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TUNISNEWS
10 ème année, N° 3692 du 02.07.2010
 archives : www.tunisnews.net 
Mondher Sfar: Campagne internationale contre la torture en Tunisie
AFP: Tunisie: des ONG interpellent l'UE sur une loi jugée liberticide
Ouest France: Une militante tunisienne prise à partie
Ouest France: Remue-ménage au forum des Droits de l'Homme
AfricanManager: Tunisie/Banque mondiale: 50 millions de dollars pour l’emploi
Abidjan.net: Guinée / Résultats provisoires de l’élection du 27 juin : Cellou Diallo et Sidya Touré au second tour

 

Campagne internationale contre la torture en Tunisie

Appel pour le boycott total du régime criminel de Carthage

et la rupture des relations politiques et économiques avec lui

Appel à l'arrestation immédiate du Général Ben Ali

actuel usurpateur du pouvoir en Tunisie

et son jugement devant le CPI pour crimes contre l'humanité

commis en Tunisie entre 1984 et 2010


 

La torture est un des crimes des plus odieux contre l'humanité. Elle est organisée par l'Etat tunisien est pratiquée de façon systématique et massive dans des dizaines de locaux à travers tout le territoire tunisien, commissariats de police, prisons, et au Ministère de l'Intérieur.

Voici le témoignage que vient de nous envoyer il y a quelques jours une victime de la sauvagerie benalienne. C'est celui de Walid Kammoun, 37 ans, marié à une Italienne et père d'une fille italienne.

Suite aux accords italiens avec l'administration Bush, l'Italie a procédé à l'arrestation massive de musulmans pratiquants pour prouver aux Américains qu'elle lutte activement contre le soit-disant terrorisme. C'est ainsi que Walid a été arrêté en juin 2006, son domicile perquisitionné, son ordinateur passé au peigne fin; on a fini par le relâcher. Mais pour qu'il puisse renouveler son permis de séjour, et après une longue attente, on a fini par lui promettre de le lui livrer à son retour de Tunisie où il envisageait d'aller passer des vacances avec sa famille. Pour lui faciliter ce voyage on lui a fourni un séjour provisoire de courte durée, le temps d'effectuer le voyage. Ce fut en fait un piège organisé avec la police tunisienne.

S'il n'a pas été inquiété lors de son arrivée en Tunisie, c'est à la fin de son séjour et au moment où il s'apprêtait à retourner en Italie que les autorités italiennes lancent à son encontre un mandat d'arrêt international en le traitant dans les medias de grand terroriste qui s'est enfui en Tunisie! Le signal a donc été donné à la police tunisienne de l'arrêter. D'ailleurs, il s'est présenté spontanément à eux au ministère de l'Intérieur à Tunis quand il a appris la campagne médiatique lancée contre lui par les journaux italiens. Mais il a été aussitôt arrêté et là dans les étages de ce ministère de sinistre mémoire, Walid a passé 24 jours d'horreur absolue.

Voici des extraits de son témoignage qui vient de nous parvenir écrit en arabe et en français.

