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TUNISNEWS
3ème année, N° 1009 du 22.02.2003
http://site.voila.fr/archivtn
http://www.tunisnews.net
 

Service national : Baisse de la contribution financière

Le chef de l'Etat a ordonné la révision de la législation actuellement en vigueur, se rapportant aux affectations individuelles en vue de permettre à toutes les catégories d'appelés sous les drapeaux de bénéficier de la procédure des affectations individuelles avec la révision à la baisse de la contribution financière au titre du Fonds du service national.

(Source : Le Quotidien du 22 février 2003, d’après le portail Babelweb)

Boussalem : Aides médicale des jeunes médecins sans frontières

Deux bus de solidarité de l'Association tunisienne des jeunes médecins sans frontières se dirigeront aujourd'hui vers la ville de Boussalem. A leur bord une trentaine de médecins et des quantités importantes d'aides médicales destinées aux habitants de la région.

(Source : Le Temps du 22 février 2003, d’après le portail Babelweb)

Laboratoire "sans murs"

Le premier laboratoire international associé-LIA d'ingénierie bio moléculaire vient de voir le jour en Tunisie. Il s'agit d'un laboratoire dit "sans murs" qui résulte d'une coopération de longue date entre l'Institut Pasteur de Tunis et les chercheurs du CNRS et qui valorise la grande qualité des travaux de recherche, de niveau international, conduits par l' Institut Pasteur de Tunis.

 (Source : Le Temps du 22 février 2003, d’après le portail Babelweb)

 Annuaire téléphonique : Pas de vente conditionnée

Suite aux informations publiées par quelques quotidiens et relatives à la vente conditionnée des annuaires téléphoniques, des sources informées de l'Office de Tunisie-Télécom ont apporté des précisions concernant l'écoulement de ces annuaires à travers ses agences. En effet, suite aux observations formulées par des usagers quant aux pratiques de certaines agences et afin d'y mettre fin, la direction générale de l'Office a émis une circulaire précisant les procédures à observer scrupuleusement par ces agences. Il en ressort notamment que les usagers et abonnés à Tunisie- Télécom ne sont nullement tenus d'acquérir les annuaires téléphoniques et qu'ils ont la latitude, en cas d'achat, de payer comptant ou de le faire porter sur leur facture téléphonique.

 (Source : La Presse du 22 février 2003, d’après le portail Babelweb)

 

 

بـيان صادر عن الحزب الديمقراطي التقدمي

يعرف الوضع العام في تونس حالة من التوتر الشديد بسبب اخطار الحرب المحيطة بالعراق وما يتعرض له الشعب التونسي من مصادرة لحق التعبير والتظاهر السلمي.
ففي الجامعة التونسية عرفت كلية الاداب 9 افريل ظهر اليوم الجمعة 21 فيفري 2003 تحركات طلابية انتهت الى مواجهات بين الطلبة وقوات الامن سقط على اثرها عدد من الجرحى كما امتدت التحركات الطلابية الى كلية منوبة ومعهد بورقيبة للغات الحية وجامعتي سوسة وصفاقس.
وعلى اثر قرار العميد بتعليق الدروس في كلية 9 افريل تولت قوات الامن ايقاف 14 كادرا طلابيا من بينهم رامي الصلحي مسؤول العمل الطلابي وعضو اللجنة المركزية بالحزب الديمقراطي التقدمي كما عمدت الى الانتقام من النشطاء النقابيين بالضرب المبرح عند مغادرتهم لمبنى الكلية ندكر من بينهم لطفي فريد و شهير الزريبي وطه ساسي ونور الدين الهمامي وبسمة الحسناوي وصلاح الدين الخميسي.
ويدكر ان العديد من المعاهد بالعاصمة والجهات عرفت تحركات تلمذية داخل المعاهد. وفي محاولة منها لامتصاص الغضب الشعبي عمدت الحكومة الى تنظيم مسيرة رسمية ضهر امس الخميس ضمت زهاء الالف شخص جابوا شارع محمد الخامس وقد قاطعتها القوى السياسية والمدنية المستقلة من مثل الرابطة التونسية للدفاع عن حقوق الانسان والهيئة الوطنية للمحامين التونسيين وجمعية المحامين الشبان وجمعية النساء الديمقراطيات والحزب الديمقراطي التقدمي وعدد غفير من النقابيين الذين تجمعوا في ساحة محمد علي بالعاصمة. وقد ضربت قوات الامن طوقا على جميع الشوارع المؤدية الى شارع محمد الخامس لمنع المارة من الوصول اليه. وفي الولايات الداخلية اتصل الولاة بالقيادات الجهوية لاتحاد الشغل والاحزاب السياسية لدعوتها الى مظاهرات جهوية رسمية غير ان جل هذه الهيئات قررت مقاطعة هذه المبادرة وتمسكت بحقها في تنظيم مسيرات شعبية مستقلة.
ومن جهته قرر الحزب الديمقراطي التقدمي دعوة الاحزاب والجمعيات المستقلة الى التشاور مساء الاثنين 24 فيفري حول تنظيم مسيرة تضامن مع الشعب العراقي يوم الجمعة 7 مارس القادم بتونس العاصمة.
ان استمرار السلطة في مصادرة حق التعبير والتظاهر السلمي وتهميش القوى السياسية والهيئات الاجتماعية الفاعلة انما يدل على انها لم تدرك حالة الاحتقان والغليان التي عليها الشارع التونسي او انها لا زالت تعتقد ان سياسة الاحتواء و تنظيم المسيرات الصورية من شانها ان تلهي الشعب التونسي او تثنيه عن لعب دوره كاملا في التصدي للحرب والدفاع عن العراق.
واذ ينبه الحزب الديمقراطي التقدمي الى قصور هذه السياسة والى النتائج الخطيرة التي يمكن ان تنجم عنها فانه يدعو كافة القوى السياسية وهيئات المجتمع المدني الى التوحد والقيام بدورها في تأطير التحركات المستقلة للشعب التونسي من اجل دعم حركة السلام العالمية ومنع الحرب التي تحضر لها الادارة الامريكية في الخليج العربي والذود عن امن العراق وسيادته على ثرواته وعن وحدته الترابية وسلامة اراضيه.

 

تونس في 21 فيفري ‏2003‏‏

عن المكتب السياسي

الأمين العام

أحمد نجيب الشابي


Hamadi Jebali suspend sa grève de la faim

  par le juge M Yahyaoui, pour l'AISPP

Le prisonnier politique Hamadi Jebali en Grève de la Faim depuis le13 janvier dernier vient de suspendre sa grève depuis le Mercredi 19 février 203.

Visité par ses proches aujourd'hui qui l'ont trouvé en bon état de santé il a exprimé ses remerciements a tous ceux qui l'ont soutenu et exprimer leur solidarté avec lui.

La visite s'est déroulée dans des conditions normales et sans aucune restriction ni bavure policière.

La famille de Hamadi Jbali a été accompagnée par un membre de l'AISPP.

Une délégation de la section de Bizerte de la ligue des droits de l'homme s'est déplacée aujourd'hui devant la prison de Nadhour pour exprimer son soutien à Hamadi Jbali et à sa Famille et sa solidarité.

L'AISPP diffusera un communiqué ultérieurement sur cette question.

Yahyaoui Mokhtar
Tunis le 22 février 2003


Que faire maintenant que Hamadi Jebali a suspendu sa grève de la faim?

Maintenant, c'est à nous, tous ensemble et sans exclusion, ni exclusive, ni esprit de prioritarisme réservé à certains, de continuer le combat pour la liberté et la dignité de Hamadi et ses compagnons, la nôtre et celle de la patrie.

