TUNISNEWS
4 ème année, N° 1091 du 15.05.2003
LES TITRES DE CE JOUR:
Zouhair Yahyaoui : 3eme grève de la
faim
AFP: Le président
turc en visite d'Etat en Tunisie
AP: "Compass Group" prend en charge
la restauration dans les aéroports tunisiens
AFP: Etudiants
étrangers en France: le Maghreb et l'Afrique noire en tête
(étude)
Agoubi Abdelaziz: Lettre au Président de la République M. Zine El Abidine Ben Ali
Khaled Ben M'barek:
Quand le pouvoir tunisien joue à qui gagne perd
"Tunisie Reveille toi": Maher Osmani, indicateur des crimes de la dictature "Tunisie Reveille toi": Chronique d'un prisonnier chanceux (2-Partie) "Tunisie Reveille toi": La fin d'un modèle qui annonce la fin d'un règne
Fathi Jerbi:
Réactions sur le vif
Courrier International: Ces Italiens
qui cherchaient fortune en Tunisie
La Presse:
Endettement de la famille tunisienne - Pour une culture de
l’épargne et de l’économie domestique
JA/L’Intelligent : Conclave de
savants à Hammamet
AFP: Victoire
judiciaire pour le foulard islamique en Russie
Libération: Firaz, la langue coupée et la peur des tortionnaires - Il a été amputé le 13 mars par des sbires du régime, impunis et libres. Ruth Castelló: It’s official:The worst living Briton is - Tony Blair!
اف ب: زعيم الحركة
الاسلامية يشارك في مراسم تشييع والده بام الفحم
مفكرة الإسلام : تمهيدا لطرده :الحكومة اللبنانية تسحب الإقامة من عمرو خالد!!
قدس برس : إسرائيل: العرب خفضوا وارداتهم عدا
الأردن
رشيد خشانة : ورطة اثنار
د. رفيق عبد السلام: المشهد الدولي بين الادعاءات الأمريكية والحقائق الموضوعية هشام جعيط : من العراق بدأت حضارة الانسانية وانطلقت قبل العرب وبعدهم د. وحيد عبد المجيد : لدرء مخاوف من أصولية شيعية أو غيرها: نحو نظام ديموقراطي عراقي يحميه الجيش الجديد د. بشير موسي نافع : هوامش المسألة العراقية: من دولة الاستبداد لاستبداد الدولة المطلق |
|
Zouhair Yahyaoui : 3eme grève de la faim
La visite hebdomadaire de la famille de Zouhair au prison de Borj El Amri pour voir leur fils a été coupée aujourd'hui juste quelque minutes à peine après son début La mère de Zouhair a eu la malencontreuse idée de lui dire qu'il ont parlé de lui à la nouvelle télévision "El hiwar" de Tahar Belhcine que l'agent "Naji" affecté à l'écoute de leur conversation intervient pour leur intimer l'ordre de sortir et décréter la fin de la visite. Le couffin n'a pu être livré et Zouhair a protesté en vain et a menacé qu'il s'abstiendrait de tout aliment et de ne plus se présenter à la visite de ses parents tant que cette persécution qu'il subi ne soit pas levée et ses droits de prisonnier d'opinion ne soient pas respectés. La dernière fois ils n'ont pu lui livrer les médicaments qu'ils lui ont apportés, souffrant d'inflammations gastriques depuis des semaines et privé de tout médicament ses geôliers ont été jusqu'à lui refuser d'avoir aux frais de sa famille un pansement gastrique d'apaisement de douleurs. Ce traitement discriminatoire ne date pas d'aujourd'hui, depuis quatre semaines sa famille et intimidé à chaque entrée, les propos qu'elle peut échanger avec son fils sont coupés fréquemment et le temps des visites est écourté au minimum. Nous ne pouvant que constater les faits de cet acharnement qui ne peut être perpétré sans l'assentiment des plus hautes autorités et qui reflète la tragédie d'arbitraire que traverse notre pays. Aujourd'hui 15 Mai 2003 Zouhair Yahiaoui Commence une grève de la fin pour la troisième fois en moins d'un an pour protester contre les persécutions qu'il n'a jamais cessé de subir depuis son arrestation.
(Source: message posté par
le Juge Yahyaoui Mokhtar sur le forum de TUNeZINE le 15-05-2003 16:22)
Le président turc en
visite d'Etat en Tunisie
AFP, le 15.05.2003 à 11h51 TUNIS, 15 mai (AFP) - Le président turc Ahmet Necdet Sezer a commencé jeudi une visite d'Etat de 24 heures en Tunisie au cours de laquelle il discutera avec le président Zine El Abidine Ben Ali de la coopération bilatérale, des rapports avec l'Europe et du Proche-orient. Le chef de l'Etat turc, accompagné de son épouse, est arrivé jeudi peu après 12H00 locales (11H00 GMT) à l'aéroport de Tunis-Carthage, où il a été accueilli par son hôte et des membres du gouvernement tunisien. MM. Ben Ali et Sezer devaient avoir aussitôt un entretien axé sur la coopération bilatérale et les rapports de leurs deux pays avec l'Union européenne. La sécurité en Méditerranée et le conflit du Proche-orient sont également au menu. Le chef de l'Etat turc doit visiter l'Hôtel de ville, le Parlement, ainsi qu'un monument à la gloire des Martyrs, avant de prendre part à un dîner officiel au palais présidentiel de Carthage. Le chef de l'Etat tunisien avait effectué une visite similaire à Ankara en mars 2001 au cours de laquelle les deux pays avaient conclu des accords de coopération couvrant notamment les domaines culturel, technique et commercial. Le volume des échanges entre Tunis et Ankara atteint en moyenne 310 millions de dinars par an (environ 217 millions d'euros), la Tunisie exportant du phosphate et dérivés, du cuir et des dattes à la Turquie et lui achetant essentiellement des équipements et métaux. Une quinzaine d'entreprises turques sont implantées en Tunisie et emploient un millier de personnes dans le textile, l'industrie chimique, le secteur automobile et l'électroménager. La Turquie est une des rares destination accessible sans visa pour les Tunisiens, qui sont nombreux à s'y rendre en voyage d'affaires ou pour le commerce informel.
