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Pétition pour dénoncer les agressions contre les militantes Fatma Ksila
et Samia Abbou
Pétition: Tunisie - Justice pour Naoufel Sassi
Omeyya Seddik: Petite synthèse sur la situation en Tunisie
Slim Bagga: Infos
Slim Bagga: Ben Ali: Mon nom est complot
Houcine Ghali: Les eculubrations du parti vert
pour le progres
Ridha Kefi: Tunisie - Les islamistes font-ils encore peur ?
Bakchich : Sarkozy ne veut plus serrer les mains
des ennemis d’Israël
IcWales: Tunisia cash withdrawals fraud: new victim steps forward
Le Temps: Trafic de drogue :Saisie de 150 kilos de
Hachich
La Presse: Entretiens sur la musique - Ali Saïdane : «Populaires,
dites-vous…?»
Ashraf Zayd: Discours sur le « Discours » Ou La
philosophie par les nuls
Khil we Lil: Censure, autocensure et dissidence
Tunisie : Pétition pour dénoncer les agressions contre les militantes Fatma Ksila et Samia Abbou
Deux militantes des droits humains, Mme Fatma KSILA, Secrétaire générale du CRLDHT (Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie) et Mme Samia ABBOU, membre de l’ALTT (Association de Lutte contre la Torture en Tunisie), viennent d’être sauvagement agressées par des sbires de la police politique de Sousse.
Venues enquêter auprès des familles de prisonniers politiques impliqués dans l’affaire dite de « Soliman », elles ont été victimes de bousculades, de coups répétés et d’insultes ordurières.
En vérité, il s’agit au pays du C.S.P (code du statut personnel), de pratiques courantes contre tous les militantes et militants démocrates.
Voilà un régime qui ne manque pas une occasion pour « défendre les droits des femmes », qui aligne ses ministres femmes comme autant d’arguments de "féminisme" et qui ne cesse d’attenter à ces mêmes droits avec une brutalité et une obscénité sans nom dès lors qu’il s’agit de défenderesses des droits humains ou de militantes politiques.
Premiers signataires : (Pour signer la pétition envoyer un mail à rita@ras.eu.org)
Abdelwahab Hammami
Abir Ghali
Abir Kréfa
Adel Thabet
Adnane Ben Youssef
Bahija Ouezini
Béchir Abid
Fatima Ouassak
Habib Ouerda
Hédi Jilani
Hichem Abdessamad
Houda Zekri
Imed Daimi
Iyed Dahmani
Kamel Ghali
Kamel Jendoubi
Khemais Ksila
Lotfi Hammami
Mohamed Ben Saïd
Mohamed Bhar
Mohieddine Cherbib
Moncef Guedouar
Nejib Baccouchi
Omeyya Seddik
Ramzi Oueslati
Sofiene Makhloufi
Tarek Ben Hiba
Pétition
Tunisie - Justice pour Naoufel Sassi
Un énième procès se déroule en Tunisie dont les audiences ont été ouvertes le 4 janvier 2008. Il concerne trente tunisiens arrêtés en 2006 qui ont tous ont été victimes d’actes de torture et parfois d’abus sexuels, constatés et documentés, dans les centres de détention de la police et/ou dans les prisons tunisiennes.
Parmi eux, M. Naoufel Ben Slimane Sassi, 45 ans, père de quatre enfants, expert en gestion financière et en fiscalité a été arrêté devant son cabinet dans le centre de Tunis le mercredi 14 juin 2006. Il a été détenu au secret pendant trois semaines. Sans nouvelles de lui, son épouse a déposé le 21 juin 2006 une plainte pour enlèvement auprès du procureur de la République enregistrée sous le n° 7028436/2006.
Par la suite, au mois de juillet 2006 M. Sassi est réapparu à la prison de Tunis, soumis à une détention préventive dont la régularité du point de vue de la procédure a nécessité une falsification du procès verbal d’arrestation. Son procès s’est ouvert le 4 janvier 2008, un an et demi après son arrestation[1].
Mr Naoufel Sassi a payé
très cher ses opinions. En 1990, il a été jugé pour
« appartenance à une organisation non autorisée » et
a passé dix mois de prison après avoir subi de
longues séances de torture. En 1993 il est de
nouveau arrêté, incarcéré au secret et torturé
pendant quarante jours sans aucun jugement. Depuis
sa libération, il a été privé pendant plus de six
ans de facto du droit au travail, au
passeport, à la sécurité sociale, et contraint à un
régime très lourd de contrôle administratif.
