TUNISNEWS
6 ème année,
N° 2002 du 13.11.2005
الرابطة التونسية للدفاع عن
حقـوق الإنسـان: السلطة تتلاعب بالرأي العام
وبالرابطيين
لجنة مساندة حركة 18 أكنوبر- ألمانيا:تجمع بمدينتي بون و ميونخ لجنة مساندة حركة 18 أكنوبر- كندا: نشاط تحسيسي من أجل دعم حركة الإضراب و دعم مطالب المضربين اليوم الثالث لاضراب مناضلي الزيتونة بسويسرا التنسيقية المغربية لمساندة الديموقراطيين التونسيين: تسطر برنامجا نضاليا مرحليا وتدعو إلى إنجاحه رويترز: احتدام الجدل حول الحريات في تونس قبل القمة العالمية للمعلومات رويترز: تونس تشدد إجراءاتها الأمنية قبيل قمة عالمية رويترز: عنان يزور تونس قبل ثلاثة ايام من قمة عالمية للمعلومات الحياة : تمثيل دولي منخفض في قمة المعلومات وتونس ترفض السماح بـ "قمة مضادة" الطاهر العبيدي: تفاعلات وآراء حول حركة 18 أكتوبر حسين المحمدي: في تونس قمّة للمعلومات؟تضحية من اجل الحرية؟شهادات غربية لمن؟ د. الصحبي العمري: صـيـحـة فـزع. 4 . عبدالميد العدّاسي: العطلة منحة لتفعيل التحرّك نورالدين الخميري: إذا لم تستح فافعل ما شئت أم فـاروق : قرصة أذن مرسل الكسيبي: حالة انهيار معنوي عام تصيب الطاقم القنصلي والدبلوماسي التونسي بألمانيا وليد نويهض: "إصلاح"... أميركي د. فيوليت داغرمن التهميش إلى التهشيم : قراءة في أحداث فرنسا Agression à Tunis d’un journaliste du quotidien LibérationCommuniqué du ministère des Affaires étrangères AFP: Paris demande à Tunis "toute la lumière" sur l'agression d'un journaliste AP: Un syndicat dénonce l'agression d'un journaliste français à Tunis AFP: RSF indigné par l'agression contre un journaliste français à Tunis Liberation: Robert Ménard : «La violence de cette agression m'a surpris» Le Monde: Christophe Boltanski, journaliste à "Libération", a été agressé à Tunis InfoSud: Un journaliste de Libération sauvagement agressé à Tunis Mouvement du 18 octobre - Bulletin n° 26: Christophe Boltanski rentre à Paris et son agression provoque l'indignation Parti du Travail Patriotique et Démocratique: Communiqué La Coordination Marocaine pour le Soutien aux Démocrates Tunisiens : Trace un programme d’action et appelle à la mobilisation pour son succès Le Progrès: Manifestation devant le consulat de Tunisie (à Lyon) Grève de la faim des militants d’Ez-zeitouna : 3ème jour AFP: Suisse: dix opposants tunisiens en grève de la faim à Genève AP: Le Sommet de l'information ne doit pas être un forum pour les problèmes internes, selon des intellectuels tunisiens AFP: Appel d'intellectuels tunisiens en faveur de Ben Ali avant le SMSI AFP: Tunisie: cyberdissidence sur l'internet AFP: La Tunisie, un pays bien connecté AFP: Contrôle de l'internet: ultimes tractations avant le Sommet de Tunis IPS: SMSI - Tensions et hésitations à Tunis Rachid Khéchana: Les Tunisiens attendent plus la pluie que ce sommet Sihem Bensedrine: Sommet mondial de la désinformation à Tunis El Watan :La Tunisie joue l’apaisement Omar Khayyâm: Tunisie, l'attente... JH: Regards sur la thèse réformiste de Borhane Bsaïess Mezri Haddad: Droit de réponse Tunisietransparence: La dictature des « opposants tunisiens » |
Une solution pour obtenir le quotidien TunisNews complet
Chers amis, j'ai lu sur TunisNews vos difficultés pour lire la totalité des articles de ce quotidien. Et c'est la deuxième fois que vous exposez ce problème. Je vous propose de télécharger l'édition de TunisNews avec un logiciel type accélérateur de téléchargement. C'est ce que je fais car cette méthode est très rapide pour accéder à TunisNews. Pour ce faire, j'utilise IDM (Internet Download Manager). Vous pouvez avoir la version shareware de 30 jours sur:
http://www.internetdownloadmanager.com/
Je crois que tous les accélérateurs de téléchargement offrent les mêmes fonctions. Si vous disposez d'un autre logiciel, inutile de le changer mais d'abord essayez-le.
Comment utiliseR IDM:
1. ouvrir la page d'accueil de TunisNews
a) clic droit sur la date de l'édition (exemple: 10 novembre 2005)
b) copier le raccourci
2) lancer le logiciel IDM
a) ajouter URL (de téléchargement) "l'icône en haut à gauche"
b) entrer nouvelle URL pour télécharger (automatiquement l'adresse dans la presse papier est proposée) (exemple: http://www.tunisnews.net/10novembre05.htm)
c) cliquer sur OK
d) avec "Parcourir", choisir où le téléchargement doit se faire (par exemple le bureau ou créer un fichier TunisNews)
e) enfin cliquer "Démarrer"
Ainsi, vous aurez dans quelques secondes l'édition complète sous forme d'un document HTML accessible hors line. Toutefois, il se peut que le téléchargement ne soit pas complet. En effet, il y a un problème non identifiable. Comme vous le savez chaque édition de TunisNews se termine par le lien "Accueil". Si l'édition n'arrive pas à la fin, il suffit de refaire le téléchargement avec IDM avec l'action "Retélécharger" sans rien changer. Ce 2ème téléchargement est systématiquement intégral.