Trois policiers l'ont dévêtu, versé sur lui de l'eau et de matières grasses, et ils l'ont amené au sous-sol, où il a « entendu des personnes en train d'être torturées crier et pleurer comme des femmes, cela a suffi pour que je me mette à pisser sur moi-même, et à pleurer tellement j'avais peur. On m'a mis à terre et on a commencé à me battre sur tout le corps avec des bâtons et des tuyaux metalliques revêtus de plastique. Ils m'ont cassé mon bras et une dent, le sang giclait de partout. Quand je m'évanouis, on m'asperge d'eau et on pisse sur ma tête. Le troisième jour, interogatoire et torture le jour et la nuit. On m'a mis sur une chaise face au mur, mains et pieds liés, et dès que je tourne la tête ou je ferme les yeux on fait pleuvoir sur moi des coups de bâton et on me giflait. Au bout de trois nuits, mes pieds se sont enflés et ma colonne vertébrale enkylosée, surtout du fait que j'étais opéré de la colonne et je porte une broche métallique. Le jour j'avais les menottes et le soir j'étais attaché à une barre en fer sans pouvoir bouger. Tous les jours on m'attache une corde pour m'obliger à faire le chien et à aboyer pendant une demi-heure, question de m'humilier. On étaignait les cigarettes sur le corps. Un jour trois agents m'ont monté au 2ème étage. L'un d'eux était énorme on l'appelait « Bois-dûr ». Après m'avoir dénudé et les pieds et les mains attachés à l'arrière, on m'obligea à m'agenouiller ce qui me provoqua des douleurs atroces. Le « Bois-dûr » s'est assis sur une chaise et a pris ma tête entre ses jambes en m'obligeant à compter jusqu'à mille tout en me frappant le visage violemment avec ses deux grosses mains, mais je me suis vite évanoui. On m'a arrosé d'eau et on a pissé sur ma tête pour me réveiller, avec du sang sortant de mes oreilles et je n'entendais plus rien de ce qu'ils disaient. On m'a descendu un jour à la cave les yeux bandés. On m'a attaché le corps à un bout de drap noué sur des menottes qu'on a attachées à une poulie scellée au plafond. On m'a soulevé en l'air, et on a attaché mon sexe avec une ficelle. Ils m'ont menacé si je ne collabore avec eux de me le couper et expliquaient-ils que je perde ainsi ma femme qui cherchera alors un autre mari. Un des agents s'est mis à me sodomiser avec un manche à balais, tout en rigolant tous et se félicitant de ce qu'ils étaient en train de me faire. Je les ai supplié d'arrêter; ils ont fini par me descendre et m'asperger d'eau. Leur chef est alors venu et n'ayant pas fait moi-même les aveux qu'ils voulaient il a pris un bâton et m'a frappé avec sur mon bras gauche et j'ai failli m'évanouir. Il m'a donné un coup de pied sur le bas ventre. Ce jour là j'ai craché et pissé du sang, mais ils en étaient indifférents. Le lendemain, on m'a amené à la cave à la chambre électrique, où on m'a dénudé, aspergé d'eau et mis des fils électriques. J'ai cru en mourir. Le lendemain, ils sont venus dans ma chambre où je dors par terre, on m'a dénudé, m'ont lié les mains et les pieds à un bâton avec des menottes. Ils m'ont mis dans la position du chien et trois personnes m'ont violé. L'un d'eux a vidé son sperme dans ma bouche avec force. En ce moment j'ai prié Dieu que je meure, mais ma vie ne dépend pas de moi. Si le suicide n'était pas une faute grave que Dieu ne pardonne pas je me serais suicidé. Un jour, ils ont apporté des pinces et un marteau et m'ont menacé d'arracher les ongles de des orteils. N'ayant pas eu de résultat, ils ont donné des coups de marteau sur mes orteils ils ont cassé l'orteil droit.

Le 31/08/2008, ils m'ont apporté un PV à signer sans le lire, j'ai refusé. Alors ils m'ont fait avaler un tube d'encre noire servant pour les empreintes digitales et ils m'ont dit comme ça je signe 'd'avant et d'arrière'. Mon corps n'a pu en effet évacuer cette encre qu'après trois mois. Le même jour on m'a menacé que le jour où je raconte ce qu'ils m'ont fait, ce sera le dernier jour de ma vie. [Fin de l'extrait du récit rédigé par Walid Kammoun en juin 2010 dans la prison de Rossano – Il lance un appel de détressse et à l'aide à l'opinion internationale, que je transmets].

L'Italie doit être dénoncée pour complicité à crime contre l'humanité et en tant que multirécidiviste. Elle a livré de nombreux Tunisiens au bourreau tunisien. On se rappelle le cas de Abdennacer Nait-Liman livré par l'Italie à l'ami Ben Ali et cette victime a poursuivi Abdallah Kallel en Suisse pour l'avoir fait torturer, mais heureusement Ben Ali veillait toujours sur les criminels exécutants de ses ordres. Kallel a pu ainsi se sauver et trouver protection au Palais de Carthage puis nommé Président de la Chambre des Conseillers. Un autre tortionnaire condamné à Strasbourg est toujours sous la protection de l'Etat de Ben Ali.