Dans cette
nouvelle affaire, il est poursuivi pour six chefs
d’inculpation sur le fondement des articles 11 à 21
de la loi n° 2003-75 du 10 décembre 2003 à propos de
laquelle Amnesty international déclare :
« (…) la situation des droits
humains en Tunisie s'est manifestement détériorée
depuis l'introduction de la Loi antiterroriste de
2003. Ce texte contient une définition vague du
terrorisme, qui a été utilisée par les forces de
sécurité pour viser les défenseurs des droits
humains, les critiques pacifiques et les opposants
du gouvernement, dans une tentative d'étouffer toute
critique indépendante. Des actes de torture et
d'autres mauvais traitements sont toujours signalés,
notamment dans les prisons. Des centaines de
prisonniers politiques détenus en lien avec des
activités terroristes présumées, notamment des
prisonniers d'opinion, subissent toujours des
conditions carcérales constituant un traitement ou
châtiment cruel, inhumain et dégradant, voire une
forme de torture »[2].
Il s’avère, suite à
vérification, que des parties entières du dossier
d'accusation de l'affaire en cours proviennent du
dossier d'instruction du procès de 1990 pour lequel
M. Sassi a déjà été condamné et a purgé une peine :
Les interrogatoires, les chefs d'inculpation et les
différents témoignages sont identiques. Cela
ressemble tout simplement à une opération de
"copier/coller", par conséquent M. Sassi serait
jugé deux fois pour les mêmes "faits" !
Nous soussignés :
1/ Déclarons être profondément préoccupés par son sort et par celui de toutes les victimes de pratiques judiciaires et policières illégales du point de vue de toutes les lois et conventions protégeant les droits humains et les droits des personnes justiciables.
2/ Sommes attentifs au déroulement de ce procès et sommes disponibles pour soutenir toute initiative visant à la défense des droits de Monsieur Sassi et à la dénonciation des graves atteintes aux droits fondamentaux dont trop de personnes sont l’objet en Tunisie.
Premiers signataires :
Abdallah Samir – Réalisateur, France
Acerbo Maurizio – Député, Italie
Aigon Odile – Fonctionnaire territoriale, France
Aknin Luce – Etudiante, France
Alouani Hafida – Etudiante, France
Amici Sesa – Députée, Italie
Andalouci Siham – Correctrice, France
Angelini Corinne – Maire adjointe, professeure de
comptabilité, France
Arab Chadia – Enseignante, France
Arnoux Philippe – Enseignant, France
Attina Dominique – Artisan italien, France
Audette Emma – Journaliste, France
Autexier Samuel - Secrétaire de rédaction, France
Azais Serge – Paysan, France
Bechara Soha – Ancienne prisonnière du camp de
Khiam, libanaise, Suisse
Bénard Gilles – Restaurateur, France
Ben Hiba Tarek - Conseiller régional, France
Ben Kirane Zakaria - Ingénieur marocain, France
Ben Sadia Hamida - Chef de projet, France
Ben Said Mohamed - Médecin tunisien, France
Ben Yedder Nadhir – Avocat, Tunisie
Ben Youssef Adnane - Ingénieur Tunisien, France
Benezech Geneviève – Pharmacienne, France
Berrabah Rabah- Educateur spécialisé, France
Bertrand Reynald - Monteur-réalisateur, France
Bettaieb Riadh – Association Solidarité Tunisienne,
France
Bhar Mohamed - Artiste musicien tunisien, France
Bianchi Sergio – Editeur, Italie
Blakey Maria - Artiste australienne, France
Borvo Nicole – Sénatrice, France
Bouamaied Ksila - Coordinatrice dans une
association, tunisienne, France
Bouchardeau François – Editeur, France
Bouchardeau Hélène – Etudiante, France
Bouchardeau Johanna - Assistante d'édition
autrichienne, France
Boughanmi Ezzeddine - Enseignant Tunisien, France
Boumediene-Thierry Alima – Sénatrice, France
Bouteldja Naima – Journaliste, Grande-Bretagne
Brafman Jean - Conseiller régional, France
