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TUNISNEWS
9 ème année, N° 3542 du 02.02.2010
 archives : www.tunisnews.net 

AISPP: Ahmed Maqadi, ex prisonnier politique, accuse la garde nationale de Tabarka de contraindre son épouse à demander le divorce
Slim BAGGA: Les barbouzes du couple Ben Ali-Trabelsi interdisent ce mardi 2 février une réunion à l'Université libre de Tunis
Abdelkader Zitouni: manifestations des jeunes diplômes en chômage  a Skhira (Sfax Tunisie)
Abdel Wahab Hani: Madame Saïda Rahmouni nommé Médiateur administratif de la République
Abdel Wahab Hani: Le RCD intègre les modifications à son Règlement mais le viole et ne publie pas encore les changements intervenus dans sa direction 
AFP: L'Aqmi propose son aide aux musulmans du Nigeria (SITE)
AFP: L'Iran va "exécuter prochainement" neuf opposants
AFP: Iran: l'opposant Moussavi dénonce l'échec de la Révolution islamique
Reuters: L'Iran poursuit la répression d'opposants, Moussavi proteste
AFP: France: des inscriptions islamophobes découvertes sur un lieu de culte
Reuters: L'épiscopat français craint une loi interdisant la burqa
AFP: France : refus de naturaliser un homme imposant le voile intégral à sa femme
Reuters: La nationalité française refusée au mari d'une femme voilée

Liberté pour tous les prisonniers politiques

Liberté pour le Docteur Sadok Chourou

Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques

43 rue Eldjazira, Tunis

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Tunis, le 2 février 2020

Ahmed Maqadi, ex prisonnier politique, accuse la garde nationale de Tabarka de contraindre son épouse à demander le divorce


 

[…]

A l’association internationale de soutien aux prisonniers politiques

Je soussigné, Ahmed Maqadi, détenteur de la carte nationale d’identité n °08397913, vous adresse cette plainte inattendue. Mon épouse, madame Najet Mellouhi, originaire de la délégation de Tabarka a été interpellée de façon arbitraire par la garde nationale relevant du district de Tabarka-Imarat au centre ville avec des membres de sa famille qui ont été menés de force au poste de la garde. Mon épouse y a été outragée : on lui a retiré ses vêtements (la jellaba) et tournée en dérision après qu’elle eût été photographiée à plusieurs reprises. Elle est restée du matin du mercredi 26 janvier jusqu’à la fin de l’après midi. Elle a été contrainte de signer divers documents qu’elle n’avait pas lus. Ils ont contraint son père à obliger sa fille à divorcer de moi et l’ont menacé de s’en prendre aux intérêts de la famille s’ils refusaient. Ils m’ont sali auprès de ma famille par des qualificatifs impropres et leur ont dit que j’étais un ancien prisonnier politique.

Ils ont obligé ma femme à signer à chaque fois qu’elle quitte le domicile et menacé sa famille et fait pression pour qu’elle quitte son époux, par une perquisition du domicile à chaque fois qu’ils le feraient sans autorisation que ce soit de jour ou de nuit.

Parmi les documents qu’a signés mon épouse sous la contrainte, j’aurais trompé ma famille et ne les aurais pas informés que j’étais un ancien prisonnier et ce serait une raison pour divorcer.

Signature : Ahmed Maqadi

[…]

Pour l’association

Le comité directeur

(traduction d’extraits ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)


Les barbouzes du couple Ben Ali-Trabelsi interdisent ce mardi 2 février une réunion à l'Université libre de Tunis


 

Jusqu'où ira le ridicule dans cet Etat de brutes? Ce matin, à 11 heures, devait se tenir une réunion à l'Université libre de Tunis, avenue Kheireddine Pacha, entre la direction et les parents d'étudiants pour discuter de la mesure arbitraire du retrait de l'agrément et de l'avenir des étudiants. Quoi de plus légitime pour des parents inquiets de l'avenir de leur progéniture et pour la Fondation Bouebdelli tenant à la transparence.

Eh bien, l'arbitraire revint au galop, puisqu'un énorme dispositif policier s'est déployé autour de l'Université et a interdit la tenue de cette réunion. Sans doute le couple présidentiel et ses barbouzes craignaient-ils qu'une déstabilisation du régime démocratiquement élu se fomentait dans les murs de cette Université.

Le ridicule ne tue plus à Carthage, on le sait depuis des années. Le drame est qu'on n'en a pas fini avec cette basse tyrannie et la police qui la protège et veille sur elle...

Dans la foulée de cette interdiction de réunion, un administrateur a été nommé ce matin-même pour diriger l'Université. Il s'agit d'un professeur d'arabe qui avait dirigé l'Institut Bourguiba des Langues (Bourguiba School), Moncef Jazzar.

En matière de vengeance et d'abus de pouvoir, le couple Ben Ali-Trabelsi tient ses promesses. Leïla s'était jurée d'avoir la peau des Bouebdelli. Aujourd'hui, elle est chasse de leur bien.

Mais cette affaire est loin d'avoir dit son dernier mot.

