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Ben
Ali réagit aux articles du Matin
L'ambassadeur
tunisien à Alger engage une protestation officielle auprès du
gouvernement
Jilani,
le remplaçant potentiel de Ben Ali, agressé à Tunis
Correspondance
de Tunis
Les incidences de la première
correspondance de Tunis, publiée par Le Matin du 18 novembre
et intitulée « Mme Leïla Ben Ali s'empare du pouvoir »,
ne se sont pas fait attendre. D'habitude, quand il s'agit de plats
de la vengeance et de représailles, Zine El Abidine Ben Ali préfère
les manger froids, après avoir longuement fait macérer leurs ingrédients
dans l'eau de sa rancune. Les Tunisiens savent maintenant, après près
de quinze ans de pratique du « benalisme », que leur Président
prend du temps pour faire germer les scénarios les plus cruels tout
en prenant le plus grand soin de ne pas apparaître comme leur
initiateur. Cette fois, cependant, le séisme a été tel qu'il a été
contraint à une série de réactions qui, pour avoir été rapides
et impulsives, se sont révélées médiocres et, finalement,
auto-accusatrices. Première incidence : Zine El Abidine Ben Ali
charge son ambassadeur à Alger, Fadhel Khelil, de faire auprès du
gouvernement algérien une démarche officielle de protestation
contre la publication par un journal algérien, Le Matin en
l'occurrence, d'un article jugé « offensant et diffamatoire
contre la personne d'un chef d'Etat ami ».
« Curieuse, inopportune et maladroite. »
C'est en ces termes que les milieux politiques tunisiens ont jugé
la démarche de protestation de leur ambassadeur, en ce qu'ils sont
parfaitement au courant du statut de réelle indépendance dont
jouit la presse écrite algérienne. Une démarche qui instruit à
leurs yeux plus sur l'état d'esprit totalement décalé du Pouvoir
tunisien, de sa lucidité très contestable et de son sens politique
inachevé. Evidemment, la protestation a tourné court. Les autorités
algériennes ont eu beau jeu de rappeler à leurs voisins, avec une
courtoise ironie, apprend-on, que la presse algérienne est libre et
qu'elles en sont elles-mêmes les premières victimes. Ben Ali
aurait donc mieux fait de s'épargner le camouflet. Mais ainsi
semble être le Président Ben Ali : il a comme un appétit
insatiable de camouflets. Ce qui avait fait dire un jour au Président
Chirac : « Je ne comprends pas cette manie qu'il a de multiplier
les bêtises. » Sous-entendu les affaires Ben Brik, Ben
Sedrine, Hammami, etc. Et la démarche de protestation auprès des
autorités algériennes en est une nouvelle.
Deuxième incidence : Ben Ali opère
un virage à 180 degrés dans son jeu d'alliances avec les siens.
« Nous sommes en train de suivre attentivement, nous disent
nos sources, un spectaculaire réchauffement de ses relations avec
son gendre Slim Chiboub, époux d'une de ses filles issues de son
premier mariage et ennemi mortel de son actuelle épouse Leïla.
Avant son mariage avec cette dernière, Ben Ali, qui est cruellement
privé d'héritier mâle, tenait Chiboub pour un fils. Il en avait
fait un homme à l'influence et à la richesse considérables sans
aucun rapport en tous cas avec son rudimentaire niveau de représentant
commercial de produits détergents. Il sera néanmoins
progressivement réduit à un rôle de figurant au fur et à mesure
que Leïla, devenue épouse de Ben Ali après avoir été une de ses
maîtresses, organisait diaboliquement sa montée en puissance. Le réchauffement
inattendu des relations de Ben Ali avec son gendre, immédiatement
après la publication par Le Matin de l'article-bombe au sujet de
son épouse pour le mettre en otage, prouve bien, si besoin est, que
Ben Ali en est maintenant convaincu. Ce qui constitue un véritable
tournant qui va immanquablement donner lieu à un règlement de
comptes à mort.