Braouezech Patrick – Député, France
Bras Claire – Professeur, Française
Bret Robert – Sénateur, France
Burgio Alberto – Député, Italie
Busch Néli - Paysanne allemande, France
Bussoni Ilaria – Rédactrice d'édition, Italie
Cacciari Paolo – Député, Italie
Caruso Francesco – Député, Italie
Chaari Fethia – Traductrice, France
Chahal Nahla - Anthropologue et éditorialiste libanaise, France
Chammari Khemaïs - Expert-Consultant, Tunisie
Chammari Taoufik – Cadre, Tunisie
Charara Walid – Chercheur, Liban
Cheneviere Cédric – Apiculteur, France
Cherbib Mouhieddine - Employé Tuniso-français,
France
Chourabi Sofiène – Journaliste, Tunisie
Chrii Mohammed Rachid – Fonctionnaire, Maroc
Cogodi Luigi – Député, Italie
Combesque Marie Agnes – Cadre, France
Copans Sylvain - Ingénieur du son, France
Cordeiro Albano - Chercheur-retraité, France
Cossic Adrian - Cadre administratif espagnol, France
Cours-Salies Pierre - Professeur des universités, France
Dahmani Iyed – Informaticien tunisien, France
Daimi Imed - Ingénieur tunisien, France
Daumas Lucile - Documentaliste française, Maroc
Deiana Elettra – Députée, Italie
Demessine Michelle – Sénatrice, France
De Oliveira Rosa - Sans profession, France
Derouiche Imène –
Militante associative tunisienne, Canada
Di Salvo Paola, Cercle
ARCI, Italie
Djoufelkit Youssef - Educateur, France
Dogot Delphine - Juriste belge, France
Dreano Bernard - Inspecteur du travail, France
Duntze Nicolas – Paysan, France
Duqué Marc – Retraité, France
Duranti Donatella – Députée, Italie
El Babili Mohamed – Informaticien, France
El Baz Ali - Coordinateur d'association marocain,
France
El Morabiti Laaroussi - Syndicaliste marocain,
Espagne
Fabing Bernadette – Cadre, France
Farina Daniele – Député, Italie
Fath Jacques - PCF, France
Flautre Hélène – Députée Européenne, France
Folena Pietro – Député, Italie
Fournier Pierre - Retraité d'hôpital, France
Fraysse Jacqueline – Députée, France
Frias Mercedes – Députée, Italie
Gaillot Jacques – Evêque, Partenia
Gantin Karine – Cedetim, France
Ghali Kamel – Poète, écrivain tunisien, France
Girard Youssef – Etudiant, France
Gonthier-Maurin Brigitte – Sénatrice, France
Graceffo Germana – Juriste, Italie
Guadagno Luxuria Vladimir – Députée, Italie
Guedouar Moncef – Entrepreneur tunisien, France
Guérin Françoise – Lingère, France
Haji Youssef - Directeur d'ONG Franco-Marocain, Palestine
Hajji Lotfi – Journaliste, Tunisie
Hammami Lotfi - Doctorant tunisien, France
Hammoudou Mohamed – Ingénieur, Maroc
Henry Marion – Jardinière, France
Iacomino Salvatore – Député, Italie
Id Yassine Rachid – Etudiant, France
Iznasni Nordine – Mouvement de l'Immigration et des Banlieues (MIB), France
Jani Jamel -
Association des droits de la personne au Maghreb,
Canada
Jaziri Houcine - Gérant tunisien, France
Jendoubi Kamel – Président du Réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l'Homme
Jeribi Maya – Secrétaire Générale du Parti Démocratique Progressiste, Tunisie
Julinet Stéphane – Juriste, Française
Kakpo Nathalie – Sociologue française, Grande-Bretagne
Korhili Kasser - Coordonnateur de formation, France
Ksila Khémais - Secrétaire Général de la L.T .D.H,
aide de bibliotheque tunisien, France
Lakehal-Brafman Adjera – Animatrice, France
Le Masson Richard – Paysan, France
Lemaire Gilles – Ancien Secrétaire Général des Verts, France
Leoni Carlo – Député, Italie
Lombardi Angela – Députée, Italie
Louchene Karim - Educateur de jeunes enfants, France
Mainguet Anne-Marie – ACAT, France
Makri Yamin – Editeur, France
Manai Ahmed - Retraité tunisien, France
Mantovani Ramon – Député, Italie
Marchesi David - Retraité britannique, France
Marrucchelli Fernanda - Cadre associatif italienne,
