCIALE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SUR LES DÉFENSEURS DES DROITS DE L’HOMME 2. L’ATTENTAT DE DJERBA : LE PRESIDENT BEN ALI ANNONCE OFFICIELLEMENT, ONZE JOURS APRES LE DRAME, QUE L’HYPOTHESE MENSONGERE DE L’ACCIDENT EST DENUEE DE TOUT FONDEMENT. 3. LA GHRIBA ( SUITE) 4. LES LIMOGEAGES DE M’HAMED ALI GANZOUI ET ABDALLAH KAABI : LES FUSIBLES SAUTENT MAIS LES QUESTIONS DEMEURENT. 5. COMMUNIQUE DU CNLT . TUNIS LE 21 AVRIL 2002 6. COMMUNIQUE DE LA LTDH. TUNIS LE 19 AVRIL 2002 7. COMMUNIQUE COMMUN CONCERNAT LA CAMPAGNE DE DIFFAMATION CONTRE SIHEM BEN SEDRINE ET OMAR MESTIRI 8. LA SITUATION DU DETENU MOURAD EL BOUHANMI 9. SHARON DEFIE LES NATIONS UNIES ET POURSUIT SA POLITIQUE CRIMINELLE 10. SOLIDARITE AVEC BOCHRA BEL HAJ HAMIDA 11. BREVES … BREVES … BREVES 12. RENCONTRES ET DEBATS 13. LES ACTIVITES DU CRLDHT ( FIN MARS – FIN AVRIL 2002) 14. DERNIERE MINUTE. NATIONS UNIES HAUT COMMISSARIAT AUX DROITS DE L’HOMME UNITED NATIONSHIGH COMMISSIONER FOR HUMAN RIGHTS Téléfax: (4122)-41-22-917-9222 Télégrammes: UNATIONS, GENEVE Téléx: 41 29 62 Téléphone: (4122)-41-22-917-9006 Internet www.unhchr.ch E-mail: manstett.hchr@unog.ch Address: Palais des Nations CH1211 GENEVE 10 24 avril 2002 Monsieur, Je me permets de m’adresser à vous en référence au communiqué de presse du Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme en Tunisie (CRLDHT) en date du 20 avril 2002. Dans ce communiqué, votre organisation indique que lors de la réunion du 17 avril 2002 organisée à Genève par l’Observatoire International pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme, j’aurai réagi publiquement à l’intervention d’ONG tunisiennes présentes dans la salle. Il est mentionné que j’aurai “pris la parole pour déplorer la persistance de ce type de comportements intolérants, peu convaincants et contre-productifs adoptés systématiquement par des personnes dont le seul objectif est d’essayer de perturber les réunions’. Je tiens à vous préciser que si je suis intervenue sur divers sujets relatifs aux défenseurs des droits de l’homme dans le monde, à aucun moment je me suis prononcée sur le comportement des ONG tunisiennes présentes dans la salle et n’ai par conséquent pris aucune position publique quant à leur intervention. Par conséquent, je vous saurai gré de bien vouloir procéder à la publication d’un autre communiqué public rectifiant les informations selon lesquelles j’ai fait de telles déclarations. Je vous remercie d’avance pour votre coopération et vous prie de bien vouloir adresser copie de cette rectification à mon assistante Melle Martine Anstett (tel : + 41 22 917 91 10 / fax : +41 22 917 90 03). Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs. Hina Jilani Représentante spéciale du Secrétaire Général sur les défenseurs des droits de l’homme M. Kamel Jendoubi, Président Comité pour le respect des libertés et des droits de l'homme en Tunisie (CRLDHT) 21 ter rue Voltaire F-75011 Paris 2. L’ATTENTAT DE DJERBA : LE PRESIDENT BEN ALI ANNONCE OFFICIELLEMENT, ONZE JOURS APRES LE DRAME, QUE L’HYPOTHESE MENSONGERE DE L’ACCIDENT EST DENUEE DE TOUT FONDEMENT. Il aura donc fallu onze jours de tergiversations, de rumeurs, de versions officielles insensées et de pressions allemandes pour que le Président de l’Etat – RCD accepte enfin, de se débarrasser de la thèse affirmant, contre toute évidence que l’explosion de Ghriba n’était qu’un dramatique accident. Le ban et l’arrière ban des “ communicateurs ” du palais de Carthage et du ministère tunisien de l’intérieur avaient ainsi été mobilisés pour tenter d’accréditer l’invraisemblable thèse de l’accident accompagnée par le “ ménage ” visant à dissimuler les traces de l’attentat et par les propos lénifiants destinés à rassurer les “ tours – opérator ”. Au nombre de ces inénarrables prestations, on retiendra celle du ministre du tourisme Mondher Znaïdi, dont les commentaires tragi-comiques ont constitué un défi à l’intelligence et à la morale, celle de l’ambassadrice à Paris qui a multiplié les “ gaffes ” et les “ bavures ” et enfin celle de ce plumitif, délateur qui, une fois de plus s’est présenté dans un quotidien français du matin, comme “ philosophe et islamologue ” pour tenter de défendre à tout prix le régime du RCD qu’il a naguère (1990-1998) honnis en des termes procédant d’un dangereux délire obsessionnel, névrotique et d’un philo – islamisme sonnant et trébuchant. Nous ne reviendrons pas sur ces tristes épisodes qui ont terni l’image de notre pays, confirmant le peu de cas que le régime du Président Ben Ali fait des notions de transparence et de loyauté. Comme l’ont relevé les associations autonomes tunisiennes dans un communiqué commun (cf. ci-joint) “ce choix de la désinformation dénote le mépris affiché par les autorités tunisiennes pour le citoyen et pour son droit à une information objective, crédible et libre ”. Ce communiqué commun dénonce, par ailleurs, “ toute forme d’amalgames entre le projet politique sioniste qu’elles réprouvent et la religion juive ”. Dans le même temps le CNLT (cf. ci-joint) a condamné “ cet acte barbare contre un lieu de culte qui fait partie du patrimoine historique de la Tunisie ” et s’insurgeant “ la lamentable gestion de ce douloureux événement par les autorités publiques tunisiennes tant sur le plan médiatique que sécuritaire ”. La LTDH a , affirmé de son coté “ sa condamnation ferme et sans réserve de cet attentat ainsi que son rejet de tout amalgame entre cet attentat et la lutte légitime du peuple palestinien ” elle a aussi rappelé “ ses prises de positions constantes qui s’élèvent contre tout amalgame entre l’entité sioniste en Palestine et les juifs en particulier les juifs tunisiens, citoyens à part entière ayant les mêmes droits et devoirs que tout concitoyens musulmans ”, La LTDH a enfin dénoncé “ la manière dont les autorités tunisiennes ont géré cet événement et en particulier la désinformation outrancière ”. Le CRLDHT se félicite de ces prises de positions qui honorent leurs auteurs et la Tunisie. Elles procèdent des mêmes références et des mêmes principes qui nous ont conduit depuis le 11 avril (et avant même que les gouvernements