Slim BAGGA



 
MANIFESTATIONS DES JEUNES DIPLÔMES EN CHÔMAGE  A SKHIRA (SFAX TUNISIE)

Une  grande manifestation de jeunes diplômes en chômage a sillonné la ville de SKHIRA le 1/2/2010. Si les causes de ce mouvement ne sont pas encore connues, il s'agit vraisemblablement d'évènements semblables à ceux du bassin minier de  GAFSA.
La police a chargé violemment les manifestants  en utilisant les matraques et les bombes lacrymogènes. Il y  a des dizaines de blessés parmi les jeunes et les élèves qui ont suivi la manifestation. 60 jeunes et manifestants sont arrêtés et emmenés le jour même à SFAX. Seul un dirigeant syndicaliste a été relâché et a déclaré qu'il a été sauvagement tabassé dans les locaux de la police. Quelques autres élèves ont été relâchés.
Entre 47 et 50 jeunes  vont passer en jugement et ce d'après les avocats de SFAX qui se sont  mobilisés pour les défendre. Il s'agit maintenant  de nous mobiliser pour les libérer .
Il est à noter que le pouvoir a mis l'année 2010  SOUS LE SIGNE  " ANNÉE DE LA JEUNESSE"!!!!!
Par ailleurs nous signalons, que malgré  la mobilisation en TUNISIE et dans le monde l'écrivain TAOUFIK  BEN BRIK, le journaliste  ZOUHAIR MAKLOUF sont maintenus en prison. Le journaliste  FAHEM  KADDOUS a été condamné à QUATRE ANNÉES DE PRISON.
Le tribunal de SFAX a confirmé les peines de prison de 2 mois à l'encontre de 2 militants de l’U.G.E.T, 17 étudiants à des peines de prison de 2 à 37 mois et ce après l'occupation d'un foyer d 'étudiants  à  MANNOUBA pour demander d'être logé.
Tunis 2 Février 2010

 Abdelkader Zitouni
Coordinateur National du parti « Tunisie Verte »

 

Madame Saïda Rahmouni nommé Médiateur administratif de la République 

L'Indispensable Impartalité de l'Institution exige sa totale Indépendance vis-à-vis des partis politiques et de toute allégence politique, idéologique, régionale, clanique, familiale, économique, financière, sexiste, corporatiste, de caste, de classe ou de copinage...  

Par Abdel Wahab Hani


 

 Madame Saïda Rahmouni vient d'être nommé, à 49 ans, par Décret présidentiel, Médiateur administratif de la République, pour une période de 5 ans à partit du 1er février.. L'ancienne titulaire du poste Madame Alifa Farouk est pressentie pour diriger l'une de nos Ambassades en Europe Germanophile, l’ancien Médiateur administratif pourrait bien présider aux intérêts de la Nation à Berlin ou à Vienne auprès de l’Autriche et du siège viennois des Nations Unies, avec notamment l’Agence de l’Energie Atomique.

 

Sociologue de formation, travaillant sur les questions du genre et de la place des femmes, avec une thèse de doctorat sur « La femme et la participation sociale », Madame Rahmouni est originaire de Skhira, du Gouvernorat de Sfax. Elle a été notamment Directrice générale du Centre de Recherche, d’Etude, de Documentation et d’Information sur la Femme (CREDIF) et membre, en exercice, du Comité central du parti RCD au pouvoir.

 

Nous avions salué, il y a quelque jour, le découplage entre la fonction de Médiateur administratif de la République et de membre du Bureau politique de n'importe quel parti, aussi important soit-il comme le RCD.

 

Une totale impartialité donnerait au Médiateur toute l’indépendance nécessaire, dans l’exercice des ses prérogatives, mais aussi dans la perception que se fait le public de ses interventions.

 

Nous souhaitons que Madame la nouvelle Médiateur Administratif s'abstienne de toute activité politique et qu'elle demande sa mise en indisponibilité du Comité central de son parti, tout au long de son mandat de Médiateur.

 

Rappelons que cette institution est née dans deux cultures, arabo-musulmane de Diwan Al Madhalim, et anglo-saxone de l'Ombudsman, avant la naissance tardive de la fonction du Médiateur de la République, dans la tradition jacobine française.

 

Nous souhaitons aussi que Madame le Médiateur intervienne auprès de l'organisation mondiale des OMBUDSMAN, pour imposer le terme OMBUDSPERSON, pour chasser les résidus machistes de la culture administrative planétaire.

 

Nous souhaitons aussi qu'elle introduise aussi le terme Médiatrice administrative. L’agence officielle Tunis Afrique Presse (TAP) a préféré le terme français de Médiateure, jolie trouvaille mais terme très peu usité.

 

Nous aurions aimé que l’agence TAP précise le Décret et la durée de nomination, fixant d’ailleurs les prérogatives et l’étendu de la mission. Nous sommes dans un pays de Droit , fallait-il le rappeler. Et le précise participe de la culture légaliste que nous appelons de nos vœux.