C'est un grand soulagement pour les Jebali et une honte pour la Tunisie de ne pas entendre la voix d'un enfant de la République. Hamadi Jebali a donné de sa vie pour mettre fin à l'arbitraire, ses bourreaux n'ont rien voulu entendre. Mais nous aussi, les militants, les politiques et les défenseurs des droits de la personne, qu'avons nous fait pour arrêter cette tragédie humaine, celle de Hamadi et du millier de tunisiens emmurés vivants, des prisonniers "à caractère spécial", ces tunisiennes et tunisiens de seconde classe ou sans classe même. Pendant près de 40 jours, aucun grand média français proche des milieux tunisiens n'en a fait l'écho. Est-ce le manque d'argument, de détermination, de persévérence? Aucun rassemblement, aucunne manifestation ,aucune pétition, exception faite du suivi méritoire des avocats, de l'AISPP, du CNLT, des infos express de la LTDH, de RSF, du CPJ, du FIJ, d'Amnesty  International, des interpellations de la Commission de Bruxelles par notre ami Olivier Dupuis. De ces quelques maigres communiqués qui n'ont pas touché les grands médias. Pendant ce temps là, beaucoup, mais beaucoup, mais trop de diversion, y compris sur les sites sérieux de l'opposition, et souvent de bonne foi.

Mais il ne faut pas crier sagesse et voix de la raison apportée sur le net par des moralisateurs exilés, parceque personne n'a le droit moral de critiquer, de juger ou d'appeler un résistant à mettre fin à une action courageuse, même pas son médecin. L'éthique médicale arrêtée par l'Association Médicale Mondiale, et adoptée par l'Assemblée Générale des Nations-Unies, préconise que: "face à une grève de la faim, le médecin doit se limiter à administrer les soins et à soulager la souffrance avec le consentement éclairé de la personne, tout en informant le patient de la gravité de son état et en se gardant de toute suspension forcée". L'appel du juge Yahyaoui à Zouhair, son neveu, reste compréhensible eu égard ses liens de parenté. L'appel de l'équipe de l'OMCT à Radhia était un signe de désarroi adressé à une collègue. L'appel de Mary Robinson à Radhia était exceptionnel parceque provenant de la plus haute autorité ONUsienne, dépositaire des valeurs de la communauté internationale, celle-la même que Radhia avait cherché à mobiliser. Et en plus c'était en recevant sa fille Nadia que Mary Robinson, l'exceptionnelle, avait adressé son message et son voeux de suspendre la grève. L'histoire n'est pas la même et le but de Hamadi n'est pas non plus le même. Il cherche à rentrer à la maison tout simplement et à retrouver les siens librement.

Son crime à Hamadi est d'être directeur d'un journal qui a défié les tribunaux militaires d'exception, la ligne rouge fixée par le bunker de Carthage qui a chargé ses mêmes tribunaux de le juger. C'est d'être aussi Leader et Dirigeant historique du mouvement Nahdha (et non pas un "ex" comme certains le veulent, comme si le prisonnier Mandela était un "ex" et comme si le prisonnier Gramsci était un "ex", et comme si le prisonnier politique perd ses attributs et qualités et devient un simple problème humanitaire... drôle de morale).

Mais cette faiblesse, dans l'organisation de la solidarité internationale avec la résistance de Hamadi et ses compagnons, est aussi sa force. Dans ce sens que ce ne sont pas les projecteurs extérieurs qui font faire et défaire la résitance, mais c'est cette fibre militante et ce désir ancré de liberté et de dignité. Hamadi a cherché avant tout la prise de conscience natioanle à l'égard de son calvaire et celui des siens. La formidable mobilisation de ses avocats sous la houlette de l'infatigable vétérant le doyen Mohamed Chaqroun et avec la coordination de l'admirable Mohamed Néjib Hosni. La Résolution historique de la soixantaine d'avoactes et d'avocats toute tendence confondue qui ont crié haut et fort que Hamadi Jebali "est condamné injustement dans un procès politique et inéquitable, que son incarcération est illégalle et que sa mise en isolement est un acte de torture prémédité répréhensible par la justice pénale internationale". Le formidable travail de suivi de l'AISPP et surtout du juge Mokhtar Yahyaoui. Les alertes rapides du CNLT suivies par ceux de la LTDH. Mais surtout la détermination de Wahida Jebali, de ses deux filles, de sa famille et de sa belle famille, qui ont subit les fouilles corporelles, l'intimidation, le harcélement, la torture morale et physique tout en restant debout. Et en exigeant le retour d'un mari, d'un père et d'un frère à la maison. C'est l'honneur de la femme tunisienne qui refuse l'arbitraire d'un système fondamentalement totalitaire.

Mais il est un autre aspect de cette suspension de la grève qui semble porteur d'espoir. Si les informations du Dr Amri se confirment, le médecin du service du Pr Zouiten à l'hôpital de la Rabta, juste à coté de la prison civile de Tunis, qui a examiné Hamadi en catastrophe le lundi 17 février, aurait refusé de traîter le prisonnier les mains attachées. Cet acte éthique et courageux rétablit l'honneur de la médecine et peut déclencher une prise de conscience tant attendue chez les médecins, souvent passifs, sinon actifs parfois, devant la torture, les traitements dégradants et inhumains et les mauvais traitements. Cette prise de conscience permettra un éveil tant attendu des associations professionnelles de la société civile tunisienne. Ainsi, le chemin tracé par les avocats, les jeunes avocats et par certains magistrats sous la houlette du juge Mokhtar Yahyaoui, peut donner de l'ampleur au mouvement d'autonomie de la société face au pouvoir. On pourra ainsi mieux construire l'après Ben Ali et réparer les dégats de la dictature mafffieuse, bouffone et caracouzarde des généraux et des familles. 

Pour l'ancien syndicaliste étudiant que je suis, arrêter une grève n'est nullement la fin du combat, c'est une étape et une occasion de revoir nos stratégies. Hamadi nous a mis devant nos responsablités nous tous et sans exception. Son problème n'est pas un problème particulier à la famille Jebali, ni à sa famille politique Nahdha. C'est une injustice qui nous frappe tous. Et lever cette injustice demande la conjugaison de tout l'effort national dans ses formes les plus énérgiques. Et l'ironie du sort fait que c'est ce même Jebali qui avait tout fait , depuis la clandestinité, pour l'union de l'opposition autour de la libération de ses amis en 1984 et pour l'ébauche d'une plate forme d'action commune de l'opposition tunisienne.

Moncef Marzouki aime bien à rappeler cette belle phrase de Montesquieu "Si un individu est frappé d'une injustice, on est tous à la subir". Et c'est de cet humanisme-là dont nous avons besoin. La tradition coranique n'a-t-elle pas clamé que "Celui qui tue une âme sans raison de droit c'est comme s'il tuait l'humanité entière. Celui qui la sauve de la mort c'est comme s'il sauvait l'humanité entière" (man qatala nafsan bighairi haqqin faka annama qatala annaasa jamiian wa man ahyaha fakannama ahya annasa jamiian).

  Cela demande que le mouvement démocratique adhère effectivement, et sans exception, à l'indivisibilité des droit des citoyens face aux pouvoirs de l'Etat. C'est consubstantiel à l'idée même des droits de la personne. Cela demande aussi que nos amis de Nahdha considèrent enfin que le problème des prisonniers politiques n'est pas leur exclusive mais celui de la nation toute entière. Il faut soutenir cette dynamique qui s'opére dans le pays depuis un certain temps. Sinon Hamadi et ses compagnons deviendront une dangereuse monnaie d'échange entre les mains de la dictature. Sinon, de part et d'autre, on finira par tomber dans le jeu du pouvoir.

