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TUNISNEWS
3ème année, N° 1073 du 27.04.2003
 archives : www.tunisnews.net
LES TITRES DE CE JOUR:
 

AISPP: Mort suspecte du jeune Maher Osmani suite à son arrestation
Robert Fisk: La guerre de 'libération' menée par l’Amérique touche peut-être à sa fin. Mais la guerre de libération irakienne contre l’occupation américaine n’est qu’à ses débuts
Conseil de l’Ordre des avocats de Tunisie: Lettre à Me  Antoine Akl president de l’union internationale des avocats
Fathi Jerbi: Lettre au Comité de Direction de l'Union Internationale des Avocats (UIA)
Dr. Sahbi Amri: Une descente a Sfax des Ben Ali de sousse
AFP:  Capture d'un ex-espion soupçonné dans un projet d'attentat contre Bush père
Newsletter du Parti Libéral Maghrébin
J. A. L´Intelligent: La BAD prend ses quartiers
J. A. L´Intelligent: Enquête sur le sang contaminé
J. A. L´Intelligent: Oublions le passé
Réalités : Reportage à l’occasion de Pessah : Une journée avec les Juifs de Djerba
Réalités: A propos du dossier “J’ai commis l’adultère: voici pourquoi”
Réalités:  Les leçons d’une défaite (2) - L’Islam en question.
Libération : Enquête sur l'étrange pillage du musée de Bagdad
Libération: Islam: le voile qui cache le débat

الجمعية الدولية لمساندة المساجين السياسيين : وفاة الشاب ماهر عصماني في ظروف غامضة على إثر اعتقاله
الأستاذ عبد الوهاب معطر: النيابة عن علي الصغير بن جفال السعيدي
الشرق الأوسط: دورة جديدة لمعرض تونس الدولي للكتاب
عبد اللطيف الفراتي : أي غد ينتظر العراق؟
آمال موسى : حكم المتسولين على الأثرياء!
صالح بشير : لماذا شكل ما جرى ويجري في بغداد إنذارا للكثيرين؟
هيلينا كوبان : دخول العراق كان المهمة السهلة... والآن !
إمام الليثي : مساجد العراق تحفظ أمن المواطنين
الجمعية الدولية لمساندة المساجين السياسيين

Association Internationale de Soutien des Prisonniers Politiques

بيـــــان

تونس في 27 أفريل 2003

علمت الجمعية الدولية لمساندة المساجين السياسيين بوفاة الشاب ماهر بن عبد العزيز بن بشير عصماني في ظروف غامضة على إثر اعتقاله بصفة سرية على خلفية نشاطه على شبكة الأنترنات و دخوله إلى بعض المواقع المستقلة و الممنوعة بتونس.

و المتوفى ماهر من مواليد سنة 1976 بعنابة أعزب تونسي الجنسية وقد زاول تعليمه إلى قسم الباكالوريا قبل أن يلتحق بالعمل كموظف باتصالات تونس مصلحة المكالمات الدولية الرقم 1717 و هو مولع بالأنترنات و متمرس بمختلف تقنياتها. و يقطن بصفة مستقلة عن أفراد عائلته و يلازم مجموعة من الشبان ممن يشتركون معه في نفس الاهتمامات و لا علاقة لهم بأي اتجاهات سياسية أو دينية و لا أحد يعلم شيئا عن مصيرهم باستثناء اللاجئ السياسي التونسي الشاب البشير الفرشيشي الذي فر يوم 18 أفريل إلى فرنسا و والموجود قي المنطقة الدولية لأحد مطارات باريس في انتظار البت في مطلب لجوئه السياسي و الذي أكد أن آخر اتصال له بالفقيد كان قبل أقل من ثلاثة أيام من فراره من تونس.

و تفيد المعلومات المستقاة مباشرة من أحد أفراد عائلة المتوفى أنه لم يقع إعلامهم بإيقافه و لا بسبب اعتقاله من طرف البوليس السياسي و لا عن الأسباب التي أدت إلى وفاته رهن الاعتقال و أنه لا علم لهم بوجود قضية أو أي إجراء قضائي متعلق به لحد الآن. وقد دفن الفقيد بمقبرة ضاحية قصر السعيد قرب مقر إقامة عائلته بباردو بعد أن جيء برفاته إلى منزل عائلته صحبة تعزيزات أمنية مكثفة ولم يسمح لهم بالكشف عليه ما عدى إلقاء نضرة أخيرة على وجهه تحت نظر أعوان أمن سريين حملوه أين دفن وسط حيرة وذهول كل من يعرفه.

إن الجمعية الدولية لمساندة المساجين السياسيين تحمل السلطات الأمنية و القضائية مسؤولياتها و تدعو إلى الإسراع بكشف الحقيقة كاملة و تتبع كل التجاوزات التي حفت بهذه الوفاة و تقديم مقترفيها و كل من حاول طمس أدلتها إلى المحاكمة.

عن الجمعية

الرئيس الأستاذ محمد النوري

المختار اليحياوي بالنيابة.



Association Internationale de Soutien des Prisonniers Politiques

 Mort suspecte du jeune Maher Osmani suite à son arrestation
 
Tunis, le 27 avril 2003


L'AISPP vient d'apprendre le décès du jeune Maher Ben Abdelaziz Ben Béchir Osmani, dans des conditions suspectes, suite à son arrestation et sa détention au secret, pour ses activités sur le réseau Internet et son accès à certains sites indépendants et interdits en Tunisie.


Le défunt est né en 1976 à Annaba, célibataire, de nationalité tunisienne. Il a poursuivi ses études générales jusqu'au Baccalauréat, avant d'intégrer le marché du travail, comme Fonctionnaire au Service des Communications Internationales (N° 1717), de Tunisie Télécom. Passionné d'Internet, il maîtrisait ses différentes techniques. Il logeait indépendamment de ses parents et ne quittait guère un groupe de jeunes, avec qui il partageait les mêmes centres d'intérêt et qui n'avaient de relation avec aucun courant politique ou religieux. Personne ne connait leur sort, à l'exception du réfugié politique tunisien, le jeune Béchir Ferchichi, qui s'est enfui pour la France, le 18 avril. Il se trouve dans la zone internationale d'un Aéroport parisien, en attendant le traitement de sa demande d'asile politique en France. Béchir affirme que son dernier contact avec le défunt remonte à moins de trois jours avant sa fuite du pays.