Si vous rencontrez des difficultés avec IDM, vous pouvez me contacter : IbnAdam_fr@yahoo.fr
Le Quai d'Orsay veut que «toute la lumière» soit faite
Les autorités françaises veulent être tenues au courant du déroulement de l'enquête.
La France a demandé aux autorités tunisiennes de «faire toute la lumière» sur l'agression dont a été victime vendredi à Tunis le journaliste de Libération Christophe Boltanski. «Nous avons fait savoir aux autorités tunisiennes, à Paris comme à Tunis, que nous comptions sur elles pour faire toute la lumière sur l'agression dont Christophe Boltanski, journaliste à Libération, a été la victime dans la soirée de vendredi dernier dans la capitale tunisienne», précise dimanche le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
«Nous leur avons demandé à être tenus informés du déroulement de cette enquête», ajoute-t-il.
Les autorités françaises soulignent à cette occasion «la nécessité d'assurer la sécurité des représentants de la presse à la veille de l'ouverture du sommet mondial de la société de l'information». Le SMSI se déroule du 16 au 18 novembre à Tunis, sous l'égide de l'Onu.
Christophe Boltanski, qui effectuait une enquête en Tunisie sur la situation des droits de l'homme, a été agressé vendredi soir par quatre hommes qui l'ont frappé à coups de poing et de pied et lui ont donné un coup de couteau dans le bas du dos. Les autorités tunisiennes affirment avoir arrêté deux suspects.
(Source : le site www.liberation.fr , le 13 novembre 2005 à 17h43)
Un syndicat dénonce l'agression d'un journaliste français à Tunis
Christophe Boltanski, journaliste à "Libération", a été agressé à Tunis
Florence Beaugé
ENVOYÉE SPÉCIALE TUNIS
Christophe Boltanski, journaliste à Libération, 43 ans, a été victime d'une agression, vendredi soir 11 novembre, à Tunis. " Il était environ 21 h 30. Je rentrais à mon hôtel. J'avais dépassé la guérite d'un poste de police d'environ 40 mètres quand deux individus se sont jetés sur moi, raconte-t-il. Deux autres hommes sont arrivés par-derrière au même moment. L'un d'eux m'a aspergé le visage de gaz lacrymogène tandis que les autres me rouaient de coups. Quand je suis tombé par terre, ils ont continué. Au bout de quelques minutes, ils se sont enfuis en emportant mon sac."
Lors de l'agression, Christophe Boltanski a reçu un coup de couteau dans le dos. La plaie est large de 3 centimètres et profonde de 1 centimètre. Quant aux contusions, elles sont multiples. Le journaliste porte des traces, notamment, sur le thorax, le ventre, le front et le nez. Son état de santé nécessite quinze jours de repos.
Le journaliste français était venu à Tunis préparer une série d'articles sur l'état de la presse et de l'information dans ce pays, à quelques jours de l'ouverture du sommet mondial de la société de l'information (SMSI), organisé par les Nations unies dans la capitale tunisienne du 16 au 18 novembre. Son agression s'est produite quelques heures après que Libération eut publié un de ses reportages relatant le tabassage dont le président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH), Mokhtar Tifri, a été victime, mardi 8 novembre, à Tunis.
Ce jour-là, l'avocat Mokhtar Trifi tenait un rassemblement de quelques dizaines de personnes, en centre-ville, en signe de soutien à sept figures de la vie politique et associative tunisienne qui observent une grève de la faim depuis le 18 octobre, afin de dénoncer " la dégradation intolérable des libertés en Tunisie". C'est à l'issue de ce rassemblement, dispersé par la police, que des agents en civil ont attrapé M. Tifri et la présidente du comité de soutien aux grévistes, l'universitaire Sana Ben Achour, pour les rouer de coups.
Deux jours plus tôt, la fille du juge Mokhtar Yahyaoui l'un des sept grévistes de la faim avait elle aussi été victime d'une agression en pleine rue.
(Source : Article mis en ligne sur le site lemonde.fr le 13 novembre 2005 à 09h01 et paru dans l'édition du journal « Le Monde » (France) datée le 13.11.05)
ENTRETIEN. Après l'agression sur Christophe Boltanski et à quelques jours de l'ouverture à Tunis du Sommet mondial sur la société de l'information, le secrétaire général de Reporters sans Frontières, Robert Ménard, répond à Libération.
par Fabrice Rousselot
Etes-vous surpris par l'agression de Christophe Boltanski à quelques jours de l'ouverture du sommet mondial sur la société de l'information (SMSI) à Tunis ?