FLASH INFOS
Tunisia April inflation 1.6
pct year-on-year
TUNIS, May 15 (Reuters) - Tunisian consumer prices increased 0.3 percent in April pushing the country's year-on-year inflation rate to 1.6 percent, the government-run National Statistics Institute said on Friday. It blamed the monthly prices 0.3 percent rise in April from 0.06 percent increase in March, mainly on a 1.1 percent rise in transport costs after the government increased domestic petrol prices in April by four to five percent. The Institute said average consumer prices rose 1.4 for the first four months of 2003 compared with the January-April period last year. The government is projecting a 3.0 percent inflation rate for the full year of 2003, up from 2.8 percent in the previous year and 1.9 percent in 2001. ((Writing by Lamine Ghanmi, +216-71 787538 fax +216-71 787454, Reuters Messaging:lamine.ghanmi. reuters@reuters.net email: tunis.newsroom@reuters.com)) REUTERS Tunisie-Yémen: Projet d’accord de coopération pour la formation des journalistes Les perspectives de la coopération tuniso-yéménite dans le domaine de la formation des journalistes ont été au centre d'une séance de travail, tenue à l'Institut de presse et des sciences de l'information (Ipsi) et qui a réuni le directeur et les enseignants de l'Institut avec D' Abdallah Ali, directeur général de l'Institut de formation et de perfectionnement en matière d'information au Yémen. Au cours de la séance de travail, à laquelle avait assisté notamment l'ambassadeur du Yémen en Tunisie, un projet d'accord de coopération entre l'Ipsi et l'Institut yéménite a été élaboré en vue de le soumettre ultérieurement aux autorités de tutelle des deux pays. (Source : La Presse du 15 mai 2003, d’après le portail Babelweb) Ligne aérienne directe Tabarka Charleroi Des contacts ont eu lieu dernièrement entre les représentants de la Chambre de commerce et d'industrie du Nord-Ouest et la Chambre wallonne en Belgique au cours desquels le projet de création d'une ligne aérienne directe entre Tabarka et Charleroi a été évoquée et ce pour faciliter le transport des personnes et des biens entre les deux régions. (Source : Le Temps du 15 mai 2003, d’après le portail Babelweb) Club culturel Tahar Haddad : «La multiplication du sens dans le Coran» A l'occasion de l'Année nationale du livre, le club culturel Tahar Haddad abritera ce vendredi à 16h00 une rencontre avec l'universitaire Olfa Youssef autour de son ouvrage «La multiplication du sens dans le Coran». Notons que l'ouvrage a été présenté par Abdallah Soula. (Source : Le Quotidien du 15 mai 2003, d’après le portail Babelweb) Le nouvel entraîneur Vivkovic ce jeudi à Tunis (presse) AFP, le 15.05.2003 à 09h33 TUNIS, 15 mai (AFP) - Zoran Vivkovic, nouvel entraîneur de l'équipe de Tunisie de handball, arrive ce jeudi à Tunis, en provenance de Belgrade, pour prendre ses nouvelles fonctions, annonce la presse tunisienne. Ancien sélectionneur de l'Egypte, Zoran Vivkovic, originaire de l'ex-Yougoslavie, doit signer lundi son nouveau contrat, qui expirera au lendemain du Championnat du monde 2005, organisé en Tunisie. Il succède à la tête de l'équipe tunisienne à Sayed Ayari, qui demeure dans la direction technique.
"Compass
Group" prend en charge la restauration dans les aéroports tunisiens
Associated Press, le 14.05.2003 à 17h21 TUNIS (AP) -- Le groupe hispano-britannique "Compass" vient de se voir confier la gestion des restaurants dans les aéroports tunisiens, à travers sa filiale tunisienne Select Service Partnet (SSP Tunisie). Résultat d'un partenariat avec la Banque tuniso-koweïtienne de développement (BTKD), cette opération vise à moderniser les restaurants et cafés dans les dix aéroports internationaux que compte la Tunisie, selon le directeur de SSP Tunisie, Michel Cottet. Placé sous l'enseigne "Caffé Ritazza", le premier établissement de cette multinationale qui gère plus de 5.000 restaurants dans le monde, a été inauguré la semaine dernière à l'aéroport de Tunis-Carthage par lequel transitent la majorité des cinq millions de touristes venus visiter la Tunisie chaque année. SSP Tunisie a injecté dans un premier investissement environ 700.000 euros. Elle projette de doubler ce montant d'ici 2004 en engageant, dans une seconde phase, la modernisation de ses unités dans les aéroports de Monastir (centre) et de Djerba (sud). Etudiants étrangers en France: le Maghreb et l'Afrique noire en tête (étude) AFP, le 14.05.2003 à 12h56 PARIS, 14 mai (AFP) - Les étudiants étrangers en France sont essentiellement des Africains, notamment des Maghrébins, et si la répartition évolue un peu depuis dix ans, la tendance reste la même, selon une étude rendue publique mercredi par l'Observatoire de la vie étudiante (OVE). Présentée à la presse mercredi, l'étude comptabilise 196.000 étudiants étrangers en France (9% de la population étudiante) dont 159.000 en universités (11,5% de la population) avec une croissance de 5% par an depuis 1996. Les Européens constituent 26% des effectifs des étudiants étrangers avec une hausse des nationaux des pays de l'est. Les Asiatiques sont 15% seulement en France alors qu'ils comptent au niveau mondial pour 46% des jeunes étudiant dans un autre pays que le leur. Les Américains ne sont que 7%. En revanche, les Africains (qui ne comptent que pour 14% des étudiants étrangers au niveau mondial) continuent à former la majorité des étudiants étrangers en France: 51%, dont 28% venus du Maghreb. D'ailleurs, 89% des Algériens étudiant à l'étranger viennent en France, 74% des Malgaches, 70% des Congolais, 68% des Sénégalais, 65% des Togolais, 60% des Marocains ou des Tunisiens... et la quasi totalité des Gabonais. Selon l'OVE, ces étrangers partent en raison de défaillance de l'offre de formation dans leur pays ou pour des raisons économiques et politiques. Ils choisissent la France d'abord pour raisons linguistiques, puis d'affinités culturelles et enfin, peut-être surtout, parce que les universités françaises sont les moins chères du monde. L'OVE souligne que contrairement à des idées reçues, les étudiants étrangers ont le même taux de réussite ou d'échec que les Français. Il signale cependant les difficultés qu'ils rencontrent, notamment financières, et l'absence de services spécifiques d'accueil dans les universités. L'étude évoque aussi les problèmes --économiques et psychologiques-- au moment du retour et précise que souvent ces étudiants entendent rester en France (50% des Maghrébins, jusqu'à 88% des Iraniens) après la fin de leurs études.
Lettre addressée par M. AGOUBI
Abdelaziz
À M. Ben Ali Le 01 mai 2003 Monsieur Agoubi Abdelaziz Pour l'Alliance Démocratique Tunisienne À Monsieur le Président de la République tunisienne Zine El Abidine Ben Ali Palais de Carthage, Tunis A l’heure actuelle, nous ne pouvons ignorer les évolutions sur le plan international qui nous interpellent et qui nous poussent à assumer pleinement nos responsabilités historiques envers notre pays et notre peuple. Nous sommes parmi les opposants tunisiens qui pensent que les institutions de la république et la cohésion sociale doivent rester à l'abri de toute opération déstabilisatrice. Nous soutenons tout processus de dialogue et de réconciliation nationale, et nous nous opposons à la violence et à l'anarchie. Nous nous attachons à une stabilité politique qui assure une transmission légale du pouvoir politique sans rupture constitutionnelle. Nous estimons également que le salut de la Tunisie réside dans un combat d'idées franc et loyal et que les intérêts de notre peuple doivent être préservés de toutes sortes de chantages ou marchandages. Nous sommes certain que seules des réformes audacieuses à la hauteur du défis de définissant des nouvelles perspectives permettent de surmonter les difficultés que connaît la Tunisie aujourd'hui et qui affectent ses intérêts et entachent son image. Afin