 

Nous souhaitons enfin bonne prise de fonction à Madame La Médiatrice administrative de la République. Nous lui adressons le souhait de nombreux AÏDOUN / RETORNADOS qui ont saisi ses services, pour dénoncer les retards pris par l'Administration dans la délivrance de leurs passeports, en souffrance, parfois depuis des années, des décennies même.

 

La lettre émouvante envoyé par Aïd / Retornado Sidi Ali Bouraoui, journaliste de carrière, est des plus révélateurs sur l’espoir porté par AÏDOUN / Retornads dans l’institution du Médiateur. Ainsi AÏDOUN / Retornados sont, de mémoire de militant, les premiers de nos concitoyens résidents à l'étranger à saisir cette institution républicaine. Le Médiateur est celui de tous les tunisiennes et tunisiens, qu'ils résident à l'Intérieur du pays ou dans la diaspora.

 

 

Nous attirons son attention sur le dossiers des AÏDAT / RETORNDAS Medames Mejri, Bettaïeb et Raach. Les droits des femmes concernent toutes les femmes qui ont toutes droit à l'ensemble de leurs droits.

 

 

Rappelons, enfin, qu'il est possible de saisir la Médiatrice de la République, en se présentant directement à son bureau central à Tunis, ou dans ses 5 bureaux régionaux; en écrivant par la poste, par courrier électronique ou par formulaire de doléance à remplir, en arabe, en français ou en anglais, sur Internet, sur l'adresse: http://www.ombudsman.tn

 

 

 

Paris, le 1er février 2010

 

Aïd / Retornado Bi Idhni Allah, Ahabba Al Mouhibboun Wa Kariha Al Karihoun

 

Abdel Wahab Hani

 

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Ci-après le Décret de nomination, en français, à titre d'information, suivi de l'arabe, seule version faisant foi, pour éviter que des esprits tordus déforment, déseséprément, la réalité et se tordent, encore, le cou:

 

JORT n°: 009 du 29/01/2010

Par décret n° 2010-101 du 26 janvier 2010.

 

En application des dispositions du deuxième paragraphe de l’article premier de la loi n° 93-51 du 3 mai 1993, Madame Saïda Rahmouni est nommée en qualité de médiateur administratif pour une période de cinq (5) années, à compter du 1er février 2010.

 

رائد عدد : 009 بتاريخ 29/01/2010

بمقتضى أمر عدد 101 لسنة 2010 مؤرخ في 26 جانفي 2010.



عملا بأحكام الفقرة الثانية من الفصل الأول من القانون عدد 51 لسنة 1993 المؤرخ في 3 ماي 1993 تعيّن السيدة سعيدة الرحموني في خطة الموفق الإداري لمدة خمس (5) سنوات ابتداء من 1 فيفري 2010

 

Le RCD intègre les modifications à son Règlement mais le viole et ne publie pas encore les changements intervenus dans sa direction  

 Par Abdel Wahab Hani  


 

Le RCD fait intégrer les dernières modifications de son Règlement intérieur ; mais le viole subitement ; peine à pourvoir à une vacance au sein de son Administration centrale et tarde à publier aux Annonces légales du JORT les récents changements intervenus dans sa direction..

Intégration des Modifications au Règlement intérieur du RCD:

A notre grande satisfaction, suite à notre papier-proposition encourageant la démocratisation du parti RCD au pouvoir, M. Mohamed Ghariani, son Secrétaire général, vient de faire intégrer, sur la page Web dudit parti (http://www.rcd.tn) , les modifications au Règlement Intérieur adoptées au dernier Congrès du Défis, en juillet 2008. Nous en prenons bonne note et saluons M. Ghariani pour sa réactivité et sa disposition à remédier aux anomalies signalées par la critique citoyenne.

Ce qui laisse entendre que le Secrétariat général du parti au pouvoir se prépare à informer officiellement le Ministère de l'Intérieur desdites modifications et à procéder, espérons le, à leur publication au Journal officiel de la République tunisienne, comme le prévoit la Loi de 1988 sur les partis politiques.

Violation de l'article 16 du Règlement intérieur:

Mais à notre grand étonnement, le même Secrétaire général vient de violer l'article 16 dudit Règlement, en annonçant par la voix de l'agence officielle TAP, que "le Président Zine El Abidine Ben Ali a décidé de nommer, M. Abdeljelil Khachnaoui, secrétaire général du Comité de coordination du RCD à Kasserine".

Or, le Règlement intérieur est claire et sans équivoque. Il précise dans son article 16:

"Le Comité de Coordination est composé de:

-Un Secrétaire général nommé par le Bureau politique;

-Des Secrétaires généraux adjoints nommés par le Bureau politique qui fixe par ailleurs leur nombre, parmi les candidats ayant une ancienneté d'adhésion de 4 années, dont au moins deux années de responsabilité, selon des critères et des proportions se basant sur le nombre des adhérents du Rassemblement dans chaque Comité de coordination;

-Les Secrétaires généraux des Fédérations;

-Le responsable régional de la Jeunesse constitutionnelle démocratique, élu à part par le collège des jeunes;

-Le Secrétaire général du Comité régional des Etudiants du RCD;

-Un représentant des anciens Combattants;

Y seront conviés, aux réunions du Comité de coordination, les adhérents du Rassemblement titulaires de mandats nationaux ou régionaux."