allemand ou israélien parlent d’attentat ” à réagir en stigmatisant les inspirateurs et les auteurs de cet attentat qui ne sert ni la cause du peuple palestinien soumis à une offensive meurtrière et barbare, ni les intérêts moraux et matériels de la Tunisie et de son peuple. Alors que l’enquête, en Allemagne, avance prudemment révélant toutefois, des indices et des connexions pour le moins préoccupantes, la propagande tunisienne si discrète durant onze jours, redresse la tête, amorçant une inquiétante dérive. Outre le fait de tenter d’impliquer, à tout prix le mouvement politique islamiste “ En-Nahdha ” qui a clairement dénoncé l’attentat, la justice tunisienne instrumentalisée vient de confirmer (le 18 avril) devant la cour de cassation les lourdes peines auxquelles avaient été condamnés devant le tribunal militaire de Tunis Béchir Ben Zayed, Mounir Ghaïth et Abdelbasset Dali impliqués dans la création d'un groupe dit "“ Ahl Al Sunna Wal Jamaa ” liés, selon l’accusation, à l’ancien régime des talibans. Le 1er a été condamné a 10 ans de prison ferme, les deux autres à huit ans alors que 32 inculpés étaient condamnés à 20 ans de prison ferme par contumace. Une fois de plus, les conditions de déroulement des procès en 1ère instance et en cassation n’auront pas permis de faire la part des griefs et des crimes reprochés et confirmés et celle de l’instrumentalisation à des fins de démonstration de “ la volonté éradicatrice ” des autorités tunisiennes. Ces dernières sont, en tous cas, embarrassées par les informations diffusées dimanche 21 avril sur la découverte de réseaux islamistes infiltrant les services de sécurités tunisiens entre Sfax et Zarzis. Une trentaine d’arrestations auraient eu lieu et les tardives dénégations officielles ont d’autant moins convaincus qu’elles procédaient d’une gène évidente. Aussi convient-il d’accueillir avec prudence les accusations selon lesquelles l’oncle de Nizar Naouar, le présumé auteur de l’attentat de la Ghriba, serait complice de ce dernier. Interpellé et “ interrogé ” dans les conditions que l’on peut deviner, ce dernier, pourrait être compromis, tout comme il pourrait n’avoir rien à se reprocher, sinon le fait d’avoir autorisé son neveu à utiliser son téléphone portable pour passer le fameux coup de fil de la matinée du 11 avril vers l’Allemagne à un certain Christian G. (de Duisbourg) soupçonné par les autorités allemandes d’être un activiste islamiste radical en relation avec la fameuse cellule de Hambourg découverte prés le 11 septembre 2001. Interrogé, ce suspect a été mis en mis en liberté provisoire sous contrôle judiciaire et l’enquête a, semble-t-il, confirmé qu’il a eu l’occasion de rencontrer Nizar Naouar à Peshawar (au Pakistan) il y a quelques mois. C’est sur cette base que M Otto Schily, le ministre allemand de l’intérieur, a estimé “ que de nouveaux détails extrêmement intéressants pour la progression de l’enquête (...) peuvent être de nature à éclaircir les causes de cet acte criminel ”. A sa sortie de l’entrevue avec le Président Ben Ali, le ministre de l’intérieur allemand a qualifié cet entretien de “ constructif ”, ajoutant que “ les deux parties avaient convenu d’échanger toutes informations ou données susceptibles de faire progresser l’enquête ”. Nul doute que M Ben Ali qui fut durant plus de vingt ans un policier d’une redoutable efficacité, a suivi de prés les investigations en cours car, comme le note l’adage populaire “ chassez le naturel, il revient au galop ”. 3. LA GHRIBA ( SUITE) Deux autres citoyens allemands sont décédés des suites de leurs blessures. Le bilan de cet attentat criminel s’est alourdi : 18 morts dont 13 allemands, un français, un franco-tunisien et 3 tunisiens. Après avoir fait sauter deux principaux « fusibles » de l’appareil sécuritaire de l’Etat-RCD, le président Ben Ali et ses conseillers ont lancé une opération de « communication » et d’exorcisme qui n’a guère effacé ni les effets néfastes de la tragédie , ni le lamentable spectacle de dénégation et de contre-information du 11 au 23 avril 2002 ( cf. à titre d’exemple la scandaleuses et ridicule intervention de l’ambassadeur de Tunisie à Genève Hatem Ben Salem), ni enfin la lancinante question de l’échec de la politique du tout sécuritaire et de la répression de toute initiative de solidarité autonome avec le peuple palestinien.. Le contre feu mis en place à l’occasion du pèlerinage juif de la Ghriba n’a pas permis, et cela était prévisible, de faire comme si l’attentat n’avait pas eu lieu en dépit des efforts consentis pour susciter l’engagement d’un nombre significatif de pèlerins et du zèle des animateurs de la communauté juive de Jerba ainsi que l’activité courtisane et partisane du président de la fédération des associations juives de Tunisie dont nul n’ignore les relations avec le quartier général des barbouzes de l’Etat RCD à Paris ( centre Botzaris). Une vingtaine de personnalités françaises liées au RCD ont été invitées pour manifester « leur appui au président Ben Ali » ( sic) et au fait louable que « la Tunisie a toujours été et restera le pays de la tolérance et du respect des droits de l’homme ». Dans le même temps , le numéro du quotidien français « Le Monde » daté du 30 avril 2002 n’a pas été mis en vente en Tunisie en raison de la publication d’un article de Catherine Simon intitulé « La communauté juive de Tunisie note une continuité dans des actes antisémites : ls synagogue de Ghriba n’est pas la prmière cible des violences ». De même que n’a pas été mise en vente la presse allemande qui a consacré des articles critiques et édifiants à l’attentat de la Ghriba et aux dénégations officielles tunisiennes ( cf. notamment l’article publié par Alex Veriel au journal allemand Frankfurter Rundeschau, traduit en français par Omar Khayyam et relayé par Tunisnews du 28 avril 2002) 4. LES LIMOGEAGES DE M’HAMED ALI GANZOUI ET ABDALLAH KAABI : LES FUSIBLES SAUTENT MAIS LES QUESTIONS DEMEURENT. 