d’assainir le champ politique, il est indispensable d'adopter de toute urgence les mesures suivantes : 1- la libération de tous les prisonniers politiques et la proclamation de l'amnistie générale, 2- le respect de la liberté de la presse et du droit d'association et la suppression des textes législatifs qui entravent l'exercice effectif des libertés publiques, 3- la séparation de l'appareil du parti au pouvoir des institutions de l'État en adoptant une série de mesures, dont la principale est la renonciation par le président de la République élu à toute fonction au sein de son parti politique, 4- l’organisation d’élections libres et démocratiques, sous le contrôle d'une commission composée de personnalités indépendantes, conduisant à la mise en place d'un Parlement national qui garantit la séparation effective des pouvoirs et leur rééquilibrage, l'exercice des libertés fondamentales ainsi que le respect des droits de l’homme, 5- l’organisation, dans les meilleurs délais, en Tunisie, d’une Conférence nationale avec la participation de tous les partis politiques tunisiens sans exclusion, y compris le RCD. Monsieur le Président, nous lançons aujourd'hui un appel solennel à toutes les forces vives à participer activement à un large débat national autour de certaines préoccupations qui engagent l'avenir de notre pays. Il s'agit d'agir ensemble pour restaurer les valeurs républicaines et construire un régime démocratique fondé sur des institutions représentatives et l'exercice d'une citoyenneté effective. Cet appel ne peut être que reçu positivement de votre part. L'histoire récente nous apprend que la démocratie n'est pas seulement un objectif de la lutte politique, mais surtout un outil indispensable au développement, au progrès et à la liberté. Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de mes salutations respectueuses. Pour l'Alliance Démocratique Tunisienne AGOUBI Abdelaziz
(Source: La liste de diffusion Tunisia2003 le 15
mai 2003)
Quand le pouvoir tunisien joue
à qui gagne perd
A Omar Mestiri et à tous ceux qui ont réagi à son
texte, à tous les militants soucieux de l'intérêt supérieur de leur
caus eet désireux de ne pas être la risée du pouvoir en place à Tunis,
Nous étions partis d'un décès sous la torture et nous nous retouvons avec une empoignade, un pugilat, une rixe de hammam qui déconsidère tout le monde. L'on voit d'ici le général Ben Ali et ses agents en charge de la désinformation ricaner entre les dents... Il est impératif que soit mis fin à cet échange malsain, stérile et, somme toute parfaitement inutile, sur l'affaire Maher Osmani. Que ceux qui croient en leur cause plus qu'e'n leur petite personne s'abstiennent de donner la réplique aux autres, tant est que ces "autres" existeraient, ce qui serait malheureux... Sur le fond de l'affaire, deux cas sont possibles 1) La victime est réelle et la tragédie est confirmé 2) Toute l'affaire n'est qu'une vaste entreprise d'intox de services spéciaux Dans l'un et l'autre cas, le pouvoir de Ben Ali ne peut sortir que qualifié par ses propres méthodes : Cas 1 : La victime est réelle : c'est la routine du pouvoir tunisien depuis la quinzaine d'années qu'il s'est installé en Tunisie... L'opinion en est édifié depuis bien longtemps. Là-dessus, même le 11/9 n'y pourra rien... Cas 2 : S'il s'avère que Maher Osmani est une invention, le procédé apparaîtra tellement élaboré, laborieux, coordonné, (trop bien) ficelé, et, pour tout dire, tellement forcé, que le pouvoir ne pourra éviter d'être montré du doigt comme un faussaire et comme un menteur. Le fait d'avoir fait des "victimes" d'Amnesty International, de l'Organisation mondiale contre la torture, notamment par le truchement de notre association, de médias internationaux, cela ne fera qu'aggraver le cas des autorités de Tunis. En tous les cas, comme on le voit actuellement, cela les empêchera d'aller crier victoire, car elles seront les premières à savoir qu'il s'agit d'une victoire à la Pyrrhus... Sauf si nous leur offrons le spectacle déplorable et navrant de gens "venus s'aider à enterrer leur père, ont filé avec la pioche"... (proverbe bien tunisien) Khaled Ben M'barek, Coordinateur du CIDT-TUNISIE
(Source: Le forum de TUNeZINE le
15-05-2003 17:22)
Maher Osmani, indicateur des
crimes de la dictature
par angelica Maher Osmani a été tué. Maher Osmani a été arrêté et torturé. "Maher Osmani n'a jamais existé" : une négation de l'évidence qui le projette au centre du destin d'un pays en crise profonde. Un simple individu, une vie, un bref parcours, des yeux qui ont vu et une tête qui a pensé, des mains qui ont touché et senti, des lèvres qui ont souri et crié. Il est devenu, désormais, une boulette de papier qu'on se lance entre les rangs d'une caste politicienne qui existe bel et bien, faute d'être légalement réconnue par la dictature. Il est une rumeur qui flotte, serpente, qui se diffuse d'autant plus que les sources d'informations sont empêchées de couler librement. Certains disent qu'il existe, d'autres disent que non. Les sociologues se sont penchés longuement sur ce phénomène fascinant: la rumeur. D'où vient-elle, pourquoi, comment se propage-t-elle ? Chacun se souvient certainement de ces bons vieux crocodiles qui infestent les égoûts des grandes villes (c'est sûr : je connais personnellement quelqu'un qui en a vu). Une rumeur, comme le disent certains sociologues qui ont analysé la question, a une existence propre, au delà du fait qu'elle soit vraie ou fausse. Certes, la vérité historique de l'existence de Maher Osmani sert bien à quelque chose : sa mémoire, celle de ceux dont l'existence est niée, sa famille, ceux qui l'ont aimé et côtoyé. J'aimerais néanmoins oublier un moment Maher Osmani pour m'intéresser seulement à la rumeur Ferchichi-Osmani. Toute rumeur véhicule un message, a une raison d'être, révèle quelque chose au niveau social. En examiner le parcours et les acteurs renseigne sur ses raisons et son contenu. Comme celui d'un rêve, le contenu d'une rumeur n'est jamais simplement manifeste : le fond du problème est toujours latent. Comme un rêve, la rumeur cristallise les angoisses, les insécurités, les émotions diverses qui flottent dans l'inconscience collective. Ceci étant, il n'est d'aucune importance de savoir si une rumeur est vraie ou pas. Son existence informe d'autre chose. "Maher Osmani n'a jamais existé" : à quoi sert se poser la question ? et que ressentons-nous à l'énoncé de la rumeur ? "et si c'était vrai ?" Comment peut-on se poser cette question ? un être humain est ou n'est pas, il n'y a pas de solutions intermédiaires. Il doit bien être possible d'établir ce fait de façon définitive. Se poser cette question montre bien qu'il n'est pas facilement possible de vérifier ou infirmer l'énoncé de la rumeur. Se poser cette question montre qu'au fond, il est moins important d'y répondre que de la poser. Nous voici au noeud du problème. Il existe une impossibilité - ou presque - de vérification des informations qui sont diffusées depuis la Tunisie. Le système de relais garantissant la sortie des frontières et la rapidité de diffusion est efficace et digne de confiance, on l'a pourtant vérifié à plusieurs reprises, on en a une longue expérience. Cela n'empêche pas les Tunisiens de se sentir fragilisés forcément dans leur position du fait du manque d'information libre, des obstacles qui lui sont posés par le régime, la censure, l'oubli dans lequel tombent certaines victimes. La guerre de l'information est le coeur, les poumons et l'estomac de la Tunisie, tout tourne autour de cette guerre, à maintes reprises perdue par le régime, et constamment renouvelée. Tout se réduit finalement à de l'information. Un individu existe-t-il encore, si on l'oublie ? Nous voici à un autre palier de notre analyse de cette rumeur : pourquoi cette insécurité liée à l'information ? Il n'existe pas de canaux libres