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TUNISNEWS
 8 ème année, N° 2962 du 02.07.2008 archives : www.tunisnews.net
Comité de Soutien aux Habitants du Bassin Minier de Gafsa et FTCR:Communiqué:Non à la criminalisation des luttes du bassins minier du sud-ouest tunisien
 Luiza Toscane :Rencontre avec Jomaa Hajji, de Redeyef
Libération :Union pour la Méditerranée, étrange projet
Le Temps:Une autre façon de commenter les résultats du bac
Le Temps:Les Algériens débarquent...
 

Tunisie…
Communiqué
Non à la criminalisation des luttes du bassins minier du sud-ouest tunisien
 

Après l'arrestation du porte parole du mouvement le syndicaliste Adnane Hajji le 22 juin 2008, d'autres arrestations ont eu lieu hier et avant-hier à Redeyef. Il s'agit de Tarek Hlaïmi, syndicaliste de l'enseignement de base, de Mohamed Merzougui, diplômé chômeur, de Boubaker Ben Boubaker, membre du comité des diplômés chômeurs de Redeyef, et de Béchir Lâabidi, syndicaliste de l'enseignement de base et membre du comité chargé par la population de Redeyef de négocier avec les autorités.
Depuis le 21 juin dernier, plusieurs militants du mouvement social du bassin minier à Redeyef sont activement recherchés par la police. Ils sont poursuivis, dans le cadre de la même affaire que Adnane Hajji, pour constitution de bande de malfaiteurs, association en vue de porter atteinte à des personnes et à des biens publics et privés, rébellion et autres accusations graves passibles de lourdes peines pouvant aller jusqu'à 20 ans de prison.
Le 6 juin, la police à tiré à balles réelles sur les manifestants à Redeyef, tuant Hafnaoui Maghzaoui et blessant 26 personnes. Cette date a marqué un grave tournant dans la répression de la révolte du bassin minier par le régime tunisien.
Depuis cette date, les enlèvements, les arrestations et les poursuites à l'encontre de dizaines de syndicalistes et de jeunes chômeurs, avec ou sans diplômes, se sont multipliés . Selon la section de Gafsa de la ligue tunisienne pour la défense des droits de l'Homme, plus de 150 personnes ont été arrêtées. Elles ont toutes été victimes de torture et de mauvais traitements. La semaine dernière des dizaines de peines, jusqu'à 17 mois de prison ferme, ont été prononcées par le tribunal de première instance de Gafsa.
Par la criminalisation des luttes sociales, le régime tunisien veut faire passer les animateurs de la révolte du bassin minier pour de vulgaires voyous et les envoyer en prison pendant de longues années. Mais il cherche surtout à semer la terreur au sein de la population de la région pour qu'elle cesse de se battre pour son droit au travail et d'exiger de vivre dignement. Il vise aussi à décapiter ce mouvement social sans précédent de sa direction et de ses éléments les plus actifs durant l'été à l'abris des regards de l'opinion publique nationale et internationale.
Dimanche dernier, la police a empêché par la force la tenue de manifestations de soutien à la population du bassin minier dans différentes villes tunisiennes: Gafsa, Ksibet El Medyouni, etc. Plusieurs militants qui s'y rendaient ont été agressés et menacés.
Nous exigeons l'arrêt des poursuites à l'encontre des militants du bassin minier et de Fériana et la libération immédiate de ceux qui sont emprisonnés.
Nous appelons les militants syndicalistes, associatifs, politiques et l'opinion publique nationale et internationale à soutenir activement la population du bassin minier. Ce soutien est plus que jamais important afin que cesse la répression à son encontre.
Non à la criminalisation des luttes du bassins minier du sud-ouest tunisien.
Halte à la répression de la population du bassin minier.
Paris, le 2 juillet 2008
Comité de Soutien aux Habitants du Bassin Minier de Gafsa
C/o FTCR, 3 rue de Nantes 75011 Paris
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Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)
3 rue de Nantes
Paris 75019
Tél: 01 46 07 54 04
Fax: 01 40 34 18 15
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Site: www.ftcr.eu
 