France
Martinez olivier - Confédération Paysanne du Gard,
agriculteur, France
Martin Jeanine – Fonctionnaire, France
Marzouki Moncef - Médecin tunisien, France
Mascia Graziella – Députée, Italie
Maury Karine – Vendeuse, France
Maury Céline – Conseillère f, France
Mespoulet Vincent – Enseignant, France
Mohamadi Alal Lhassane – Enseignant- retraité, Maroc
Moraguès José Luis - Maître de conférences, France
Morain Suzanne - Militante, France
Moumne Morad – Etudiant, France
Muller Rainer – Gérant, France
Ollivier Marc – Retraité, France
Passerieux Antoinette – Linguiste, France
Perugia Mariacristina – Députée, Italie
Pinto Alfonso –
Doctorant, Italie
Pontiac Mickaël – Educateur, France
Porquet Cécile - Service assistant française,
Etats-Unis d'Amérique
Poyet Marie-Ange – Réalisatrice, France
Rekaby Abdel-Amir – Ecrivain irakien, France
Sabench Jean ardouane – Agriculteur, France
Sassi Mondher - Professeur de philosophie, Tunisie
Schwan Francis - Militant pour les D.H., Belgique
Seddik Ady – Etudiant, France
Seddik Modhaffar - Commerçant, France
Seddik Omeyya - Cousin de Naoufel Sassi, tunisien,
France
Seddik Teym - Etudiant, France
Seddik Youssef – Ecrivain tunisien, France
Sibony Michèle – Enseignante, France
Siniscalchi Sabrina – Députée, Italie
Sissani Fatima –
Journaliste, France
Smeriglio Massimiliano – Député, Italie
Sommer-Houdeville Thomas – Doctorant, France
Taleb Lenda – Traductrice, France
Taleb Nassima – Phytologue, France
Tari Ali - Educateur spécialisé, France
Tayah Latifa - Responsable de programme ONG, France
Thabet Adel – Informaticien, France
Tixier Guillaume – Formateur, France
Tomassini Antonia – Historienne, rédactrice parlementaire, Italie
Toscane Luiza – Militante, France
Trifi Mokhtar – Avocat, Tunisie
Tromparent Florence - Hôtesse de l'air, France
Vanhove Myriam – Assistante, France
Zarka Pierre – Observatoire des Mouvements de la Société, France
Zebib Dounia – Enseignante, France
Zulueta Tana – Députée, Italie
[1] Pour des détails quant à cette affaire, consulter : http://naoufelsassi.blogspot.com/
[2] Voir le communiqué de presse "Tunisie. Annonce sur les droits humains, à l'occasion des vingt années de pouvoir du président Ben Ali" du 2 novembre 2007 http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/tunisia-human-rights-briefing-20th-anniversary-president-ben-alis-rule
Infos
1/ Que ne ferait-on pas pour l'héritier?
Comme chacun sait, le petit Mohamed Zine El Abidine Ben Ali, est un bambin à la santé fragile. nous avons récemment appris que le couple royal envisage de s'installer dans l'ancienne résidence de Bourguiba à Mornag, lieu plus adapté à sa santé.
En effet, malgré les milliards dépensés aux frais du contribuable, le Palais de Sidi Bou Saïd n'est pas convenant. Outre, les fondations qui ne tiennent pas, et dont "L'Audace" avait à l'époque rendu compte de la fragilité du terrain, il y a un gros problème d'humidité. d'où la décision de déménager de Mornag, toujours aux frais du contribuable.
Mais qu'importe pour Ben Ali toutes cette dilapidation de l'argent public. L'Etat, c'est lui; et la santé de l'héritier avant tout.
Prompt rétablissement à cette famille à la santé fragile...
2/ Souha Arafat: une lettre assassine
La veuve du leader palestinien n'a toujours pas fini de régler ses comptes avec le couple présidentiel tunisien, qui l'avait jeté en pâture, confisqué ses affaires et jusqu'à l'ordinateur portable que Ben Ali avait lui-même offert à sa petite fille.
Elle ne rate ainsi aucune occasion d'accomplir des gestes publics calculés pour donner des infos sur le comportement de la Pharaone Leïla 1 et sur les pratiques d'un autre âge, à Carthage.