d'information en Tunisie autres que ceux - clandestins - qui oeuvrent au risque de la vie de leurs acteurs pour la diffusion d'information. Le régime bloque tout accès aux faits, tente de cacher, de bloquer, de baillonner. Voici où est la fumée et où est le feu. Le régime de Ben Ali nie l'existence de Maher Osmani. Par son besoin même de se fendre d'une déclaration publique, et l'existence même de cette rumeur - Maher Osmani - le régime s'autoaccuse d'être liberticide, d'empêcher la diffusion normale de l'information, de tenter d'empêcher ses citoyens de se mettre au courant des choses publiques qui le regardent pourtant en premier lieu. Voici comment le régime a voulu suggérer aux observateurs de cette guerre, promus en arbitres, que Maher Osmani n'existe pas et que les prisonniers politiques pourraient bien être un "canular" de l'opposition tunisienne. Voici comment le dictateur avoue implicitement priver de parole une opposition en acceptant de la contredire par la négation. Voici comment il vérifie l'existance des prisonniers politiques en tentant même de nier leurs existence, et en niant celle de Maher Osmani. Voici comment les hommes de Ben Ali ont promu Maher Osmani à indicateur contre le régime dictatorial dans une guerre d'information. http://www.reveiltunisien.org/fr/index.php3
Chronique d'un prisonnier chanceux (2-Partie) TRANSFERT ET TORTURE mercredi 14 mai 2003, par malek Au terme de six semaines de détention exactement, un matin vers onze heures, le gardien ouvrit la porte de la cellule n°4, m'appella et m'ordonna de ramasser mes affaires. Je devais être transféré. où ? En enfer (TUNIS) ! Zarga le Kabran, Habib, Amm Ali, Chaabane, Amm Lahbib, Farhat et même le grand criminel Boubaker Jinnaoui sont venus, ainsi que beaucoup d'autre prisonniers, pour me saluer et me souhaiter de la chance, de la patience et pour m'encourager, avec des larmes dans les yeux ; Habib Labidi m'a filé un Coran dans une trousse qu'il a confectionnée lui-même et un sandwich qu'il a rapidement fait sortir du "Couffin" qu'il venait de recevoir. Zarga le Kabran m'a donné trois paquets de cigarettes (20 mars inter). Bref, je suis sorti avec un couffin plein de choses et les larmes aux yeux car c'était dur, très dur, surtout que je ne savais pas ce qui m'attendait à Tunis... Dix minutes plus tard, le gardien m'a emmené à la fouille. Les autres gardiens ont tout renversé par terre et ils ont très minutieusement fouillé le contenu du couffin. Cela se passait dans la cour de la prison et devant l'entrée du bureau du Directeur. Après la première porte grillagée, les agents de la prison de Tunis nous ont accueillis avec des chaînes qu'on utilise pour attacher les chiens ou pour accrocher les moteurs de voitures à réviser chez les mécaniciens. Nous étions quinze détenus enchaînés les uns aux autres, si l'un de nous faisait un mouvement nous étions obligés de le suivre, parfois cela faisait mal. Mes codétenus sont de différents âges, la majorité d'entre eux vont rencontrer le juge de cassation, le juge d'instruction ou pour un recours de procès, quant à moi je ne sais rien de ce qui m'attend. Tout de suite, après naturellement les insultes courantes, on nous a embarqués dans la fourgonnette verte de marque Volkswagen, un vieux modèle allemand, sans aération et sans lumière ou on étouffait à cause de la chaleur du mois de mai ; tout le monde transpirait sans cesse, on ne voyait rien sauf les braises des cigarettes allumées par la majorité des prisonniers. Mon cœur battait trop vite par peur, j'ai failli m'évanouir à cause du manque d'air. Au bout de presque une heure de transfert, la voiture s'arrêta soudainement, j'ai entendu une porte qui est entrain de s'ouvrir, la voiture avancer et la porte se refermer, les autres prisonniers disaient que nous sommes en enfer, à la prison « 9 avril ». Le 9 avril est une date connue en Tunisie, c'est la fête des Martyrs. Je me demande pourquoi ils ont nommé cette prison d'horreur le 9 avril... bizarre ! ! ! Tout à coup, les portes de la Volkswagen se sont ouvertes, quatre gardiens avec le chauffeur et son collègue en uniforme nous ont ordonné de descendre l'un après l'autre. J'ai été surpris de me retrouver avec quinze détenus d'une autre prison, « Mornag », une vielle ferme qui appartenait à un ancien ministre bourguibien, confisquée par l'état fasciste et dictateur du célèbre ZABA, pour la transformer en une maudite prison. « Mornag » qui porte le nom du célèbre vin tunisien, est située derrière la montagne "BOUGARNINE" (HAMMAM-LIF) sur une petite colline et à proximité de l'autoroute, dans une zone d'agriculture. Bref, les gardiens nous ont mis en rang et par une petite portière métallique, ils nous nous ont fait entrer à la fouille et c'est toujours la même chanson... Un jeune et gentil gardien m'a emmené à la cellule n°3, celle des jeunes ; ils étaient trente-cinq prisonniers de droit commun entre dix-huit et vingt-deux ans, la cellule faisait vingt-cinq m², elle contenait une toilette et dix lits double. Il n'y avait pas d'eau, chaque matin pendant la promenade tout le monde faisait la queue devant un tracteur-citerne, qui livrait l'eau régulièrement quatre fois par jour, pour remplir des bouteilles ou des seaux destinés à au moins 1300 détenus. Le Kabran, un vieux bandit de HAMMAM-LIF connu pour différentes agressions avec couteau (BOUSSAADA), était condamné à dix ans pour une tentative de meurtre. Il était arrogant, dur et frappait les jeunes prisonniers. Ils étaient obligés de lui donner après chaque visite au moins deux paquets de cigarettes par personne. Il est sans respect et sans peur de Dieu... Il couchait chaque soir avec un jeune prisonnier de vingt ans qui est hélas homosexuel. Personne ne pouvait se plaindre auprès des gardiens car on risquait un coup de lame de rasoir dans le visage dont on garderait la trace toute la vie, ce sont aussi des choses courantes qui arrivent dans les prisons tunisiennes. Le Kabran, m'a donné une couverture et une place par terre à coté des toilettes, c'était l'unique place libre, seul celui qui payait avait naturellement une paillasse, qui coûtait à l'époque entre 20 et 50 dinars tunisiens, ou aussi celui qui couchait avec le Kabran. C'est difficile de discuter avec ces prisonniers qui avaient reçu l'ordre de m'éviter et l'interdiction de me parler. J'avais de la peine à dormir en respirant ces sales odeurs des toilettes et de lutter contre les insectes, les puces, les cafards et d'autres insectes qui me collent à la peau pour se nourrir de mon sang. Le lendemain matin à huit heures le gardien m'appela, je l'ai suivi au bureau du directeur, deux civils m'ont accueilli avec les fameuses menottes derrière le dos. Sans rien dire, ils m'ont embarqué dans une voiture Opel, et pris la direction de Tunis. J'ai vu en cours de route le paysage, les voitures, les gens, c'était bizarre, cela faisait longtemps, on aurait dit une éternité que je n'ai pas vu le monde extérieur. Neuf heures trente, nous sommes arrivés au parking derrière le ministère de l'Intérieur, d'une petite porte nous sommes passés par les escaliers internes. Toutes les entrées et les portes étaient surveillées par des policiers en uniforme qui me regardaient avec une haine et curiosité. On est arrivé au bureau de la police politique situé au deuxième étage. Un lieutenant en civil était à son bureau et étudiait mon dossier ; ils l'appelaient tous « Mon Lieutenant » ; Il m'a posé quelques questions auxquelles j'ai répondu, il s'agissait de ma fonction dans le secteur du Tourisme, de mes parents, de mes frères et sœurs. Les agents de la police politique ne prononcent jamais les vrais noms de leur collègue, mais des faux noms qu'ils utilisent tous pour ne pas dévoiler leurs vraies identités surtout devant les prisonniers d'opinion ou politiques. Le lieutenant disait : « Est-ce que c'est lui qui n'a rien dit aux