 

Rencontre avec Jomaa Hajji, de Redeyef
 

Le syndicaliste Adnane Hajji, parole du mouvement minier, a été interpellé une première fois cette année à son retour d’une réunion du comité national de soutien aux travailleurs du bassin minier qui s’est déroulée à Tunis le 7 avril.
Adnane Hajji s'était fait connaître par la solidarité qu’il a apportée aux diplômés chômeurs de la région dans le mouvement qui a suivi l’annonce de résultats manipulés d’un concours de recrutement ouvert par la société de phosphates, et ce, au profit des proches de quelque notables locaux. Parce qu'il avait dénoncé l’implication des cadres syndicaux régionaux dans la manipulation, l'UGTT a gelé son statut syndical et il a été convoqué devant le conseil de discipline.
Adnane Hajji était secrétaire général du syndicat de l’enseignement de base dans la région. Le 23 juin dernier, il a été arrêté à nouveau et déféré devant le juge d'instruction du Tribunal de Première Instance de Gafsa, puis écroué à la prison de Kasserine. Le 30, il devait être interrogé à nouveau par le juge d'instruction mais son interrogatoire a été reporté sine die.
 Brève rencontre aujourd'hui avec Jomaa Hajji :
* Quel est votre sentiment depuis l'arrestation de votre mari ?
De façon générale, je suis honorée d'être la femme d'un homme comme lui : d'un syndicaliste qui a toujours mis l'intérêt général avant ses intérêts propres, au point d'y laisser sa santé, qui n'a jamais cherché son profit personnel. C'est rare de rencontrer des personnes comme lui : il est convaincu, principiel, humain. Il fait passer l'humain avant tout;
* Et vous-même, où vous situez-vous ?
Moi ? Je ne travaille pas, j'ai tenté de travailler mais cela a été impossible, on m'en a empêchée, parce que j'étais la femme d'Adnane Hajji ! Par ailleurs, je suis malade, avec un traitement lourd.
* Avant sa dernière arrestation, avez-vous senti monter les menaces ?
Oui, d'abord il a été gelé du syndicat en janvier 2008. Ensuite, il a voulu aller à Tunis, mais il n'a pas dépassé Kairouan. Il était à bord d'un louage. La police l'a obligé à faire demi-tour, pourtant la circulation est un droit de tout citoyen tunisien. Et il n'a rien fait, rien de répréhensible. Il est simplement connu et apprécié de tous.
* Comment se passent les visites en prison ?
Je ne l'ai vu qu'une fois, j'ai droit aux visites une fois par semaine. Tout d'abord, il a fallu le trouver. Je lui a apporté ses médicaments au poste de police. On m'a renvoyée en me disant qu'il n'y était pas. Même chose pour la prison : pendant trois jours, j'ai fait des allers et retours entre les prisons de Kasserine et de Gafsa, chacune des deux administrations me disant qu'il était dans l'autre prison. Finalement je l'ai trouvé à Kasserine.
* Comment s'est passée la visite ?
Le trajet est très long et coûteux, plus ou moins 140 kilomètres, je m'y suis rendue avec notre fille, qui a dix huit ans, pour... cinq minutes ! Le temps d'une visite ! je lui ai parlé par téléphone. Pourquoi n'est-il pas à la prison de Gafsa, ce serait plus proche de chez nous.
* Comment va-t-il ?
Je l'ai trouvé fatigué. Pendant sa garde à vue il est resté vingt sept heures assis sur une chaise. Ils l'ont privé de sommeil, tout cela pour l'obliger à signer des aveux ! Tout ce dont on l'accuse, ce sont les BOP * qui l'ont fait !
* Une campagne internationale est en train de se mettre en place pour exiger sa libération...
Ici à Redeyef, on ne peut plus rien faire; vous savez, l'armée à pris place. Il y a eu de nouvelles arrestations hier : Béchir Laabidi, un syndicaliste qui a été arrêté avec son fils, qui a vingt deux ans qui est malade. Et pourtant il a été frappé et arrêté, et d'autres syndicalistes ont été arrêtés, comme Tarek Hlaïmi. Ils rentrent dans les maisons, sans autre formalité, et procèdent à des arrestations en série. Cependant, la résistance continue, j'ai entendu dire qu'à la prison de Gafsa, les personnes du bassin minier sont en grève de la faim depuis samedi pour leur libération. Je remercie toutes les personnes qui se sont mobilisées pour nous. Il faut continuer pour que mon mari soit libéré, pour qu'il soient tous libérés. Ce que nous vivons est une injustice.
* BOP : Brigade d'ordre public