Troisième incidence : des
informations persistantes émanant de tous côtés et confirmées
par les journaux on-line ainsi que par le mensuel L'Audace font état,
depuis la parution de l'article, d'une agression physique contre
Hedi Jilani, l'homme que Leïla prépare pour remplacer son
mari-ennemi. Le patron des patrons tunisiens a été, selon ces
informations, ni plus ni moins que sérieusement corrigé. Après vérification,
nous sommes en mesure de le confirmer. L'apparition de Hedi Jilani
sur les écrans de la télévision présentant ses vux avec
l'ensemble des cadres de la nation à Ben Ali à l'occasion de l'Aïd
El Fitr, après une éclipse de trois jours qui a couvert son temps
de rétablissement, n'a pas mis fin à la rumeur puisque désormais
Hedi Jilani, au vu et au su de tout le monde, circule flanqué de
deux inséparables gardes du corps. Il ne les avait pas avant la
parution de l'article. Quant à la mise en scène organisée par Leïla
qui a consisté à rompre le jeûne en famille dans le restaurant
d'un grand palace de la banlieue nord de la capitale (l'hôtel
Renaissance) pour atténuer la fièvre qui s'est emparée de Tunis
à la suite de la divulgation de son plan, elle a produit l'effet
tout à fait inverse. Tout le monde a bien remarqué que Ben Ali n'a
pas adressé durant le dîner un seul regard à son rival placé en
plus au bout de la table et resté religieusement silencieux. Son
souci n'étant plus de s'épargner une disgrâce, mais d'éviter le
pire.
Du reste, les corrections physiques sont le
propre de la « méthodologie pédagogique » de Ben Ali.
Kamel Eltaief, l'homme d'affaires à qui Ben Ali doit son accession
à la magistrature suprême, n'a-t-il pas été victime à deux
reprises d'une sauvage expédition punitive et restée jusqu'à ce
jour impunie : la première lui ayant mis à sac le siège de sa
société et la seconde sa voiture, et ce pour avoir voulu, entre
autres, avertir Ben Ali contre les serpentueuses intentions de son
épouse ? Quant aux opposants qui ont eu à subir soit une agression
physique contre leur personne, soit une violation avec destruction
de leurs bureaux, soit une disparition de leur voiture, ils se
comptent par dizaines. Une prochaine correspondance sera consacrée
à cet état de faits. Aussi, l'agression contre Jilani a-t-elle été
rapidement considérée par l'opinion publique comme portant la
signature caractéristique de Ben Ali. Elle n'en est pas moins
significative en tous cas de l'atmosphère délétère et pourrie de
ce qui tient lieu de vie politique en Tunisie, et dont l'article du
Matin n'aura été finalement qu'une sorte de révélateur chimique.
Quatrième incidence et non des
moindres de par l'importance de sa signification : Ben Ali vient de
renforcer, nous apprennent nos informateurs qui semblent plus que
jamais décidés à alerter l'opinion tunisienne et étrangère, le
dispositif de sa protection personnelle. Désormais, il ferme sa
chambre à coucher à double tour avant de pouvoir y chercher un
sommeil de plus en plus fuyard Un des hommes qui le côtoient régulièrement
avoue qu'il craint pour l'équilibre nerveux de Ben Ali à force de
s'abreuver de drogues et de médicaments de toutes sortes pour
lutter contre le stress et l'insomnie. Il y a de quoi, en effet.
En fait, la peur de Ben Ali est née bien avant
que le plan de sa femme pour le mettre en otage ne soit révélé à
l'opinion et à lui-même. Elle se manifeste d'une manière on ne
peut plus criante à l'occasion du moindre de ses déplacements en
dehors du palais de Carthage. Les dispositions sécuritaires qui y
sont prises sont hors du commun. Au-delà de l'imaginable. Deux
jours avant son déplacement, l'endroit où il se rend est passé,
à un kilomètre à la ronde, au peigne fin. Pas une maison
entourant le lieu de sa visite qui échappe à une fouille méticuleuse,
pas un toit d'un édifice public qui ne soit investi par des agents
le doigt sur la gâchette, pas une personne soupçonnée de simple
sympathie avec l'opposition qui ne soit éloignée. Sous une
couverture aérienne d'un ou de deux hélicoptères, son cortège
est composé d'une impressionnante suite de voitures blindées qui
ouvrent et ferment le convoi Quant aux personnes invitées à être
présentes au lieu du déplacement, elles sont sévèrement sélectionnées
et préalablement fouillées, fussent-elles membres de
l'establishment Une innovation structurelle est apparue en outre récemment.