collègues de Nabeul ». L'inspecteur répondait : "Oui mon Lieutenant, je crois qu'il a la tête très dure », « Alors emmenez-le à la cave et faites le parler », disait le Lieutenant Mon cœur battait au maximum, je commençais à trembler, je sentais que ça va encore une fois être la torture, j'avais commencé à prier Dieu afin de me faire pardonner mes péchés, car je sentais la mort au bout... J'ai pensé que si à Nabeul j'avais pu résister à la torture, maintenant je ne sais pas ! En arrivant en bas, c'était une cellule, qui a l'air d'un abattoir avec que du sang tout simplement, du sang partout, et les outils de torture qu'ils utilisent sont encore pires que ceux de la villa de Nabeul. Je devais me déshabiller, m'ordonna "SLAH" . Ils étaient quatre policiers, grands de taille entre 1.85m et 1.92m, cheveux très court (Marins), avec un regard de diable. Ils ne savent rien de la pitié ni de l'humanité, ils sont comme des robots, ils appliquent les ordres, et je crois que cela leur fait vraiment plaisir de torturer les innocents jusqu'à que la mort s'en suive. Ils avaient entre vingt-huit et trente-cinq ans. Ils m'ont ordonné alors de rentrer dans un tonneau métallique rempli d'eau, ils avaient des petites matraques de la taille d'une poignée, remplies de métal à l'intérieur, d'une longueur de cinquante centimètres ; ils ont commencé à me questionner et à me frapper sur les épaules et la tête, chaque fois qu'ils me frappaient, je sentais des chocs électriques équivalents à 110 volts. Au bout du douxième ou treizième coup je me suis évanoui, je ne me rappelais plus du reste, seulement plus tard je me suis retrouvé par terre et vraiment paralysé, je ne pouvais plus bouger ; on aurait dit que je n'avait plus de système nerveux. Ils me disaient : Lève toi...lève toi salaud, fils de.... et les questions ...encore les mêmes questions, mon unique réponse était, je ne sais pas ...je ne sais pas ? Ils m'ont pris et accroché à deux barres parallèles, et ils ont commencé à me brûler avec leurs cigarettes ; les cicatrices et les traces de brûlures, je les porte encore aujourd'hui. Ils ont essayé de m'arracher les ongles jusqu'à ce que j'ai vomi, ils m'ont électrocuté les testicules avec des câbles électriques, mais aussi mes lèvres, les bouts de mes oreilles, mes doigts. Je ne sais pas comment vous raconter la suite, avec « les bouteilles anales »....c'est vraiment dur...très dur de vous racontez la suite de la torture, je ne peux plus excusez-moi.... Au bout de vingt jours de torture et exactement le 21ème jour, dans la même cave, je n'étais pas le seul, il y avait, il y avait avec moi un jeune Tunisien de vingt-cinq ans des frères musulmans, arrêté à l'université de Tunis, pour sympathie avec "ENNAHDA" et sa fréquentation régulière des mosquées et sa bonne connaissance de l'islam. J'ai eu quatre minutes de conversation, on a même pas eu le temps de se présenter avant le début de la torture. Hélas ce jeune inconnu avait craqué dans la baignoire sous les coups de la petite matraque plastico-métalique, et avait rendu son âme au créateur, il me regardait dans les yeux, sa bouche était ouverte, peut-être qu'il avait voulu me dire quelque chose, ses yeux étaient fixes et la couleur de sa peau avait blanchi. Le lieutenant est arrivé, il le regardait et disait : (EMMENEZ LA MERDE...EMMENEZ-LE ET ENTERREZ LE ET VITE). Mon Dieu...mon dieu, je regardais, je ne pouvais ni pleurer, ni crier, ni parler...c'est le super choc de voir quelqu'un mourir devant toi parce qu'il fait la prière ou parce qu'il est sympathisant d'un parti politique. Je n'ai jamais pensé qu'il existe des êtres humains comme des animaux sauvages, criminels, assassins de sang froid et d'une méchanceté incroyable comme ces agents du dit ministère de l'Intérieur tunisien. Ils m'ont ordonné de fermer ma gueule, si non j'aurais le même sort, ils m'ont emmené rapidement à « Mornag », mais à l'isolement dans une cellule d'un m² où j'avais passé trois jours avant mon transfert. Fin de la deuxième partie Malek http://www.reveiltunisien.org/fr/article.php3?id_article=588 pour lire la 1ére partie cliquez ici: http://www.reveiltunisien.org/fr/article.php3?id_article=559 Témoignage inédit d'un prisonnier politique de Borj Erroumi (3ème Partie) mercredi 14 mai 2003, par Luiza Toscane Depuis le mercredi 30 avril 2003, et pour quatre semaines le groupe « Tunisie, Réveille-toi ! » propose à ses lecteurs un témoignage inédit, en quatre parties, d'un prisonnier politique de Borj Erroumi, qui tient à garder l'anonymat. Le manuscrit a été reçu par Luiza Toscane sous forme d'un papier mouchoir dédoublé : l'écriture est si déformée que nous présentons nos excuses à nos lecteurs pour les difficultés de lecture qu'ils pourraient rencontrer. Nous signalons à nos lecteurs que l'image scannée du manuscrit a été obtenue à partir de sa photocopie, afin d'éviter de le détériorer davantage. http://www.reveiltunisien.org/fr/article.php3?id_article=595 pour lire la 2éme partie cliquez ici: http://www.reveiltunisien.org/fr/article.php3?id_article=579 pour lire la 1ére parrtie cliquez ici: http://www.reveiltunisien.org/fr/article.php3?id_article=564
La fin d'un modèle qui annonce la fin d'un règne mercredi 14 mai 2003, par Ivan (Mourad) La success story s'est avérée un feu de paille et le rêve d'un modèle de croissance à la tunisienne s'est transformé en un cauchemar qui risque de se répandre à toute une économie où le spectre de la faillite de Batam est loin d'être un cas isolé. Le président de l'Ordre des Experts-Comptables a affirmé que l'affaire BATAM ne surprend personne, ce qui implique que d'autres affaires similaires existent dans le paysage. L'affaire Batam traduit en réalité l'échec d'un modèle de gouvernance érigé en un dogme d'Etat porté par un régime dictatorial qui a transformé le concept de crédit à la consommation en un instrument d'encadrement de toute une population, lui donnant l'illusion de l'accès au confort ménager en contrepartie de sa soumission politique. Aujourd'hui, les Tunisiens sont entrain d'apprendre à leur dépens que le modèle tunisien du « consomme et tais-toi », basé sur la répression et l'opacité politique, a des répercussions néfastes sur l'économique, donc sur le bien-être d'une classe moyenne, inexistante, que le régime feint de choyer. Aussi, les Tunisiens se rendent compte que l'opacité d'un régime autoritaire ne peut être sélective mais plutôt générale et ne se réduit pas à la seule faillite de Batam, qui pourrait être celle de toute une économie. Maintenant, dire comme l'a fait « Réalités » que la presse économique est aussi responsable de la débâcle de Batam, parce qu'elle n'a fait état que des aspects exceptionnels de l'entreprise, constitue une contre vérité dans un pays à la botte du régime. On ne voit pas comment honnêtement les journalistes de la presse économique peuvent bâtir des analyses sérieuses sur des données transparentes, alors que le pays nage dans l'opacité. Contrairement à ce que pourraient penser certains naïfs, la responsabilité de l'affaire Batam n'est pas celle de la presse mais plutôt celle de tout un système. Sur le plan économique, le sauvetage de la société Batam - 98 millions de Dinars tunisiens de déficit et 250 millions de surendettement de Dinars tunisiens - par les pouvoirs publics, risque d'avoir dans le futur des conséquences très graves pour l'économie même si aujourd'hui ce redressement a réussi à sauvegarder 2.000 emplois directs et de 5 à 6.000 emplois indirects dans l'industrie de l'éléctroménager. Le premier effet néfaste est celui de l'instauration d'une culture de déresponsabilisation qui ira en se généralisant en fonction de l'accroissement du nombre des redressements et des parachutes pour les entrepreneurs tunisiens. Le deuxième effet est celui de la dépendance vitale des fournisseurs de Batam qui, même s'ils se voient aujourd'hui