Récemment, donc, Souha Arafat a adressé une lettre au couple Bouebdelli, promoteur du Lycée Louis Pasteur, contraint à la fermeture. Dans cette lettre, elle dit ne jamais avoir été d'accord avec la fermeture de cet établissement lorsque décision avait été prise de créer, en association avec Leïla, une autre école privé, le lycée international de Carthage.
En d'autres termes, c'est Leïla qui est responsable de tout. Et son amoureux de Général n'a fait que faciliter cette injustice...
3/ Fiasco
D'ailleurs, contrairement à ce qu'escomptait la Pharaone Leïla 1 de Tunis, cette école de Carthage est un fiasco total. Malgré les moyens mis en oeuvre et à disposition, malgré la timidité du Quai d'Orsay pour défendre des promoteurs binationaux qui ont des années durant défendu la prancophonie et prodigué un enseignement de qualité, les nantis tunisiens n'ont pas suivi pour inscrire leurs enfants tel que l 'espérait Leïla Ben Ali. On parle déjà de la fermeture de ce lycée parachuté.
Tant de milliards partis en fumée, sans compter les 1, 8 millions de dinars offerts par décret de la présidence de la République à une initiative "privée".
Leïla gère en effet une école privée comme un salon de coiffure ou un Hammam: On ouvre comme on veut, on ferme selon les humeurs et les recettes. Mais peut-on lui en vouloir quand elle en est encore à apprendre l'alphabet?
par Slim Bagga
Un proverbe bien de chez nous, Tunisiens, veut qu'un fils s'adressa un jour à son paternel en ces termes: "Oh, mon père, quand deviendrons-nous des gens respectables et honorables?" Et le père de répondre: "Lorsque les vieux du quartier, qui nous connaissent fort bien, auront disparu". Sages paroles qui s'adaptent parfaitement aux familles Ben Ali-Trabelsi qui règnent sur la Tunisie d'une main de fer sur le plan politique, et comme des mafieux de la pire engeance pour ce qui est de tout le reste...
Dans mon article paru sur Tunisnews lundi dernier, j'avais prévenu le Général et promis un article quotidien s'il ne tenait en laisse ses chiens. Et voilà que le 21 février, un torchon à sa solde du nom de "Biladi" s'attaque de nouveau à "L'Audace" et moi-même. Alors, allons-y: tous ceux qui me connaissent savent que je tiens ma parole, et que j'ai si peu de considération pour cette mafia que je n'hésiterais jamais à en dévoiler les frasques ni lui rappeler de quels bas fonds elle est issue.
Commençons par les Trabelsi. Un ami de passage à Paris me rappelait à juste titre récemment: "Le peuple tunisien n'a rien compris à cette famille. Il est vrai qu'il montre depuis quelque temps son exaspération devant certaines de ses pratiques, mais que pouvait-on espérer d'un Moncef Trabelsi, qui ramassait par terre les mégots de cigarettes et qui, 20 ans plus tard, brasse des milliards accumulés grâce au racket, au vol, aux détournements et à la contrebande? Que pouvait-on attendre d'un Imed Trabelsi, voyou, né de nulle part (en tout cas on ne sait d'où) et qui grâce au feu vert de sa vraie mère Leïla, à l'obséquiosité de ministres de la République, de Pdg d'entreprises et de l'Administration, se permet de circuler dans une grosse cylindrée immatriculée "IT", non assurée, probablement volée comme tantr d'autres en Europe, et qui malmène des familles entières et les honnêtes gens sans histoire?" Tout cela pour plaire à Leïla. Le Général est fou amoureux de cette dernière, et quand on aime on ne compte pas. En l'occurrence, pour ce Général-policier sans envergure, c'est tout un peuple qui ne compte plus, dès lors que ce que la Pharaone veut, Ben Ali le veut...
Et Ben Ali lui-même, maintenant. Voilà un homme qui n'a réussi qu'une chose en 20 ans de règne tyrannique; donner d'un petit pays autrefois respecté grâce à la modération de son peuple et à l'aura de Bourguiba une image carrément aux antipodes: celle d'un Etat quotidiennement épinglé par les Organisations de défense des droits de l'homme, et celle de son chef , la risée de ses pairs dans le monde...