Les informations recueillies, directement, auprès d'un des membres de la famille du défunt, indiquent que la famille n'a pas été informée de son arrestation, ni des raisons de son interpellation. La famille n'est pas, non plus, au courant , à ce jour, d'une quelconque affaire ou procédure judiciaire le concernant.

Le défunt a été enterré au cimetière de la banlieue de Ksar Essaïd, pas loin de la résidence de ses parents au Bardo. Après que la dépouille mortelle fut ramenée au domicile familial, sous une très forte présence policière. La famille n'a pas été autorisée à voir le corps en dehors d'un dernier regard sur le visage, sous l'oeil d'agents de l'ordre en civil. Ces derniers l'ont ensuite amené à l'endroit où il fut enseveli, dans la plus grande stupéfaction et le plus grand hébahissement de ceux qui l'ont connu.

L'AISPP met devant leurs responsabilités, les autorités policières et judiciaires. Elle Appelle à faire surgir la vérité complète et à poursuivre toutes les irrégularités qui ont entaché ce décès. Les responsables de ces agissements, ainsi que tous ceux qui ont voulu travestir les preuves, doivent être poursuivis en justice.


Pour l'AISPP,
Le Président, Me Mohaned Nouri
Et par Interim, Mokhtar Yahyaoui

(Communiqué traduit de l'arabe, par A W Hani, sur la foi de l'e-original, transmis par M Yahyaoui, Magistrat tunisien, membre du Bureau de l'AISPP, contact: +216-98 342 231, yahyaouimokh@yahoo.fr)
 

 

Un article ... Un journaliste .. Un pays
 
Le journaliste britannique, résidant à Beyrouth depuis plusieurs années et l'un des meilleurs connaisseurs de la région arabe et moyen-orientale a passé les semaines terribles (de la mi-mars à la mi-avril 2003) dans la capitale irakienne. Nous avons décidé de re-publier son dernier article-témoignage envoyé de Baghdad et publié par son journal "The independant" le 17 avril 2003.

Nous tenons à remercier vivement notre ami Omar Khayyam qui a eu la gentillesse de traduire pour nos lecteurs (de l'anglais au français) cet article important assez long.

Bonne lecture.   

La guerre de 'libération' menée par l’Amérique touche peut-être à sa fin. Mais la guerre de libération irakienne contre l’occupation américaine n’est qu’à ses débuts.



par Robert Fisk

17 avril, 2003


La situation empire de jour en jour, à un rythme que personne n’aurait pu prévoir. L’armée de  "libération" s’est déjà convertie en une armée d’occupation. Les chiites menacent de combattre les Américains et d’initier leur propre guerre de "libération".


Dans Sadr City, un quartier chiite, 14 hommes armés de fusils automatiques montent la garde la nuit. Les Marines américains évoquent les insultes qui leur sont adressées l’objet à Bagdad. "Casse-toi ! Je ne veux pas voir ta gueule!" a crié un soldat américain à la face d’un Irakien, qui essayait, hier à Bagdad, de dépasser la corde de sécurité qui entourait une unité d’infanterie. J’ai vu le visage devenir cramoisie de colère. "Dieu est Grand! Dieu est Grand!" lui a répliqué l’Irakien.

 

Les Américains ont lancé un "Message aux citoyens de Bagdad", un document aussi colonial dans l’esprit que rude dans le style. "Nous vous prions de rester chez vous durant les heures nocturnes après la prière de la nuit et avant l’appel du muezzin à la première prière de l’aube," dit le message adressé aux Bagdadis. "Il est maintenant connu que pendant ces heures de la nuit des forces terroristes liées à l’ancien régime de Saddam Hussein, ainsi que d’autres éléments criminels, circulent dans cette zone ... Nous vous prions de rester chez vous pendant cette période. Nous vous prions d’approcher les positions militaires des Alliés avec extrême prudence, à n’importe quelle heure, de jour comme de nuit ..."


Ainsi, dorénavant, les millions d’Irakiens qui vivent – privés de courant électrique et d’eau courante – ont-ils reçu l’ordre de rester chez du crépuscule à l’aube. Interdit de sortir ! C’est une sorte d’emprisonnement. Ça se passe dans leur propre pays. L’ordre est rédigé par le commandement par la première Division des Marines. C’est un couvre-feu qui ne dit pas son nom.

 

"Si j’étais irakienne, je deviendrais kamikaze après avoir lu ce message" m’a crié au visage une femme arabe." Que mon interlocuteur soit un mollah chiite ou un homme d’affaires sunnite, j’entends toujours le même discours partout à Bagdad : Les Américains sont venus uniquement pour le pétrole et très prochainement un mouvement de guérilla devrait naître. Les Américains prétendront, sans aucun doute, que ces attaques sont perpétrées par des "résidus" du régime de Saddam ou des "éléments criminels". Mais ce ne sera pas le cas.


Hier, des officiers du corps des Marines ont engagé des pourparlers avec un religieux militant chiite de Nadjaf pour éviter l’explosion de violence armée autour de la ville sainte. J’ai rencontré le dignitaire religieux  avant le début des négociations. Il m’a dit : "L’histoire est en train de se répéter". Il parlait de l’invasion de l’Irak par les Britanniques en 1917. Une invasion qui s’est soldée par un désastre pour la Grande-Bretagne.


Les signes de l’échec sont partout. Il y aussi partout des signes qui prouvent que les Américains ont failli à leur promesses de "liberté" et de "démocratie".


Les Irakiens se demandent pourquoi les Américains ont laissé fuir tous les membres du gouvernement irakien. Ils ont raison de poser la question. Non seulement le «  Brute de Bagdad »  et ses deux fils, Qusaï et Oudaï ont échappé, mais aussi le vice-président Taha Yassine Ramadan, le vice-premier ministre Tarik Aziz, le conseiller personnel de Saddam, le docteur A. K. Hachimi, les ministres de la défense, de la santé, de l’économie, du commerce et même Mohammed Saïd al-Sahaf, le ministre de l’information. C’était ce dernier qui, il y a longtemps de ça, quand il n’était pas encore le « chouchou » des journalistes, avait lu la liste des "frères" exécutés après la purge opérée suite à la révolution saddamienne. Certains parents de prisonniers devaient se calmer par du Valium avant chaque apparition télévisée de Sahaf.