Propos recueillis par Luiza Toscane le 2 juillet 2008

Union pour la Méditerranée, étrange projet
Emmanuel Español historien (*) et béatrice Patrie députée européenne socialiste, présidente de la délégation pour les pays du Machrek.
 


Nicolas Sarkozy ne s’arrête jamais. Il faut lui reconnaître cette étonnante énergie à parcourir la Méditerranée, ou à recevoir à domicile sans relâche depuis un an : Maroc, Algérie, Egypte, Libye, Israël. Certains croyaient que son projet d’Union méditerranéenne était virtuel : pas de finances, de périmètre géographique défini, de feuille de route détaillée, et opposition frontale de l’Allemagne… Qu’à cela ne tienne, chaque obstacle a été contourné au prix d’un virage à 180 degrés : l’Allemagne s’oppose à une Union pour la Méditerranée (UPM) réservée aux Européens du sud dont elle serait exclue… l’UPM intègre désormais les vingt-sept pays européens ; l’Egypte, grande puissance africaine et acteur crucial du Machrek n’était pas invité il y a quelques mois… après son passage à Paris, voici Hosni Moubarak bombardé coprésident de l’UPM ; La France n’a pas un sou… Nicolas Sarkozy reprend à son compte les projets déjà lancés par l’Union européenne tels que l’autoroute transmaghreb, la dépollution de la Méditerranée, le plan énergie Euromed.

Il reste au Président quelques «petits détails» à régler : l’extrême froideur de la Turquie qui demeure déterminée à adhérer à l’Union européenne, la volte-face fracassante du colonel Kadhafi, une certaine prudence du Maroc, les réserves algériennes, la non-résolution du conflit israélo-palestinien, et les inquiétudes libanaises suite à l’ouverture à la Syrie.

La réception à Paris de M. Kadhafi, comme le deuxième déplacement en Tunisie en huit mois du président français, puis la récente invitation élyséenne du président syrien au 14 juillet permettent de bien comprendre les intentions élyséennes en matière de partenariat méditerranéen. Monsieur Sarkozy affiche une différence d’approche fondamentale avec les Européens et leur processus de Barcelone sur la question des droits humains tels que définis dans la convention européenne. En effet, pour l’Europe, la convergence entre les deux rives vers un standard commun faisait partie des objectifs affichés à Barcelone. De même, l’accès des partenaires aux accords d’association et à l’ouverture économique devait répondre à ces critères.

Certes, on peut s’interroger sur les résultats concrets, forcément imparfaits, de cette politique, mais la philosophie européenne conduit à l’action : c’est l’UE qui assure financièrement l’essentiel de la survie humanitaire de la bande de Gaza, c’est l’Europe qui a imposé la cessation des hostilités entre le Liban et Israël en 2006, c’est l’UE qui dénonce les violations électorales flagrantes en Egypte, c’est l’UE qui envoie ses diplomates assister aux procès des dissidents, en Syrie par exemple. Pour notre part, nous n’avions pas manqué de soutenir sur place en mars 2007 la ligue tunisienne des droits de l’homme, face à une certaine forme de pression policière.