On a beau chercher une seule caractéristique propre à Zinochet, qui soit à la hauteur des espérances. Niet! Nada! On n'y décèle qu'un piètre agent de renseignement, un dictateur qui ferait retourner dans leurs tombes Staline, Idi Amin et Bokassa réunis. Sinon comment expliquer que du complot de Gafsa en 1980, à l'attentat contre la synagogue de Djerba en 2002 et jusqu'à l'affaire des salafistes de Soliman en décembre 2006, celui qu'on présente comme un rempart contre la violence n'y avait vu que du feu ou n'avait rien vu venir.
Ceci expliquant cela, voilà pourquoi l'encensement quotidien à travers la presse pour vanter les mérites du "lider minimo" tunisien. Car un homme qui a autant de vertus n'a pas besoin d'autant d'étalage. Sauf s'il veut rivaliser avec un certain Kim Il Jong...
La vérité est que Ben Ali est l'homme de deux caractéristiques: le complot, et la fuite devant ses adversaires politiques dont il règle le compte par presse de caniveau interposée, et non par des arguments les yeux dans les yeux.
Pour exceller dans la conduite la plus répréhensible à l'image d'un pays, il sait y faire...
Rappelons-nous: en 1974, au lendemain de l'Union avortée avec la Libye, celui qui n'était encore que le Commandant Ben Ali, patron de la Sécurité militaire dut être limogé sur instruction de Bourguiba, sur l'insistance aussi de Wassila Ben Ammar et du ministre de la Défense de l'époque, feu Hédi Khefacha. Et pour cause, dans la liste des ministres composant le gouvernement de l'Union, figurait "l'inconnu" Ben Ali en tant que ministre de la Sécurité sur proposition... du Colonel Kaddafi. C'est dire s'il n'y avait pas anguille sous roche.
Ben Ali sera donc muté en tant qu'attaché militaire à l'ambassade de Tunisie à Rabat, Rabat où précisément l'hôtel Hilton se souviendra toujours de ses frasques, et où de nombreux restaurants huppés se souviendront de ses notes impayées...
Il en fut de même au lendemain de son limogeage suite au complot de Gafsa. Envoyé en tant qu'ambassadeur auprès d'un autre Général de triste mémoire, Jaruzelsky, il brilla par ses beuveries en public. Pour un espion, futur président de surcroît, avouons qu'il y a de quoi avoir honte. Alors lorsqu'il fait traiter ses opposants de traitres ou d'ivrognes, cela ne rappellerait-il une célèbre théorie: la projection du coupable?
Cher collègue, au nom des traitres à la Patrie, n'est ce pas parce qu'ils ne vous ont pas suivi dans ce que vous savez le mieux faire, que Khemais Chammari, Mokhtar Trifi, Moncef Marzouki, Sihem Bensedrine, Néjib Chebbi, Omar S'Habou, Ahmed Bennour ou moi-même (et j'en oublie) sommes traités d'agents de l'étranger, du Mossad, d'El qaïda, bref de ce qui devrait figurer dans votre propre CV?
Voilà un aperçu hebdomadaire sur ce que je me ferais un plaisir de publier chaque fois que vos chiens s'en prennent à moi. Et c'est loin d'être fini. En attendant de publier certaines photos non truquées dont le peuple tunisien se régalera à leur découverte.
Alors, Un Général averti, en vaudra-t-il deux?
Slim Bagga
LES ECULUBRATIONS DU PARTI VERT POUR LE PROGRES
Ainsi donc, c'est Mongi Khammassi, secrétaire du
Pari Vert pou le Progrès, ce parti installé par le pouvoir destourien
pour faire partie de la vitrine oppositionnelle aidée et choyée par le
gouvernement, qui vient donner des leçons de droiture politique à Néjib
Chabbi du PDP ! Quelle hypocrisie et quel exemple minable de la
soumission des partis d'opposition croupion qui passent leur temps à
glorifier le pouvoir de Ben Ali et à harceler les véritables opposants.
Et c'est Mongi Khammassi qui décide que le moment n'est pas venu pour
parler de se porter candidat à l'élection du président de la République,
comme si la campagne n'a pas déjà commencé depuis belle lurette avec les
centaines de demandes d'associations et de personnalités à l'actuel
pensionnaire du palais de Carthage pour y rester encore pour cinq ans.