Voici ce que les Bagdadis et Irakiens des principales villes du pays sont en train de voir. Prenons comme exemple l’appareil sécuritaire  duquel s’est entouré Saddam, les chambres de torture et la tentaculaire bureaucratie qui lui servait de base. Le président Bush a promis que les USA mèneraient un combat pour les droit de l’Homme en Irak, que les coupables, les criminels de guerre seraient tous jugés. Les soixante locaux de la police politique à Bagdad sont vides, ainsi que le siège des Services de renseignements, un complexe de 5 km2.


J’en ai visité quelques uns. Mais il n’y a sur les lieux aucune trace de visite du moindre officier médico-légal britannique ou américain pour passer au peigne fin cette montagne de documents qui s’y trouvent ou pour interroger les ex-prisonniers qui retournent à leur lieu de supplice. Est-ce de la paresse ? Ou bien s’agit-il d’une négligence préméditée?


Prenons comme exemple le poste de sécurité de Qasimiyeh près du fleuve du Tigre. Il s’agit, en fait,  d’une belle villa qui appartenait jadis à un Irakien d’origine iranienne, déporté vers l’Iran durant les années 1980. Elle a une petite pelouse et un massif d’arbustes. En jetant le premier coup d’œil, vous ne remarquez pas qu’il y a les cochets qui descendent du plafond de chaque chambre ou que les grandes feuilles de papier rouge, décorées avec des photos de footballeurs, ont été collées aux fenêtres pour protéger les chambres des regards curieux. Mais les dossiers de ce lieu de supplice gisent partout, dans des couloirs, dans le jardin, et sur le toit. Ces dossiers montrent, par exemple, que le chef de ce centre de torture centre s’appelle Hashem al-Tikrit et que son adjoint porte le nom de Rashid al-Nababy.

 

Mohammed Aish Jassem, un ex-prisonnier, m’a montré comment il avait été suspendu au plafond par le capitaine Amar al-Issawi, qui le soupçonnait  d’appartenir au parti religieux al-Dawa. "Ils m’avaient mis les mes mains derrière le dos, comme ça, les avaient  attachées et puis ils m’ont suspendu dans le vide par mes poignets," m’a dit Jassem. "Ils utilisaient un petit générateur pour me soulever jusqu’au plafond, puis ils relâchaient la corde, espérant ainsi que mes épaules se brisent."


Les crochets du plafond se trouvent juste devant le bureau du capitaine Issawi. J’en ai tout de suite compris la signification. Ces chambres servaient à la fois de chambres de torture et de bureaux administratifs. En d’autres termes, on torturait dans les bureaux. Alors que l’homme ou la femme suppliciée devant lui hurlait à cause des douleurs insupportables, le capitaine Issawi signait des papiers, répondait au téléphone, et – d’après le contenu de sa poubelle- fumait cigarette sur cigarette, en attendant que les détenus « crachent » l’information recherchée.


Ces hommes, étaient-ils des monstres? Oui. Sont-ils recherchés par les Américains? Non. Sont-ils en train de travailler maintenant pour les Américains? Oui, c’est bien probable. En effet, certains parmi eux pourraient faire partie de la longue file, faite d’anciens « voyous » de la sécurité, qui se forme chaque jour devant l’hôtel Palestine, dans l’espoir d’être réembauchés par l’Unité des Affaires Civiles des Marines.


Les noms des agents du centre de torture de Qasimiyeh à Bagdad sont mentionnés par les papiers qui gisent par terre. Ils s’appellent Ahmed Hassan Alawi, Akil Shaheed, Noaman Abbas et Mohamed Fayad. Mais les Américains n’ont pas pris la peine de venir chercher ses informations. Ainsi MM. Alawi, Shaheed, Abbas et Fayad sont-ils les bienvenus pour postuler à un job auprès des Américains.


Il y a des papiers d’identification des prisonniers posés sur les bureaux ou gardés dans des armoires. Quel a été le sort réservé à Wahid Mohamed, Majid Taha, Saddam Ali ou Lazim Hmoud ? Une femme en tchador noir est venue au centre de torture. Quatre de ses frères ont y avaient été emmenés et, plus tard, lorsqu’elle s’y est présentée pour demander de leurs nouvelles, on lui a dit qu’ils avaient été exécutés et  on lui a intimé l’ordre de quitter les lieux. Elle n’a jamais vu ni enterré leur corps. D’anciens prisonniers m’ont dit qu’il y avait un charnier dans le désert de Khedeer, mais personne – encore moins les nouveaux envahisseurs de Bagdad – n’est intéressé à le retrouver.



Et les hommes qui ont  souffert sous Saddam? Qu’ont-ils à dire? "Nous n’avons commis aucun péché," m’a dit l’un d’eux, un homme de 40 ans dont l’une des tâches carcérales consistait à nettoyer les traces de sang de la trappe du bourreau après chaque exécution. "Nous n’avons commis aucun délit. Pourquoi nous ont-ils fait ça?

 

"Oui, l’Amérique s’est débarrassée de Saddam, mais l’Irak nous appartient. Notre pétrole, aussi, appartient à nous. Nous maintiendrons notre nationalité. Elle sera toujours irakienne. Les Américains doivent plier bagage."


Si les Américains et les Britanniques veulent comprendre la nature de l’opposition religieuse ici, ils n’ont qu’à consulter les archives des services secrets de Saddam. J’en ai trouvé un, Rapport No 7481, daté du 24 février 2003, sur le conflit entre cheikh Mohammed al-Yacoubi et Mukhtada Sadr, le petit-fils, âgé de 22 ans, de Mohammed Sadr, qui avait été exécuté sur les ordres de Saddam, il y a plus de vingt ans.


La controverse montre avec quelle passion et quelle détermination les chefs religieux chiites se combattaient entre eux. Mais, cela va sans dire, personne n’a daigné lire ces document ou même y jeter un coup d’œil.