18 jours après l’attenta de la Ghriba , le président Ben Ali a limogé le ministre de l’intérieur, Abdallah Kaabi et le « patron » de la police , le tortionnaire M’hamed Ali Ganzoui. L’appareil sécuritaire est ainsi mis en cause en réplique à l’attentat de Jerba mais aussi à la question, non démentie, de l’existence d’une infiltration des services de police de la région de Zarsis ( sud tunisien) . L’hebdomadaire français « Le journal du dimanche » en avait fait état dans son édition du 26 avril 2002. Le quotidien français « Le Monde » a consacré au remaniement un article intéressant ( mercredi 30 avril 2002). Une seule omission, toutefois, : deux fusibles ont sauté, mais la troisième très influente à Carthage n’a pas été touché. Il s’agit de Abdelwahab Abdallah exécutant zélé du chef de l’Etat-RCD, dont le rôle a été décisif dans l’écho lamentable de la ridicule et honteuse opération de dénégation et de désinformation lancée après l’attentat de la Ghriba. Les limogés ont été remplacés par Hédi Mhenni comme ministre de l’intérieur et surtout par le général du corps d’armée Hédi Belhacine, officier de commandos parachutistes originaire de Ras Jebal, ancien patron (après Ben Ali) de la sécurité militaire et entre juin 2000 et décembre 2001 chef d’état major de l’armée de terre. 5. COMMUNIQUE DU CNLT . TUNIS LE 21 AVRIL 2002 Une justice instrumentalisée pour des règlements de compte politiques Publié dans Le N° 704 du 22.04.2002 de TUNISNEWS 6. COMMUNIQUE DE LA LTDH. TUNIS LE 19 AVRIL 2002 Communiqué (traduit de l'Arabe ) Publié dans Le N° 705 du 23.04.2002 de TUNISNEWS 7.COMMUNIQUE COMMUN CONCERNAT LA CAMPAGNE DE DIFFAMATION CONTRE SIHEM BEN SEDRINE ET OMAR MESTIRI Publié dans Le N° 703 du 21.04.2002 de TUNISNEWS 8. LA SITUATION DU DETENU MOURAD EL BOUHANMI Selon une information de “ Quds-Press ” qui se réfère à des sources autorisées de juristes et défenseurs tunisiens des droits Humains, l’état de santé du détenu Mourad El Boughanmi suscite de très vive inquiétudes. En grève de la faim depuis prés d’un mois, en raison du manque de soins auxquels il est confronté, ce détenu réclame son élargissement. La dégradation de rave de son état de santé estconfirmé par son avocat M° Nouri et par la comité international de soutien aux prisonniers politiques en Tunisie dont le siège est à Londres. Le CRLDHT s’associe à la campagne d’information sur la situation de Mourad El Boughanmi avant qu’il ne soit trop tard 9. SHARON DEFIE LES NATIONS UNIES ET POURSUIT SA POLITIQUE CRIMINELLE Après le refus opposé à Madame Mary Robinson, Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, de mener la mission en Palestine décidée par la 58eme session de la Commission des droits de l’homme, le gouvernement Sharon a fini par récuser la réalisation de la mission d’enquête décidée par le Conseil de sécurité sur la répression menée dans le camp de Jenine. Le gouvernement Sharon continue ainsi de défier, avec l’assentiment de Washington, les Nations Unies. Dans une interview accordée à RFI le 1er mai 2002, le porte-parole de l’UNRWA apporte pourtant un terrible témoignage sur les massacres de Jenine. Dans le même temps les tergiversations et les pressions continuent concernant la situation du Président de l’Autorité palestinienne confiné dans sin QG de Ramallah dans des conditions inhumaines, alors que la situation à Bethlehem ainsi qu’à Gaza se dégrade dangereusement et que Hébron est à son tour occupée brutalement par l’armée israélienne. Le bilan de la répression de cinq semaines écoulées est effroyable : plusieurs milliers de morts, de détenues et de disparus, des milliers de blessés, des actes de vandalisme d’une brutalité inouïe et une répression sanglante à laquelle Washington oppose une indifférence coupable. Aussi le développement de la solidarité sous toutes ses formes est-elle plus que jamais nécessaires et urgente. 10. SOLIDARITE AVEC BOCHRA BEL HAJ HAMIDA Ancienne présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates ( ATFD), notre amie Maître Bochra Bel Haj Hamida a publié une émouvante et courageuse tribune dans le numéro de l’hebdomadaire « Réalités » de la fin avril sous le titre « Touche pas à mon juif ». Cet article repris par Tunisnews et relayé par la FTCR ( Fédération des tunisiens pour une citoyenneté des deux rives) honore le combat anti-raciste des militantes et des militants tunisiens défenseurs des droits de l’homme, de la cause de la paix et du peuple palestinien. Cela lui a valu l’amorce d’une campagne odieuse et calomniatrice de la presse de caniveau liée aux officines de la police tunisienne, notamment « Ech chourouk » qui l’a entre autre qualifié «d’immigrée de l’intérieur » ( Cf. le Monde du 30 avril 2002). La palme de la crapulerie est, toutefois, réservée à un avocat dont les obédiences idéologiques mais aussi policière sont notoires, un dénommé Akremi qui a publié dans le quotidien « Ech Chourouk » une ignoble philippique contre notre amie Bochra Bel Haj Hamida l’accusant en particulier de collusion avec Israël (alors que les positions de l’intéressée et de l’ATFD sont irréprochables s’agissant de la solidarité avec le peuple palestinien) et s’interrogeant sur les raisons de la publication de la tribune de Maître Bochra Bel Haj Hamida qui aurait, selon ce mercenaire de la plume, se contenter de mettre « sa profession de foi » sous enveloppe et « l’envoyer à qui l’on sait » , visant bien évidemment et de façon lâchement implicite, les dirigeants sionistes israéliens. Triste personnage indigne de porter la robe qui symbolise le combat pour l’état de droit et des libertés. 