Maintenant, c'est à nous, tous ensemble et sans exclusion, ni exclusive, ni esprit de prioritarisme réservé à certains, de continuer le combat pour la liberté et la dignité de Hamadi et ses compagnons, la nôtre et celle de la patrie.

Que la lutte continue

Vincennes, le 22 février 2003

Abdel Wahab Hani

Membre fondateur du CPR


Yahyaoui Mokhtar: Une situation de persécution

J'ai été invité par Me Naceur Amin Directeur du centre Arabe pour l'indépendance de la justice et des avocats (ACIJLP) pour assister aujourd'hui au second congrès de la justice que le ACIJLP organise en association avec la haute commission des nations unis pour les droit de l'homme (UNHCHR) et le programme de développement des nation unis (PNUD) sur le thème de l'indépendance de la justice dans le monde arabe du 21 au 24 février 2003 avec la participation de représentants diplomatiques et judiciaires et des ONG et des correspondants des moyens d'information du domaine concerné de plus de 30 pays dont les Etats unis, la France et tous les pays arabes et avec la présence du rapporteur spécial des nations unis pour l'indépendance de la justice.

J'étais auparavant et avant même ma suspension arbitraire de mes fonctions de président de chambre au tribunal de première instance de Tunis empêché de quitter la Tunisie par une décision signé par le ministre de la justice Béchir Tekkari et qui m'a été signifié personnellement suite à une demande d'autorisation de sortie pour passer un reliquat de congé annuel en France et assister en même temps au congrès de la syndicat des magistrats français. Depuis ma suspension arbitraire j'ai été à plusieurs reprises interdit de sortie sans aucune justification et sans être dans une des situations prévues par la loi tunisienne pour justifier la confiscation du Droit de libre déplacement garantie par la constitution à n'importe quel citoyen. Je suis titulaire d'un passeport M855469 en cour de validité jusqu'au 2 novembre 2006 et j'ai présenté à chaque fois les visas nécessaires aux pays où je me rendais.

Dernièrement quand j'été enlevé par la police politique et amener au ministère de l'intérieure j'été informé par le directeur de la sûreté de l'état que la mesure d'interdiction de voyage qui me concernait n'a aucun rapport avec le ministère de l'intérieure et qu'elle a été prise à mon encontre par le ministre de la justice et j'ai a chaque fois demander que mon passeport soit saisi si la qualité de magistrat qu'il contenait le rendait non conforme a ma situation ou s'il n'est plus valable pour me permettre de voyager et a chaque fois on me l'a rendu tout en essayant de se soustraire de toute responsabilité.

Mon Avocat Me Abderrazak Kilani a déposé depuis plusieurs mois une requête auprès du cabinet du Ministre de la Justice Béchir Tekkari concernant la levée de cette mesure arbitraire, discriminatoire et contraire a la loi et jusqu'à présent je ne rencontre qu'un mutisme complet sur les suites qui lui ont été donnée. Cette situation m'a causé beaucoup de dommages et me met dans une situation flagrante de persécution dont je ne suis plus en mesure de continuer à la supporter. Mon pays n'est pas régi par un Etat de Droit et exceptionnellement avec moi. Je suis aujourd'hui encore séquestré dans mon pays et priver de l'exercice et de la jouissance de mes droits les plus élémentaires a cause d'un fonctionnaire hors la loi.

Yahyaoui Mokhtar
Tunis le 21 février


13 Arrestations dans le milieu estudiantin cet après midi du vendredi 21 février 2003

L'agitation que connaît la faculté de 9 Avril à Tunis ces derniers jours continue face à l'encerclement des locaux de l'université par les forces de la police et les tentatives des étudiants de sortir pour manifester leur soutien a l'Irak et leur opposition à la guerre qui se prépare contre ce pays. Plusieurs arrestations d'étudiants ont eu lieu ces derniers jours pour être relâchés le lendemain.

Aujourd'hui les étudiants de la faculté de 9 Avril à Tunis ont tenté d'organiser une marche de protestation qui a été repoussée par la police et empêché de joindre la ville plusieurs étudiants ont subi des lésions à cause des coups de matraque qu'ils ont reçu.

Et 13 militants de l'UGET viennent d'être arrêter cet après midi. Selon Lasaad Jomni membre de la direction de l'UGET il s'agit des étudiants :

-      Lotfi Farid
-      Taha Sassi
-      Rami Salhi
-      Ettaib Gaoudi
-      Noureddine Hammami
-      Slah Daoudi
-      Sadok Omrani
-      Lotfi Hammami
-      Naceur Khattli
-      Mounir Khaireddine
-      Saber Eddib
-      Slaheddine Khmisi
-      Slah Aouichi.

Le rectorat de la faculté de 9 Avril a décidé aujourd'hui la suspension des cours pour une durée indéterminée. Notons que plusieurs autres institutions universitaires connaissent une agitation semblable qui risque de gagner aussi le milieu lycéen.

Yahyaoui Mokhtar
Tunis le 21 fevrier 2003 


Université : Libération de tous les étudiants et reprise des cours aujourd'hui

Tous les étudiants arrêtés suite aux agitations qu'a connue la faculté de 9 avril de Tunis pour protester contre les menaces de guerre en Irak ont été relâchés le jour même tard dans l'après-midi après avoir été obligé a signer un engagement de ne plus participer a aucune agitation.

La suspension des cours décrétés hier par le doyen de la faculté a été vite révoquée et las cours ont repris aujourd'hui normalement.

Hier quelques deux cents étudiants ont pu défoncer le cordant sécuritaire autour de la faculté avant d'être encerclé dans le parking de l'ancienne maison du parti (RCD) il ont été obliger de se mettre a genoux et plusieurs ont subis des violences ou ont perdu leurs effets.

Plus grave encore été la situation hier au campus universitaire de la Manouba ou les force de sécurité ont pénétrer à l'intérieur même des enceintes universitaires pour disperser et harasser les étudiants qui se sont rassemblés à l'intérieure, à l'institut de presse et de sciences de l'information les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène à grande échelle pour déloger les manifestants.

Les quatre étudiants arrêtés au cours de ces événement ont été aussi tous relâchés le même jour.  

Yahyaoui Mokhtar
Tunis le 22 février 2003


Infos express de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l´homme du 21 février 2003

Violation par la police du délai de Garde à vue

Des avocats du Barreau ont saisi, le 19/02/2003, le Procureur de la République auprès le Tribunal de Première Instance de Zarzis (500km au sud de la capitale Tunis). Et ce, pour
l´informer de la violation, par la police, des délais de garde à vue de leurs clients, ainsi que de leur maintien en détention au secret, depuis le 05/02/2003.
La section de la LTDH de Médenine a établi la liste suivante des arrestations dont certaines ont eu lieu les 09 , 12 et 17 Février 2003 :

1) Ridha Hadj Brahim (enseignant d´éducation religieuse)
arrêté le 17 Février 2003
2) Abderrazek Ben Hassen Bourguiba (élève)
3) M´Hamed Abid Bibten (élève)
4) Aymen Triki ( élève, 18 ans )
5) Hamza Mahroug Jliti (élève)
6) Amor Rached (élève)
7) Amor Farouk Chalendi (étudiant)
8) Sami Nouihi (gérant de café, 32 ans)
9) Abderrazek Jliti ( ouvrier)
10) -Tarek Ben Romdhane
11) Badreddine Ben Mansour Bou Haffa ( élève)
12) Mohamed Ben Amor ( ouvrier)
13) Khaled Ben Aroussi Lourimi (ex-agent de police, 27ans )
14) Bou Aajila
15) -Barka
16)-Bouhafa
17) Ahmed Friia

Vague d´arrestation d´étudiants

La section de la LTDH à Bizerte a appris l´arrestation le 21 Février 2003 à Menzel-Bourguiba (gouvernorat de Bizerte) d´au moins deux étudiants et un lycéen : Mossâab et son frère
Oussama ainsi que Ahmed Berrezgui, étudiant en sciences à Tunis.
Selon le père de ce dernier, neuf membres de la police spéciale ont procédé à une descente musclée à son domicile qu´ils ont mis sens dessus dessous et ont sommé le père de
ramener son fils à la police laquelle a procédé à son arrestation.