Surpris, oui, évidemment, par la violence de l'agression. On avait malheureusement l'habitude de journalistes –y compris étrangers qui s'étaient fait bousculer dans les années précédentes par les hommes du pouvoir de Ben Ali (le président tunisien, NDLR). Je me souviens être allé en Tunisie avec des reporters français en 2000, au moment de la grève de la faim du journaliste Taoufik Ben Brik. Ils avaient été pris à partie, mais pas aussi violemment. C'est la première fois qu'un journaliste est visé explicitement et de façon aussi violente. Tout cela montre l'énorme enjeu de ce sommet pour le pouvoir. Cela montre à quel point le pouvoir est prêt à tout pour que cela se passe calmement.
Etait-il opportun pour l'Onu d'organiser le SMSI en Tunisie ?
C'est une honte. Organiser un sommet sur Internet et la société de l'information en Tunisie, c'est comme confier la présidence de la Commission des droits de l'homme de l'Onu à la Libye il y a quelques années. C'est comme organiser un sommet sur la sexualité au Vatican ou sur les droits de l'homme en Corée du Nord. C'est se moquer du monde.
Ne peut-on pas considérer que l'Onu veut encourager une «ouverture » en Tunisie ?
C'est ce qu'ils essaient toujours de faire. Quand le Comité Olympique a attribué les Jeux Olympiques de 2008 à la Chine, nous nous y étions opposés, et nous étions parmi les seuls. On nous avait alors répondu que cela se traduirait par plus d'ouvertures, et que ce serait un signe positif pour le régime. Mais avez-vous l'impression qu'il y ait une amélioration en Chine aujourd'hui ? Au moment où l'on parle, en Tunisie sept personnes sont en grève de la faim depuis le 18 octobre. L'une d'entre elles a du abandonner du fait de son état de santé. Un journaliste est toujours en prison, il y a cinq cent prisonniers d'opinion. La totalité des medias sont des medias détenus par le pouvoir ou par des partis d'opposition qui n'ont d'opposition que le nom. Et tout cela ne fait que reproduire les communiqués officiels de Tunis. Vous retrouvez à la une de la presse les mêmes articles avec les mêmes photos. Il y a actuellement par exemple douze fournisseurs d'accès à l'Internet en Tunisie, six privés et six publics. Un certain nombre sont contrôlés par le pouvoir et l'un d'entre eux appartient même à la fille de Ben Ali.
Qu'en est-il de la participation de Reporters sans Frontières au sommet ? Vous avez dit que vous avez été personnellement interdit de sommet par le pouvoir tunisien. Ce qui a été démenti….
Bien sur que je vais aller au sommet. Reporters sans Frontières a été accrédité par l'ONU et j'ai ma propre accréditation. Mais nous avons reçu une lettre de la part des organisateurs du sommet nous disant qu'ils ont été saisis d'une plainte des autorités tunisiennes affirmant que je suis sous le coup d'une poursuite depuis 2002. Sans préciser ce que cela veut dire. Par exemple si le pouvoir compte m'arrêter dans le cas où je me rends à Tunis….En fait, cette plainte, je l'ai découverte à cette occasion. Elle fait suite à l'occupation de l'Office du Tourisme tunisien à Paris que nous avions organisé en 2001 quand le prisonnier d'opinion Siheme Ben Sedrine a été arrêté. Mais cela ne m'empêchera pas de partir. J'espère bien que les Nations Unies vont prendre leurs responsabilités. Ils nous ont invités. C'est à eux de faire respecter cette invitation.
(Source : le site www.liberation.fr , le 13 novembre 2005 à 16h44)
Un journaliste de Libération sauvagement agressé à Tunis
par Carole Vann (InfoSud)
Christophe Boltansky a été tabassé et a reçu un coup de couteau vendredi soir devant son hôtel. Ses agresseurs ont agi sous les yeux de la police.
« C’est vendredi, il est 21h45. Je sors d’un restaurant du centre de Tunis et je regagne mon hôtel à pied. Dans la rue, deux hommes s’écartent sur mon passage et m’aspergent avec une bombe lacrymogène. Deux autres les rejoignent et les quatre se mettent à me cogner la tête, le corps, les côtes. Je tombe. Ils continuent à me rouer de coups de pieds jusqu’à ce que l’un d’eux lance en Français : c’est assez. Avant de s’en aller, ils arrachent mon sac avec passeport, clé USB, carnets de notes, téléphone. Je me traîne jusqu’à l’hôtel. Là, je réalise que j’ai aussi reçu un coup de couteau dans le dos. »
Christophe Boltansky est l’envoyé spécial quotidien français Libération. Venu enquêter sur les droits humains en Tunisie à la veille du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) prévu entre le 16 et le 18 novembre. Plus de 15’000 participants y sont attendus. Boltansky avait fait paraître le matin même un article racontant le passage à tabac de Me Mokhtar Trifi, président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH). Cet avocat voulait, avec d’autres citoyens, soutenir les huit personnalités qui observent depuis le 18 octobre une grève de la faim pour protester contre « le manque de libertés » dans le pays.
Le journaliste français, tout comme les correspondants des agences AFP, Reuter et AP, avait assisté à l’agression de Me Trifi par la police. Tous ont relaté ces faits. Mais, alors que les agences ont été « priées » par les autorités tunisiennes de publier un démenti, le journaliste français n’a pu obtenir de réaction officielle malgré ses sollicitations répétées. Simple crime crapuleux ou intimidation corsée adressée aux journalistes qui afflueront pour couvrir le sommet onusien ? Jusqu’ici en effet, on n’a pas connaissance en Tunisie de violences de la force publique envers des reporters étrangers.