Or, le président Nicolas Sarkozy tourne le dos à cette philosophie européenne. En caricaturant volontairement dans son discours de Tunis le choix entre les régimes en place et «les talibans au Maghreb», en s’affichant avec le président libyen, en ouvrant ostensiblement les bras au président syrien, il légitime dramatiquement toutes les politiques de restriction des droits humains, les «états d’urgence» de toutes natures, et les atteintes aux libertés. En effet, les premières victimes de cette pression autoritaire ne sont pas d’hypothétiques talibans, mais bien les sociétés civiles méditerranéennes, les sensibilités modérées, libérales ou sociales-démocrates : il ne doit rien exister entre le pouvoir et l’extrémisme forcément inacceptable.

Voici bien une régression majeure dans l’approche de notre partenariat euroméditerranéen. D’ailleurs, les ONG ne s’y trompent pas. Loin «d’un espace des libertés qui progresse», selon Nicolas Sarkozy, elles sont consternées par un tel aveuglement volontaire. Quand les flashs couvrant le déplacement présidentiel se sont éteints, les défenseurs tunisiens des droits d’expression se sont sentis seuls comme jamais, quand les Libanais ont appris l’ouverture syrienne, ils ont craint de faire les frais d’une nouvelle trahison.

L’UPM du Président peut-elle réussir ? La volonté réaffirmée de traiter des questions migratoires en agitant l’épouvantail de la peur - il y a 400 millions d’Africains de moins de 17 ans, tous ne peuvent venir… - va conduire à la volonté de décentraliser la politique de gestion des migrations subsaharienne aux états du Maghreb. Le refus d’intégrer toute dimension politique à l’UPM la résume en un sous-ensemble à géographie et à projets variables. Le déséquilibre évident de sa position dans le conflit israélo-palestinien ne peut que susciter les mêmes réticences des pays arabes. Au fond que restera-t-il de l’UPM dans six mois à la fin de la présidence française de l’Union ? Mais qu’importe à notre Président notre destin commun euroméditerranéen dans vingt ans, pourvu qu’il ait une belle photographie le 13 juillet avec ses amis chefs d’Etat.

(*) Dernier ouvrage paru : Méditerranée, adresse au président Nicolas Sarkozy, éd.Sindbad-Actes Sud.

(Source : « Libération » (Quotidien – France), le 26 juin 2008)
Lien : http://www.liberation.fr/rebonds/334865.FR.php


Tribune
Une autre façon de commenter les résultats du bac
 

Par: Abdelbaki Bédoui

Les résultats du « baccalauréat de la réforme, comme on se plaît à l'appeler désormais » sont d'un « cru exceptionnel ». Ils sont certainement les meilleurs résultats du bac depuis toujours et sont chaudement salués par des observateurs de premier plan.

L'un d'eux  y voit la réussite totale d'un « système de qualité » et il ajoute que le taux de 50% d'admis « répond exactement aux besoins de notre pays en futurs ingénieurs, techniciens et chercheurs dans les spécialités les plus pointues ». Encore faut-il recruter ceux qui sont en chômage depuis des années !

Je me suis toujours demandé d’où quelques-uns tirent leurs informations et tissent-ils leurs analyses ? Pourtant, pendant toute l'année scolaire, les enseignants, les pédagogues, les parents d'élèves et les journalistes n'auront cessé de signaler les carences qui frappent de plein fouet l'enseignement, particulièrement avec cette nouvelle réforme. Ses programmes sont vidés de toute forme d'intelligence et ses manuels d'un niveau si médiocre qu'ils sont considérés comme une insulte faite aux Tunisiens. Jamais le taux d'absentéisme des élèves du bac n'a été aussi élevé et ceci depuis le début de l'année. Jamais nos élèves n'ont été aussi désintéressés par l'enseignement et n'ont jamais été aussi peu savants. Jamais le degré de violence et de vulgarité en tous genres dans les lycées contre les professeurs et les responsables n'a été aussi élevé. Jamais les cours particuliers n'ont atteint ce niveau de dépouillement total des familles de tous les milieux et frôlent le banditisme le plus abject au vu et au su de tous.