Par ailleurs, la police a appréhendé quatre étudiants de l´Union Générale des Etudiants de Tunisie ( UGET) Mizouni Bouzid, Thameur El Mechi, Ahmed Edhaouadi et Issam Sallami ont
été sauvagement frappé lors de leur arrestation dans un café de Zarzouna (Gouvernorat de Bizerte ). Ils ont été relâché après quatre heures d´interrogatoire dans les locaux de la
police et après avoir été forcé par la violence de signer un engagement de ne pas manifester contre la guerre en Irak.

L´UGET a informé La LTDH que le vendredi 21 Février 2003 à la faculté des sciences Humaines de 9 Avril de Tunisi Lotfi Farid Taha Sassi, Rami Salhi Ettaib saoudi, Noureddine Hammami, Slah Daoudi , Naceur Khattli, Mounir Khaireddine, Saber Eddib , Slah Aouiti , Besma Hasnaoui , Sanaa Ben Hmida ainsi qu´au moins quatre autres étudiants (de la faculté de Manouba)ont été appréhendé par les forces de police à l´intérieur de l´enceinte universitaire avant d´être libéré le soir.


Montréal, le 12 février 2003

Monsieur le Bâtonnier de l’Ordre

National des Avocats de Tunisie

Monsieur Bechir Essid

Avenue Bab Bnet 1006 Tunis

TUNISIE

OBJET : Appui aux avocats de Tunisie

Notre dossier : 5002-0619

 

Barreau du Québec

Cabinet du bâtonnier

Monsieur le Bâtonnier,

Le Barreau du Québec, qui est un organisme réglementé regroupant l’ensemble des avocates et avocats inscrits au Tableau de l’Ordre de la province de Québec au Canada, a été mis au courant des récents événements vécus par quelque huit membres de l’Ordre National des Avocats de Tunisie.

Nous tenons à vous exprimer que toute démocratie doit être mesurée en fonction de l’indépendance et de l’autonomie de son système judiciaire et donc des avocates et avocats ainsi que des magistrats qui en sont les principaux acteurs. La défense de la justice et des valeurs démocratiques se traduit par un état de droits soutenir jalousement l’indépendance et l’autonomie d’agir des avocats et des juges.

En conséquence, toute intimidation à l’égard de ces acteurs privilégiés peut mettre en péril les fondements mêmes d’une démocratie. La justice a toujours été le porte-étendard des valeurs d’équité et d’intégrité. L’indépendance du système judiciaire en est garantie.

Le Barreau du Québec, à l’instar de votre ordre professionnel, veille notamment à assurer la primauté du droit et à protéger l’équilibre souvent précaire entre les droits du citoyen et les pouvoirs de l’Ètat. En conséquence, votre lutte pour maintenir la liberté d’action de celles et ceux que vous représentez ne peut qu’être méritoire sinon, nécessaire.

En vous réitérant notre appui dans votre lutte pour une justice indépendante, veuillez agrée, Monsieur le Bâtonnier, l’expression de ma plus haute considération.

Le bâtonnier du Québec,

Claude G.Ledue

CGL/CB/dg/0802

(Message envoyé par M. Jamel Jani )


COMMUNIQUE de la Fédération Internationale des ligues des droits de l'Homme

 
Tunisie : la FIDH exprime son inquiétude quant a l’état de santé de M. Jebali, et condamne l’arrestation de 20 jeunes internautes survenue a Zarzis.

Paris, le 21 février 2003 - La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) tient à exprimer sa plus vive préoccupation concernant l’état de santé de M. Hamadi Jebali, en grève de la faim depuis 41 jours pour protester contre ses conditions de détention et exiger sa libération ainsi qu’une amnistie générale des prisonniers politiques. M. Jebali, ancien rédacteur en chef de l'hebdomadaire Al Fajr, organe du mouvement islamiste An Nahda, est détenu depuis 1991 en cellule d'isolement.

Le 12 février, M. Jebali a été hospitalisé dans un état grave à l’hôpital Bougafta à Bizerte. Deux délégations de l’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP) et de la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’Homme (LTDH) ont tenté de rendre visite à M. Jebali mais n’ont pas été autorisées à le rencontrer. Le 15 février, sa famille a pu le voir et a constaté qu’il ne pouvait pas se tenir debout et éprouvait les plus grandes difficultés à s’exprimer. En dépit de son état de santé inquiétant, M. Jebali a réintégré sa cellule d’isolement.

Le 31 janvier 1991, M. Jebali avait été condamné à un an de prison pour avoir publié un article de l’avocat Mohammed Nouri demandant la suppression des tribunaux militaires. En août 1992, il a été condamné à seize ans de prison par la Cour militaire de Tunis pour « appartenance à organisation illégale » et « volonté de changer la nature de l’Etat », au terme d’un procès inéquitable. Les accusés avaient été victimes de torture et la plupart d’entre eux n’avaient pas eu accès à un avocat pendant leur détention provisoire, qui avait pour certains duré plus de 18 mois.
La FIDH s’inquiète de la dégradation alarmante de l’état de santé de M. Hamadi Jebali et renouvelle son appel à la libération inconditionnelle et immédiate de tous les détenus d'opinion en Tunisie. Près de 1000 prisonniers d'opinion sont détenus en Tunisie, dans des conditions que le Comité contre la torture des Nations Unies a qualifiées, en novembre 1998, de traitements inhumains et dégradants. La FIDH considère que le maintien en isolement durant 12 années de M. Jebali et de 34 de ses compagnons de détention constitue une atteinte grave aux instruments internationaux, notamment à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. La FIDH appelle également les autorités tunisiennes à cesser les actes d’intimidation et de harcèlement dont sont victimes les membres de la famille de M. Jebali.

La grève de la faim de M. Jebali intervient dans un contexte de dégradation de l'état des libertés fondamentales en Tunisie, en particulier de la liberté d'expression. Entre le 5 et le 9 février 2003, 20 étudiants âgés de 18 à 22 ans ont été arrêtés à Zarzis pour avoir consulté des sites Internet interdits en Tunisie. Ils seraient soupçonnés d’avoir organisé des activités subversives par le biais d’Internet, et consulté le site islamiste interdit du parti Nahda. Les chefs d’accusations portent sur « l’appartenance à une organisation non autorisée ». Lors de leur arrestation, la police a confisqué leur matériel informatique. Leurs familles n’ont pas été informées de leur lieu de détention ni autorisées à leur rendre visite. Ces arrestations surviennent quelques mois à peine après la condamnation de Zouhair Yahyaoui, fondateur et principal animateur du site Internet TUNeZINE . Ce site - censuré en Tunisie - diffusait des informations sur la situation des libertés fondamentales en Tunisie et disposait de deux forums de discussion libre. Zouhair Yahyaoui avait été condamné le 20 juin 2002 à 2 ans et 4 mois de prison.