Ce draconien dispositif sécuritaire est désormais assuré par une
garde spéciale, prétorienne, dont l'autorité dépend directement
et exclusivement de Ben Ali et qui transcende tous les corps
constitués, y compris la police, la garde nationale et l'armée.
C'est à elle et à elle seule qu'est dévolue la tâche d'assurer
la protection rapprochée de Ben Ali. Ses membres agissent dans un mépris
total de toute autre forme d'autorité que la leur. Ils bousculent
tout durant l'accomplissement de leur mission sans aucun égard à
qui que ce soit. Les militants et les fonctionnaires du siège
central du RCD - parti au pouvoir - ne reviennent toujours pas de ce
qu'ils ont eu à endurer quand Ben Ali s'y était rendu au mois
d'octobre pour présider la réunion du comité central. Le siège -
un immeuble ultramoderne de 24 étages - a été examiné à la
loupe, centimètre par centimètre. Les bureaux ont été vidés,
sans ménagement aucun, de leurs occupants. Pas un coin ou recoin, y
compris les sous-sols, qui ne fut regardé de près. « C'était
ahurissant, raconte un militant qui porte toujours en lui un profond
sentiment d'humiliation, nous avons été traités comme si nous étions
des assassins potentiels. » C'est dire si celui qui a fait de la sécurité
son fonds de commerce politique n'a pas réussi lui-même à vivre
en sécurité.
Quoi qu'il en soit, des événements et des évolutions
à la fois importantes et imprévisibles sont attendues à Tunis par
tout le monde. D'autant que la situation économique, contrairement
aux images d'Épinal sur « Le dragon de l'Afrique » que serait la
Tunisie, est catastrophique et fera l'objet de notre prochaine
correspondance. Le bras de fer entre les deux clans est entré dans
une phase décisive qui exclut d'ores et déjà la possibilité
qu'ils puissent coexister encore longtemps ensemble. Ben Ali n'a
plus en fait le choix. Il doit trancher sur le vif s'il ne veut pas
lui-même se retrouver tranché de sa propre raison d'être : le
pouvoir.
Nouri Hendaoui
UGTT
Union générale tunisienne du travail
Bulletin
de decembre 2002
EDITO
Irak :
Bruits de bottes
La
résolution 1441 du Conseil de sécurité de l’ONU censée écarter
les risques d’une nouvelle tension en Irak résonne étrangement
ces dernières semaines comme une déclaration de guerre tant
l’administration américaine s’emploie à la vider de toute
substance et à l’instrumentaliser pour des fins militaristes et
guerriers.
Sans
même attendre les conclusions des experts de l’ONU concernant les
documents sur le programme militaire de l’Irak que Washington
s’est prorogé le droit d’acquérir d’une manière indélicate,
musclée et illégale, l’administration américaine multiplie les
déclarations hostiles et met en place un dispositif militaire et un
arsenal qui tout porte à croire qu’il sonne déjà le glas à une
nouvelle campagne contre l’Irak, avec ou sans l’accord du
Conseil de sécurité et de la communauté internationale.
L’UGTT
et les travailleurs tunisiens s’opposent à une nouvelle campagne
de destruction d’un pays déjà terrassé par 12 ans d’embargo.
Nous estimons que de nouvelles frappes américaines n’auront pour
résultats que plus de morts parmi les civils, plus de souffrances
pour les femmes et les enfants, plus de destructions des usines et
l’anéantissement des moyens de subsistance des travailleurs
irakiens.