Et que propose le secrétaire général du Parti des Verts pour le Progrès
? Rien d'autre que la collaboration avec le pouvoir politique en place
et les institutions étatiques en émettant des critiques, au nom des
réalisations obtenues, et non en cherchant l'alternance. En somme, c'est
suivre à la lettre sa propre conduite politique et c'est appeler à ne
point mettre en cause la présidence à vie de Ben Ali en Tunisie.
Partout dans le monde, regardez le cas de la France, on peut se déclarer
candidat plus d'une année à l'avance. Ou est le problème dans tout celà
? Quant à dire que Chebbi s'est porté candidat pour glaner de l'argent
auprès des ambassades, c'est tout simplement difammatoire à l'égard d'un
leader de l'opposition radicale. Il n'a qu'à lire el Mawqeh pour
réaliser que le PDP s'occupe beaucoup plus que le pouvoir des problèmes
concrets du peuple et défend les intérêts des opprimés, des réprimés et
des exploitrés.
Comment peut - on parler de démocratie, de liberté d'opinion et de
droits humains en Tunisie et en même temps s'acharner sur les citoyens,
les traîner dans la boue, les traiter de tous les noms, les attaquer
vilement lorsqu'il essaient de mettre en pratique ce que leur permettent
la Constitution du pays et la Charte des Nations - Unies ?
Houcine Ghali, Genève
vendredi 22 février 2008
par Jacques-Marie Bourget
Durant le dîner du Crif, il y a quelques jours, Nicolas Sarkozy a aussi prononcé une formule choc : « Je m’engage à ne jamais serrer la main de quiconque ne reconnaîtrait pas Israël ». Cette déclaration n’est pas passée inaperçue au Moyen-Orient, ni chez les marchands de canon qui prospectent les pays arabes.
Le discours de Nicolas Sarkozy devant les tablées du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) prend la forme d’un piège à retardement. C’est d’abord Bakchich qui réveille les laïcs en leurs signalant que le Président de la République, outre le devoir de mémoire envers les 11 000 enfants juifs morts en déportation, a programmé l’arrivée des religieux dans l’enceinte de l’école communale. En déclarant : « Nos enfants ont aussi le droit de rencontrer, à un moment de leur formation intellectuelle et humaine, des religieux engagés qui les ouvrent… ».
L’effet flash des paroles de notre fou de Dieu nous a-t-il aveuglé ? Une autre pépite restait encore cachée entre les mots du mari de Carla. Et ces syllabes, le monde arabo-musulman, pour parler global façon Claude Guéant (le secrétaire général de l’Elysée), les a tout de suite captées. L’enchère est intervenue quand Nicolas Sarkozy a déclaré : « Je m’engage à ne jamais serrer la main de quiconque ne reconnaîtrait pas Israël ». Et toc.
« Comment le président va-t-il nous rendre visite ? » dit-on à Tunis
Prononcées au Bois de Boulogne devant les fidèles du Crif et leur invités où l’on trouvait tout le gouvernement, sauf Dominique Bussereau (coincé dans un aiguillage du ciel), une bonne partie de l’opposition et même la déléguée de la Palestine, cette promesse n’engage que celui qui la formule.
Mais à Tunis, c’est la panique. Avec une question clé : « Comment le président Français va-t-il faire pour nous rendre visite (bientôt), sans serrer la main de notre leader bien aimé, le président Ben Ali ? » Outre l’Egypte et la Jordanie, aucun pays arabe, avec à sa tête la Ligue, ne reconnaît Israël !
Quand Sarko a embrassé Boutef à Alger, c’était étreindre un homme qui ne reconnaît pas Israël. Donc pas de baiser à venir pour Ben Ali… Pourtant, après Khadafi et depuis le 1 janvier, avant son show avec embrassades à Ryad, lieu géométrique d’un très ferme refus d’Israël, le locataire de l’Elysée a notamment serré la main de Musharraf, celle du Sultan de Brunei, puis celle encore de Fouad Siniora, président du Conseil du Liban. Autant de représentants de pays qui tournent le dos à Israël.
Difficile, avec cette nouvelle politique, de vendre des Rafales et des centrale nucléaires, disent dans l’ombre nos marchands de canons, très frileux sur la bientraitance des Arabes quand ils sont riches. Difficile de vendre ? Essayez Tsahal.
(Source : « Bakchich » (Satirique – France), le 23 février 2008)
Lien : http://www.bakchich.info/article2768.html
by Jackie Bow, South Wales Echo
A MUM of two has fallen victim to cash card fraudsters.