Boltansky, lui, n’a aucun doute : « Je m’étonne qu’une agression de cette ampleur puisse avoir lieu sur un lieu aussi sécurisé. Nous étions en plein centre, tout prêt des ambassades du Canada et de la République tchèque, l’une et l’autre sous haute surveillance, précise-t-il. De plus, trois policiers en civil se trouvaient devant mon hôtel et, à deux pas, des gardes étaient postés devant une guérite. J’ai appelé au secours tout le temps. Personne n’a bougé. » Libération a pris contact avec le ministère français des affaires étrangères et adresse « ses plus fermes protestations aux autorités tunisiennes... coutumières des manœuvres d’intimidation des défenseurs des droits de l’homme, opposants et journalistes. »
Entre temps, la police tunisienne a annoncé avoir arrêté deux suspects. Mais, qu’elle soit crapuleuse ou télécommandée, cette agression pose une question délicate aux journalistes : comment couvrir un « Sommet sur l’information » dans un pays où on risque sa peau en informant ? La Tunisie a-t-elle les moyens d’assurer la sécurité des participants ?
Et quelle est la réaction de la Suisse ? Membre de la délégation officielle, Simon Ammann, de la section politique des droits de l’homme au Affaires étrangères (DFAE), nous a répondu au téléphone : « La situation est très inquiétante, mais nous ne pouvons pas réagir avant de savoir de manière certaine si les autorités tunisiennes sont impliquées ou non. Pour cela, il faut trouver les coupables et mener une enquête sérieuse. » Et de préciser : « Sur place, nous ne pourrons pas protéger nos ressortissants. »
InfoSud / Carole Vann (avec Rachid Khéchana à Tunis)
(Source : l’agence d’info suisse « Infosud », le 12 novembre 2005)
Nouveau site lancé par l’association Ez-Zeitouna (Suisse)
Mouvement du 18 octobre - Bulletin n° 26
"La Faim et non la Soumission"
Christophe Boltanski rentre à Paris et son agression provoque l'indignation
Au 26e jour du Mouvement du 18 octobre, le journaliste français Christophe Boltanski regagne Paris, moins de 24 heures après son agression en plein quartier des Ambassades à Tunis. Son agression provoque l'indignation de RSF et de l'ensemble des médias français. Les radios et les télévisions s'intéressent à la grève. Le Consul de France au chevet du journaliste agressé. Accompagné du Bâtonnier Ben Moussa, le Bâtonnier du Barreau de Paris se rend au 23, rue Mokhtar Atia. Rassemblement devant Radio Gafsa (régionale). Quadrillage de Ksibet El Madiouni. Dispersion des manifestants à Sfax. Grande délégation syndicale de Kairouan. Rassemblement en Allemagne. Débâcle de la diplomatie du général. Paris accueille la Manifestation "5 heures pour les libertés en Tunisie". Maître Ayadi expose les raisons et les perspectives de la grève et du Mouvement du 18 octobre.
L'envoyé spécial de Libération regagne Paris: Indignation des médias.
Moins de 24 heurs après son agression en plein quartier des Ambassades à Tunis, l'envoyé spécial de Libération est rentré à Paris en fin de journée. Il a reçu hier soir, à son hôtel, la visite du consul général de France, Christian Berlinet, et a été reçu samedi à l'Ambassade de France à Tunis.
Il a été accueilli à son arrivée à Paris par une équipe de France 3 (groupe étatique France Télévision). Le journal 19-20 de la chaîne publique a consacré un plage consistante à l'agression et à la grève de la faim. Le journaliste blessé a expliqué les conditions de son agression, tout en pointant les autorités tunisiennes.
"C'est un acte inspiré par le pouvoir. Je ne crois pas à la piste crapuleuse dans une ville quadrillée. Les policiers sont partout. Même à mon hôtel, quatre policiers en civil, n'ont pas été étonnés. Je ne peux imaginer qu'une agression pareille se passe sans la complicité des services de police" a affirmé le journaliste à sa descente d'avion à Paris, au micro de France 3, reprise par TV5 toute la soirée.
Robert Ménard a expliqué la situation liberticide qui prévaut en Tunisie, pays hôte du SMSI: "C'est un avertissement donné à tous les journalistes: si vous voulez regarder ce qui se passe dans l'arrière cours et ne pas vous contenter des discours officiels qui vont être tenus durant ces trois jours, voilà ce qui vous attend" a affirmé le Secrétaire général de RSF.
La chaîne publique a ensuite montré les images tournées à Tunis de la grève de la faim que le journaliste était venu couvrir. Le commentaire du journal télévisé ne laisse aucun doute sur les auteurs de l'agression. La séquence assez consistante a démarré par la présentation du journaliste et des récents écrits depuis Tunis. Le speaker de TV5 a estimé: "Visiblement son reportage dérange".
Les médias français indignés:
Les deux autres chaînes généralistes TF1 (groupe Bouygues), France 2 (France Télévision) ont fait état de l'agression du journaliste.
La radio d'info continue, France Info, en a parlé sur son fil info tout au long de la journée, ainsi que pour Europe 1 et Radio France Internationale (RFI).