الفصل 16 :
تتركب لجنة التنسيق من :
- كاتب عام يعينه الديوان السياسي.
- كتاب عامين مساعدين يتم تعيينهم وضبط عددهم من طرف الديوان السياسي من بين المترشحين الذي مضى على انخراطهم أربع سنوات منها سنتان في المسؤولية حسب مقاييس ونسب تعتمد عدد المنخرطين في التجمع بكل لجنة تنسيق.
- الكتاب العامين للجامعات.
- المسؤول الجهوي عن الشباب الدستوري الديمقراطي الذي ينتخب على حدة من طرف الشباب.
- الكاتب العام للجنة الجهويّة لطلبة التجمع الدستوري الديمقراطي.
- نائب عن المقاومين.
ويدعى إلى اجتماعات لجنة التنسيق المنتمون للتجمع ممن لهم مسؤولية قومية أو جهوية.

Il ressort donc que la nomination du Secrétaire général du Comité de Coordination est des prérogatives du Bureau politique, et non du Président du parti. cette nomination n'étant ressorti d'aucune condition particulière, notamment d'ancienneté. Elle est donc aisée à respecter. Nous avions estimé qu'il était temps de remplacer ce mode de cooptation d'en haut par un mode plus démocratique, comme le veut d'ailleurs la Loi de 1988 sur les Partis politiques, dans ses principes généraux énoncés en son Article 5. Mais cela n'est pas le propos ce soir.

Précisons encore que le nombre et les titulaires des mandats de Secrétaires généraux adjoints sont décidés aussi par le Bureau politique, mais avec des conditions d'ancienneté..

Rappelons, subsidiairement, que, comme nous l'avions dit à plusieurs reprises, l'usage du terme Le Président a nommé entretient la confusion entre les fonctions de Président du RCD et de Président de la République.

Le Secrétaire général du parti au pouvoir doit se conformer à son Règlement intérieur et donner l'exemple aux autres partis, surtout lorsqu'il parle de la primauté du Droit et de l'Etat de Droit.

Par ailleurs, le parti doit informer le Ministère de l'Intérieur et le Wali / Gouverneur de tout changement intervenu dans la direction des structures régionales, groupements et autres structures.

Le RCD peine à pourvoir à la vacance d'un SG adjoint:

Le parti RCD au pouvoir n'a pas encore annoncé de successeur à M. Abdeljelil Zaddem, ancien Secrétaire général adjoint chargé des Organisations et des Associations, ré-intégré de nouveau dans le corps préfectoral des Wollat / Gouverneurs.

Après les dernières nominations des très peu expérimentées et totalement parachutées Mesdames Hajer Cherif-Chebil, aux Relations extérieurs et Abir Moussa/Moussi aux Femmes, (appartenant toutes deux au réseau de Madame Annaïbah / Député Saüda Agrébi, puissante présidente de l'ATM et vice présidente de l'OMF: Organisation mondiale de la famille), l'Administration centrale du parti RCD au pouvoir risque de se couper de sa base, qui elle est élue et rend des comptes à ses électeurs.

La proxilité des élections municipales, fixées pour le 9 mai prochain rend la composition d'une Administration centrale par trop rajeunie et parachutée rend les militants du parti le plus peuplé au monde (par tête d'habitant) perplexes et peu convaincus de la place du mérite, du militantisme et du dévouement politique dans leur propre ascension dans leur propre parti.

Toujours est-il que la Direction du parti doit informer le Ministère de l'Intérieur de toute modification intervenue dans sa direction et dans son administration, dans les conditions définies par ladite Loi de 1988.

Le poste de Secrétaire général adjoint, même s'il est supprimé, doit être notifié au Ministère de l'Intérieur.

Le parti n'a pas encore publié au JORT la nouvelle composition de sa direction:

Après un survol hebdomadaire, aucun des derniers journaux des Annonces légales du Journal officiel de la République tunisienne ne semble comporter d’annoncé de la nouvelle composition du Bureau politique du parti RCD au pouvoir, comme le prévoit ladite Loi de 1988. A moins que cette annonce nous aurait échappé. Dans pareil cas, nous présentons nos excuses au parti RCD au pouvoir. Mais il semble que nous avons bien ouvert les yeux, mais en vain.

En cas de confirmation de non publication au JORT, M. Mohamed Ghariani doit remédier à ces anomalies et faire publier lesdits changements (Textes et Titulaires de mandats) au Journal des Annonces légales du JORT. Il y va de la crédibilité de son discours sur la primauté de la Loi et son Application égale à toutes et à tous, à tous les partis et à toutes les associations.

Si le Ministre de l'Intérieur, et/ou son Directeur général des Affaires politiques, constatent des irrégularités dans le respect de la Loi républicaine, par le parti RCD au pouvoir, il doit en faire mention publique et doit demander des excuses assorties d'un engagement de non récidive.