11. BREVES … BREVES … BREVES 1. Entretien de Maître Ahmed Nejib Chabbi, secrétaire général du Parti démocrate progressiste ( PDP) au quotient belge « Le Soir ». Titre : Tunisie , un congrès le 12 mars contre le référendum de Ben Ali . Le pouvoir perd sa base populaire http:://www.lesoir.be/articles/a_0269a8.asp. 2. Infos express de la LTDH a. Appel de Mme Myriam Boughanmi mère de Mourad Boughanmi prisonnier d’opinion . téléphone : 0021671503838 b. Mauvais traitement de M. Asli Abdel Baki prisonnier de droit commun c. La LTDH tient son conseil national le 22 avril 2004 d. Message de Maître Mokhtra Trifi, président de la LTDH, au Président Yasser Arafat. e. Journée de deuil en mémoire des victimes palestiniennes organisée par la section tunisienne d’Amnesty international, l’ATFD, la LTDH à la salle « EL théatro » le samedi 27 avril 2002. f. Le tribunal de première instance de Médenine a prononcé le 17 avril 2002 ses verdicts dans l’affaire 2666 des participants aux manifestations de solidarité avec le peuple palestinien à Ben Guerdane ( extrême sud : Lashar Felit, Kaïs Chaabani, Walid Somii, Abdallah Tina et belgacem Thabet : 4 mois de prison avec surcis. g. Une réunion du CNLT devait se tenir le vendredi 26 avril 2002 au local du CNLT a été interdite par la police. h. la LTDH organise le vendredi 3 ami 2002 au local de la ligue une conférence-débat du professeur Yadh Ben Achour sur le thème « les amendements de la constitution et l’avenir de la République en Tunisie » i. Action urgente d’Amnesty international ( AI index MDE 30/008/2002 du 24 avril 2002) concernant Mourad Boughanmi, Madher Béjaoui, Jalel Mabrouk, Mohamed Hedi Khedimi, Tawfiq Ben Fraj Fatnassi. 12. RENCONTRES ET DEBATS . 1. Le CRLDHT organise une réunion d’information et d’échanges le jeudi 2 mai de 20h à 23h au FIAP( salle Bertin) 30 rue Cabanis 75014 Paris Métro Glacière. Cette première réunion constituera le prélude à notre meeting-débat qui se tiendra le 18 mai 2002. « CONTRE « LA REFORME CONSTITUTIONNELLE » ET LE REFERENDUM PROPOSES : Pour le droit à une alternance démocratique et pacifique. Pour la transparence et l'exercice effectif du pluralisme. Pour le respect des libertés individuelles et collectives. Pour une amnistie générale de toutes les victimes de la répression en Tunisie. » 2. le 3 mai 2002, l’ACAT Paris V, organise une rencontre avec le professeur Mohamed Talbi et Mme Gwendoline Tarczyk autour de l’important livre de Mohamed Talbi « Penseur en Islam : un intellectuel musulman dans la Tunisie de Ben Ali ».Tél : 0147074909) 3. Mardi 14 mai 2002 , les éditions l’Harmatan organisent un débat autour du livre coordonné par Olfa Lamloum et Bernard Ravenel « la Tunisie de Ben Ali : la société contre le régime « ( Collections : les cahiers de Confluences). Salle Chaptal, 4 place de Saint germain des prés 75006 Paris. 13. LES ACTIVITES DU CRLDHT ( FIN MARS – FIN AVRIL 2002) · 29 mars 2002 : Flash Infos ( Palestine ; CNLT ; mort du défunt Abdelwahab Bousaa ; préoccupations sur l’état de santé de Jalel Ben Abdelsamel Mabrouk). · 2 avril 2002 : communiqué sur le décès en détention de Lakhdar Ben Hacine Zebiri. · 3 avril 2002 : conférence de presse au Sénat à Paris à l’initiative du sénateur M.Robert Bret et du CRLDHT. · 3 avril 2002 : relais du communiqué de presse des délégations internationales présentes dans le camp des réfugiés palestiniens. · 9 avril 2002 : communiqué « les rendez-vous d’avril/mai , solidarité avec la Palestine . préparatifs à la caravane des droits de l’homme au Maghreb ; Forum civil de Valence) · 11 avril 2002 : Flash-infos : Palestine ; la répression en Tunisie ; réplique à un article publié dans le Figaro ; Philippe Seguin , courtisan à Carthage… · 11 avril 2002 : communiqué sur l’attenta de la Ghriba à Jerba. · 14 avril 2002 : communiqué : Palestine ; la Ghriba (suite). · 15 avril 2002 : communiqué sur la mort de Tarek Amami suivi d’une mise au point le 17 avril. · 16 avril 2002 : communiqué sur l’attenta de la Ghriba · 20 avril 2002 : rencontre-débat avec Tawfik Ben Brik – l’écriture, arme de combat pour les libertés. 14. DERNIERE MINUTE : Un hélicoptère de l’armée s’écrase dans la région de Mjez El bab ( nord ouest). Mardi 30 avril 2002, l’agence TAP annonce qu’un « accident tragique a fait plusieurs victimes parmi les passagers de l’hélicoptère ». Mercredi 1 mai 2002, l’AFP annonce la mort de 13 officiers parmi lesquels le général Abdelaziz Skik, chef de l’état major de l’armée. Paris, le 2 mai 2002. |
|
FLASH INFOS |
|
Les ambitions de «Hannibal lease» L'une des dernières entreprises à vu le jour dans le secteur du leasing, Hannibal Lease, est en train de s'imposer dans un marché en pleine croissance dirigée par M. Hachemi Djilani (fils de Hédi Jilani), cette entreprise développe une grande capacité d'écoute et de disponibilité vis-à-vis de la clientèle avec une stratégie basée sur le travail rapide et bien fait.(Source: Le Quotidien du 3 mai 2002, d’aprés le portail Babelweb) Attention : Général abdelaziz Skik était un ..INTELLO!! In 1991 Tunisian and Algerian military liaison officers contributed to the UN Advance Mission in Cambodia (UNAMIC). Since 1991, Tunisia has also contributed military and civilian police to UNTAC. Colonel-Major Abdelaziz Skik, Director of the Tunisian National Defence Institute, led the Tunisian military contingent in Cambodia.See UNDPI, op. cit. in note 29, pp. 452 and 481. (Source : http://www.iss-eu.org/chaillot/chai35e.html#N_76_) |
|
تونس: تراجع المشاركة اليهودية في احتفالات كنيس جربة |
|
تونس - الحياة - غادرت غالبية المشاركين في الطقوس السنوية التي أقيمت في الكنيس اليهودي الغريبة في جزيرة جربة تونس امس، وسط اجراءات أمنية مشددة، في اعقاب التفجير الذي استهدف الكنيس في 11 الشهر الماضي وأدي الي مقتل 17 شخصاً، بينهم 11 المانياً. (المصدر : صحيفة الحياة اللندنية ليوم 2 ماي 2002) |
|
F.T.C.R
Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives |
|
Faire barrage à l’islamophobie rampante
La F.T.C.R (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives) exprime sa consternation et condamne avec force les agressions qui ne cessent de se multiplier contre les lieux de cultes musulmans (La Marne, Languedoc-Roussillon, Nord-Pas-de-Calais, Pyrénées Orientales, le Gard, le Nord, Ile de France..). C’est un signe inquiétant. Paris le 3 mai 2002. |
|
Tunisie. | ||
|