Nous
estimons que le mouvement syndical international libre se doit de
s’opposer aux nouvelles visées américaines et défendre , comme
il l’a toujours fait, les droits humains, la paix et la justice
dans le monde.
FOCUS
50éme
anniversaire de l’assassinat de Farhat Hached :
Hommages
au leader
Le mois de décembre aura été marqué par les festivités
marquant le 50éme anniversaire de la disparition tragique du leader
syndicaliste tunisien ,Farhat Hached. Sur le plan national, ces
festivités ont eu un caractère syndical et officiel. Mais
s’agissant d’un homme de la trempe de Hached, ces manifestations
ont eu aussi une large dimension internationale.
Sur
le plan syndical, l’UGTT a mis sur pied un vaste programme de
manifestations pour rendre hommage à son fondateur à l’occasion
du 50éme anniversaire de son assassinat , le 5 décembre 1952.
Durant
deux semaines, des expositions de documents et de photos relatant la
vie, le parcours et les positions de Hached ont été organisées.
Des séminaires et des tables rondes à Tunis comme dans les différentes
régions du pays ont analysé les différents aspects de l’action
militante du leader syndicaliste et figure de proue du mouvement de
libération nationale. Les rencontres avec les militants qui ont côtoyé
Hached ont été l’occasion de témoignages saisissants qui ont
suscité l’émotion et l’intérêt des syndicalistes et autres
participants à ces rencontres. Enfin , trois numéros successifs
d’Echaâb, organe de l’UGTT, ont été consacrés au cours de ce
mois de décembre 2002 à Hached et son œuvre.
Sur
le plan officiel, c’est le Président de la République lui même
qui a inauguré le mausolée agrandi et restauré pour l’occasion
de Farhat Hached. Le président Ben Ali a en outre ordonné la
construction d’un mémorial en hommage à Hached sur le lieu même
de son assassinat à Radés au sud de la capitale. De son côté, la
télévision tunisienne a diffusé le 5 décembre dernier un
documentaire inédit sur Farhat Hached.
A
l’échelle internationale, l’évènement n’est pas passé sous
silence non plus. C’est ainsi qu’à Bruxelles, la CISL a profité
de la réunion de son bureau exécutif du 27 au 29 novembre dernier
pour organiser une exposition de photos et une cérémonie à la mémoire
du leader syndicaliste tunisien. Au cours de cette cérémonie, le
secrétaire général de la CISL, Guy Ryder a fait remarquer que le
militantisme syndical et politique de Hached ne s’arrêtait pas
aux frontières de la Tunisie puisque c’est à son initiative que
l’UGTT, rompant les liens avec la fédération mondiale d’obédience
communiste a adhéré à la CISL en 1951, ralliant par la même
occasion le mouvement syndical libre international à la cause de
l’indépendance de la Tunisie.
Quant
au secrétaire général de l’UGTT, Abdessalem Jerad, il a déclaré
qu’au delà du contexte de la guerre froide de l’époque,
l’adhésion de l’UGTT à la CISL confirme les profondes
convictions de Hached en faveur de droits humains et de la démocratie.
Il a ajouté que le syndicat tunisien, un demi siècle après la
disparition tragique de son fondateur suit toujours les traces de
Hached et continue à s’attacher aux principes et aux idéaux de
l’épanouissement des travailleurs, la justice, la liberté , la démocratie
et la paix dans le monde.
A
Paris, une grande manifestation a été organisée le 20 décembre
dernier par l’UGTT en collaboration avec plusieurs organisations
et associations de tunisiens en France pour rendre hommage à Farhat
Hached. Les participants à cette manifestation baptisée « Six
heures pour la vérité sur l’assassinat de Farhat Hached »
ont soutenu le contenu de la lettre du secrétaire général de
l’UGTT au premier ministre français l’appelant à ouvrir les
archives aux chercheurs et aux historiens pour faire toute la lumière
sur l’assassinat du leader syndicaliste tunisien. Cet appel a été
d’ailleurs positivement accueilli par les représentants des trois
centrales syndicales françaises présents (CGT, CFDT, FO ) ainsi
que par les représentants du parti socialiste et le parti des verts
en France.