A la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, les officiers germanophones des services de renseignements britanniques et américains ont passé au peigne fin chaque document dans les milliers de bureaux de la Gestapo et du Contre-espionnage allemand, éparpillés aux quatre coins de l’Allemagne de l’Ouest. Les Russes ont fait la même chose dans leur zone d’occupation. En Irak, cependant, les Britanniques et les Américains ont tout simplement ignoré les preuves à leur disposition.


Il y a un lieu encore plus sinistre que les Américains devraient visiter à Bagdad – le quartier général de tout l’appareil sécuritaire de Saddam, un imposant immeuble gris, qui a été bombardé par les Américains et un complexe de villas et de bureaux qui sont remplis de dossiers, papiers et fichiers. C’est l’endroit où les prisonniers politiques spéciaux de Saddam avaient subi leurs interrogatoires musclés – les décharges électriques étaient au menu – et c’était ici que Farzad Bazoft, le correspondant de l’Observer, avait été interrogé avant son exécution.


L’endroit était aussi agréablement aménagé pour abriter des routes ombragées, une crèche – pour les familles des tortionnaires – et une école où un élève avait écrit une dissertation en anglais sur la pièce « En attendant Godot » de Beckett (une pièce d’actualité, peut-être! ). Il y a aussi un dispensaire, une rue qui porte le nom "rue de la liberté", des plates-bandes et des bougainvillées. C’est l’endroit le plus terrifiant d’Irak.


J’ai rencontré – par une chance inouïe – un scientifique nucléaire irakien rodant autour du complexe, un collègue de l’ancien chef du programme nucléaire irakien, Dr Sharistani. "C’est le dernier endroit au monde qui mérite ma visite et je n’y mettrai jamais plus les pieds," m’a-t-il déclaré. "C’était le lieu le plus sinistre au monde."

 

Les cadres supérieurs des services de sécurité de Saddam étaient très occupés pendant les dernières heures du régime, à détruire des millions de documents. J’ai trouvé un énorme tas  de sacs noirs de poubelle en plastique dans l’arrière-cour d’une villa, chaque sac était plein de lambeaux de papiers qui se comptaient par milliers. Ne devraient-ils pas être transportés à Washington ou à Londres pour être rassemblés  et déchiffrés?


Même les documents intacts constituent une véritable mine d’informations. Mais, il faut le répéter encore une fois, les Américains n’ont pas pris la peine- ou n’ont pas la volonté – d’interroger ces documents. S’ils l’avaient fait, ils auraient découvert les noms des dizaines de cadres des services de renseignements, identifiés par les lettres de félicitations qu’ils ne cessaient de s’envoyer les uns aux autres à l’occasion de chaque promotion. Par exemple, où se trouve maintenant, le colonel Abdulaziz Saadi, le capitaine Abdulsalam Salawi, le capitaine Saad Ahmed al-Ayash, le colonel Saâd Mohammed, le capitaine Majid Ahmed et tant d’autres ? Nous ne le saurions, peut-être, jamais. Ou, probablement, nous n’avons pas le droit de savoir.


Les Irakiens ont aussi bien raison de se demander pourquoi les Américains ne sont pas à la recherche de telles informations que d’exiger de savoir pourquoi tout le cabinet de Saddam – du petit au gros poisson – s’est évanoui dans la nature. La capture par les Américains du demi-frère de Saddam et du combattant palestinien « retraité » Abou Abbas, dont le dernier acte de violence remonte à dix-huit ans, ne constitue qu’une pathétique compensation à tout ça.


Voici une autre question soulevée par les Irakiens et à laquelle je ne trouve aucune réponse. Le 8 avril, trois semaines après le début de l’invasion, les Américains ont largué quatre bombes d’une tonne chacune sur le quartier résidentiel al-Mansour de Bagdad. Ils ont présenté comme prétexte  le fait qu’ils croyaient que Saddam s’y cachait. Ils savaient qu’il allaient tuer des civils, car il ne s’agissait pas, comme l’avait prétendu un bonze du Centcom, d’une "entreprise sans risques" (sic). Ainsi ont-ils largué leurs bombes et tué quatorze civils au quartier al-Mansour, pour la plupart des membres d’une famille chrétienne d’Irak.


Les Américains ont dit qu’ils ne seraient sûrs d’avoir tué Saddam qu’après avoir effectué une enquête médico-légale sur les lieux. Mais il s’est avéré qu’il s’agissait d’un pur mensonge. J’y suis allé, il y a deux jours. Pas un seul fonctionnaire américain ou britannique n’a pris la peine de visiter le foyer de l’explosion. En effet, dès mon arrivée j’ai été accueilli par une odeur de putréfaction  et  j’ai vu des familles qui dégageaient des décombres les restes d’un bébé.


Aucun officier américain n’a présenté ses excuses pour cet horrible massacre. Je peux certifier que le bébé couvert par un sac de plastique noir n’était pas Saddam Hussein. S’ils avaient pris la peine de visiter cet endroit- comme ils l’avaient promis – ils auraient certainement trouvé le cadavre du bébé. Les décombres sont maintenant un lieu de pèlerinage pour les habitants Bagdad.


Et puis il y avait les incendies qui avaient ravagé tous les ministères de la ville – à l’exception flagrante des ministères de l’intérieur et du pétrole – ainsi que les bureaux de l’ONU, les ambassades et les supermarchés. J’ai compté un total de 35 ministères ravagés par le feu et ce chiffre n’est que provisoire.


Hier, je me trouvais au ministère du pétrole, gardé en permanence par des soldats US. Certains d’entre eux avaient la bouche couverte par du tissu en guise de protection des fumées dégagées par l’incendie du ministère de l’irrigation voisin. Qui pourrait croire qu’ils n’étaient pas au courant l’incendie criminel qui ravageait l’immeuble juste à côté?


Ensuite, j’ai repéré un autre incendie, trois kilomètres plus loin. Je me suis déplacé en voiture jusqu’au foyer de l’incendie et j’ai vu des flammes jaillir des fenêtres du département d’informatique du ministère de l’éducation supérieur. Juste à côté du lieu de l’incendie un Marine était juché sur un mur. Il a dit qu’il gardait un hôpital dans les environs et ne savait pas qui avait allumé l’incendie à deux pas de lui, car  "on ne peut pas être partout en même temps".