 

Des dizaines de millliers de personnes ont été torturées depuis le retour de Ben Ali à l'intérieur en 1984 et surtout depuis son coup d'Etat. La torture était devenue une habitude. On la pratique pour des raisons les plus futiles, pour aucune raison, comme pour une simple contestation de la dictature. Tout citoyen est susceptible d'être agressé par n'importe quel agent d'Etat, battu, insulté, humilié, violé, torturé, jugé avec une justice devenue annexe de l'appareil policier, et emprisonné dans des conditions insupportables.

Quelle que soit l'opinion ou la sympathie politique que l'on pourrait avoir pour le régime tortionnaire, la torture n'a aucun rapport avec la politique. C'est un crime absolu contre l'humanité. C'est une insulte à l'humanité et à la dignité humaine. Elle doit nous révulser et nous scandaliser plus que tout autre crime.

 

Nous en appelons aux consciences humaines en Tunisie et de par le monde à se joindre à nous afin de participer à la campagne contre la torture en Tunisie en boycottant politiquement et économiquement le régime criminel de Ben Ali :

Nous en appelons à la rupture des relations diplomatiques avec la dictature benalienne;

Nous en appelons à la rupture des relations économiques, notamment par la mise en application de l'article 2 de l'Accord d'Association tuniso-européen;

L'Union européenne doit se mobiliser contre la torture et exiger du régime tunisien la fin immédiate de cette pratique odieuse et insupportable contre tout un peuple.

L'Union Européenne et le Conseil de l'Europe ne peuvent plus, en effet, se taire après la déclaration de la Cour Européenne des Droits de l'Homme dans l'Affaire de Saadi contre l'Italie attestant que la pratique de la torture en Tunisie a un caractère « grave », en donnant la description détaillée de cinq techniques de torture pratiquées à grande échelle en Tunisie. L'Europe ne peut plus dire qu'elle ne le savait pas.

En particulier, nous exigeons la démission immédiate du tortionnaire Abdallah Kallal actuel Président de la Chambre des Conseillers; nous exigeons sa remise entre les mains de la justice suisse pour y répondre des accusations de torture.

Nous exigeons que les gouvernements européens s'engagent à arrêter sur leur sol les Tunisiens suspectés de crimes de torture ou d'en avoir donné l'ordre et en particulier l'arrestation du Général Ben Ali, premier responsable de la torture en Tunisie cité en tant que tel dans les rapports du State Department, dans l'affaire contre son ministre de l'Intérieur Kallel et dans l'affaire contre le tortionnaire Khaled Ben Said vice-consul tunisien à Strasbourg qui a été condamné le 15 décembre 2008 par la Cour d’assises du Bas Rhin à huit ans de réclusion criminelle pour crime de torture. Nous exigeons que le Général Ben Ali soit inculpé par la CPI pour crimes contre l'humanité en tant que le seul véritable donneur d'ordre de la pratique de la torture, cette torture qu'il a exercée lui-même dans les locaux de la Garde Nationale à El Aouina selon des témoignages concordants, et en tant que premier responsable politique du pays de la sécurité des citoyens. Il a toujours refusé de donner ordre à ses services de mettre fin aux crimes horribles pratiqués dans les locaux de son ministère de l'Intérieur malgré les demandes incessantes des ONG depuis 1989. La torture est interdite par la loi, mais aucun ordre d'interdiction n'a été communiqué par Ben Ali à ses agents. Les plaintes pour torture n'ont jamais été enregistrées et les coupables jamais inquiétés.

 

Tous les citoyens du monde sont invités à boycotter la Tunisie comme pays de destination touristique et à exiger de leurs gouvernements la rupture de toute relation politique, diplomatique et économique avec le régime tortionnaire tunisien tant que la torture continue à y être pratiquée et tolérée.