sauvés à leur tour de la faillite, ont une situation qui reste précaire. En effet, il aurait été plus judicieux économiquement de couvrir les créances douteuses de ces fournisseurs en les encourageant à mettre en place une politique commerciale de points de vente directe au lieu de les rattacher indéfiniment à Batam pour subir à chaque soubresaut les contre-chocs. Le troisième effet est relatif à l'instabilité du système bancaire tunisien qui se trouve à abandonner dans cette affaire 17 millions de dinars tunisiens et à injecter un crédit de relance de 27 millions de dinars. Le montage financier suppute aussi que les banques financeraient directement ou indirectement une nouvelle capitalisation de Batam, ce qui rend toute opération financière incompressible dans sa finalité, sauf si c'est pour tout faire à la place des repreneurs potentiels. Cela aurait été plus judicieux et plus crédible pour les pouvoir publiques de mettre les dirigeants tunisiens devant leur responsabilité en déclarant la faillite de Batam, de venir en aide aux fournisseurs et d'éviter de charger un système bancaire au bord du gouffre. Aujourd'hui, rien ne peut nous assurer que Batam ne se retrouvera pas dans quelques mois dans une situation similaire, surtout sachant que dorénavant il y aura une sélection des clients qui réduira forcément le chiffre d'affaire de l'entreprise vu que le Tunisien moyen est surendetté. Les Tunisiens ne sont pas au bout de leurs peines, le resserrement du crédit ne va pas concerner seulement les produits éléctroménagers achetés chez Batam, mais aussi la voiture populaire, une initiative "fer de lance" du régime de Ben Ali en faveur de la classe moyenne. Avant la date de février 2003, les postulants à l'acquisition d'une voiture populaire devaient avoir un salaire égal à trois fois le Smig tunisien, aujourd'hui afin de pouvoir faire une demande d'acquisition d'une voiture populaire, le Tunisien doit posséder un salaire égal à quatre fois et demi le Smig. Aujourd'hui la classe moyenne, inexistante mais courtisée par le régime de Ben Ali, se trouve dans une situation malaisée financièrement et est en plus exaspérée par un sentiment d'insécurité généralisée qui risque de remettre fortement en question les bases sur lesquelles le régime de Ben Ali a fondé son essence et le prétexte de son existence. http://www.reveiltunisien.org/fr/article.php3?id_article=597
Réactions sur le vif
par Fathi
Jerbi
N’ayant pas l’intention de prêcher la censure ni chez vous ni ailleurs, mais pensant que l’on peut tranposer le principe du « coût d’opportunité » dans la gestion des écrits et des propos dans votre journal, je demande aux membres de la rédaction du journal éléctronique Tunisnews de nous épargner les articles du « journalistes » ou prétendus correspondants de Jeune Afrique de la banlieue-nord de Tunis en les personnes de Ridha Kéfi et Samir Gharbi et ce pour deux raisons que je trouve en mon sens suffisantes : - Primo ; étant donné que votre journal quotidien (bien que retardé de 24 heures) est largement diffusé en Tunisie et que son contenu en informations et analyses socio-politiques fait référence, il est opportun à vous comme à nous de permettre à ceux qui, parmi, nos compatriotes se trouvent dépourvus de tout support médiatique pour nous informer, nous enrichir de leurs analyses, de leurs propos qu’à maintes reprises je trouve personnellement plus pertinents que celles de ce Ridha Kéfi, de ce Samir Gharbi et qui plus est ils ne coûtent pas chérs aux contribuables tunisiens ( ce n’est pas un secret de polichinelles que la diffusion de Jeune Afrique est subventionnée par l’argent des tunisiens et par la dette extérieure). Ici je fais allusion aux différentes interventions dans les forums des sites tunisiens inaccessibles aux tunisiens et tunisiennes de l’intérieur qu’elles soient l’apanage des anonymes ou des connus mais chez qui, je flaire la liberté, la sincérité et la générosité. - Secondo ; outre le fait que ces deux journalistes ont longtemps déjà montré leurs limites professionnelles (il faut dire que l’on ne les s’arraches pas ailleurs), ils persistent à faire un journalisme en parfaite symbiose avec un environnement politique répressif. Bien qu’ils évoluent dans un pays, la France en l’occurence où le métier de journaliste est une vocation, tout semble à croire qu’ils ont symptomatiquement intériorisé les reflexes et les manières des journalistes asservis à la dictature de leur pays d’origine : la Tunisie à savoir : la langue de bois, éviter les mots, les noms des personnes physiques ou morales qui fâchent, l’autocensure, etc… Ainsi, en se basant sur les deux articles de Ridha Kéfi, et de Samir Gharbi publiés dans votre journal du 15 mai 03 et qui sont respectivement « Stabilité ou immobilisme ? » et « Palmarès de la liberté », je ne peux m’empêcher de constater le haut degré de simplisme dans l’analyse de la scène politique tunisienne, le manque naturel ou forcé d’heuristique et enfin la paresse journalistique qui se dégagent notamment de l’article de Ridha Kéfi . En somme et sans rentrer dans les détails, un simple citoyen, un simple obervateur de la politique, un simple militant d’un quelconque parti, un simple curieux fréquentant les cafés populaires et les bureaux des administrations publiques pourrait décrire au mieux ce qui se passe en Tunisie dans l’informel que dans le formel avec en prime il pourrait vous parler de Marzouki et de son CPR, de Hamma Hammami, de Sihem Ben Sédrine, du juge Mokhtar el Yahyaoui, de la nouvelle chaîne diffusée en numérique « El Hiwar », de la mafia qui a pignon sur rue et sur les biens publics, de Tunis-air, de la réapparition du foulard islamique, de la maladie de Ben ali, de ses posters placardés partout en Tunisie qui attendent que les américains ou un certain Robert Ménard pour oser les enlever, etc… Quant à Samir Gharbi et son « Palmarès de la liberté », il serait plus gratifiant pour son «JA/L’Intelligent » de rappeler que quant Jeune Afrique n’était pas Jeune Afrique/L’intelligent au sens propre du terme, elle avait dressé il y a quelques années de cela (se référer aux archives) un Palmarès de la liberté et de la démocratie où elle avait classé à la queue du peloton le régime tunisien tout juste avant ceux du Soudan et de l’Iran qui étaient à l’époque les pays les plus liberticides et les plus antidémocratiques. Dès lors, il serait intéressant de revoir un même genre de Palmarès fait et réalisé par l’équipe de Jeune Afrique/L’intelligent, c’est à dire par celle qui prétend mieux connaître l’Afrique et les africains que toute tout autre équipe ou institution aussi respectable que l'organisation non gouvernementale américaine « Freedom House ». Fathi Jerbi Tunis le 15 mai 2003
"Depuis les façades des immeubles, des
bureaux, des hôtels, des écoles, des boutiques, l'omniprésent
regard du président Ben Ali scrute les Tunisiens. Son effigie
est là aussi, à côté de vieilles photos touristiques de la
Sicile, au siège de la Société italienne d'assistance, rue du
Maroc...", C'est ainsi que La Repubblica commence son
enquête-voyage nostalgique dans la "petite Sicile" où "Tunis fut
jadis une destination pour les migrants européens qui
cherchaient pain et refuge dans ce coin d'Afrique à 60 Km des
côtes de la Sicile...", avant "une politique immobilière
scélérate faite de démolitions sauvages. Les tunisiens pauvres
ont pris la place des italiens pauvres à La Goulette. Peu de
maisons ont échappé à la démolition"... "Aujourd'hui, une
nouvelle génération d'italiens vit en Tunisie, des chefs
d'entreprises pour la plus part, qui ne se soucient guère de
leurs concitoyens", mais la vieille Marta revient sur les lieux,
40 ans plus tard, pour nous rappeler la grandeur de notre terre
et de notre coeur de tunisien: "Nos papiers sont français, notre
sang italien, notre coeur tunisien"... A lire, absolument...