Je suis sûr que le Marine n’était ni farfelu ni malhonnête. Si les Américains ne croient pas ce que je raconte, alors il s’agit du caporal Ted Nyholm du 3ème  Régiment, 4éme division des Marines et, ce n’est pas une blague, j’ai appelé sa fiancée Jessica aux USA pour lui transmettre l’amour de Ted. Pourtant, il y a une erreur quelque part lorsqu’on ordonne aux soldats d’observer de loin  des bandes de criminels incendier les imposants édifices des ministères et de rester passifs

 

Car, il y a quelque chose de dangereux –et profondément troublant – dans cette foule qui met en feu les édifices de Bagdad, y compris de grandes bibliothèques et des archives d’Etat. Car ils ne sont pas des pilleurs. Les pilleurs arrivent les premiers. Les pyromanes arrivent plus tard, généralement dans des bus blanc-bleue. J’ai poursuivi un de ces bus après que ses passagers aient incendié le ministère du commerce. Il a quitté la ville en toute vitesse.


La version officielle américaine attribue ce pillage au désir de revanche – une explication encore moins crédible avec chaque jour qui passe – et selon cette même version des faits, les incendies ont été déclenchés par des "résidus du régime de Saddam" et, sans doute, les mêmes "éléments criminels" cités dans le message des Marines instaurant le couvre-feu. Mais les gens ne pensent pas que les anciens fidèles de Saddam sont ceux qui allument ces feux. Moi non plus, je ne le pense pas.

Les pilleurs gagnent de l’argent en volant des biens, mais les pyromanes devraient être payés par quelqu'un. Il est clair que les passagers de ces bus sont dirigés par quelqu’un vers les cibles choisies. Si c’est Saddam qui les avaient payés d’avance, alors ils n’auraient pas allumé ces incendies. Il aurait tout simplement empoché l’argent et « oublié » la mission après sa disparition.


Alors, qui sont ces pyromanes? L’autre jour, j’ai reconnu l’un d’eux, la cinquantaine, barbe longue de quelques jours, en T-shirt rouge. La deuxième fois qu’il m’a vu, il a pointé son Kalachnikov vers moi. De quoi avait-il peur? Pour qui travaillait-il? Qui profite de la destruction de la totalité de l’infrastructure physique de l’Etat, avec tout son patrimoine culturel? Pourquoi les américains n’ont-ils pas mis fin à tout cela?

 

Comme je l’ai dit, quelque chose de train malsain est en train de se passer à Bagdad et ce qui se passe impose des questions sérieuses qui devraient être posées au gouvernement des Etats-Unis. Pourquoi, par exemple, Donald Rumsfeld, le Secrétaire de la Défense, a-t-il prétendu la semaine dernière  qu’il n’y avait pillage ni destruction à Bagdad? Cette déclaration est un mensonge. Mais pourquoi a-t-il menti?


Les Américains disent qu’ils n’ont pas assez de soldats pour arrêter les incendies. C’est aussi un mensonge. Si c’est vrai, alors que font de leurs journées ces centaines de soldats déployés dans les jardins du vieux mémorial de la guerre Iran-Irak? Ou encore les centaines de soldats installés dans les jardins de rose Palais Présidentiel?


Ainsi les habitants de Bagdad se demandent-ils qui se cache derrière la destruction de leur patrimoine culturel: le pillage de trésors archéologiques du Musée National; l’incendie de toutes les archives de l’époque ottomane, de l’ex-monarchie et de l’Etat; la bibliothèque coranique; sans oublier la destruction des infrastructures de ce pays que nous prétendons vouloir reconstruire.


Pourquoi, se demandent-ils, sont-ils privés d’eau et d’électricité? A qui profitera la démontage de l’Irak, sa dislocation, sa mise à feu, son éclatement, l’effacement de sa mémoire historique, sa destruction? Pourquoi font-ils l’objet d’un couvre-feu imposé par leurs soi-disant libérateurs?


Ce ne sont pas seulement les citoyens de Bagdad qui posent ces questions, mais aussi les chiites de Nadjaf et Nassiriyah, où 20 000 personnes ont protesté contre la première tentative américaine d’installer une autorité fantoche mercredi dernier. Il y a maintenant des pillages à Mossoul, où l’on rapporte que des milliers de gens ont incendié la voiture du gouverneur pro-américain après avoir promis une aide américaine pour restaurer le courant électrique.


Pour un journaliste, il est facile de jouer les Cassandre, surtout après une guerre atroce et surtout illégitime du point de vue du droit international. Mais généralement au Moyen-Orient ce sont généralement les optimistes qui voient leur rêve se transformer en cauchemar, surtout les faux optimistes qui envahissent des pays riches en pétrole avec des excuses  idéologiques, des prétentions morales poussées au ridicule et des accusations non fondées, telles que celles concernant les armes de destruction massive, introuvables jusqu’à ce jour. Je me permettrais, ainsi, de prédire quelque chose de terrible :Que la guerre de "libération" menée par les USA est finie et que la guerre de libération irakienne contre l’occupation américaine est sur le point de commencer. En d’autres termes, la vraie et terrible histoire commence maintenant.

 

(Source: The Independent daté du 17 avril 2003)

 

(traduit de l’anglais par Omar Khayyâm  auquel vont les remerciements et la reconnaissance de l’équipe de TUNISNEWS)

 


ORDRE NATIONAL DES AVOCATS

DE TUNISIE

 

Tunis le 17 avril  

 

DU CONSEIL DE L’ORDRE NATIONAL

DES AVOCATS DE TUNISIE

A

MONSIEUR ANTOINE AKL

PRESIDENT DE

L’UNION INTERNATIONALE DES AVOCATS

 

 

 

Monsieur

Ce n’est que par l’intermédiaire des médias tunisiens que nous avons appris la visite effectuée par Monsieur Antoine AKL President de l’U.I.A, en Tunisie sur invitation du gouvernement tunisien semble-t-il

Maitre AKL a été reçu le 08/04/2003 par le Ministre de la justice tunisien et le 09/04/2003 par le President de la République

A l’issue de l’entrevue qu’il a eu avec ce dernier, il a fait la declaration don’t ci-joint copie