Conçue pour désengorger le secteur public, la réforme de l'assurance maladie provoque un tollé chez les praticiens. Par Cherchez l'erreur : les médecins tunisiens n'ont cessé de réclamer une refonte d'un système d'indemnisation des malades vieux de quarante ans. Mais, au moment où les contours de celle-ci se dessinent enfin, ils sont pris d'un mouvement de colère. La réforme de l'assurance maladie, en chantier depuis sept ans maintenant, achoppe sur la question du statut du médecin généraliste. La corporation, inquiète, se demande à quelle sauce elle va être mangée. Elle s'organise. Manifeste. La rupture entre le ministère des Affaires sociales (qui pilote la négociation) et l'intersyndicale des professionnels libéraux de santé semble consommée. Courant mai, les blouses blanches devraient exprimer leur mécontentement au Palais des expositions du Kram, dans la proche banlieue de Tunis. « Nous espérons au moins 3 000 participants, explique un animateur de l'intersyndicale. En mars 2000 et en avril 2001, nous avions organisé des réunions publiques pour sensibiliser nos confrères aux enjeux d'une réforme essentielle pour l'avenir de la profession, et l'affluence avait été au rendez-vous. Le forum du Kram devrait être le point d'orgue de la mobilisation. » Retour sur un rendez-vous en passe d'être manqué entre gouvernement et professionnels de la santé. En 1995, l'annonce par le président Zine el-Abidine Ben Ali de sa volonté de démocratiser l'accès aux soins provoque la satisfaction des praticiens. Ils n'ont eu de cesse, en effet, de déplorer la médecine à deux vitesses qui a insidieusement fini par se mettre en place dans le pays. La bourgeoisie et la classe moyenne « supérieure » (environ deux millions de personnes, sur les dix que compte la Tunisie) consultent, à ses frais, dans le privé. Mais, pour le reste de la population, c'est le public sinon rien. Prise en charge individualisée et rapide, libre choix du médecin, confidentialité, confort, d'un côté ; files d'attentes interminables, conditions d'accueil franchement médiocres et promiscuité de l'autre : il n'y a pas photo ! Mais il ne faut pas noircir le tableau : le bilan de plus de quarante ans d'action sanitaire reste remarquable, et les performances de la Tunisie dans ce domaine sont dignes d'éloges. L'espérance de vie a été portée à 72 ans, le taux de mortalité infantile abaissé à 24 pour mille, les maladies endémiques ont été éradiquées. Le pays n'a jamais lésiné sur les moyens. Il s'est doté de facultés de médecine, d'hôpitaux et de dispensaires. L'État a pris en charge les plus démunis, qui sont soignés gratuitement dans les structures hospitalières. Des régimes de sécurité sociale, obligatoires pour les fonctionnaires et pour les salariés, ont été créés. Mais obligation a été faite à l'assuré social de passer par l'hôpital, le dispensaire ou la clinique du secteur parapublic (CNSS) pour bénéficier de la gratuité des soins. Les consultations dans le privé, auprès d'un généraliste ou d'un spécialiste, et les hospitalisations en clinique sont en revanche à la charge du patient. Sauf s'il dispose d'une mutuelle ou d'une assurance santé complémentaire (un privilège réservé aux plus riches et aux salariés de quelques grandes entreprises nationales). Avec le temps, des perfectionnements ont été apportés, des dérogations introduites (pour les dialyses par exemple), mais la philosophie globale du système d'indemnisation est restée inchangée. Conséquence : l'hôpital a fini par crouler sous l'afflux de malades. Il est maintenant au bord de l'asphyxie (voir encadré p. 86). Son budget n'étant pas extensible, il ne peut titulariser que 20 % à 30 % des six cents nouveaux médecins qui se déversent chaque année sur le marché du travail. Les autres, faute de débouchés, se dirigent vers le privé, et éprouvent les pires difficultés à se constituer une clientèle. Le président Ben Ali a donc décidé de lancer la réforme de l'assurance maladie. Avec une priorité : étendre la couverture des assurés sociaux et instaurer une vraie complémentarité entre les secteurs public et privé. Les affiliés pourront, au terme de la réforme, aller consulter dans le privé les médecins conventionnés, et se faire rembourser. Une révolution sociale ! Terminée, l'exaspération dans les salles d'attente des hôpitaux qui, mécaniquement, se désengorgeront. Les assurés passeront la porte du médecin de ville sans avoir à faire de sacrifices. Cette réforme va « changer la vie ». Elle va aussi coûter très cher. Pour la financer, il faudra augmenter les recettes. Un accord à été trouvé avec les partenaires sociaux, l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) et l'Utica (le patronat). Trois cents millions de dinars supplémentaires seront injectés par les caisses (voir éclairage). Les cotisations des assurés seront portées à 6,75 % de la masse salariale - contre 4,5 % actuellement. « Un taux suffisant pour couvrir le coût de la réforme, assurent les technocrates. Et, si des déficits apparaissent, ce sera aux caisses et au citoyen de les combler, pas à l'État. » L'amélioration de la couverture provoquera néanmoins un appel d'air et, inévitablement, une explosion des dépenses. C'est la hantise des gestionnaires publics, guère enthousiasmés par le projet présidentiel. Extraits, significatifs, de ce que l'on pouvait entendre lors de la dernière réunion de l'intersyndicale des professions de santé : « Les gens censés piloter la réforme n'ont cessé d'agiter l'épouvantail français, en parlant de déficits abyssaux de la sécurité sociale. Ils ont d'abord bouclé le volet financier avec les partenaires sociaux, et imaginé un dispositif de maîtrise des coûts très coercitif pour les médecins. Ils ont tenté de nous imposer leur vision des choses, n'hésitant pas à toucher aux fondements de la forme libérale de l'exercice médical. » La grogne des médecins s'explique par les modalités du projet esquissé et défendu par le ministère des Affaires sociales. Il s'agence autour de la notion de « médecin généraliste capité » : l'assuré, en début d'année, choisit un généraliste auquel lui et ses ayants droit feront appel aussi souvent que nécessaire. Ce médecin le soignera ou le dirigera vers un spécialiste. Le patient ne pourra plus, à de rares exceptions près (gynécologie, ophtalmologie), décider de son propre chef de consulter un spécialiste. Ou alors il ne sera pas remboursé. Ce système organise une filière de soins et met un frein au nomadisme médical. Il est économe des deniers publics. Le médecin capité est payé au forfait, par les caisses ou par l'État. Que le malade le consulte une fois ou cent fois dans l'année, il percevra la même somme. Le dispositif va engendrer une clientèle solvable pour le privé, y compris