L’EVENEMENT
ICAP :
Un exemple éclatant
de
solidarité syndicale
Le dénouement heureux de l’affaire ICAP donne la preuve de
l’efficacité de la solidarité syndicale et de l’importance de
la collaboration entre les partenaires sociaux.
L’accord conclu le 10 décembre 2002 entre la partie
syndicale, la partie patronale et les représentants locaux de
l’administration a permis un épilogue satisfaisant de l’affaire
ICAP et l’arrêt de la grève de la faim entamée depuis le 13
novembre 2002 par 22 des employés de cette entreprise mixte de
textile de la région de Moknine au sahel.
Cet accord stipule la réintégration de certains employés,
l’indemnisation conséquente des employés licenciés abusivement
par l’administration de l’entreprise depuis le mois d’août
dernier, la possibilité pour certains de bénéficier de la
retraite anticipée et l’engagement de l’administration à
faciliter la reconversion des plus jeunes d’entre–eux dans
d’autres secteurs de services.
Licenciés depuis le 7 août dernier d’une manière
abusive, 22 des employés d’ICAP ont entamé une grève de la faim
le 13 novembre 2002 au siège de l’union régionale du travail de
Monastir pour protester contre le refus de toute négociation de la
part de la direction de leur entreprise mixte de textile qui était
jadis le fleuron de l’industrie textile du pays. En effet, cette
entreprise étatique dans les années 60 a été privatisée en
l’année 2000 ouvrant ainsi à sa nouvelle direction
franco-tunisienne la voie d’une gestion arbitraire et abusive :
en l’espace de deux ans des centaines d’ouvriers ont été
licenciés sous couvert d’un plan de restructuration, des dizaines
de machines ont été démontées, celles qui fonctionnaient encore
ne sont plus qu’à la moitié de leurs capacités ; et pour
mieux dilapider le patrimoine de l’usine, la direction a décidé
de vendre les 48 milles mètres carrés de terrain appartenant à
l’entreprise. Tout cela accompagné par des mesures abusives
contre les ouvriers et un mépris total de leurs droits.
La solidarité sans faille entre les travailleurs de ICAP et
le sens de la responsabilité chez les responsables syndicaux de la
région de Monastir, soutenus par le bureau exécutif de l’UGTT
ont fini par vaincre l’entêtement de la direction d’ICAP.
Mais
ce dénouement de cette affaire ne devrait pas occulter un
comportement dangereux de plus en plus répandu du côté des
investisseurs étrangers opérants dans le pays consistant au mépris
des lois et des droits des travailleurs locaux. C’est dans ce sens
que l’affaire ICAP sonne la sonnette d’alarme pour que
l’engagement dans la voie de la privatisation de l’économie et
l’encouragement à l’investissement ne soit pas au détriment
des intérêts de la force de travail.
ACTUELLES
Le
Bureau Exécutif de la CISL à Tunis ?
Le
prochain Bureau Exécutif de la CISL pourrait se tenir à Tunis.
Le principe a été retenu lors de la dernière réunion de
la CISL à Bruxelles mais la décision finale sera prise ultérieurement.
Au cours de cette réunion, la candidature de l’Union des
travailleurs palestiniens, appuyée par l’UGTT a été acceptée
à l’unanimité. La Palestine devient ainsi le 9e pays
arabe membre de la CISL.
Les
effets de les mondialisation sur
le
secteur de la métallurgie
La
Fédération internationale des ouvriers de la métallurgie,
FIOM, a organisé en collaboration avec l’UGTT
du 18 au 18 décembre
2002 à Tunis,
une réunion régionale des organisation affiliées au Maghreb :
Tunisie, Algérie, Maroc, Libye et Egypte.