Au lieu de signaler cette situation pour sauver un tant soit peu ce qui peut l'être encore, certains applaudissent des quatre fers. On peut leur conseiller d'aller tout simplement, ne fusse qu'une fois, à la rencontre de ces élèves admis « brillamment » et seuls 38,31% sont admis avec mention à la session principale.  En effet, tout a été fait dans les règles de l'art pour faire réussir nos élèves et on pouvait même espérer avoir un 100% et même plus. L'espoir était de mise car on attend les résultats du Contrôle !

Les concepteurs de la réforme ont voulu pousser nos enfants vers l'excellence, mais ceux-ci préfèrent nager dans la piscine olympique de la médiocrité. Jugez-en !

 Tout d'abord, on a commencé par leur ajouter un bonus de 25% sur leur moyenne annuelle afin de les encourager à mieux travailler. Le résultat a été spectaculaire pour les cours particuliers, les absences tout au long de l'année, sans aucune sanction, l'art sublime des fausses copies et la foire des notes ou tout se vend et tout s'achète. Ce sont nos méga-souks hebdomadaires. On écarta certains professeurs jugés sévères dans les notes et on les remplaça par des enseignants charitables. Les programmes sont vidés à l'extrême et frôlent l'anémie générale. Les leçons jugées difficiles sont supprimées, (pourtant les professeurs se permettent de ne finir que les 2/3 des cours). Les cœfficients des matières littéraires sont divisés par deux et rejoignent allègrement celui du sport et des matières à option. La note de géographie devient supérieure de 50% à celle de l'histoire, matière considérée comme la bête noire des élèves : 12/20  pour la géo et 8/20 pour la grincheuse. Les notes du bac sport nous prouvent que nous avons la jeunesse la plus sportive du Cosmos et les Chinois doivent trembler derrière leur « Grande Muraille ». Pour en finir avec cette super réforme, on offre aux élèves les sujets les plus faciles depuis, cette fois-ci, la fondation de Kairouan par Okba Ibn Nafaâ. Peine perdue et désastre quasi général. Seule la moitié de nos génies décroche ce maudit diplôme. Une simple lecture des résultats affichés dans les lycées démontre, qu'en général, les moyennes annuelles sont supérieures de 3 à 4 points, sinon plus, à celles des moyennes obtenues au bac (le double dans les lycées privés). Mieux ! Sur 49 élèves  de la section Lettres dans un lycée de l'Ariana,   42 élèves  ont obtenu la moyenne annuelle. Mais seuls 11 parmi eux obtiennent la moyenne au bac et 15 sont admis.

Enfin, comme figue de barbarie sur le gâteau, il ne faut plus parler de la session de contrôle où on retenait la meilleure note des deux matières principales, puis un bonus de 25% en cas d'amélioration des notes des matières littéraires et celles de l'histoire-géo. On a décidé de retenir la meilleure note de ces matières, histoire de faire gonfler les résultats. Donc, c'est bien une deuxième session du bac et non une session de contrôle. Pour les amateurs de la cerise sur le gâteau, on a mieux ! Savez-vous qu'un excellent élève peut avoir une moyenne supérieure à 20/20?  Par exemple un 21 ou 22/20. Très facile à avoir. Après tout on a vu un merveilleux 20/20 en philo. Pour cela, il suffit que l'élève choisisse plusieurs matières à option. On ne retient que la première pour le calcul de la moyenne et les autres sont offertes gracieusement en bonus. Einstein n'a pas trouvé mieux !

Pour conclure, une fois admis, le plus dur va commencer pour ces nouveaux étudiants, à savoir, se frayer un chemin en attendant la sortie du tunnel de cette Université tant attendue et si vite redoutée. Que dire de plus lorsque j'ai le texto d'une étudiante en 2ème année qui m'écrit : « Idek mabrouk monsieur et ne fâche pas toi sur moi. Tu es ma meilleure professeure». Je ne savais pas que j'avais changé de sexe.

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 2 juillet 2008)
 


Les Algériens débarquent...
 