La station internationale RFI a diffusé une chronique signée Monia Daoudi: "Un Sommet de l'information dans un pays muselé". La journaliste se demande: "Un sommet mondial de l’information dans un pays qui s’est très souvent illustré dans ses violations de la liberté d’___expression, la situation serait cocasse si elle ne risquait pas d’avoir des conséquences dramatiques. L’état de santé de sept opposants tunisiens, en grève de la faim depuis vingt-six jours, s’est en effet considérablement dégradé.", avant de reprendre les déclarations du porte parole adjoint de Département d'Etat américain, qui a estimé qu'il était "préoccupant de voir des militants de premier plan de la société civile considérer nécessaire de mener une grève de la faim" pour défendre leur droits. Amnesty International ne comprend pas la cours inverse à ses attentes, pris par les événements: "Nous nous attendions à un certain relâchement avant et durant la réunion, mais il y a eu au contraire un durcissement des atteintes aux droits de l’Homme ces derniers mois. Cela menace gravement la crédibilité des Nations unies".
Le Monde titre cet après-midi, pour son édition du lundi 14 novembre: "Christophe Boltanski, journaliste à " Libération ", a été agressé à Tunis ". Florence Beaugé, elle même envoyée spéciale de son journal à Tunis a donné les détails de cette agression tout en situant l'enquête et les papiers de son confrère: "Le journaliste français était venu à Tunis préparer une série d'articles sur l'état de la presse et de l'information dans ce pays, à quelques jours de l'ouverture du SMSI. Son agression s'est produite quelques heures après que Libération eut publié un de ses reportages relatant le tabassage dont le président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH), Mokhtar Tifri, a été victime, mardi 8 novembre, à Tunis."
Libération titre sur son site internet en milieu de matinée: "L'envoyé spécial de «Libération» à Tunis violemment agressé", en expliquant: "Christophe Boltanski, qui enquêtait sur les droits de l'homme en Tunisie, a été passé à tabac et a reçu un coup de couteau • Notre journal adresse les plus fermes protestations aux autorités tunisiennes après cette agression dans une capitale particulièrement quadrillée par la police •"
Le journal "adresse les plus fermes protestations aux autorités tunisiennes après cette agression dans une capitale particulièrement quadrillée par la police, surtout à la veille de cette réunion de l'ONU où le régime tente de présenter son meilleur visage." Avant de souligner que: "Le pouvoir tunisien est coutumier des manœuvres d'intimidation des défenseurs des droits de l'homme, opposants et journalistes fréquemment passés à tabac et soumis à des surveillances quotidiennes."
RSF dénonce une intimidation grave:
Reporters Sans frontières (RSF) "dénonce une intimidation grave". L'organisation de défense de la liberté d'__expression et de la presse de par le monde estime qu': « Au vu des circonstances de l’agression, sous le regard passif de policiers tunisiens, nous pensons qu’il faut chercher les agresseurs du côté des services de sécurité tunisien. Il s’agit d’une intimidation très claire adressée par le pouvoir tunisien aux journalistes étrangers qui osent encore s’intéresser à la situation déplorable des droits de l’homme en Tunisie. Le climat répressif qui règne à Tunis ne garantit en rien le bon déroulement du Sommet mondial de la société de l’information (SMSI). Les Nations unies si elles ne veulent pas se fourvoyer, devrait tout simplement organiser le SMSI ailleurs qu’en Tunisie ».
RSF accuse un démenti cinglant aux mensonges de la "source officielle" en affirmant que: "Christophe Boltanski a bien tenté d’obtenir de l’aide de policiers tunisiens en faction devant l’ambassade de Tchéquie, mais ces derniers n’ont pas réagi. Les agresseurs ont par ailleurs mystérieusement disparu dans un quartier tout particulièrement quadrillé par la police."
Le mensonge d'Etat fait état de deux arrestations instantanées sans aucun indice!
La "source officielle" tunisienne a créée la surprise qui ne surprend plus personne de l'arrestation quasi-instantanée de deux des quatre agresseurs, alors que la police a refusé de se déplacer sur les lieux et l'officier de police qui a daigné le faire sur le tard de la fin de soirée a refusé d'enregistrer la plainte. La "source officielle" a transmis aux agences de presse la nouvelle prouesse du "miracle tunisien" sans préciser ni l'identité ni aucun élément d'age, d'activité sociale ni aucune information au sujet des suspects fantômes, tout en précisant, mensongèrement, que "Aussitôt après l'agression une enquête a été diligentée. Deux suspects ont déjà été arrêtés" rapporte l'AFP citant notre "Source officielle" nationale qui s'exprime sous couvert de l'anonymat.
Au courant de la journée, l'AFP a fait état d'un "Dispositif de sécurité draconien dans Tunis embellie pour le SMSI". Hamida BEN SALAH explique que "Des mesures de sécurité draconiennes ont été mises en place en Tunisie pour le SMSI qui commence mercredi à Tunis, capitale forteresse richement embellie pour l'occasion." et que "Toutes les forces de sécurité sont à pied d'oeuvre depuis plusieurs semaines et l'armée a été mise en état d'alerte avec un redéploiement d'effectifs et de matériels sur des bases militaires proches de la capitale. Des dizaines (bien des dizaines) de milliers de policiers en tenue et en civil et des unités spéciales, à pied et parfois à cheval, munies de chiens, forment un dispositif sans faille dans la ville de deux millions d'habitants".