Les
participants à cette réunion ont discuté les répercussions de la
mondialisation sur le secteur de la métallurgie et les moyens de
promouvoir la présence de la femme dans un secteurs d’activité
traditionnellement accaparé par les hommes. Plusieurs
communications d’experts ont apporté des éclairages sur ces deux
axes longuement discutés par les participants à cette réunion.
Le
6e congrès de l’organisation africaine de métallurgie
et
de Pétrole se tiendra à Tunis
L’organisation
africaine des syndicats de la métallurgie, du pétrole et des
industries chimiques a tenu
le 12 et 13 décembre à Casa,
au Maroc les assises de son Conseil Central qui a décidé de
tenir son prochain congrès à Tunis au cours du deuxième semestre
de l’année 2003. Par ailleurs, le Conseil Central de cette
importante organisation sectorielle régionale a accepté la
candidature de nouveaux membres. Il s’agit du Gabon,
le Mozambique, le Congo et la Palestine.
Rappelons
que la délégation tunisienne à été conduite par
Mohamed Sehimi,
secrétaire général adjoint de l’UGTT
et composée par Hassen Issaoui, Hasnaoui Semiri et Faouzi
Chibani.
L’USTMA
fête son 13e
anniversaire
L’Union
Syndicale des Travailleurs du Maghreb
Arabe a fêté le
7 décembre 2002 son 13e
anniversaire. Créée à Casa au Maroc en 1989,
cette jeune organisation syndicale régionale regroupe les
organisations syndicales ouvrières des cinq pays du maghreb.
A
cette occasion, le secrétariat
général de l’USTMA dont le siège est Tunis a organisé le 9 décembre
dernier une cérémonie pour célébrer l’événement.
CISA :
quels rapports entre les syndicats
arabes
et les ONG ?
Le
secrétaire international de l’UGTT, Mohamed Trabelsi a pris part
aux travaux de la commission statutaire des relations arabes et
internationales de la Confédération internationale des syndicats
arabes, CISA, qui ont eu lieu du 14 au 17 décembre à Damas.
Les
membres de la commission ont analysé la situation syndicale dans
les pays arabes et certains pays africains notamment la Somalie,
Djibouti et Mauritanie, les relations de la CISA avec les
organisations syndicales internationales, ses relations avec les
syndicats des pays africains et ses rapports avec les différentes
organisations non gouvernementales.
LUTTES
OUVRIERES
De
nouveaux accords dans les
entreprises
publiques
Les
négociations sociales dans les entreprises publiques sont sur le
point d’aboutir. La
semaine dernière, un accord a été signé portant sur les
augmentations salariales triennales des
agents de la Société nationale des
chemins de fer tunisiens. Peu avant, deux
accords ont été conclus concernant
l’Office de
l’aviation civile et des aéroports et l’Office de la marine
marchande et des ports. Avant eux, à la fin du mois de novembre
dernier, 15 accords concernant
les agents des
sociétés de transport des voyageurs ont
été signés.
Rappelons
que les négociations salariales triennales concernant le secteur
privé et les agents du secteur
public qui se sont étalées sur six mois depuis avril
dernier ont abouti à des résultats probants qui ont préservé les
droits et les acquis des travailleurs tout en prenant en considération
les difficultés économiques du pays suite à trois années de sécheresse
et aux incidences fâcheuses
de l’attaque du 11 septembre 2001 sur le tourisme tunisien.
Grèves
- Les
travailleurs de la raffinerie de pétrole de Bizerte ont observé
le 20, 21 et 22 novembre dernier
une grève
de protestation contre le refuse
de la direction de tenir
des réunions de négociation avec leurs représentants.
- Les
travailleurs du complexe du sucre à Jendouba, nord ouest, ont
observé le 25 décembre dernier une grève de 4
jours pour protester contre le blocage des négociations
sociales dans leur entreprise. Rappelons que
l’administration propose des augmentations salariales qui ne
représentent que 59% des augmentations de la période 1999 –
2001. Bien entendu, ces propositions ont été rejetées par les
représentants des travailleurs
et une première grève de 2
jours avait même été observée le 10 décembre dernier
pour pousser l’administration du complexe du sucre à réviser
ses positions. En vain.