 
* Ils seront un million à passer leurs vacances chez nous d'ici fin 2008. ils arrivent par bus, voiture, train, avion...

En dépit d'une légère progression   du nombre des entrées en 2007 (+3,7%), la consommation générale dans le secteur du tourisme se  maintient à l'ordre du jour sur le marché algérien. 980 mille Algériens ont visité la Tunisie en 2007.

Ce qui place cette destination en troisième position en nombre d'entrées par nationalité après les Libyens et les Français. En bus, en voiture, par train ou par avion, nos voisins algériens commencent à déferler sur nos côtes.

Il suffit de sillonner Nabeul, Hammamet, Sousse et Tunis pour voir le nombre important des voitures algériennes stationnées dans les principales artères et on doit s'attendre à un grand rush cet été de nos voisins qui choisissent la Tunisie pour passer leurs vacances et s'oxygéner les poumons et se divertir   le long de nos plages. Si les Algériens optent pour les résidences, d'autres préfèrent séjourner dans les hôtels et nos hôteliers mettent actuellement les bouchées doubles pour les accueillir et ils seront nombreux à venir cet été. Le contingent devrait passer le un million de touristes d'ici fin 2008.

La demande touristique algérienne reste marquée par la prédominance du tourisme familial, de santé et de shopping,le caractère tardif des réservations et la recherche du facteur qualité -prix. Deux Algériens sur 5 voyagent chaque année. 90% des Algériens viennent en Tunisie par le réseau routier.

L'avion est le moyen le moins utilisé. 50% des visiteurs viennent pour des soins et 40% pour des vacances et 10% pour des affaires. 90% logent dans les villas et les résidences meublées et 10 à 20% seulement optent pour les hôtels.

Ce qui explique le nombre limité des nuitées soit 757 mille en 2007. Les Algériens préfèrent les 3, 4 et 5 étoiles. La durée du séjour est très

courte : 3 jours. Il est vrai que les Algériens voyagent beaucoup.   Leur destination préférée reste la Tunisie. Mais il est nécessaire de garantir une meilleure organisation et planification des actions de commercialisation. M.Kadhi Mohamed Seghir directeur de Medina Tour à Annaba nous a fait comprendre «  que la Tunisie offre de bons atouts. Son produit est accessible et bon marché pour le touriste algérien qui,il est vrai, ne réserve pas assez tôt. Tous les touristes choisissent juillet et août pour venir nombreux en Tunisie. Il en résulte des problèmes de réservation et parfois de surbooking et là il faut revoir nos stratégies commerciales car on est capable de drainer encore de touristes voire doubler le contingent actuel sur la Tunisie» .


Etaler la saison

Le marché algérien a ses exigences. C'est pourquoi nous devrons le  développer   soutenir les agences de voyages et les impliquer davantage dans la programmation de notre pays avec une plus grande visibilité de l'offre Tunisie auprès des agences,plus d'informations auprès du grand public sur les atouts de la Tunisie, l'association des TO dans notre communication à destination du réseau de vente,la participation aux foires et aux salons touristiques, l'invitation des agents de voyages et des journalistes. Nos professionnels sont appelés à mettre l'accent sur la richesse du produit touristique tunisien et promouvoir les régions et les produits valorisant l'image de la Tunisie  tels que le tourisme familial et des jeunes, le tourisme de santé et le shopping.

L'hébergement doit être aussi consolidé avec le développement des appart-hôtels qui sont très demandés par les Algériens. Faut-il  adapter les services hôteliers aux besoins de cette clientèle  tout en leur offrant des prix préférentiels comme plusieurs hôteliers le font avec les TO européens.   Le souci des professionnels des deux pays est d'étaler la saison et là il faudrait mettre en place une stratégie efficace pour renforcer le volume existant et surtout fidéliser ce taux d'attraction sans parler de la nécessité de retenir davantage le touriste algérien durant son séjour en Tunisie.

Kamel BOUAOUINA

(Source : « Le Temps » (Quotidien – Tunis), le 2 juillet 2008)

 

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