 

Paris, le 2 juillet 2010

 

Mondher Sfar

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Tunisie: des ONG interpellent l'UE sur une loi jugée liberticide


AFP | 02.07.10 | 15h39

Plusieurs ONG de défense des droits humains ont interpellé vendredi à Paris l'Union européenne après l'adoption d'une loi décrite comme menaçant les libertés publiques en Tunisie alors que Bruxelles et Tunis négocient des accords de partenariat renforcé. "Il est inadmissible (...) que l'Europe reste encore une fois passive face à ce détournement scandaleux de la loi", a ainsi estimé Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), lors d'une conférence de presse, avant d'ajouter que "la loi doit servir à garantir les libertés" et non à "la répression arbitraire". Les ONG (dont la Ligue des droits de l'Homme, le Réseau euro-méditerranéen des droits de l'Homme, Reporters sans frontières, Human Rights Watch) dénoncent l'adoption d'une loi le 15 juin qui incrimine les actes jugés contraires aux intérêts économiques du pays à l'étranger et réclament son abrogation. L'adoption de ce texte a lieu au moment où Tunis cherche à obtenir un "statut avancé" auprès de l'Union européenne (UE) qui permet une coopération économique et politique renforcée. Pour Michel Tubiana, président d'honneur de la Ligue des droits de l'Homme (LDH), cette loi a vocation à "faire taire" les défenseurs des libertés qui ont "attiré l'attention sur la manière dont le gouvernement tunisien a systématiquement foulé aux pieds et violé tous les engagements qu'il avait pris en matière de droits de l'Homme et de libertés démocratiques". Les organisations ont indiqué souhaiter que l'UE prenne position sur ce dossier. "Il serait bien que des personnalités françaises, des personnalités de l'Union européenne se prononcent là-dessus. On n'a rien entendu pour le moment", s'est ainsi étonnée Soazig Dollet, représentante de Reporters sans frontières (RSF). La FIDH a également précisé qu'elle réfléchissait à la possibilité de saisir la Cour de justice de l'Union européenne à Luxembourg contre l'UE pour "manquement à ses obligations de tirer toutes les conséquences de l'adoption de cette loi", a déclaré Mme Belhassen.
Une militante tunisienne prise à partie

vendredi 02 juillet 2010 

Zakia Dhifaoui a été agressée, alors qu'elle participaitau 4e Forum des droits de l'homme, à Nantes.
Zakia Dhifaoui est une enseignante tunisienne, militante active des droits de l'homme, condamnée dans son pays pour « insubordination ». Elle participait, mercredi matin, au forum de Nantes pour évoquer la situation en Tunisie, où la répression est régulièrement dénoncée par les associations. Les échanges ont mal tourné. Cinq personnes, présentes dans la salle, ont tenté de détourner le débat et de discréditer son témoignage.
« Un des hommes m'a accusée de trahir mon pays, de travailler contre son économie, raconte la militante. Il disait que j'étais payée par les Européens... » Un peu plus tard, à l'extérieur de la salle, la militante a subi des menaces plus directes et des insultes prononcées devant plusieurs témoins. Elle a décidé de porter plainte.
Une militante du collectif nantais de soutien aux Tunisiens de Redeyef (1) qui accompagnait Zakia, a également été prise à partie. Elle croit savoir qui se cache derrière ces fauteurs de troubles. « Ils sont mandatés par le gouvernement tunisien. Nous les repérons souvent lors des manifestations que nous organisons. »
Les organisateurs du forum ont dénoncé, dans un communiqué, « des comportements contraires à l'éthique » de la manifestation. Une lettre a été adressée au procureur de la République par les associations nantaises de défense des droits de l'homme.
Un dispositif de sécurité a été mis en place, hier, à la Cité des Congrès, pour prévenir tout nouvel incident. D'autant que la présidente (tunisienne) de la Ligue internationale des droits de l'homme devait participer, en soirée, à la clôture du forum.
(1) Du nom du bassin minier dans lequel ont eu lieu des mouvements de révolte, durement réprimés, en 2008. À la suite de ces événements, une communauté de citoyens originaires de Redeyef s'est réfugiée à Nantes.
 
 
(Source: ouest-france.fr le 2 juillet 2010)

Remue-ménage au forum des Droits de l'Homme

vendredi 02 juillet 2010
 
 
 
 
 
 
 
 

Une militante tunisienne des Droits de l'Homme a reçu des insultes et des menaces à l'issue d'une conférence. Elle porte plainte et a reçu le soutien de l'organisation du forum. Lire aussi page 4.