Ces faits s'ajoutent à des atteintes récurrentes à la liberté d'expression et d'information en Tunisie. et s'inscrivent dans un cadre général de persécution et de harcèlement de toute personne osant dénoncer les violations des droits de l'Homme en Tunisie et émettre un avis critique à l'encontre du pouvoir.

La FIDH condamne l’arrestation arbitraire des jeunes internautes et appelle les autorités tunisiennes à les libérer dans les plus brefs délais, ainsi que Zouhair Yahyaoui et les prisonniers politiques détenus en Tunisie. Enfin, la FIDH demande une fois encore aux autorités tunisiennes de mettre une fin aux violations massives et récurrentes des droits fondamentaux en Tunisie, et de respecter les instruments internationaux en matière de droits de l’Homme.
 

Contact presse : +22 (01) .43.55.25.18


Comité populaire de soutien au peuple palestinien et de lutte contre la normalisation avec l'ennemi sioniste en Tunisie

La campagne  populaire et  démocratique de dénonciation  de la guerre anti-impérialiste annoncée contre l'Irak et des massacres quotidiens perpétrés par l'armée d'occupation sioniste en Palestine continue de prendre de l'ampleur malgré le véritable état de siège policier auxquelles sont soumises la capitale et les grandes villes tunisiennes, et malgré la répression, les brutalités et les arrestations visant les manifestants.

En effet,la manifestation organisée dans la ville de Sfax le 16/02/2003,groupant des travailleurs des syndcalistes, des militants du mouvement démocratique, des défenseurs des Droits Humains, et des militants de tous les partis d'opposition de la région s'est soldée par l'hospitalisation de 17 manifestants suite à des brutalités policières sauvages: (Raouf Elfkih;

Mohamed Elyazdi; Foued Belguith; Ali Khléïf; Mouhédine Youssfi; Férid Najar; Chokri El Mechri; Foued Ben Jemâa; Sarra Charfi; Ességhaïer Ben Nasser; Najla Gharssalah; Ali Mrabet; Moncef Elfkhih; Néji Marzouk; Maher Haneïne; Ridak Smaïn; Abdelhamid Elhassaïri) dont 7 dans un état grave, des dizaines d'autres ont été interpellés.Le rassemblement auquel a appelé l'Union Régionale du Travail de Sfax pour le 17/02/2003 en réaction à ces violences et à cette atteinte à la liberté de  manifester, avec le soutien et la participation des forces

démocratiques et des défenseurs de droits humains a conduit la police à investir la ville de Sfax et à fermer  tous les accès conduisant au lieu du rassemblement .

Des grèves sectorielles tournantes(des cheminots,des instituteurs,des enseignants ..) ont également eu lieu pour dénoncer ces pratiques policières.

D'autre part, hier,Jeudi 20/02/03,alors que des membres de l'Etat-Parti RCD et quelques membres de l'"opposition" Béni-oui-ouiste,,"paradaient "dans l'avenue principale de la capitale, la faculté des sciences humaines du 9 avril ainsi que les 2 campus universitaires de Mannouba et de Tunis étaient le théâtre de graves confrontations avec les étudiants en vue de les empêcher de manifester.

Le même scénario d'encerclement  s'est répété aujourd'hui Vendredi21/02/03 ,et des dizaines d"étudiants des établissements universitaires sus-cités ainsi que ceux de Sousse,de Sfax et de Kairouan,ont été victimes de graves agressions de la part des brigades d'intervention ,au sein même des facultés;et aux dernières nouvelles ,12 militants estudiantains ont été interpellés à leur sortie de la faculté des sciences humaines de Tunis:(Lotfi Farid,Taha Sassi,Rami Salhi,Taieb Fahoudi,Noureddine Hammami,Naceur Kattali,Lotfi Hammami,Slah Daoudi,Sadok Omrani,Mounir Keireddine,Saber Labidi,Slah Aouiti).

Le Comité, tout en dénonçant l'attitude du régime tunisien visant à museler toutes formes d'expressions ainsi que sa persistance à employer la répression violente contre les

tunisiennes et les tunisiens ;réitère son appel aux travailleurs, aux syndicalistes et à la jeunesse tunisienne, à exercer leur droit inaliénable de citoyens de s'exprimer librement et pacifiquement contre la guerre impérialiste annoncée contre l'Irak et pour l'indépendance de la Palestine .

Tunis,le 21 Février 2003

Pour le Comité

Chokri Latif

(Message diffusé par alrazi21" alrazi21@voila.fr sur la liste Maghreb des droits de l’homme le vendredi 21 février 2003 à 21:16:35 )


  المؤتمر من أجل الجمهورية

حتى تتحقق السيادة للشعب والشرعية للدولة والكرامة للمواطن 33 نهج الجزيرة تونس

Le congrès pour la République

Programme du Congrès pour La république (CPR)

Le 25  Juillet 2000, un groupe d’hommes et de femmes venant d’horizons divers ont convenu de créer un parti trans-idéologique, pour défier la dictature, y mettre fin  et proposer au peuple tunisien , avec les autres forces du pays , l’alternance démocratique.

Ils ont élaboré des documents de base (charte et programme). Leurs options se sont affinées et leurs idées se sont précisées à travers les communiqués qui ont jalonné la déliquescence de l’Etat policier et la montée de la contestation ces deux dernières années.

Ce document résume les choix fondamentaux du CPR et ses objectifs généraux. Le programme détaillé de mise en application  sera publié en temps opportun

                                                                      *

1-Proclamer  la République

La Tunisie est autant une fausse République qu’une fausse Démocratie. Sans alternance pacifique  et rapide  au sommet de l’Etat , sans souveraineté populaire , sans Etat de droit , le régime installé par Bourguiba et continué par Ben Ali est une monarchie roturière qui a développé en son sein l’arbitraire et la corruption , détruit les bases de la société et de l’Etat.

Le  culte de la personnalité, la présidence à vie proclamée ou déguisée, les pouvoirs exorbitants concentrés dans les mains d’un seul homme ont détruit l’âme du pays et ses institutions . Ils doivent être définitivement bannis par une nouvelle constitution. Le CPR appelle d’ores et déjà à la tenue d’une pré- constituante sous forme de Conférence Nationale démocratique, rassemblant toute l’opposition sans exclusive, pour réfléchir sur le nouveau contrat fondateur après la chute de la dictature policière.

2-En finir définitivement  avec le gouvernement par la peur.

La police politique sera dissoute, les tortionnaires jugés, l’amnistie générale proclamée. Une commission Etat- société civile, surveillera conjointement les prisons, les commissariats, s’assurera du respect des libertés individuelles  et notamment tout ce qui touche à  la vie privée.

3-Instaurer l’Etat de droit

Edictée par un fausse assemblée nationale, appliquée par une justice aux ordres, violée au vu et au su de tout le monde par ceux là même qui sont censés l’incarner, devenue un obstacle que chacun  a appris à contourner en fonction de ses moyens,  la loi a fait naufrage sous le régime policier . Pour la reconstruire tant dans les structures que dans  les mentalités, il faudra beaucoup de temps et d’efforts, tant les dégâts ont été importants.

L’Etat de droit sera reconstruit sur les bases de  la stricte indépendance du pouvoir judiciaire, l’élection d’une assemblée issue de la vraie volonté populaire et donc apte à voter des lois légitimes, la protection et la promotion de toutes les libertés notamment la liberté de la presse. L’exemplarité des dirigeants sera la pierre d’achoppement de cette reconstruction de l’espace de droit et la renaissance des valeurs de probité et de justice détruits par le dictateur .