dans les villages reculés, et incitera les médecins, en particulier les jeunes, à s'installer en dehors des grandes villes, où les besoins sont pourvus. Mais il est assorti de mesures coercitives qui inquiètent les professionnels. L'activité des médecins conventionnés sera passée au crible. Si on constate que tel ou tel praticien a « surprescrit », des contrôles pourront être réalisés par l'administration des caisses (via les médecins-contrôleurs). Des références médicales opposables (RMO), des chartes de bonne pratique indiquant les médicaments à recommander pour chaque maladie seront élaborées. Des contrôles pourront être effectués, avec possibilité de sanctions qui, dans les cas extrêmes, pourront aller jusqu'au déconventionnement autoritaire. De tout cela, assimilé à une fonctionnarisation et à une mise sous tutelle de la profession par l'administration, les médecins tunisiens, jaloux de leur indépendance, ne veulent pas entendre parler. « L'indispensable maîtrise des coûts ne justifie pas que l'on transige sur les grands principes, affirme Mondher Chaabouni, le président du Conseil de l'ordre. Indépendance rime avec qualité des soins. Le patient sait qu'on l'examinera et qu'on lui prescrira ce qui est nécessaire à son rétablissement. C'est le socle de la relation de confiance. Le médecin soigne en conscience, il n'a pas à se demander si ce qu'il fera plaira ou non à l'administration. » La notion de « capitation » heurte des médecins habitués à être payés à l'acte. Ils exigent un remboursement à l'acte. Une revendication catégorielle mais légitime, s'agissant de leur gagne-pain. Surtout qu'à aucun moment le montant du forfait alloué par malade n'a été précisé. Interrogé, Mohamed Chaabane, l'architecte de la réforme controversée, explique : « Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs, le prix du forfait est un détail qui se négociera quand un terrain d'entente aura été trouvé. Pour l'instant, les médecins sont en désaccord avec la notion de capitation. On ne peut pas encore entrer dans les détails. » Hedi M'henni, le ministre des Affaires sociales, assure : « Ils ne seront pas perdants. » Manifestement, cela n'a pas suffi à apaiser les craintes. « Nous comprenons la capitation comme un instrument au service de la maîtrise des coûts, confie un syndicaliste médical. Ce système va enfermer le praticien privé dans un carcan et le placer à la merci de l'administration qui, avec le système des RMO, va s'arroger un droit de regard sur ses prescriptions. C'est une entrave à la liberté du médecin et, avec l'épée de Damoclès du déconventionnement, il risque de se transformer en fonctionnaire docile. Adieu l'indépendance. Car où sont les garanties ? Qui jugera du laxisme d'une ordonnance ? Que deviendra le secret professionnel ? » La peur du gendarme, qui gangrène toute la société tunisienne, commence à contaminer le corps médical. En privé, des figures de la profession ne cachent pas leur malaise : « Nos réticences sont compréhensibles. En Grande-Bretagne, en France, on pourrait se satisfaire de promesses et de garanties écrites. Ici, malheureusement, non. Peut-on signer un chèque en blanc à l'administration, juge et partie ? » Les spécialistes qui continueront à être payés à l'acte partagent les craintes de leurs confrères généralistes. « Est-il normal qu'un professeur ou un agrégé qui a derrière lui vingt ans de pratique, puisse se faire remonter les bretelles par le premier contrôleur venu ? s'emporte un psychiatre. Nous connaissons notre métier quand même ! À l'hôpital, il ne vient à l'esprit de personne de contester les décisions du staff d'un chef de service, pourquoi en irait-il autrement dans le privé ? » Les médecins, manifestement, n'ont pas envie de se laisser faire. Dentistes, pharmaciens et biologistes sont solidaires. Une première. « Jusqu'à présent, les différentes professions de santé avançaient en ordre dispersé, note le docteur Jilani Daboussi, président de la fédération des cliniques. Là, l'intersyndicale témoigne de l'existence d'un front uni. Il montre l'irritation face à un projet mal ficelé et à une conception étriquée de la concertation sociale. On ne négocie pas le couteau sous la gorge, quand c'est à prendre ou à laisser. » Malgré les protestations de bonne foi du ministre des Affaires sociales (voir Confidences), un mur de défiance sépare les médecins des technocrates. Pour sortir de l'impasse, l'intersyndicale en a appelé à l'arbitrage du Premier ministre. « Nous ne demandons pas la lune, se justifie le docteur Daboussi. Pourquoi se crisper autour de la question de la capitation ? Parmi d'autres, j'ai pensé, au départ, qu'il s'agissait d'une bonne chose, mais j'ai constaté et l'opposition de la base et celle des patients, attachés au principe du libre choix. Le coût de la médecine libérale représente à peine 8 % à 9 % du total des dépenses de santé. C'est une goutte d'eau comparée aux postes hospitalisation ou médicament. Faut-il prendre le risque de braquer toute une profession et, ce faisant, de compromettre la réussite d'une réforme appelée de ses voeux par l'ensemble des intervenants, et profitable au citoyen ? » Les médecins recommandent d'explorer d'autres voies que la capitation. Certains plaident pour la négociation de tarifs raisonnables, et notent que porter le niveau de remboursement à un taux de 30 % ou 40 % constituerait déjà un progrès substantiel. Car il est actuellement proche de zéro pour les soins effectués dans le privé. La Tunisie n'a peut-être pas les moyens d'une réforme plus ambitieuse si les caisses se contentent d'intervenir à hauteur de 600 millions de dinars dans le financement de la sécurité sociale... Les professionnels de santé seront-ils entendus ? La concertation reprendra-t-elle dans un climat apaisé ? Une chose est sûre : un clash serait préjudiciable à tous. Les médecins forment (avec les avocats) une catégorie sociale influente et respectée, que les autorités n'ont sans doute aucune envie de s'aliéner. « Le président Ben Ali, qui a insisté, en été 2001, pour que les négociations se prolongent, est notre dernier recours », tente de se persuader un syndicaliste...