Le passage du President de l’U.I.A en Tunisie et les propos qui lui sont attribues nous imposent les remarques suivantes :

1) Maitre AKL contrairement aux règles et usages de l’U.I.A n’a pas daigne prendre contact avec notre Conseil ni avec le Bâtonnier Bechir Essid lors de son séjour à Tunis. Il n’a pas cru devoir aviser le bâtonnier de sa presence dans notre pays encore moins de l’objet de sa visite et des rencontres qu’il avait programmées

2) Qui plus est Monsieur AKL, a rendu hommage dans ses declaration a la presse officielle tunisienne au regime tunisien pour “ les mesures annonces par le President BEN ALI  en faveur des avocats tunisiens le 07/11/ 2002 sans avoir essayé au préalable d’avoir notre point de vue sur les dites mesures, qui sont d’ailleurs loin de repondre à nos requêtes et aspirations

3) Qui plus grave est, Maitre Antoine AKL a dévolu à l’U.I.A une mission qui n’est pas la sienne à savoir la défense des autorités d’un pays donné, la mission essentielle du l’U.I.A est la defense de la profession d’Avocat et de son autonomie

Par consequent, nous jugeons que l’attitude de president AKL a été inamicale a l’égard des avocats tunisiens et de leurs structures dirigeantes démocratiquement élues, et ses declarations portent un grand prejudice à l’image de l’U.I.A Nous souhaiterions que l’U.I.A revise ses positions concernant le barreau tunisien et restons à votre disposition pou vous fournir tous les elements du dossier

 

 

Pour le Conseil de l’Ordre

        Le Bâtonnier

       Bechir ESSID

 


 
Lettre au Comité de Direction de l'Union Internationale des Avocats (UIA)
 
Aux membres du Comité de Direction...

Suite à la lettre envoyée par le Conseil de l'Ordre National des Avocats de  Tunisie à Monsieur Antoine Akl et en tant que citoyen tunisien, épris de justice et de démocratie, je vous écris ce qui suit:

"Je suis consterné par les propos de votre président en la personne de Antoine Akl; propos qu'il a personnellement tenu lors de sa visite en Tunisie où il fait l'éloge et les gratifications quant à la réussite de la politique de Ben ali dans tous les domaines, y comprise celles en matières de justice.

Chers membres du CD; personne n'ignore que Ben ali est un dictateur, un omnipotent qui bafoue les prinicipes primaires du Droit et de la Justice. Pratiques que lui-même les avait démontrées à maintes reprises, dans les actes et dans les discours.

Qu'à ma connaissance, rares sont les associations sérieuses et crédibles (la liste est longue) qui ont osé tenir des propos pareils, propos blessants et dégradants pour nous citoyens tunisiens.

Chers membres du CD; j'ose espérer que les propos de votre Président ne puissent réfléter la position de l'Union Internationale des Avocats, car je serais doublement déçu et je ferais tout pour dénoncer votre complaisance à l'égard des dictateurs du genre de ben ali."

Chers membres du CD de l'UIA, mes remerciements pour l'attention que vous accorderiez à ma lettre

Tunis, le 27 avril 2003
Fathi Jerbi
 
N.b:
 
-Antoine Akl et Antoine Sfeir: même combat pour... 

-N'y a-t-il pas derrière tout ça la main invisible du Directeur des Travaux et Publications Scientifiques de l'UIA, en la personne de Yadh AMMAR:
Yadh AMMAR
9 rue de Jérusalem, Belvédère
1002 TUNIS - TUNISIE
Tél : +216 (1) 78 69 67 / 78 42 75
Fax : +216 (1) 79 38 51
E-mail : 
ammar.assavocats@planet.tn  
 
(Source: Message envoyé à TUNISNEWS par M. Abdel Wahab HANI)
 

 
 
UNE DESCENTE A SFAX DES BEN ALI DE SOUSSE

Le representant de la Société d'Assurances LLOYD à Sfax , Mr. Mohamed Gargouri , a pris recemment toutes les dispositions administratives nécessaires légales pour lancer un projet économique de representation de la PEINTURE ARTILINE " France " en association avec un partenaire étranger : un juif de l'autre rive de la Méditérranée ,"  Peinture anti-allergique et insecticide de hautes performances ".
Cependant , une descente aussi recente , brusque et brutale des crapots Ben Ali de Sousse , a éxigé l'imposition de leur association " Gratuite ou lucrative ? ? ? sang-sue ! ! ! " pour la création de ce projet , sinon son annulation par banditisme.
Devant le refus de Mr. Mohamed Gargouri à l'inclusion des parasites Ben Ali de Sousse à ce projet suite aux contraintes de confiance présentées par son associé le juif Français , la Peinture ARTILINE ne verra le jour en Tunisie par Mohamed Gargouri sans rackett des familles dirigeantes qui bénéficient de la protection du GPD Haj Zine Ben Ali aux violations et aux derives de toutes sortes . Mr. mohamed Gargouri s'est replié sur lui meme et a regagné déja sa coquille pour ne pas subir de represailles .

Dr.SAHBI AMRI
Tel.coupé des communications provenant de l'étranger 00.216.98.44.74.55

 
 
FLASH INFOS

Foire du livre : Les livres les plus vendus
- Le livre le plus vendu : Le Coran.
- Le prix du livre tunisien (circuit officiel)
-"Hikayat El Iroui" : 25 D
-"Tharikh mdinet Tounis" (L'histoire de la Ville de Tunis): 15 D
-"Chiir al ghazal wa al khamriet" (La poésie d'amour et bacchique) : 10 D
-Le prix du livre étranger (circuit parallèle)
-Le Robert (2002) : 18 D
-Le dictionnaire médical: 45 D
-Les collections artistiques: "L'univers des arts" (2 D)
-"Regard" (2 D)
-"Connaissance" (2 D)
 
(Source : Le Quotidien du 27 avril 2003, d’après le portail Babelweb)
 
Le chiffre du jour : 200
L'Agence Française de Développement a contribué à hauteur de 200 millions d'euros au titre du développement urbain pour le financement de grands programmes nationaux en Tunisie et des investissements communaux par le biais de la Caisse des prêts et de soutien des collectivités locales.
 