L'AFP continue de rapporter l'état de siège: "De strictes restrictions à la circulation automobile ont été prises et les établissements scolaires seront fermés, tandis que des barrages ont été installés aux carrefours et voies menant au Palais d'exposition du Kram", avant de donner citer le général Ammar (qui refuse son titre de général !), président du Comité d'organisation du SMSI: "Nous sommes tenus de tout prévoir car nous n'avons pas droit à l'erreur".
On est en droit de nous demander quel groupe d'individus peut s'aventurer, une bombe lacrymogène et une arme blanche à la main, dans le quartier le plus fliqué de Tunis sous état de siège non déclaré !
Le Bâtonnier du Barreau de Paris se rend chez les grévistes:
Accompagné du Bâtonnier Ben Moussa et d'un membre du Conseil de l'Ordre français, Maître Jean-Marie Burguburu, Bâtonnier du Barreau de Paris, a rendu visite aux grévistes. Il a tenu à rassurer ses confrères de la solidarité agissante de son Barreau et de l'Association des Barreaux de France. Cinq sur les sept grévistes sont avocats, ainsi que Maître Ayadi qui a du arrêter son jeûne pour raisons médicales.
S'exprimant pour la deuxième fois par voix de Déclaration publique, le Barreau de Tunisie a exprimé sa solidarité avec les grévistes et avec leurs revendications démocratiques pour le respect des Libertés.
Une délégation de la Foundation of European Democracy:
La Directrice de la Foundation of European Democracy, l'italienne Roberta Benazzi, s'est rendue au chevet des grévistes et a exprimé sa solidarité avec les revendications du Mouvement pour que naisse une zone de stabilité et de paix dans le pourtour de la Méditerranée, sur le socle commun des valeurs des droits de l'homme, de l'Etat de droit et de démocratie.
Une grande délégation syndicale de Kairouan:
L'union régionale du travail de Kairouan a dépêché une imposante délégation officielle au 23, rue Mokhtar Atia à Tunis. Les syndicalistes ont apporté le soutien du mouvement syndical dans son ensemble avec les revendications du Mouvement du 18 octobre. La délégation a lu un communiqué de soutien signé par les membres du Bureau exécutif régional.
Rassemblement de protestation devant Radio Gafsa:
Les militants du Comité régional de soutien du Mouvement du 18 octobre à Gafsa se sont rassemblés pacifiquement devant le siège de Radio Gafsa (régionale, étatique) pour exiger le respect d'__expression, de presse et d'information. Les manifestants ont scandé des slogans à la gloire de la Liberté: "Par notre âme, par notre sang, nous te defendrons ô Liberté" et en reprenant la devise de la grève de la faim et du Mouvement du 18 octobre: "La Faim et non la Soumission". Le rassemblement a été réprimé et dispersé par la police.
La police tue dans l'oeuf un Rassemblement devant Radio Sfax:
Venus en grand nombre, les agents des forces de l'ordre ont dispersé les manifestants avant même que le Rassemblement ne puisse avoir lieu. Les manifestants qui projetaient de rejoindre le siège de Radio Sfax (régionale, étatique) ont été dispersés en deux groupes. Des slogans à la gloire de la liberté d'__expression ont été scandés et les photos des grévistes ont été brandies.
Bouclage de Ksibet El Madiouni dans le Sahel:
En prévision d'un Rassemblement populaire dans cette bourgade du Sahel, fief du mouvement syndical, dans les lointains faubourgs de Monastir, la ville a été assiégée et passée au peigne fin. De mémoire de militant, la ville n'a jamais connu cette présence policière de toute son histoire.
Débâcle diplomatique:
La diplomatie du général tente de sauver la face, mais elle le fait avec tant de ridicule et d'arrogance. La "Source officielle" invisible a communiqué un démenti aux "préoccupations" des Etats Unis d'Amérique. L'Ambassadeur Afif Hendoaui a été sommé par son Ministre Abdelwaheb Abdallah de demander une audience au Ministère des Affaires étrangères suisse, pour présenter les "protestations officielles" de son gouvernement. Le régime du général Ben Ali proteste contre les déclarations du vice-Président suisse Leuenberger qui a dit sa compréhension du "souci des grévistes".
D'ailleurs, les autorités tunisiennes ont "puni" la Suisse avant même d'adresser leurs protestations officielles: La "liste" des personnalités participantes au SMSI ne comprend pas la Suisse et son président Schmid qui a pourtant estimé utile d'y être !!!
Paris acceuille les "5 heures pour la Liberté en Tunisie":
C'est dans une salle pleine de 300 personnes que Paris a accueilli cet après-midi une Manifestation dédiée à la Liberté en Tunisie, en présence de l'un des grévistes Maître Ayadi qui a tenu un discours extra-lucide et mobilisateur à la fois, créant un vrai espoir raisonnable dans l'avènement de l'Etat de droit et de la Démocratie en Tunisie. Après un bref exposé sur la genèse de la grève, l'avocat a rappelé "les quatre éléments de la réussite du Mouvement du 18 octobre: 1-La primauté du politique sur l'idéologique, 2-La primauté du patriotique sur le partisan, 3-Lesprit et la méthode de concertation démocratiques, 4-L'Unification de l'élite autour du plus petit dénominateur commun qui puisse représenter le socle d'une alternative démocratique plurielle à la dictature." a estimé l'avocat.