(Source: L'intelligent N°2155 du 29/04/2002 ) |
|
ÉCONOMIE : Tunisie |
|
Confidentiel Malgré la conjoncture, la Tunisie a osé se présenter sur le marché financier international pour un emprunt dit « global dollar » de 500 millions de dollars remboursable sur dix ans. L'engouement des investisseurs a été tel qu'elle s'est vu offrir 1 200 millions de dollars. La Banque centrale de Tunisie (BCT) a finalement opté pour la levée de 650 millions de dollars. Ce succès est d'autant plus remarquable que l'emprunt a bénéficié de conditions très avantageuses. Le taux d'intérêt est de 2,35 % au-dessus de celui du Trésor américain et de 1,75 % au-dessus du libor. « Actuellement, tout taux inférieur à libor + 2 % est considéré comme excellent pour un pays qui a un rating équivalent à celui de la Tunisie », commente un banquier. L'agence de notation internationale Standard & Poors a confirmé en décembre dernier sa note A-3 pour la dette extérieure de la Tunisie, qu'elle considère comme « stable ». La levée de 650 millions de dollars constitue un ballon d'oxygène pour la balance des paiements du pays affectée par la récession internationale et par les effets de la sécheresse qui touche le pays pour la quatrième année consécutive. (Source: L'intelligent N°2155 du 29/04/2002 ) |
|
Tunisie. |
|
Par Pas de chèque, pas de signature. Le 17 avril, le ministre tunisien des Communications, Ahmed Friaa, et Naguib Sawiris, le président d'Orascom, devaient signer le contrat octroyant à l'opérateur égyptien la deuxième licence de téléphonie mobile GSM. À la dernière minute et à la surprise générale, les responsables d'Orascom ont demandé un report. Le motif ? Le chèque n'était pas prêt. Orascom n'a pu réunir à temps les 227 millions de dollars qu'elle devait payer ce jour-là, soit la moitié de la somme qu'elle avait proposée pour obtenir la licence. Depuis, silence radio. Aucune nouvelle date n'a été fixée. Et l'on se demande même si elle le sera un jour. Une hypothèse que J.A.I (voir n° 2151) n'avait pas exclue en se demandant si Orascom disposait de suffisamment de liquidités pour payer la concession (454 millions de dollars soit 520,2 millions d'euros, dont la moitié exigible à la signature du contrat et l'autre moitié avant la fin de 2002), puis installer le réseau et mettre en place les équipes commerciales et de maintenance. Certes, la compagnie continue à faire la tournée des banques, mais ces dernières ne semblent pas prêtes à prendre des risques. Orascom souffre, depuis l'an dernier, d'une crise de liquidités, conséquence de son expansion en Afrique et au Moyen-Orient. Elle comptait se débarrasser de ses actifs en Afrique subsaharienne, où les marchés se sont révélés peu lucratifs, pour se replier sur l'Afrique du Nord. En février dernier, elle a réussi péniblement à lancer le réseau algérien « Djezzy GSM ». À Tunis, depuis qu'elle a remporté l'appel d'offres en mars, elle est seulement parvenue à mettre sur pied une entité juridique, Orascom Telecom Tunisie (OTT), dotée d'un capital de 100 000 dinars. Ce capital devait augmenter jusqu'à 300 millions de dinars au fur et à mesure que des partenaires tunisiens y entreraient. Mais, dans l'immédiat, ces partenaires, groupés autour d'une grande banque locale, ne peuvent lui être d'aucun secours. Le paiement des 454 millions de dollars doit se faire en devises et il est à la seule charge d'Orascom. Que va-t-il se passer si l'opérateur égyptien déclare forfait ? En toute logique, et conformément aux règles communément admises en matière d'appels d'offres, c'est la seconde offre qui devrait être acceptée, c'est-à-dire celle du koweïtien Wataniya Telecom. Ce dernier était prêt à débourser 504 millions de dollars, soit 50 millions de dollars de plus qu'Orascom, mais il avait été disqualifié parce qu'il ne remplissait pas toutes les conditions prévues par le cahier des charges. Il va sans dire que le troisième et dernier concurrent, l'espagnol Telefónica Moviles, veille au grain et ne laissera pas Wataniya l'emporter. Telefónica, qui avait offert 437 millions de dollars, devrait être pressentie. À moins qu'on ne retourne à la case départ... |
|
INDONESIA, TUNISIA, QATAR TO DEVELOP FERTILISER INDUSTRY |
|
JAKARTA, May 03, 2002 (AsiaPulse via COMTEX) -- Indonesia plans to work with Tunisia and Qatar to develop a compound fertilizer industry.
The agriculture ministry's agricultural production development director general Ato Suprapto said here Thursday a compound fertilizer producing company between Indonesia and Tunisia will be built in Indonesia, while a similar plant between Indonesia and Qatar will be constructed in Qatar, he said.
Ato said each of the compound fertilizer factories will need an investment of US$50 million and will have a production capacity ranging from 400,000 to 600,000 tons/year.
He added the consideration for the construction of a compound fertilizer in Qatar is the fact that natural gas in this Mideastern country is cheaper than in Indonesia, namely 0.60 dollar/MBTU (million British thermal unit), while in Indonesia it is priced at $1.3-1.5/MBTU.
Meanwhile, the agriculture ministry has asked the government to set the price of natural gas for the fertilizer industry at $1.3/MBTU, so that the market price of the commodity will amount to Rp1,100/kg.
He said the Indonesian state-owned fertilizer company Pupuk Sriwijaya (Pusri) will establish cooperation with Group Chimique Tunisian in conducting a feasibility study of the project, for which Tunisia will send a team to Indonesia in May or June 2002.
Pusri has four locations in mind, namely one in Java, two in Sumatra and another one in Kalimantan, said Ato who has visited the two countries recently.
With Qatar the cooperation will be with the Qatar Fertilizer Company which has produced a number of points of agreement, including a stipulation that 75 percent of the product will be absorbed by Indonesia and the rest for sale to the international market.
The construction of the two compound fertilizer plants, he said, will bring the number of similar industrial establishments in Indonesia to three, with Petrokimia Gresik already operating producing Ponska with a capacity of 300,000 tons/year.