(Source : Le Quotidien du 27 avril 2003, d’après le portail Babelweb)
 
Production de lait
Grâce à une bonne restructuration de sa base économique, le gouvernorat de Kasserine a enregistré une excellente évolution dans le secteur du lait. Ainsi la production de la région est passée de 15.000 à 40.000 litres par jour. Le secteur de l’irrigué a joué un rôle important dans cette production, puisqu’il est passé de 10.000 ha à 22.000 ha.
Afin d’organiser la distribution de cette production, il a été procédé à la restructuration du circuit de la collecte et de la distribution du lait en accordant aux acteurs de ces circuits une carte professionnelle leur permettant d’agir en toute transparence.
 
(Source : La Presse du 27 avril 2003)
 
L’Ariana sur… le web
La municipalité de l’Ariana est en train de mettre la touche finale à la mise en ligne de son site web. Ce dernier, qui présentera un aperçu historique de la ville, fournira des informations pratiques et utiles sur les prestations offertes par la municipalité, comme par exemple les formalités à entreprendre pour obtenir un permis de bâtir ou les pièces à présenter pour établir une certification conforme à l’original.
 
(Source : La Presse du 27 avril 2003)
 
GSM et téléphone fixe
Tunisie-Télécom a procédé à la coupure des lignes du téléphone fixe la dernière semaine du mois de mars pour les impayés du 4e trimestre 2002. 95% des abonnés ont réglé leurs factures et leur ligne a été rétablie.
Pour le GSM (téléphone mobile) le dernier délai de paiement est le 25 avril, mais la date a été prorogée au 3 mai. Au-delà de cette date, la ligne sera coupée si la facture n’est pas réglée.
 
(Source : La Presse du 27 avril 2003)
 
Recherche : La Tunisie médaille d'or
L'équipe de recherche tunisienne qui a participé à l'exposition d'El Bassel pour la création et l'invention en Syrie a remporté la médaille d'or de la nouvelle session de cette manifestation qui s'est déroulée à Damas du 5 au 9 avril, avec la participation de 400 candidats de plusieurs pays arabes.
La Tunisie a été représentée par MM. Abdelmonem Masmoudi et Mounir Ben Jdidia, deux chercheurs à l'Institut supérieur d'études technologiques de Sfax. Les deux Tunisiens ont présenté une nouvelle technique ayant trait à la fabrication du ciment pouvant intéresser notamment 1e secteur du génie civil.
Cette exposition a permis, par ailleurs, de faire connaître les potentialités des inventeurs tunisiens et la politique de la Tunisie en matière de recherche scientifique et de développement de la technologie.
 
(Source : Le Temps du 27 avril 2003, d’après le portail Babelweb)



Italian actor Leo Bassi holds a poster and a pack of Mecca-Cola during a presentation campaign called 'Art Against the War' in Madrid, Spain Sunday April 27, 2003. Mecca-Cola was invented by Tawfik Mathlouthi of France who is originally from Tunisia and is being promoted as an alternative to the U.S. product Cola-Cola. Mecca-Cola is produced in one and a half liter bottles and bears the message 'Please Do Not Mix With Alcohol as the Quran Forbids its use'. (AP Photo/EFE, Juanjo Martin)

JUANJO MARTIN (AP - dimanche 27 avril 2003, 15h34)
 


 
الممثل ويل سميث يعتنق الإسلام  




مفكرة الإسلام : قرر الممثل الأمريكي ويل سميث اعتناق الإسلام بعد الكثير من البحث عن حقيقة وأسرار هذه الديانة المقدسة ..
وحسب موقع 'نويبوس موسولمانيس' ببالينثيا، كان ما أثار فضول الممثل العالمي للبحث في الدين الإسلامي هو تمثيله لفيلم 'علي'، الذي يحكي قصة حياة لاعب البوكس الأمريكي المسلم 'محمد علي كلاي '، حيث إنه حينما قرأ قصة حياة محمد علي، بدأ يتساءل حول ماهية هذه الديانة العظيمة وبدأ يبحث في أسرارها وكيف تزداد قوة يوما بعد يوم وكيف يزداد كذلك عدد معتنقيها يوما بعد يوم، وخاصة في الولايات المتحدة أكثر منها في أي بلد آخر ..
واكتشف ويل سميث، بعد قراءة الكثير عن الإسلام، الحقيقة، التي تؤكد أن الإسلام هو الطريق الصواب الذي يجب اتباعه في هذه الحياة. وكان قد اتصل ببعض الإتحادات والمراكز الإسلامية بالولايات المتحدة وقرر اعتناق الإسلام ..
وقال الممثل العالمي أنه سوف يواصل الدراسة والبحث حول الإسلام لكي يستطيع أن يطبقه كما ينبغي أن يكون .
وكانت أعداد كثيرة من الغربيين خاصة الأمريكيين قد أقبلوا على دراسة الإسلام والتعرف عليه عن قرب بعد أحداث 11 سبتمبر، وشهدت الكتب الإسلامية رواجا وإقبالا غير معهود من قبل القراء الغربيين، وقد أظهرت استطلاعات الرأي والدراسات الأكاديمية تزايد الداخلين في الإسلام نتيجة لذلك رغم الحملة الضارية التي يتعرض لها الإسلام في الإعلام الغربي بعد الأحداث واتهامه بحثه على ما أسموه بالإرهاب والعنف. ...،
 
مفكرة الاسلام
فن :أمريكا الشمالية :السبت 24 صفر 1424هـ- 26 أبريل 2003 م آخر تحديث 6:27م بتوقيت مكة

kongos frieden

UNO wird aktiver

In Kongos Hauptstadt Kinshasa werden in den nächsten Tagen erstmals Führer der Rebellenbewegung RCD (Kongolesische Sammlung für Demokratie) erwartet. RCD-Generalsekretär Azarias Ruberwa und RCD-Militärführer Jean-Pierre Ondekane sollen an Beratungen zur Einsetzung der Allparteienregierung teilnehmen, die bei einem Friedensvertrag im Dezember 2002 vereinbart worden war. Sie bringen je 15 Leibwächter mit, denen 225 UN-Blauhelme aus Tunesien und 460 aus Ghana zur Seite gestellt werden - Kern einer im Aufbau befindlichen neutralen Friedenstruppe.