"Nous sommes tous des frères, nous avons tous une seule mission: le sauvetage de notre peuple et sa libération d'un régime de terreur, d'avilissement et de dilapidation des richesses et de la souveraineté nationale", a ajouté Raouf Ayadi.
Des représentants du PCF, du PS, des Verts, de la LCR, des intellectuels et artistes arabes (Hayet Howayek), du Syndicat de la Magistrature, des familles des prisonniers politiques et du comité de défense des internautes de Zarzis ont pris la parole.
La chorale de la FTCR, les musiciens Mohamed Bhar et Adel Boualleg et les poètes Kamel Ghali, frère du prisonnier politique à perpétuité Hédi Ghali, ont manifesté leurs arts, ainsi que ders lectures de poèmes de Jawhar. La Manifestation a été aussi l'occasion d'un Forum Débat sur l'impact et les perspectives du Mouvement du 18 octobre. Le clou d ela soirée, en finale, a été la projection d'un film dédié aux luttes du peuple tunisien: "Le ventre de la baleine".
Ahmed Néjib Chebbi a adressé, au nom des grévistes, un message téléphonique, plein d'humilité et d'espoir: "Nous ne baisserons pas les armes, nos armes de lutte pacifique. Nous continuons notre combat, celui d'être libres, d'avoir un système démocratique qui permette à l'intelligence tunisienne de progresser" a-t-il rappelé dans un message lucide et enthousiaste qui résume l'âme de cette grève.
A TITRE D'INFORMATION:
Pour contcater le Comité de soutien:
-L'universitaire Sana Ben Achour, Coordinatrice: +216 98 510 779
-Khadija Chérif, Responsable des Relations extérieures: +216 98 654 018
-Habib Masrit, Responsable des Relations extérieures: +216 21 687 533
-Abderrahmane Hedhili, Responsable de la Cooordination régionale: +216 97 456 541
Pour contacter les membres de la Commission Information-Médias:
-Rachid Khéchana:+216 98 327 235.
-Souhayr Belhassen: +216 98 318 311.
-Larbi Chouikha: +216 22 472 803.
-Maître Radhia Nasraoui: +216 98 339 960.
-Mahmoud Dhaouadi: +216 98 245 387.
-Houaïda K. Anouar: +216 98 945 881.
-Fathi Jerbi: +216 98 365 295.
Pour joindre les grévistes:
Siège de la grève et du sit-in: 23, rue Mokhtar Atia, 1001 Tunis
Téléphone: + 216 71 241 722
Les téléphones cellulaires individuels:
-Maître Ahmed Néjib Chebbi (PDP): +216 22 25 45 45
-Hamma Hammami (PCOT): +216 22 79 57 79
-Maître Abderraouf Ayadi (CPR): +216 98 31 71 92
-Le juge Mokhtar Yahyaoui (CIJ-T): +216 98 66 74 63
-Maître Mohamed Nouri (AISPP): +216 22 821 225
-Maître Ayachi Hammami (Comité de défense de Me Abbou + Section de Tunis de la LTDH): +216 21 39 03 50
-Lotfi Hajji (SJT): +216 98 35 22 62
-Maître Dillou (AISPP): +216 98 64 78 90
Paris, le 12 novembre 2005
Pour le Comité de soutien à la grève de la faim du 18 octobre à l'étranger
Néjib Baccouchi, Tahar Labidi, Abdel Wahab Hani
Comité de soutien de la grève de la faim du 18 octobre 2005
CSGF Paris – Comité de
suivi
c/o CRLDHT
21ter rue Voltaire
F-75011 Paris
Tel / Fax : +33 (0) 1 43 72 97 34
libertes-g.faim@wanadoo
Vérité-Action en Suisse avec le partenariat de :
Solidarité Tunisienne –France
AISPP (association internationale de soutien aux prisonniers politiques)-Tunisie
Voix-Libre –France
Organise à Genève à l'occasion de la tenue du Sommet mondial sur la société de l'information en Tunisie une :
Campagne de
sensibilisation et de mobilisation
pour les droits de l’homme et la
liberté d’_expression en Tunisie
Le Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) aura lieu en Tunisie du 16 au 18 novembre 2005 alors que le régime tunisien continue à verrouiller tous les espaces d’_expression libre, à nier les centaines de prisonniers d’opinions incarcérés et à démentir toutes les vérités sur ses violations systématiques des droits de l’homme.
Pour dénoncer cette politique de fuite en avant et pour soutenir les personnalités nationales en grève de la faim depuis le 18 octobre 2005, la société civile tunisienne indépendante en exil organise, à Genève, une campagne de sensibilisation et de mobilisation pour les droits de l’homme et la liberté d’_expression en Tunisie.
Cette campagne se déroulera sur trois grandes étapes :
1- Exposition sur les Droits de l’Homme et la liberté d’_expression en Tunisie :
À la maison des associations, rue des Savoises 15- Genève
Du 15 au 17 novembre 2005. Tous les jours de 10h à 22h.