Nous faisons notre devoir citoyen de vieller à ce que les Lois de la République soient appliquées à tous, par tous, et envers tous et que personne n'en soit dispensé. Dans l'espoir que M. Ghariani, une ancienne connaissance des années de l'Université, le prenne avec "un grand cœur ouvert et des bras tendus envers tous les tunisiens, sans exclusion" pour le triomphe de la Démocratie et de l'Etat de droit et dans l'intérêt suprême de la Nation.

Paris, le 2 février 2010

 

Aïd / Retornado Bi Idhni Allah, Ahabba Al Mouhibboun Wa Kariha Al Karihoun

 

Abdel Wahab Hani

 

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L'Aqmi propose son aide aux musulmans du Nigeria (SITE)
 

AFP, le 2 février 2010 à 08h08
DUBAI, 2 fév 2010 (AFP) - Le leader d'Al-Qaïda dans le Maghreb islamique (Aqmi), Abou Moussab Abdel Wadoud, a proposé de fournir d'entraîner et d'armer les "musulmans du Nigeria" dans un message diffusé sur un site jihadiste, rapporte mardi le centre américain de surveillance des sites islamistes (SITE).
"Nous sommes prêts à entraîner vos fils (ceux des musulmans du Nigeria) à manier les armes et leur apporter toute l'aide qu'on peut fournir -en hommes, en armes, en munitions et en équipements- pour leur permettre de défendre notre peuple du Nigeria et à repousser l'hostilité de la minorité des croisés" (chrétiens), dit ce chef d'Al-Qaïda dans son message.
Selon le SITE, l'Aqmi s'était déjà adressé le 19 août aux musulmans du Nigeria pour leur exprimer sa sympathie après des heurts en juillet avec des forces de l'ordre qui avaient fait de nombreuses victimes.

L'Iran va "exécuter prochainement" neuf opposants

AFP / 02 février 2010 11h06
TEHERAN - L'Iran va "exécuter prochainement" neuf opposants "contre-révolutionnaires" accusés d'avoir cherché à renverser le régime islamique, a déclaré Seyyed Ebrahim Raïssi, premier adjoint du chef de l'autorité judiciaire iranienne, cité mardi par l'agence Fars.
"Les deux personnes exécutées (le 28 janvier) et les neuf qui seront exécutées prochainement ont été arrêtées lors des troubles" (ndlr: les manifestations antigouvernementales des derniers mois), a déclaré M. Raïssi lors d'une réunion politique lundi soir dans une mosquée de Qom.
"Chacune d'elle est liée à un courant contre-révolutionnaire et a participé aux troubles dans le but de renverser le régime", a-t-il ajouté cité par Fars.
L'Iran a pendu jeudi deux opposants accusés d'appartenir au groupe monarchiste Tondar (Assemblée du Royaume d'Iran) et d'être "ennemis de Dieu" (mohareb) pour avoir "planifié des projets d'assassinat de responsables" iraniens.
Le procureur de Téhéran avait annoncé que neuf autres opposants condamnés à mort attendaient le verdict de la cour d'appel. "Neuf autres émeutiers sont encore dans la phase d'appel, et s'ils sont condamnés, la sentence sera exécutée selon la loi", avait-il déclaré.
Il avait indiqué, sans autres détails, que les deux opposants exécutés et les neuf autres condamnés à mort étaient "accusés d'être 'mohareb', d'avoir cherché à renverser le régime de la République islamique, et d'appartenir au mouvement antirévolutionnaire armé de l'Assemblée du royaume d'Iran et au mouvement terroriste des monafeghine" (ndlr: "hypocrites", nom donné aux membres de l'Organisation des Moudjahidine du peuple, principal mouvement d'opposition armée iranienne en exil).
L'identité des neufs condamnés à mort n'a pas été révélée.
M. Dolatabadi avait précisé que cinq de ces condamnés avaient été "arrêtés le jour d'Achoura", lors des violentes émeutes du 27 décembre qui avaient fait huit morts et durant lesquelles un millier de manifestants avaient été interpellés.
Les quatre autres condamnés ont été arrêtés lors de manifestations antigouvernementales intervenues avant l'Achoura, avait ajouté le procureur sans autre précision.
Le 18 janvier, le parquet avait requis la peine de mort contre cinq manifestants, trois hommes et deux femmes, arrêtés lors des violences d'Achoura et accusés de liens avec l'Organisation des moudjahidine du peuple (MKO), principal mouvement d'opposition armée en exil au régime de Téhéran.
L'aile dure du pouvoir a réclamé à plusieurs reprises un châtiment sévère contre les manifestants arrêtés lors des troubles.
Deux des principaux leaders de l'opposition interne au régime, l'ancien Premier ministre Mir Hossein Moussavi et l'ancien président du Parlement Mehdi Karoubi, ont condamné les exécutions du 28 janvier.
"Il semble que ces pendaisons visent à créer un climat de peur pour dissuader les gens de manifester le 11 février prochain" à l'occasion de l'anniversaire de la révolution islamique, avaient affirmé MM. Moussavi et Karoubi dimanche dernier en réaction aux deux pendaisons.
 