4- Promouvoir le citoyen et la citoyenneté.

L’ humiliation  quotidienne du citoyen par la police, la bureaucratie, l’étalage de la corruption et la falsification grossière de la volonté générale , a profondément marqué les Tunisiens vivant entre peur et rage rentrées. Le retour à la dignité individuelle et collective sera un axe prioritaire de la réhabilitation du pays et de ses habitants. Cette politique  de la dignité se basera sur la fin de l’arbitraire policier, du climat de peur et d’intimidation, de la  promotion des libertés individuelles et collectives, de la participation effective à la gestion de la chose publique, du juste châtiment des responsables de la politique du gouverner par la peur.

 5-Reconnaître et gérer le pluralisme  de la société

Nul parti ne politique, nulle  idéologie n’est en mesure, ou en droit,  d’accaparer le pays ou de s’en dire l’unique porte-parole. Le CPR rejette tous les exclusivmes, renvoie dos à dos l’intégrisme religieux et l’intégrisme laïc. La Tunisie  appartient à tous les Tunisiens égaux en droit et en dignité. La liberté d’association, de participation aux affaires du pays sera garantie à toutes les  forces politiques  dans le cadre du respect des valeurs des droits de l’homme et des règles de la Démocratie.

 6-Garantir l’égalité entre les citoyens

-L’égalité  entre l’homme et la femme  sera un axe prioritaire du développement social. Elle doit se traduire par une politique de quota obligatoire dans toutes les élections, la stricte égalité des salaires, le respect du code du statut personnel,  la fin de la politique pernicieuse sur laquelle a beaucoup joué la dictature opposant droits de la femme et ceux de l’homme, ou droits de la femme et Islam.

-L’égalité entre régions sera l’axe  prioritaire du développement économique.

- L’égalité entre les courants idéologiques, les partis politiques et les associations  notamment en matière de financement public.

-          la stricte égalité devant la loi des citoyens indépendamment de leurs croyances religieuses  sera particulièrement renforcée.

7 -Eradique  la corruption.

 Les biens volés à l’Etat seront récupérés et  les corrompus jugés. Une action en justice sur le plan international sera entreprise pour récupérer les biens blanchis à l’étranger. Une institution indépendante du pouvoir exécutif et ayant de vastes prérogatives aura pour mission de surveiller l’état de corruption dans le  pays, d’entendre tous les responsables, d’enquêter sur  toutes les affaires louches, de transmettre ses dossiers à la justice, d’entreprendre en  collaboration avec toutes les institutions de l’Etat toutes les mesures préventives.

8-Réengager l’Etat dans la promotion et la défense des droits sociaux – économiques

l’Etat assumera de nouveau  ses responsabilités en matière de santé , d’éducation , de protection des droits des travailleurs , de réglementation protégeant l’environnement et  une économie saine débarrassée du fléau de la corruption ou  des impôts indus . 

9-Organiser le partenariat l’Etat - Société civile.

La mise en place de l’Etat de droit en finira avec la dichotomie régime  illégitime -société civile illégale. L’Etat  de droit  organisera ses rapports avec la société civile sur la base de la reconnaissance de son autonomie, de son rôle fondamental dans la promotion d’une société démocratique. Il aura pour rôle essentiel  de lui  faciliter sa tâche d’auto -organisation sociale, de financer une partie des ses activités, de passer avec ses associations les plus pertinentes et actives des contrats de coopération.

10 – Arrimer davantage la Tunisie à son environnement.

Maghrébine, arabe, méditerranéenne  africaine  et musulmane, la Tunisie a la chance  d’appartenir à plusieurs espaces géographiques et culturels. Le CPR entend engager la Tunisie notamment par le biais de sa société civile  à promouvoir  un Maghreb des peuples , la solidarité effective  avec le peuple palestinien , le partenariat euro- méditerranéen , la défense de la paix , la démocratie et la rencontre des cultures partout dans le monde.

                                                                 ****


بسم الله الرحمان الرحيم

 

مامادو: أخي.(*(

بقلم: عبد الله الزواري

 

كّرمك ربّك، وفضلك على كثير من خلقه، واستودعك من الملكات والقدرات ما جعله يستخلفك في أرضه، وسخّرلك ولبني نوعك كل ما في الكون من قوى وخيرات، وكانت ذروة مراسم ذلك التكريم- بلا شك - ذلك الاستقبال الفخم الذي خصّك به خلقك فسوّاك... لكن الكبراء من بني قومك غاضهم أن تشاركهم ذلك التكريم فحرموك لقمة تقيم بها أودك تحصل عليها دون إذلال وإهانة وخيّرك بين لقمة مغموسة في الصّغار والهوان وحياة كريمة في مساغ الحنظل، وكأني بك تردّد ما جادت به قريحة ابن عمّك المشبعة إباء وعزّة:

 

لا تسقني كأس الحياة بذلة    واسقني بالعز كأس الحنظل

كأس الحياة بذلة كجهنم      وجهنم بالعز أطيب منزل

 

وفي لحظة مريرة قاسية... اخترت الانسحاب... الرحيل إلى جنة الدنيا... إلى الشمال... على أن تنعم بشيء ممّا راودك في يقظتك و منامك...

ودعت أحبّتك وأصدقاء طفولتك.... ووعدتهم بالهدايا الجميلة والملابس الجديدة... وبدعوة بعضهم إلى حيث مقرّك الجديد... والعودة حينما تتحسن الأحـــوال بسيّارة تفاخر بها الذين أكرهوك على الرحيل... قد تكون دمعة سالت من عيني والدتك وهي تودّعك خشية أن لا يمتدّ بها العمر إلى حين عودتك... قد تكون ضمّتك ضمّة مودّع يدفعها إلى ذلك إحساس الأم الذي قلّما يخطئ... وقد تكون شعرت في ضمّتك تلك بدفء افتقدته منذ أدركت تعاسة الحياة..

حملت معك ما ادّخرته طيلة سنوات من دولارات، وقد تكون بعت من أجل ذلك ما تبقّى من أملاك العائلة... وحملت ما خفّ من ثياب ويممّت اتجاه الشمال... مئات الأميال أم آلا ف الأميال قد تكون قطعت متستّرا بجناح الظلام... وكم تكون دفعت عند عبور تلك الحدود... وقد تكون ذكرت عند دفع دولاراتك، بعض حكايات جدّتك التي قصّتها عليك في صباك وهي تستعرض حياة أجدادك عندما كانوا يرتحلون مع قطعان مواشيهم أو يسافرون عبر أراضي العديد من القبائل... أو يقصدون الحجّ فيقطعون مئات الأميال أو آلاف الأميال وكانوا يجدون في زوايا الطرق الصوفية نعم المأوى حيث المبيت والمأكل والمشرب والأمان ثم يواصلون طريقهم ولم يكونوا في حاجة إلى تأشيرات أو جوازات سفر ونقاط عبور وبوابات.. كما لم يكونوا يعرفون مهربين يتمعشون من معرفتهم الطرق والمسارب.. بل كانوا يعرفون أدلاء يصحبونهم طيلة عبورهم أراضي القبيلة تعبيرا من القبيلة عن حسن ضيافتها ووفاء بموجباتها.. نعم قد عرف أجدادك معنى التكامل بين الشعوب وفتح الحدود بل إلغائها كما أنهم قد عرفوا العولمة في أفضل صورها : لا حرية تنقل الأموال والسلع فقط بل حرية تنقل الأشخاص أيضا...