L'histoire
Zakia Dhifaoui est encore tremblante ce jeudi matin, à la Cité des Congrès où elle a participé, mercredi, à une conférence sur les Droits de l'Homme en Tunisie. Soutenue par le collectif nantais Redeyef, elle va porter plainte après les insultes et les menaces dont elle a fait l'objet devant témoin, à l'extérieur de la salle. On ignore l'identité réelle des auteurs de ces menaces, mais les associations défendant les Droits de l'Homme à Nantes, pensent qu'il s'agit « de personnes agissant pour le compte du régime tunisien ».
Les organisateurs du Forum ont quant à eux pris fait et cause pour Zakia Dhifaoui. Dans une déclaration écrite, hier, Franck Barrau, le secrétaire général de l'association Droits de l'Homme et gouvernements locaux et directeur du Forum mondial, explique : « Cinq personnes participant au Forum, sous couvert de diverses associations franco-tunisiennes, sont venues perturber les débats des tables rondes « Droits de l'Homme et Maghreb » et « Les avocats, défenseurs permanents de la liberté d'expression ». Ils ont tenu des propos diffamatoires et menaçants à l'encontre de plusieurs intervenants tunisiens, militants des Droits de l'Homme, dont Zakia Dhifaoui... »
Franck Barrau évoque également l'agression verbale à l'encontre de la militante tunisienne et d'une militante du collectif nantais Redeyef, à l'extérieur de la salle. Et de conclure : « Ces comportements sont non seulement contraires à l'éthique du Forum qui est un lieu de rencontres et de libre dialogue dans le respect des personnes... mais aussi intolérables au regard de l'ordre public. »
Le comité d'organisation du Forum a signé une lettre adressée au procureur de Nantes, après la plainte déposée par Zakia Dhifaoui.
Un collectif des ONG tunisiennes
Prenant le contre-pied de la thèse de Zakia Dhifaoui, un collectif des ONG tunisiennes, s'est manifesté hier. Il se présente comme « un réseau de docteurs en droit, en médecine, en psychologie, en technologie, et de journalistes ». Mêlés aux faits, ses membres se disent « atterrés par les propos diffamatoires et qui portent préjudice à notre image et notre crédibilité de militants des droits humains. Nous démentons fermement les accusations portées à notre encontre (1) ». Et d'affirmer qu'à la sortie de la conférence, ils ont été eux-mêmes « agressés physiquement » et ont essuyé des insultes « à caractères raciste et antisémite, ainsi que des menaces de mort ».

 
Jocelyne RAT
 
 
(Source: ouest-france.fr le 2 juillet 2010)
Tunisie/Banque mondiale: 50 millions de dollars pour l’emploi

 
African Manager  1-07-2010 :
Les Administrateurs de la Banque mondiale  viennent d’approuver  un prêt pour un montant de 50 millions de Dollars des Etats-Unis en soutien au programme de développement de la Tunisie dans le secteur de l’Emploi.
Afin d’affronter le défi de l’emploi, la Tunisie prend des mesures fermes afin de résorber le taux de chômage qui touche actuellement 14,7% de la population. Au sein de ce pourcentage national, 23% des diplômés de l’enseignement supérieur sont également sans emplois et ce nombre augmentera vraisemblablement en raison d’une offre de main-d’œuvre à la hausse, d’une demande insuffisante, et du mal-fonctionnement de l’intermédiation de l’emploi.
C’est dans ce cadre que l’objectif global de ce prêt est d’améliorer l’efficacité et l’efficience de l’insertion professionnelle en Tunisie. Le Prêt de Politique de Développement (PPD) améliorera les programmes actifs d’emploi, ainsi que l’intermédiation de l’emploi, et la base de l’information pour les politiques d’emploi.
Mme Rebekka Grun, économiste principale et chef de ce projet, a indiqué «Ce PPD est le premier pas dans un programme de réformes du marché du travail qui couvrira cinq années. Ces cinq ans, en soutien du programme présidentiel 2009-2014, auront le potentiel d’améliorer le taux d’emploi, surtout formel, et de faciliter la transition de l’économie vers des secteurs de plus de valeur ajoutée. »
En appui au XIème plan National de Développement, le PPD soutient essentiellement trois objectifs :
1) La facilitation de l’insertion à travers les politiques actives de l’emploi ;
2) Le renforcement des fonctions essentielles à la mobilité interne et externe de la main-d’œuvre; et
3) Le renforcement et le suivi, l’évaluation et la dissémination des données de l’emploi et l’augmentation de la pratique de la gestion axée sur les résultats.
Mme Grun a ajouté : « Ce premier PPD vise à fournir les éléments de services d’emploi renforcés, et d’un dialogue social inclusif et dynamique, qui pourraient former la base des réformes ambitieuses qui sont requises pour un saut quantique en matière d’emploi».
Cette politique de développement vient principalement à l’appui du pilier (i) du Cadre de partenariat stratégique – Création d’emplois, Croissance et Compétitivité, et dans une moindre mesure, du pilier (iii) Amélioration de la qualité de la prestation des services.
La Banque mondiale appuie en Tunisie un total de 20 projets dans différents secteurs tels que l’emploi, l’eau, l’environnement, l’éducation, l’enseignement, l’énergie et l’appui à l’intégration et la compétitivité.