Iran: l'opposant Moussavi dénonce l'échec de la Révolution islamique
 

AFP, le 2 février 2010 à 12h14
Par Laurent MAILLARD
TEHERAN, 2 fév 2010 (AFP) - Une des principales figures de l'opposition réformatrice Mir Hossein Moussavi a dénoncé mardi la persistance des "racines de la dictature" en Iran, évoquant un échec de la Révolution islamique dont le régime s'apprête à célébrer le 31e anniversaire dans un climat de crise.
Les "racines de la tyrannie et de la dictature existent toujours" en Iran, a affirmé l'ancien Premier ministre Mir Hossein Moussavi, dans une longue et virulente déclaration publiée sur son site internet.
"On peut identifier aujourd'hui (en Iran) les bases et les éléments qui produisent une dictature, ainsi que la résistance contre un retour à la dictature", a estimé M. Moussavi dans une allusion aux manifestations déclenchées par la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad en juin dernier.
Dans le cadre de la répression de ces protestations, un haut responsable judiciaire a annoncé mardi l'exécution prochaine de neuf autres "émeutiers" accusés d'avoir "cherché à renverser le régime islamique", après deux premières pendaisons la semaine dernière.
"Museler les médias, remplir les prisons et tuer brutalement des gens qui demandent pacifiquement le respect de leurs droits dans la rue montrent que les racines de la tyrannie et de la dictature de l'époque de la monarchie (du Shah) existent toujours", a poursuivi M. Moussavi, rival malheureux de M. Ahmadinejad lors de la présidentielle.
L'ancien Premier ministre de l'imam Khomeiny durant les huit années de guerre contre l'Irak (1980-1988) a également évoqué pour la première fois un échec de la Révolution de 1979.
Au début, "la majorité de la population était convaincue que la Révolution allait supprimer toutes les structures qui mènent au totalitarisme et à la dictature. J'étais de ceux-là, mais aujourd'hui je ne le pense plus. Je ne crois pas que la Révolution a atteint ses objectifs".
Ces déclarations virulentes d'un acteur majeur et respecté des premières années de la République islamique interviennent à la veille de l'anniversaire de la Révolution, le 11 février, alors que le régime iranien traverse l'une des plus graves crises politiques de son histoire.
La contestation, par l'opposition interne au régime, du scrutin de juin jugé entaché de fraudes, s'est heurté à une répression sévère, qui n'est toutefois pas parvenue à endiguer le mouvement.
De violentes manifestations à répétition ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés depuis le 12 juin, et les dernières, qui ont fait huit morts lors du jour de deuil chiite de l'Achoura le 27 décembre, ont montré l'ampleur de la crise sept mois après son déclenchement.
Avant de procéder aux premières exécutions, les autorités avaient arrêté des milliers de manifestants et condamné des dizaines d'opposants à des peines de prison parfois très lourdes.
Le pouvoir a également multiplié les pressions et intimidations --parfois physiques- contre M. Moussavi et d'autres figures de l'opposition, accusées par l'aile dure du régime de vouloir elles aussi renverser la République islamique.
Cette répression a été dénoncée à plusieurs reprises par l'ancien Premier ministre. Il a notamment estimé la semaine dernière que les exécutions visaient à "créer un climat de peur pour dissuader les gens de manifester le 11 février prochain", jour anniversaire de la révolution de 1979 à l'occasion duquel l'opposition a appelé ses partisans à descendre en masse dans la rue.
"On peut voir partout dans ces comportements les restes d'un régime tyrannique", a estimé mardi M. Moussavi en affirmant que "la dictature au nom de la religion (était) la pire des dictatures".