Erstmals entsandte die UNO am Mittwoch außerdem 200 UN-Militärbeobachter in die nordostkongolesische Region Ituri, zuletzt Schauplatz blutiger Massaker. Insgesamt sind 800 UN-Soldaten geplant. 1.500 der 4.000 in Ituri stationierten Soldaten aus Uganda verließen die Region gestern Nachmittag. Ugandas Armee wird jedoch gemeinsam mit Kabila-Soldaten in den Rwenzori-Bergen an der Grenze patrouillieren. "D.J.

taz Nr. 7038 vom 25.4.2003, Seite 11, 35 Zeilen (TAZ-Bericht), D.J.

Source: http://www.taz.de/pt/2003/04/25/a0069.nf/text

 

AUS DEM JAHRESBERICHT DER GRENZPOLIZEIINSPEKTION SELB
Ermittler sicherten über 500000 Euro



دورة جديدة لمعرض تونس الدولي للكتاب

تونس: «الشرق الأوسط»

بدأت قبل أيام الدورة الحادية والعشرون لمعرض تونس الدولي للكتاب والتي تستمر حتى الرابع من شهر مارس (أذار) المقبل بمشاركة 36 دولة بينها 12 دولة عربية هي المملكة العربية السعودية والمغرب والجزائر ومصر وسورية وليبيا والامارات والاردن ولبنان وسلطنة عمان وفلسطين والسودان الى جانب تونس البلد المنظم، وغياب العراق وعدد من الدول العربية الأخرى.

ومن الملاحظ ازدياد عدد دور النشر المشاركة في هذه الدورة من 716 دار نشر عام 2002 الى 799 دار نشر في هذه السنة، كما ارتفع عدد العناوين المعروضة من 103991 عنوانا عام 2002 الى 112680 عنوانا من بينها 51400 من الكتب العلمية.

وتشكل الكتب باللغة العربية نسبة 70.19 في المائة من اجمالي الكتب المعروضة، والفرنسية بنسبة 26.84 في المائة والانجليزية 2.91 في المائة.

كما ازداد عدد الدول المشاركة الى 36 دولة مع حضور مكثف لفرنسا وايطاليا بـ365 دار نشر، بالاضافة الى ثماني دول افريقية ومنها زيمبابوي وغينيا ومالي وكوت ديفوار ونيجيريا ومالاوي والسنغال وبنين.

وعلى مستوى الدول العربية يأتي لبنان في مقدمة الدول المشاركة بعدد من العناوين يبلغ 33033 عنوانا تليها مصر بـ24418 عنوانا ثم فرنسا بـ23241 عنوانا في حين تشارك تونس بـ9403 عناوين.

ويتضمن برنامج الدورة لهذا العام عدة فعاليات ثقافية منها ندوة فكرية دولية بمشاركة عدد من المثقفين العرب والاجانب وورشات خاصة بالشباب والاطفال الى جانب موائد مستديرة تعنى بشؤون صناعة الكتاب، والابداع والتواصل والترغيب في المطالعة الى جانب امسيات شعرية.
 
(المصدر: صحيفة الشرق الأوسط الصادرة يوم 26 أفريل 2003)
 

    الجمهورية التونسية

وزارة العدل وحقوق الانسان

  محكمة صفاقس الابتدائية

عـ30300/3ــدد القضية

       المكتب الثالث

قــرار فــي ختـــم التحقيــــق

 

       الحمـــد للــــه ،

       نحن هشام الكسيبي قاضي التحقيق - المكتب الثالث - بالمحكمة الابتدائية بصفاقس . وعملا بأحكام الفصلين 104 و 106 من مجلة الاجراء ات الجزائية .

وبعد الاطلاع على البحث المجرى لدينا ضد :

                                   كل من عسى أن يكشف عنه البحث .

       لاتهامه بكونه عمد خلال شهر سبتمبر 2002 وبمدينة صفاقس ولاية دائرة قضاء محكمتها الابتدائية الى ارتكاب جريمة القتل العمد المسبوق باضمار المنصوص عليها وعلى عقاب مرتكبها بالفصلين 201 و 202 من ق ج دون أن يمضي على ذلك الأمد المسقط لحق التتبع .

       وبعد الاطلاع على طلبات النيابة العمومية الكتابية المؤرخة في تاريخها .

                                          نعـــرض مــا يلـــي 

       حيث انطلقت الأبحاث المجراة في القضية تبعا للمكالمتين الهاتفيتين الواردتتينن على النيابة العمومية بصفاقس من ادارة السجن المدني بصفاقس ومركز الاستمرار بصفاقس الجنوبية مفادهما الاعلام عن وفاة السجين الحبيب بن جفال بن علي السعيدي المولود خلال 1968 وذلك بالمستشفى الجامعي الحبيب بورقيبة صفاقس والمقيم به منذ يوم 21/09/2002 حيث تبين أن السجين المتوفى قد تمت نقلته في نفس اليوم من سجن قفصة لسجن صفاقس نظرا لخطورة حالته الصحية . وبقيت أسباب الوفاة مجهولة .

       وبموجب ذلك أذنت النيابة العمومية بفتح بحث تحقيقي وكانت قضية الحال .

       وحيث صرحت الحكيمة سامية بنت الهادي القحامي أنه وبتاريخ يوم 21/09/2002 وبينما كانت تقوم بعملها بقسم الاسعاف الطبي الاستعجالي بمستشفى الحبيب بورقيبة بصفاقس اذ بأحد الأطباء العاملين بقسم الاستعجالي يدخل بمريض فوق كرسي متحرك وهو يجري مرددا بأن قلب المريض قد توقف عن النبض وكان ذلك في حدود الساعة الرابعة وعشرين دقيقة فتولت المجيبة بمعية اطار طبي كامل تقديم الاسعافات الأولية للمريض المذكور سعيا لاعادة نبضات قلبه . وهو ما حصل فعلابعد حوالي خمسة وعشرين دقيقة من الاسعافات . غير أنه وبعد خمسة دقائق توقف قلب المريض الحبيب السعيدي عن النبض من جديد فتولت اž