He also said that Indonesia's fertilizer consumption reached 4,5 million tons of urea per year, 1,1 million tons of SP-36, 1 million tons of KCl and 400.000 tons of ZA.
As the national urea production reached 6,5 million tons, there is an overproduction for export, but still giving priority to domestic consumption.
He said farmers in Central Java and East Java appeared to prefer using urea, ranging 300 - 400 kg/ha, exceeding the set standard of 200 to 250 kg/ha.
The use of urea causes better appearance of the crops, the leaves are greener, the stems are more erect, but most of the beans are empty, he said.
Therefore the government encouraged the farmers to use compound fertilizer to boost the productivity of their crops by 1.5 - 2 tons/ha.
He said that the result of an experimental rice harvest in Karawang regency using well-balanced fertilizers resulted in a production increase from 6 tons to 9,47 tons per ha.
Ato also believed that if the national productivity would be raised from 4 to 6 tons per ha, Indonesia will have no need for imported rice to meet its domestic rice consumption.
(ANTARA, indonesian news agency)
(C) 2002 Asia Pulse Pte Ltd |
|
جزر سكانية فاخرة! |
|
د. محمد الناصر النفزاوي(*) لا تشبه مسألة التحرّر الفلسطيني مسائل التحرّر في مختلف البلدان العربية زمن ما سمّي بالحركات الاستقلالية السياسية. وحتي المقارنة بينها وبين الثورة الجزائرية، وهي أعنف ثورة عربية وأشرسها، لا تصحّ. فهي لم تعتبر منذ البداية فلسطينية بل عربية إن لم تكن إسلامية وبذلك حرمت لعقود طويلة من ولادة ونموّ طبيعيين. وعندما اعترف لها بالهوية الفلسطينية في الستينات كان ولاة أمرها قد أصيبوا في عمودهم الفقري من ناحية وكان العالم القاطر حضاريا يشهد ولادة حضارة جديدة. ومن هنا فبقدر ما كان العالم العربي يوغل في مسار التفتت ويتخلي عن محميّه الطفل بحجة حقه في تقرير المصير كانت إسرائيل القوية تزداد قوة باستفادتها استفادة مطلقة من الهيمنة الرأسمالية الأمريكية علي العالم. ماذا كان دور المثقفين العرب منذ السبعينات؟ قبل السبعينات كانت هناك إمكانية للتمييز بين المثقف من ناحية والسلطة من ناحية ثانية و الشارع من ناحية ثالثة وكان هناك ميل إلي نسبة نوع من التحالف بين الطرفين الأول والثالث تصديا لخطر متصوّر تمثله دولة الاستقلال التي جنحت في أكثر من حالة إلي الاكتفاء بالحلول محل الاستعمار أو ما يشبه الاستعمار في الهيمنة علي الحياة الاقتصادية وفي اعتبار الشعب طفلا قاصرا فكريّا. أما بداية من السبعينات فقد تآكل هذا التمييز وأصبح التداخل بين هذه الفئات كبيرا بل أصبح مما يشبه العبث رغم فورات الغضب الصادقة أو المفتعلة عند المثقفين والقائمين علي الدولة التمييز بينها. والأمثلة علي ذلك كثيرة نكتفي بواحد منها : فعندما يقود مسؤولو بلد عربي (وهم مثقفون) مسيرة شعبية ردّا علي المجازر الإسرائيلية في الضفة الغربية أفلا يظهرون في دور المثقف والسياسي ورجل الشارع في آن واحد؟ وعندما يقومون بجمع التبرعات أفلا يظهرون كذلك في المظاهر نفسها؟ إنني فيما يخصني وفيما يتصل بالأحداث الأخيرة في فلسطين متشائم كل التشاؤم. وأنا إذا كنت عل يقين من قيام دولة فلسطينية إن لم تحقق مبتغي كل الفلسطينيين فعليها وجوبا أن تحقق حضاريا ما لم تحققه دولة عربية أخري وعلي العرب أن يدعموها في ذلك تعويضا لما ارتكبوه في حقها من وصاية ثم ردّة فإنني أري أن أفضل مساعدة يمكن أن تقدّم في هذه الفترة للفلسطينيين (ولن أذكر الدعم المالي فهذا أمر لا يجب أن يتبجح به أحد) فهو تضييق الخناق (ولا أقول المقاطعة) علي المصالح الأمريكية الصهيونية التي لا تشمل علي مستوي التوريد قمح الفقراء مثلا ولكن تعني الإحجام عن استيراد أفضل المآكل والمشارب والمراكب والتي تعني علي مستوي التصدير التحول عن تصدير مئات المليارات من الدولارات إلي البنوك الأمريكية الصهيونية. هذه النقطة الأخيرة هي الأهم لأنها تطرح لبّ القضية في حقيقة الأمر إذ ألا تعتبر مقاطعة كثير من ممثلي المصالح الأمريكية الصهيونية مقاطعة لكثير من الذين يزعمون من العرب (حكاما ورجال أعمال ومثقفين) أن قضية فلسطين هي قضيتهم الأولي وأن ما عاشه سكان مخيم جنين إنما هو نسخة مطابقة للأصل لما عاشوه في جزرهم السكانية الفاخرة ؟ *مفكر من تونس (نقلا عن صحيفة القدس العربي ليوم 3 ماي 2002) |
|
مسرحية تونسية تبقي متفرجها معلقا على خطوط تماس مثيرة
«سفر» الحائزة جائزة مهرجان قرطاج عرضت في بيروت بعد جولات أوروبية وعربية |
|
بيروت: سوسن الأبطح ثمة اعمال مسرحية يتحتم على المتفرج ان يفهمها كي يتمتع بها، وأخرى تستوجب ان تبقى ملتبسة كي تؤدي دورها. والمتعة في الالتباس هي ميزة مسرحية «سفر» التونسية الحائزة جائزة مهرجان قرطاج، التي قدمت عرضها رقم 180 على خشبة «مسرح بيروت» ضمن نشاطات «مهرجان شمس» بعد جولات اوروبية وعربية اوصلتها الى العاصمة اللبنانية. والسفر بمفهوم المخرج سليم الصنهاجي، وشريكته في كتابة النص وممثلة احد الادوار الرئيسية صباح بوزويته، هو كسر شرس للواقع وبناء عالم جديد على انقاضه. انما اي عالم وكيف هي ملامحه؟ على المسرح يطالعك رجلان (نعمان حمده، الهادي عباس) يقولان عبا |