 

Guinée / Résultats provisoires de l’élection du 27 juin : Cellou Diallo et Sidya Touré au second tour

Publié le vendredi 2 juillet 2010  |  Nord-Sud

Dans l’attente de la proclamation ce vendredi des résultats provisoires de l’élection du 27 juin par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), les langues se délient à Conakry. Selon une source proche de la Ceni qui nous a joints hier à Abidjan, les premières tendances donnent 40% des suffrages exprimés au candidat Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG (union des forces démocratiques de Guinée). En 2ème position, on retrouve Sidya Touré, candidat de l’UFR (union des forces républicaines). Et grosse surprise, Alpha Condé, candidat du RPG (rassemblement pour le peuple de Guinée) et opposant historique au pouvoir de Lansana Conté ne récolte que 17% des voix. Etant donné qu’aucun candidat n’obtient la majorité absolue au premier tour, un second tour interviendra selon le code électoral, le 18 juillet, et opposera sauf changement de dernière heure Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré, les deux candidats arrivés en tête. Le report des voix des deux autres leaders Alpha Condé et Lansana Kouyaté sera déterminant pour la suite du scrutin. La seule inconnue à Conakry porte sur le rôle du président du Rpg avec ses 17% de votants estimés à 4,2 millions. En faveur de qui Alpha Condé, le troisième homme, appellera-t-il à voter ? Difficile d’y répondre puisqu’on se rappelle que lors d’une conférence de presse à Conakry mercredi trois jours après l’élection présidentielle, il avait dénoncé des “manipulations” dans la centralisation des résultats du scrutin présidentiel, par la CENI: “Nous avons constaté qu’il y eu une véritable manipulation pour changer de façon extraordinaire les chiffres”. Notre expert explique que c’est le vote ethnique qui a prévalu lors de ces élections. Les résultats d’un sondage réalisé par l’université Lansana Conté de Conakry avait déjà révélé que l‘électeur guinéen est enclin à privilégier l’appartenance “géo-ethnique” parmi les critères de choix de ses dirigeants politiques. L’étude réalisée du 27 avril au 5 mai auprès de 2000 personnes par la faculté des Sciences politiques sur “la perception de la démocratie et les intentions de vote des électeurs de la ville de Conakry”, fait ressortir une tendance au “vote géo-ethnique” chez bon nombre de Guinéens. Les peulhs auraient accordé leur faveur au candidat de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Mamadou Celou Dalein Diallo, peulh de la Moyenne Guinée. Les malinkés auraient voté pour leur ‘’frère’’ Alpha Condé, malinké originaire de la Haute Guinée. Voudra-t-il faire triompher le candidat Sidya Touré, de l’ethnie diakanké (plutôt proche des soussous) ou penchera-t-il pour le peulh Celou Dalein Diallo. Les jours suivants nous situeront.

Bakayoko Youssouf

(Source: abidjan.net le 2 juillet 2010)

 

 

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