ورأيت البحر لأول مرة عيانا... رأيت البحر بعظمته وجلاله... ولم يعد يفصلك عن الحلم إلا هو... وتدبّرت أمرك.. وركبت البحر -عفوا- دخلت البحر علىأمل أن تخرج على العدوة الأخرى... لكن ماذا وقع؟

غضب البحر فتلاطمت أمواجه، وعلا هديره... وادلهمّت الأفاق من حولك وجاءتها ريح عاصف وجاء الموج من كل مكان وها هو البحر يغدو لجّيا يغشاه موج من فوقه موج من فوقه سحاب، ظلمات بعضها فوق بعض...

أغضب البحر على انسحابك من أمام الجبابرة والطغاة وإيثارك السلامة ؟.. أم غضب على أولائك الذين تعسّفوا وطغوا واستأثروا بماء سخّره ربّك لبني نوعك واستكبروا في الأرض واستحيوا النّساء واغتالوا أحلام الأطفال؟.. أم غضب على أولائك الذين تواطؤوا مع هؤلاء الطغاة والمستكبرين فزيّنوا لهم أعمالهم وجرائمهم وقدّموا لهم الحماية والدّعم ودرّبوا زبانيتهم وانفقوا عليهم بسخاء مشهود ولو أنفقوا مثله في مقاومة الفقر والجهل والمرض لكانت الهوّة أقل اتساعا بين الجنوب والشمال...فكان استشهادك شهادة لك وللمستضغفين جميعا عليهم ؟.. أم وبكل بساطة كان جشع هؤلاء المهرّبين وراء كل ذلك ؟ قد يكونوا أوهموك ببلوغك جنة الدنيا وزعموا أنه لم يبق بينك وبينها إلا رمية حجر وطلبوا منك إتمام المشوار سباحة؟.. أم ألقوك مكرها في اليم كما يروج هنا وهناك... وضاع الحلم وانكشفت الحقيقة...

( فهل يظنّ الذي أتى جريمته في البحر أنّ ما اختلط بالأمواج من دماء الجريمة ثمّ انفسخت حمرته في زرقة البحر وذابت في فقاقيع الأمواج، إنّها جريمة قد تلاشت إلى حيث تنسى، وذهبت إلى أين لا تذكر، مادامت غمامات البحر تشهد فعلته ضاحكة ساخرة، مضمرة حديث فضيحته تنصبّه في برزخ التاريخ...

وهل يظنّ الذي سطا على أخيه فقتله ثمّ هاله من جثّته ما هال ابن آدم الأول فألقى به في قعر البحر مثقلا بالأحجار حتى ابتلعته اللجّة، أنّه قد تخلّص من شاهد إجرامه ونجا من نقمة التاريخ المرّة، وبين صخور البحر كنوز تأتي أجيال الإنسانية فتغوص بينها على الأحاديث والعبر قبل لأن تغوص على اللئالي والدّرر)

 

1- أخي مامادو:

الآن وقد دفع البحر بجثمانك إلى الشاطىء وكأنه يعّبر عن غضبه على الذين استقبلوك، أوعلى الذين لازموا الصمت وفضّلوا أن يكونوا مثل الشيطان الأخرس ولم يتألموا لما أصابك... الآن وقد تكون والدتك الحنون أو زوجتك الحبيبة تنتظران رسالة منك... ولكنّها لن تأتي... أليس من واجبنا أن نتساءل ماذا يمكننا أن نفعل؟ إلى متى نسمح لهؤلآء الطغاة بالإستئثار بالثروة والحكم و القوة ؟ إلى متى ننسحب من الساحة بحثا عن النجاة الفرديّة؟ أليس في انسحابنا هذا تكريس للمظالم واستمرار للطغيان ومعه استمرار الهوان والإذلال للمستضعفين جميعا؟ هل يستطيع أطفالنا وفلذات أكبادنا التحرّر من ربقة هؤلاء المستكبرين بانسحابنا من أمامهم وإخلاء الساحة لهم، يحكمون بما يريدون، ويستأثرون بما يشتهون، وينعمون على من اتبع هواهم بما يحبّون، وعلى من تواطؤوا مع خياناتهم بفواضل موائدهم يتصدّقون، وينتقمون مّمن لهم يتصدّون ويعارضون...

جثتك ههنا... تقرع الصخور... صخور الشاطئ... وتقرع الضّمائر المتحجّرة أمّا خبرك فإنّه لم يحتل الصّفحات الأولى من الجرائد التي يزعجها إيقاظ الضّمائر مع أنّها اختصّت في أحداث المجتمع...

جثّتك تفرع الصّخور...وينبثق منها صوت مدوّ : أما آن لنا أن نعيش معا بشيء من الكرامة.. نقتسم الخيرات التي حبانا بها الإلاه..

كنت راجعا إلى منفاي القسريّ في سيّارة تاكسي عندما كانت هذه الخواطر تزدحم في ذهني وفجأة يفتح السّائق المذياع وإذا بإذاعة تطاوين تبثّ أغنية يقال عنها شبابية، انتبهت إلى كلماتها عندما قاربت الإنتهاء تقول:

         

..الفيزا ما عنديــــــــــــش               لو كان يعطوهالي توريست ما نولّيش

 

وذكرت أغنية شعبية كثيرا ما صدحت بها أصوات السّجناء:


          بــــيني وبينك الفــــــــــــــــيـزا يا الحنيــــــــــــــنـــة

 

وتساءلت : أما يخجل هؤلاء الطغاة وهم يستمعون لمثل هذه الأغاني.. أما يخجل هؤلاء وهم يسمعون باختناق العشرات من رعاياهم - لم نرتق بعد إلى مستوى المواطنة- في الحاويات وبآخرين قضوا غرقى في البحار...أما يخجل هؤلآء وهم يشاهدون - إن كانوا يشاهدون- شاشات التلفزيون والبعض من رعاياهم وهم يساقون كما تساق الأغنام إلى مراكز الإيقاف ومع ذلك فهم لا يستنكفون من تصديع الأذان بإيلائهم الأهمية القصوى للإنسان وللوحدة الوطنية وللّتضامن بين كافة أفراد المجتمع... ويبقى السؤال : هل كان لأخي مامادو ورفاقه وطن يستحقّ أن يدافع عـنه ويفتديه بالنفس والنفيس ؟ هل هو الذي باعه تخلى عنه ؟ أم خانه أولائك المستكبرون الذي جعلوه مملكة خاصّة بهم يتصرّفون فيها وفق أهوائهم وغرائزهم ونزواتهم مردّدين ما قاله سلفهم(ما أريكم إلا ما أرى)...فكانت سيرتهم تلك مضرب الأمثال في الفساد والإفساد وكانت أوطانهم أضحوكة بين الأوطان...

والسؤال الآخر : كم هم أولائك الذين قذفهم البحر إلى السّاحل ؟ هل وقع التعرّف عليهم وعلى جنسياتهم ؟.. هل عوملت جثامينهم بشيء من الاحترام لم يحظوا به وهم أحياء؟ هل آوتهم قبور فردية بعد المراسم المألوفة أم آواهم قبر جماعي ؟ لكن متى كان يضرّ سلخ شاة بعد ذبحها ؟

أسئلة تطرح ولا تنتظر إجابة لأنّ كبراءنا لم يتعوّدوا بعد على الإجابة عن الأسئلة التي تطرحها- الرعية- وذلك في إطارمقاربتهم للشفافية في الإعلام.