AFP

L'Iran poursuit la répression d'opposants, Moussavi proteste
 

Reuters, le 2 février 2010 à 13h54

TEHERAN, 2 février (Reuters) - - Les autorités iraniennes ont annoncé la prochaine exécution de neuf émeutiers arrêtés lors des manifestations post-électorales, dont la répression symbolise selon le chef de file de l'opposition Mirhossein Moussavi l'échec de la Révolution islamique.
A neuf jours du 31e anniversaire de la révolution ayant donné naissance au régime islamique, l'Iran demeure sous tension et la perspective de nouveaux rassemblements antigouvernementaux le 11 février laisse entrevoir de probables nouvelles violences.
Deux hommes condamnés à mort pour avoir "mené une guerre contre Dieu" et pour leur appartenance à des groupes armés ont été exécutés par pendaison la semaine dernière.
"Neuf autres vont bientôt être pendus", a déclaré mardi Ebrahim Raisi, haut responsable de la justice iranienne cité par l'agence semi-officielle Fars.
"Les neuf et les deux qui ont été pendus jeudi, ont bien été arrêtés lors des émeutes récentes et étaient liés à des groupes contre-révolutionnaires", a-t-il ajouté.
Des centaines de personnes ont été interpellées en marge des manifestations antigouvernementales consécutives à l'élection présidentielle du 12 juin dernier qui a vu l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad remporter une victoire contestée.
Les rassemblements et les violences n'ont pas cessé depuis le scrutin. Pour le chef de file de l'opposition et ancien Premier ministre, Mirhossein Moussavi, la répression montre que la Révolution islamique de 1979 "n'a pas atteint ses objectifs".
"Remplir les prisons et tuer des manifestants avec brutalité démontrent que les racines (...) de la dictature de l'ère monarchique demeurent", dit-il sur son site internet Kalemah.
Vendredi, un influent dignitaire religieux, l'ayatollah Ahmad Jannati, a salué les pendaisons de la veille et exhorté la justice à mettre à exécution d'autres condamnations à mort.
"Le cruel dignitaire a félicité la justice pour les pendaisons malgré les sérieuses inquiétudes quant aux méthodes employées pour obtenir les aveux des détenus", souligne Moussavi.
APPEL À MANIFESTER
Les dernières grandes manifestations, organisées à l'occasion de la fête religieuse de l'Achoura, le 27 décembre, se sont achevées par la mort de huit personnes, dont un neveu de Moussavi, et l'arrestation d'un millier d'autres. Mais Moussavi prévient que l'opposition n'entend pas renoncer.
"Le 'mouvement vert' n'abandonnera pas son combat pacifique (...) tant que les droits des gens ne seront pas préservés", dit-il en référence à la couleur - celle de l'islam - choisie pour sa campagne présidentielle. "Les manifestations pacifiques sont un droit pour les Iraniens."
Ces déclarations pourraient encourager l'opposition à battre à nouveau le pavé pour l'anniversaire de la Révolution. Des appels à se rassembler le 11 février circulent sur internet.
Moussavi et Mehdi Karoubi, autre candidat modéré à la présidentielle, ont exhorté leurs partisans à participer aux événements prévus ce jour-là, mais les autorités ont prévenu qu'elles ne toléreraient pas de nouvelles manifestations.
"Nous ne laisserons pas le 'mouvement vert' se montrer (...) nous nous y opposerons fermement", a déclaré Hossein Hamedani, commandant des Gardiens de la Révolution.
Confronté à sa plus grave crise interne depuis la chute du chah en 1979, l'Iran est en outre confronté aux pressions des Occidentaux pour suspendre ses activités sensibles.
Face à une menace qu'ils jugent croissante, les Etats-Unis ont annoncé dimanche le renforcement de leur système de défense antimissile dans le Golfe. Des missiles Patriot sont installés au Koweït, au Qatar, aux Emirats arabes unis et à Bahreïn.
L'Iran a dénoncé mardi cette décision, invoquant ses bonnes relations avec les pays voisins.
"Nous considérons que ces initiatives de pays étrangers dans la région ne fonctionneront pas et nous constatons l'échec de tels projets", a dit à la presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast.
"Les relations entre la République islamique d'Iran et les autres pays de la région sont très bonnes et amicales. La seule approche convenable pour apporter paix et stabilité dans la région est d'avoir une attitude d'échange", a-t-il ajouté.
Rédaction de Téhéran, version française Grégory Blachier


France: des inscriptions islamophobes découvertes sur un lieu de culte


AFP, le 1er février 2010 à 16h17

BEAUVAIS (France), 1 fév 2010 (AFP) - Les murs d'un lieu de culte musulman à Crépy-en-Valois, ville du nord-est de Paris, ont été recouverts d'inscriptions islamophobes en fin de semaine, a indiqué lundi la gendarmerie.
Dans la nuit de samedi à dimanche, des riverains ont découvert les inscriptions à la bombe de peinture "Islam hors d'Europe", "Islam dehors", sur des murs de la salle et de son enceinte.
Une inscription "la France aux Français" a également été découverte sur un muret dans une rue voisine où les fidèles se garent habituellement.
L'Association culturelle et cultuelle des musulmans de Crépy-en-Valois, propriétaire des lieux, a déposé plainte, selon la même source.
La mairie a dénoncé "un acte odieux, imbécile", tranchant avec le "climat serein qui règne à Crépy-en-Valois entre les différentes communautés".
De son côté, le Conseil français du culte musulman (CFCM), organe représentatif des musulmans en France, a dénoncé la profanation de la mosquée de Crépy-en-Valois et réitéré sa demande d'une réflexion nationale sur l'islamophobie.
"Les profanations de mosquées se sont multipliées mettant en danger la cohésion nationale et le +vivre ensemble+", a estimé le CFCM dans un communiqué.
Le CFCM "regrette" que la récente mission parlementaire française sur le port du voile islamique intégral "n'ait pas retenu dans son rapport final la demande de mise en place d'une mission d'information parlementaire sur la montée de l'islamophobie en France" et réitère cette demande.
Cette mission parlementaire a recommandé fin janvier que la France se prononce solennellement contre le port du voile intégral islamique et prenne des mesures, par des dispositions réglementaires ou une loi, pour le bannir des administrations, des hôpitaux et des transports publics.
Le débat sur l'interdiction de la burqa, portée par moins de 2.000 femmes en France selon les chiffres officiels, est très sensible dans un pays qui compte la plus importante communauté musulmane d'Europe (entre 5 et 6 millions) et a cristallisé un questionnement français sur la place de l'islam dans la société.
AFP
 