AW HANI
Enquêtes et Reportages - Enquête
Anna Lombardi
Courrier International
15/05/2003, Numero 654, pp: 44-45
Source:
http://www.courrierinternational.com (article
payant ou sous abonnement)
Endettement de la famille tunisienne
Pour une culture de l’épargne et de l’économie domestique Saoussen BOULEKBACHE L’endettement de la famille tunisienne a fait l’objet d’un séminaire organisé par l’Alliance des femmes du secteur bancaire (UNFT) avec le concours de l’Association professionnelle tunisienne de banque et des établissements financiers. Quel est donc le volume total de cet endettement? Quelles sont ses causes? Et quels seront les remèdes pour rationaliser la consommation et éviter les abus? Mme Saïda Dridi, secrétaire générale de l’Alliance des femmes du secteur bancaire (UNFT) apporte ici quelques éclairages. «Cette initiative est venue soutenir la volonté de s’allier au principe de la prévention qui vaut sans doute mieux que la guérison», souligne-t-elle. Mme Dridi explique par ailleurs que la famille tunisienne bénéficie d’un intérêt particulier émanant d’une volonté politique qui lui a permis d’accéder plus facilement à l’acquisition d’un logement, de la voiture populaire et de toute une autre gamme de produits divers tels que l’ordinateur familial, les loisirs… Ce souci permanent de la part des pouvoirs publics a pour but d’offrir au Tunisien un bien-être et un confort social. Mme Dridi note que pour «le financement des transactions, une gamme de crédits de tous genres a été mise à la disposition du public qui a généré peu à peu une sorte de frénésie de consommation qui va de pair avec l’évolution-même du concept de bien-être». Elle relève dans ce sens que le mode de vie du Tunisien a beaucoup évolué ces dernières années à la faveur de la notable progression du niveau des salaires et du Smig qui a presque doublé entre 1990 et 2002. «Dans ce contexte, les dérapages ne sont pas à exclure», confirme-t-elle. Revenant sur la question de l’endettement, Mme Dridi avance plusieurs causes notamment les imprévus, accidents, perte d’emploi, et précise que ce sont des événements de la vie que toute personne doit parvenir à gérer. Elle indique également l’absence d’une culture de bonne gestion du budget familial. Il existe également l’effet «boule de neige» qui pousse des consommateurs à s’endetter davantage pour payer d’autres crédits et accumulent ainsi les intérêts de retard et les frais de justice. Autre cause de l’endettement, le cumul des crédits, l’achat par facilités et l’usage excessif des cartes bancaires. Mme Dridi note, à ce propos, que ces facteurs n’ont pas laissé insensibles les instances spécialisées et les ont amenées à se pencher sérieusement sur ce phénomène afin d’instaurer un système à même de surveiller de près les différents mouvements bancaires en matière de crédits. Un fichier des crédits Mme Saïda Dridi explique en outre que le besoin consommation a fait propulser de nouveaux moyens de financement comme les crédits bancaires qui semblent êtreperçus comme une solution magique à tous les problèmes. En effet, l’endettement global des ménages tunisiens, selon les données de la BCT, s’élève à 3,3 millions de dinars; dont 1,8 million de dinars destinés au financement des logements et 1,5 million pour des crédits à court terme. Mme Fekih note, d’autre part, que malgré les pratiques encourageant les ménages tunisiens à vivre au-dessus de leurs moyens, l’endettement en Tunisie continue à évoluer à un rythme normal et qu’il n’est pas inquiétant sur le plan macroéconomique. Elle a avancé un autre chiffre concernant les créances qui présentent un retard de paiement, ou qui sont impayées et a précisé qu’il s’élève à 49 millions de dinars. L’endettement des ménages tunisiens est un vrai phénomène à prendre au sérieux et à circonscrire à travers d’autres moyens proposés lors du séminaire. D’où la création au sein de la BCT d’un fichier des crédits aux particuliers chargé de recenser les crédits à la consommation. Ce fichier est à l’image de la centrale des risques réservés aux crédits professionnels accordés aux sociétés et géné depuis 1973. Le secrétaire général de l’Alliance des femmes du secteur bancaire note que plusieurs recommandations ont été adoptées lors de la rencontre. Il s’agit de créer un organisme (observatoire), chargé du suivi de l’endettement de la famille tunisienne en se basant sur le fichier central des crédits aux particuliers détenu par la BCT. Cet organisme pourra regrouper des banquiers, des juristes, des sociologues et même des psychologues. D’autre part, il est nécessaire de se baser lors de l’étude d’un dossier de crédit ménage sur la situation du demandeur fourni par le fichier central. Dans un même ordre d’idée, il faudra exiger une déclaration sur l’honneur au demandeur de crédit, dans laquelle, il déclarera le total de ses engagements auprès du système bancaire et des caisses sociales ainsi qu’auprès de tout fournisseur et vendeur à crédit. Il est également recommander de développer l’application de la méthode du scoring. Reste qu’il faut, observe Mme Dridi, conjuguer les efforts de toute la société civile pour sensibiliser les Tunisiens à la planification de leurs besoins et la rationalisation de leur consommation et éviter au maximum la multiplicité des crédits à court terme, l’effet boule de neige et toute mauvaise gestion et encourager, l’épargne. Mme Dridi conclut que compte tenu de l’importance de ce thème et de la volonté de la femme tunisienne de lutter contre le phénomène de l’endettement en invitant toute mère de famille à rationaliser la consommation des crédits et à planifier ses besoins par ordre de priorité. Ce séminaire sera présenté par l’Alliance des femmes du secteur bancaire au niveau régional. Un cycle de tournées qui commencera probablement par la région du Grand-Tunis. (Source : la Presse du 15 mai 2003)
Conclave
de savants à Hammamet
Par Ridha Kéfi L'association Edward Bouchet-Abdus Salam Institute (Ebasi, www.ebasi.org), qui porte le nom de son fondateur, le Prix Nobel de physique pakistanais Abdus Salam, ainsi que celui du premier Africain docteur en physique, Edward Bouchet, mort en 1928, a été créée en 1993. Basée à Cotonou, au Bénin, l'Ebasi publie des rapports périodiques sur l'état de la recherche en Afrique et décerne des prix d'encouragement aux pays du continent qui développent des recherches dans des domaines spécifiques. Elle organise aussi des rencontres. Son cinquième symposium se tiendra du 11 au 15 août prochain à Yasmine-Hammamet, station touristique à 60 km de Tunis. Organisé avec le concours de l'Association mathématiques et applications (AMA, www.ama.org.tn), basée à Kairouan, au centre de la Tunisie, ce symposium aura pour thème : « Physics and high technology ». Parmi les participants, Taha Sboui, le coorganisateur tunisien du symposium, cite les noms de l'Africain-Américain C. Brown, président de l'Ebasi, spécialiste en télécoms, du mathématicien béninois J.P. Ezin, coprésident de l'Ebasi et secrétaire général de l'Union africaine des mathématiques (UAM), du physicien ghanéen F.K. Allotey, de ses homologues C.S. Diatta (Sénégal) et A.E. Bak (États-Unis). Les précédents symposiums de l'Ebasi ont eu lieu à Accra (Ghana) en 1990, à Gaborone (Botswana) en 1998, et à Cotonou (Bénin) en 2001. (Source : JA/L’Intelligent N°2209 du 11 au 17 mai 2003)
Victoire
judiciaire pour le foulard islamique en Russie
AFP, le 15.05.2003 à 09h44 MOSCOU, 15 mai (AFP) - La chambre de cassation de la Cour suprême russe a décidé jeudi que le port du foulard islamique était autorisé sur les photos d'identité, en cassant une décision inverse de la chambre civile de la Cour, a rapporté Interfax. La décision de la chambre de cassation fait suite à une plainte de dix femmes tatares contre le ministère russe de l'Intérieur, qui refusait d'accepter des photographies les représentant la tête recouverte d'un foulard. Les plaignantes arguaient que, selon le Coran, une femme musulmane devait à partir de l'âge de 13 ou 14 ans porter en public des vêtements cachant toutes les parties de son corps hormis le visage et les mains. La chambre civile de la Cour suprême avait débouté les plaignantes le 5 mars dernier. Un tribunal local du Tatarstan avait déjà interdit le foulard sur les photographies d'identité en avril 2002. Cette décision avait reçu le soutien du président russe Vladimir Poutine l'année dernière. Le foulard est peu porté par les femmes musulmanes du Tatarstan, une république de Russie centrale dont 51% des 5,5 millions d'habitants sont musulmans, contre 43% de Russes de tradition orthodoxe. Quelque 20 millions de Musulmans vivent en Russie, soit environ un habitant sur sept.