 

31 جانفي 2003

عبد اللّه الزواري


)*(- في أوائل شهر أوت الماضي قذف البحر جثث عدد من الأفارقة الذين حاولوا الهجرة إلى إيطاليا. كم كان عددهم؟ هل كان الأمر مرّة واحدة أو عـديد المرّات ؟ كيف وقع التعامل مع الجثامين ؟ أين دفنوا؟... هذه الأسئلة غيرها كنّا ننوي التقصّي عنها لكن السجن أوّلا ثمّ المراقبة اللّصيقة و المستمرّة المسلّطة عليّ منذ أشهر ومضايقة كل ّمن يتجرّأ على محادثتي أو حتّى مصافحتي حالت دون ذلك. فكان هذا المضمون الذّي حرّر إثر نشر جريدة" لابريس" La Presse التّونسيّة يوم 20-01-03 خبر قذف البحر 18 جثّة إفريقيّ ركبوا البحر رغم هيجانه عندما شعروا بتفطّن السّلط المغربيّة إليهم فكانت المغامرة و كانت المأساة.

1- من مقال للأستاذ محمد الفاضل بن عاشور بعنوان: »البحر يناجي الأميرة فوزية نشره في:

2- معذرة لصاحب) متحف ذاكرة الابحر( ا اسويحل-جرجيس الذي سمح لنا بأخذ هده الصورة دون أن يعلم مرادنا، وهي تمثل ملابس مامادو التي كان يلبسها عندما قذفه البحر على شاطئ جرجيس .


الحرب الحضارية ومستقبل العالم الإسلامي

بقلم: د. المهدي المنجرة

يقول هنتغتون إن الخطر سيأتي من العالم غير اليهودي ـ المسيحي، وهذا خطاب يستند إلي الدفاع عن النفس ويمكن فهمه علي الأمد الطويل ضمن الدراسات المستقبلية. فحين حدث التدخل ضد العراق، وليس العراق الهدف ـ فلنقل الأشياء كما هي ـ وإنما كان التدخل ضد الإسلام، صار الغرب في الحقيقة في موقف الدفاع عن نفسه، الشيء الذي دفعني أكثر في نفس السنة التي أصدرت فيها كتابي الحرب الحضارية الأولي إلي المشاركة في الندوة التي نظمت في الجزائر عن المستقبل الإسلامي وكانت ندوة مهمة ومرجعية وأظن أنها لا تزال كذلك، وحضرتها شخصيات عديدة ومتنوعة من جميع التيارات، كما حضرها علماء دين من مثل الغزالي والقرضاوي.

وقد قدمت وثيقة أثرت فيها مشكلة انعدام مؤسسات التوثيق وتحقيق المعلومات تخص العالم الإسلامي، وبينت أن الإحصاء الوحيد الموجود فيما يتعلق بعدد المسلمين في العالم قام به الفاتيكان من خلال مكاتبه في العالم وذلك منذ عشر سنوات وتحديدا سنة 1978، توصل إلي أن عدد المسلمين يفوق الكاثوليكيين إذ بلغ 965 مليونا بينما عدد الكاثوليكيين 950 مليونا (وأنا أتوقع أن يتضاعف عدد المسلمين بعد أقل من عشرين سنة). فلما بانت هذه الفجوة بان الانشقاق الذي خلقه الغرب حين بدأ يتكلم عن الإسلاميين لكي يجد فرصة للتفريق بين المسلمين والإسلاميين ويقول انه ليس عنصريا ولا يعادي الإسلام دينا وعقيدة بل الإسلاميين المتطرفين، الإرهابيين...، وأستطيع أن أبرهن علي هذا بدراسة علمية كاملة قد لا يسعها هذا الحوار.
وللأسف وجد خطاب الغرب هذا صداه الإيجابي في العالم الإسلامي، ولا أزال أحتج عليه باعتباري مسلما أعرف القرآن والسنة النبوية والأحاديث، فهناك المسلم والمؤمن ولم أجد كلمة إسلامي في القرآن الكريم ولا في أي حديث نبوي أي كان تصنيفه، فتحول هذا الخطاب إلي نوع من البدعة التي استغلها الغرب للتقسيم والحفر في الإسلام بهذه الطريقة. كان لي بحث بعد ذلك عن كلمة إسلامي ووجدت أن من استعملها من أمثال الإمام الشافعي والأشعري إنما بمعني يفيد المنتسب إلي المدرسة الأدبية والفكرية في الإسلام. وفي نهاية القرن السابع عشر وبداية القرن الثامن عشر ظهر استعمال
islamist في الموسوعة البريطانية ويعني من كان يدرس الدول الإسلامية أي المستشرق.

في المغرب وجدنا كلمة إسلامي من جديد في بداية القرن التاسع عشر وأواخر القرن الثامن عشر في مخطوطات بمدينة تطوان وبشمال المغرب حيث كانت تطلق كلمة إسلامي علي اليهود الذين أتوا من إسبانيا ثم أسلموا حتي يتم التفريق بين المسلم الأصلي والذي اعتنق الإسلام حديثا. إن من بين الأخطاء الكبيرة التي ارتكبها الغرب في تعامله مع الإسلام وتناقلها عنه المسلمون، وهو أمر يفصلني عن هنتغتون كذلك، هي استغلال القيم وتوظيفها للحضارة والتقدم. فأنا أرفض أن يتدخل أي كان وكيفما بيني وبين الله، فحسابي مع الله مادمت لم أعتد عليه وإن كان كذلك فيمكن حينها للقضاء البشري أن يتدخل. فهي الحرية التي كفلها الله للمسلم فوجب أن نستمتع وأن نحارب كل من يقف ضدها. كذلك أرفض نقل النموذج الغربي مباشرة كما هو إلي بلداننا تماما مثلما لا يمكن نقل نخلة من جنوب تونس إلي موسكو وننتظر أن تنبت. وهذا لا يعني أن أقطع اتصالي مع باقي العالم، لكن يمكنني أن أستقل في كياني.

الحضارة روح، والأزمات التي نعيشها هي حضارية ثقافية بالأساس قبل أن تكون تنموية. ، يمكنك أن تتجاوز بعض الصعوبات في التنمية بأن تذهب إلي البنك الدولي وتأخذ ما تحتاجه من نقود، ولكن لا يمكنك أن تستلف ثقافة. ولدينا مشكل آخر قد أسميته ما بعد الاستعمار، فنحن الوحيدون الذين نعيش مرحلة ما بعد الاستعمار، فالاستعمار قد ذهب لكنه رجع بطريقة أخري حيث استغلنا بأنفسنا. فهذا استعمار جديد، لا يحتاج لجيوش لأنه يستعمل الجيوش المحلية، ويستعمل المخابرات المحلية وأيضا المفكرين المحليين فيمكن شراؤهم بإعطائهم مقاما في السوربون مثلا أو بمنحهم جائزة ما..! فرغم أني اؤمن بالتعاون الثقافي إيمانا عميقا يجعل منه الأساس لبناء السلام، ومداخيل كتبي التي تذهب إلي صندوق خاص اسمه التواصل الثقافي الحضاري شمال/جنوب تشهد علي ذلك، إلا أني لم أجد في تجربتي كلها تجاوب جاد وصادق. والكثير ممن يدعي فهمي إنما يفعل ذلك لفائدة مخابرات بلاده أو لينقص من ديني ويكتب عني في الصحف ليصبح خبيرا أو كما يقال Islamologue. وأنا أعجب لمثل هذه التسميات، فما ذا تعني هذه الكلمة ولماذا لا نري م&