L'épiscopat français craint une loi interdisant la burqa


Reuters, le 1er février 2010 à 15h11
PARIS, 1er février (Reuters) - Le Conseil pour les relations interreligieuses des évêques de France exprime lundi ses fortes réserves sur une loi interdisant le port du voile intégral dans le pays et craint la marginalisation des femmes.
Dans une déclaration, son président, Mgr Michel Santier, rappelle que le Conseil national du culte musulman a clairement déclaré que le voile intégral "n'est pas un signe religieux" et que le Coran ne demande pas qu'il soit porté par les femmes.
"Le nombre de femmes portant le voile intégral étant très limité, les décisions prises ne doivent pas conduire à stigmatiser les croyants musulmans", écrit-il.
Si la proposition d'une résolution qui a l'accord des responsables du culte musulman et des différents partis politiques "peut être un acte important", le prélat se dit "très réservé sur l'opportunité d'une loi qui ne résoudra pas la question".
"Si un texte de loi était adopté, le risque pour les femmes musulmanes portant ce voile intégral est qu'elles ne sortent plus de chez elles et soient encore plus marginalisées", estime-t-il.
Pour Mgr Santier, les Français, et parmi eux les catholiques, ne doivent pas "se laisser envahir par la peur et la théorie du choc des civilisations".
"Il est essentiel de distinguer la majorité de nos concitoyens musulmans qui demandent à pouvoir pratiquer librement leur culte et une minorité qui, tout en se réclamant de l'islam, cherche à déstabiliser les démocraties", dit-il.
Le Premier ministre, François Fillon, a récemment saisi le Conseil d'Etat sur le bien-fondé d'une loi, qui divise la droite. Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a déclaré dimanche qu'il lui semblait juridiquement difficile d'interdire totalement le port de la burqa en France.
 

France : refus de naturaliser un homme imposant le voile intégral à sa femme


AFP, le 2 février 2010 à 15h31
PARIS, 2 fév 2010 (AFP) - Le ministre français de l'Immigration Eric Besson a signé un projet de décret refusant de naturaliser un étranger marié à une Française et qui oblige celle-ci à porter le voile islamique intégral, a annoncé mardi le ministère dans un communiqué.
"Eric Besson confirme avoir contresigné et transmis aujourd'hui au Premier ministre un projet de décret refusant l'acquisition de la nationalité française par un ressortissant étranger marié à une Française", selon le communiqué.
"Il est apparu, lors de l'enquête réglementaire et de l'entretien préalable, que cette personne imposait à son épouse le port du voile intégral, la privait de la liberté d'aller et venir à visage découvert, et rejetait les principes de laïcité et d'égalité
entre homme et femme", explique le ministre.
Le port du voile intégral -burqa ou niqab-, qui concerne en France moins de 2.000 musulmanes, fait l'objet d'un débat dans le pays depuis six mois.
Une mission parlementaire a recommandé le 26 janvier que la France se prononce solennellement via une résolution -sans pouvoir contraignant- contre le port du voile intégral et prenne des mesures, par voie réglementaire ou par une loi, pour le bannir des administrations, des hôpitaux et des transports publics.
Le gouvernement français souhaite déposer un projet de loi prévoyant une "interdiction du voile intégral la plus large et la plus effective possible".
Le président Nicolas Sarkozy a, à maintes reprises, déclaré que la burqa et le niqab n'étaient "pas bienvenus en France", les jugeant "contraires à nos valeurs".

 

La nationalité française refusée au mari d'une femme voilée
 

Reuters, le 1er février 2010 à 15h01

PARIS, 2 février (Reuters) - Eric Besson a annoncé mardi avoir transmis à Matignon un projet de décret refusant la nationalité française à un étranger imposant le port de la burqa à son épouse française.
Le ministre de l'Immigration avait indiqué au début de l'année, sans attendre le rapport de la mission parlementaire sur le voile intégral, qu'il comptait faire en sorte que le port de la burqa soit un obstacle à l'acquisition de la nationalité.
Dans un communiqué, Eric Besson dit avoir "contresigné et transmis" au Premier ministre François Fillon "un projet de décret refusant l'acquisition de la nationalité française par un ressortissant étranger marié à une Française."
Il explique ce refus par les résultats de l'enquête réglementaire et de l'entretien préalable à cette demande de nationalité. "Il est apparu que cette personne imposait à son épouse le port du voile intégral, la privait de la liberté d'aller et venir à visage découvert, et rejetait les principes de laïcité et d'égalité entre homme et femme", écrit-il.
Le ministre de l'Immigration, qui a durci sa position au fil du débat sur le port du voile intégral, s'est prononcé pour une loi interdisant le voile intégral dans les services publics.

REUTERS

 

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