2- Rassemblement de la société civile tunisienne en exil le 16 novembre 2005 de 16h à 18h
Place des Nations (Sur l’esplanade se trouvant côté Jura, à l’angle de l’avenue de la Paix), Genève
3- Stand d’information à la place Mollard à Genève
Les 16, 17 et 18 novembre de 11h à 19h
Avec votre participation et votre soutien, nous souhaitons mener une campagne réussie avec un contenu riche et diversifié qui reflète autant que possible, la réalité des atteintes aux libertés en Tunisie.
Pour tout compléments d’informations vous pouvez nous contacter au +41 79 703 26 11
Liste des signataires:
ACAT (Action
des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture) –Suisse
OMCT (Organisation Mondiale Contre la Torture)
RSF (Reporters sans frontières) – Suisse
Communica-Ch (plate-forme de la société civile suisse sur la société de l'information)- Suisse
ATTAC-Genève, Suisse
Parti socialiste genevois- Suisse
Afra Weidmann, Augenauf-Suisse
Josef Zisyadis, Député au Parlement suisse
Maria Roth-Bernasconi, Conseillère nationale, MP, co-présidente des femmes socialistes suisses – Suisse
Liliane Maury Pasquier, Conseillère nationale, ancienne présidente du Conseil national- Suisse
Anne-Catherine Ménétrey, Conseillère nationale, groupe des verts - Suisse
Carlo Sommaruga, Conseiller national, MP, Président de Genève Tiers Monde- Suisse
Christine Ferrier, Suisse
Peter Benjamin, Africa Programme Manager,Open Knowledge Network, Johannesburg
Commission arabe pour les droits humains (ACHR)
CNLT (Conseil national pour les libertés en Tunisie) – Tunisie
Association pour les droits de la personne au Magheb (ADPM) – Canada
Néjib Hosni, avocat et Président du collectif des avocats de 92 – Tunisie
Association Zeitouna, Suisse
Forum des tunisiens de Genève – Suisse
Comité de lutte contre la Barbarie et l'Arbitraire – France
Association Tunisie Liberté – Grenoble
El Afif Ghanmi, membre et ancien président de Vérité-Action - Suisse
Ali Belhadj ali, ancien président de l’association Zeitouna- Suisse
Chokri Yaacoub, Membre Amnesty International / Lausanne- Suisse
Anouar Gharbi, Militant des droits de l’homme – Suisse
Tahar Labidi, journaliste tunisien – France
Abdelhamid Addassi, Danemark
Depuis quelques mois, la Tunisie vit au rythme du Sommet Mondial de la Société de l’information, qui doit se tenir du 16 au 18 novembre, ainsi que du plan de remodelage du « Grand Moyen-Orient », initié par l’administration Bush et soutenu par des gouvernements européens.
Dans ce cadre, le pouvoir en place a procédé à la mise au pas des associations indépendantes et des partis d’opposition (Ligue des Droits de l’Homme, Association des Magistrats, Syndicat des Journalistes, etc.). Ce durcissement lui permet, contre la volonté populaire, d’accueillir au SMSI les délégations officielles israéliennes et irakiennes ; il s’agit en même temps pour lui de faire retomber les pressions internationales et d’attirer les investisseurs des grandes sociétés capitalistes.
Dans ce contexte, les forces islamistes réintègrent en force le champ politique, adossées au soutien officiel américain à l’ « islam politique modéré ». Aujourd’hui, pour rassurer et s’attirer le maximum d’alliés, elles avancent un « programme démocratique minimum » en attendant de se poser comme unique alternative au pouvoir en place.
Ce jeu politique ne correspond pas aux aspirations anti-impérialistes et démocratiques de notre peuple.
C’est pourquoi le Parti du Travail Patriotique et Démocratique tient à rappeler :
- que son projet de société se fonde sur les valeurs progressistes, démocratiques et internationalistes, refusant toute approche réactionnaire et passéiste ;
- que le combat pour la conquête des libertés démocratiques ne peut être dissocié de la lutte contre le colonialisme et l’impérialisme ;
- qu’il refuse toute allégeance aux forces impérialistes, principal obstacle à toute émancipation sociale ;
- que les véritables alliés de notre peuple ne peuvent être que les forces démocratiques, progressistes et anti-libérales dans le monde.
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Dans cette optique, le Parti du Travail se tient aux côtés de la lutte légitime des peuples palestinien et irakien , rappelle son droit inaliénable à l’action politique légale, et participe pleinement aux combats qui se mènent pour les droits sociaux, la liberté d’expression et d’association, l’indépendance de la magistrature, l’amnistie générale pour toutes les victimes de la répression.
A l’occasion de ce sommet, le Parti du Travail réclame la levée de la censure sur les sites et le courrier électroniques, la fin des écoutes téléphoniques, des pressions et du contrôle exercés sur les publinets (cybercafés) ; il appelle également à favoriser l’accès de tous à l’achat d’équipement informatique et à la connection internet. Il réclame également la révision immédiate du code de la presse et des lois répressives qui permettent de poursuivre et de condamner les internautes pour la simple expression de leurs opinions et la libération de tous ceux qui ont été condamnés sur la base de ces lois.
Paris, le 12 novembre 2005
Parti du Travail Patriotique et Démocratique