بدون تعليق!!
زعيم الحركة الاسلامية يشارك في مراسم تشييع والده بام الفحم ام الفحم (اسرائيل) (اف ب)- سمحت الشرطة الاسرائيلية للشيخ رائد صلاح زعيم الحركة الاسلامية الذي اوقف الثلاثاء مع 13 شخصا اخر من الحركة بالمشاركة في مراسم تشييع والده التي جرت الاربعاء في بلدة ام الفحم العربية بشمال اسرائيل في اجواء هادئة. وشارك المئات في تشييع والد الشيخ رائد صلاح الذي توفي ليل الثلاثاء. ولم يلق رائد صلاح كلمة تابينية خلال تشييع والده بناء على تعهد بهذا المعنى التزم به للشرطة الاسرائيلية. وقد توجه في وقت لاحق الى منزله لتقبل التعازي على ان يعود مساء الى مركز الشرطة حيث اوقف قيد التحقيق. واعلن جيل كليمان المتحدث باسم الشرطة الاسرائيلية لوكالة فرانس برس في وقت سابق ان "رائد صلاح حصل على اذن لبضع ساعات للمشاركة في تشييع والده في ام الفحم" مشيرا الى انه سيتوجه الى هناك "بمفرده ومن دون مواكبة من الشرطة وسيعود وحده". وقامت الشرطة الاسرائيلية باعتقال 14 من اعضاء الحركة الاسلامية بعد اتهامها بتحويل اموال لصالح حركة المقاومة الاسلامية (حماس). ونفت الحركة الاسلامية ذلك مؤكدة انها تقدم مساعدات الى جمعيات انسانية فلسطينية. وقد نفت حماس اي صلة لها بالحركة الاسلامية. (المصدر: وكالة الصحافة الفرنسية بتاريخ 15 ماي 2003)
تمهيدا لطرده :الحكومة اللبنانية تسحب الإقامة من عمرو
خالد!!
مفكرة الإسلام :استمرارا لمسلسل الضغوط الذي يتعرض له الأستاذ عمرو خالد في الآونة الأخيرة نتيجة لموقفه من العدوان الأمريكي البريطاني على شعب العراق والتي كان لها دور كبير في تعاطف قطاعات عريضة من الجماهير مع الشعب العراقي المسلم ونصرته ودعمه،فقد قامت الحكومة اللبنانية بسحب إقامة الأستاذ عمرو خالد فيما فسره المراقبون أنه مزيد من الاستجابات للضغوط الأمريكية وهو مايستلزم مغادرته لبنان إلى جهة أخرى. وكانت مصادر إعلامية قد ذكرت أنه قد تم منع الأستاذ عمرو خالد من الظهور على الفضائيات العربية بضغوط أمريكية مورست على مسئولي قناة اقرأ التابعة لقنوات ART وعلى رأسها الشيخ صالح كامل رئيس المجموعة وعلى قناة MBC اللبنانية لمنع حلقاته وبرامجه . وكان الأستاذ عمرو خالد بأسلوبه المميز قد استطاع التأثير في قطاع كبير من الجماهير خاصة الشباب والمشاهير الذين تأثروا به وهي طبقة لم يتمكن الدعاة والخطباء التقليدية من الوصول إلى معظمهم ، وهو ما تسبب في تأليب قطاعات كبيرة من العلمانيين عليه ومهاجمته والوشاية به لدى جهات أمنية وهو ما جعل الكثيرين يربطون بين خروجه من بلده وبين توجه إلى بريطانيا ومنها إلى لبنان قبل قرار الطرد الأخير. وقد طرح عليه هذا السؤال : ما هي وجهتكم القادمة والى أي بلد ستكون؟ فأجاب: إعادة المحاولة مع السفارة البريطانية للحصول على إقامة طالب حيث العمل على الانتهاء من أطروحة الدكتوراه. (المصدر: موقع مفكرة الإسلام http://islammemo.cc/news/PrintNews.asp?IDnews=4023)
إسرائيل: العرب خفضوا وارداتهم عدا
الأردن
الناصرة (فلسطين) - قدس برس - إسلام أون لاين.نت/ 14-5-2003 كشف المعهد الإسرائيلي للتصدير والتعاون الدولي عن أن حجم المبادلات التجارية بين إسرائيل والدول العربية شهد انخفاضا كبيرا منذ بداية عام 2003؛ بسبب الانعكاسات الاقتصادية للحرب الأمريكية البريطانية على العراق باستثناء الأردن، التي زادت الصادرات الإسرائيلية إليها. وقال رئيس المعهد شرادا بروش في مقابلة مع الإذاعة العامة الإسرائيلية الأربعاء 14-5-2003: إن حجم الصادرات المحلية الإسرائيلية للدول العربية تدنى خلال الربع الأول من عام 2003 بنسبة 2%؛ إذ بلغ 21 مليون دولار، وذلك بالمقارنة بنفس الفترة من العام الماضي 2002، مشيرا في الوقت نفسه إلى أن إجمالي صادرات الدول العربية لإسرائيل انخفضت أيضا بنسبة 3%؛ إذ بلغ 15.3 مليون دولار. وأوضح بروش أن "هذه المعطيات لا تشمل المبادلات التجارية بين إسرائيل والدول العربية، التي تتم عن طريق دولة ثالثة"، مقدرا حجم هذه المبادلات بحوالي 3 ملايين دولار خلال الأشهر الأولى من العام الحالي. وتقوم إسرائيل بعمليات اختراق للأسواق العربية عن طريق طرف ثالث؛ حيث يقوم تجار إسرائيليون وعرب من مصر ولبنان وسوريا والأردن بتسويق منتجات إسرائيل تحت أسماء دولة غير عربية في أسواق هذه الدول، وإدخال السلع إلى دول الخليج العربي عن طريق قبرص، وفي الغالب تكون تحركات هؤلاء التجار إلى إسرائيل ومنها عبر دولة أخرى، هي قبرص. الدولة الوحيدة وأضاف أن "الدولة العربية الوحيدة التي زادت الصادرات الإسرائيلية إليها خلال الأشهر الثلاثة الأولى من العام الجاري كانت الأردن؛ حيث ارتفع حجم الصادرات الإسرائيلية إليها بنسبة 26%، وبلغت نحو 15.4 مليون دولار، من أصل 21 مليون دولار، هي مجمل الصادرات الإسرائيلية للدول العربية". وأشار رئيس معه |