- Le
bureau exécutif de l’union régionale de travail de Gabès au
sud du pays, a adressé aux autorités compétentes un préavis
de grève concernant la Société de marbre.
Cette grève de
3 jours (du 6 au 8 janviers
2003) entend marquer le mécontentement des employés de la société
de marbre Gabès après le refus de la direction de respecter
les accords conclus avec la partie syndicale.
- Les
employés des 3 entreprises appartenant au groupe Triki à
Sfax ont observé le 12
novembre une grève pour défendre le droit syndical et
s’opposer aux mesures abusives prises systématiquement par la
direction du groupe contre les
représentants des travailleurs.
- La
grève des employés de la santé dans le région de Sfax
au sud du pays a été un sucées. 100 pour cent des employés
de la santé ont répondu
à l’appel du syndicat le jeudi 12 décembre pour défendre le
droit syndical et réclamer la réintégration de
leurs camarades
licenciés.
- Les
marins de la région de Sfax ont observé le 9 décembre dernier
une grève pour protester contre une circulaire
ministérielle concernant les contraventions et les
amendes jugées excessives et arbitraires par les métiers de la
mer et leurs représentants .
- Les
employés de la briqueterie de Bizerte ont porté le 16
décembre le brassard rouge en
signe de protestation contre leur direction qui refuse de
tenir une réunion de négociation avec les représentants des
travailleurs concernant plusieurs revendications
professionnelles et sociales.
FLASH INFOS
Service militaire
pour jeunes filles: Entrée en vigueur à partir de mars
L’entrée en vigueur du service militaire pour les jeunes filles
débutera en mars et concernera celles nées en 1983.
Des convocations individuelles seront adressées aux concernées
qui devront régulariser leur situation soit en se présentant
pour effectuer leur service, soit pour obtenir un sursis ou une
exemption, soit pour bénéficier du système des affectations
individuelles, notamment les fonctionnaires et les employées des
secteurs public et privé.
Ces dernières auront par ailleurs à effectuer une période
d’entraînement de quinze jours dans les casernes, en plus
d’une contribution au fonds du service militaire durant onze
mois.
(Source : Tunis Hebdo du 6 Janvier 2003)
LA FIÈVRE DU RÉVEILLON
Fêter la Saint-Sylvestre est désormais une tradition bien ancrée
dans nos mœurs, et le spectacle qu’offre la capitale et nos
grandes villes témoigne de la fièvre montante du réveillon qui
gagne nos concitoyens, le 31 décembre.
Mardi, dès midi, il était quasiment impossible de circuler —
à pied ou en voiture — dans les grandes artères de Tunis.
Taxis introuvables, bus bondés, métros bloqués par des véhicules
obstruant la voie.
Gargotes et pâtisseries étaient littéralement prises
d’assaut, un poulet rôti à emporter par ci, une tarte par là.
Ce qui a laissé un citoyen ironiser sur l’affluence devant un
fast-food en ces termes : “On vend des lignes GSM, ici ?”. Ce
qui n’est pas sans rappeler les files d’attente devant les
points de vente de Tunisiana. Comme quoi, certains ont préféré
être à l’écoute de leurs besoins en communication que des
mets copieux du réveillon.
Dans les pâtisseries prisées du côté d’El Menzah ou d’El
Manar, une foule monstre a investi les lieux, rendant la
circulation infernale.
C’est le soir que le spectacle était un brin marrant; de
nombreux citoyens massés sur les trottoirs, un paquet de gâteaux
sur le bout des doigts (comme un plateau de service d’un café),
attendaient désespérément un taxi providentiel.
Au même moment, les bars ont craché leur faune vers les
restaurants qui n’ont pas désempli jusqu’à une heure tardive
de la nuit. Ne parlons pas des hôtels et des boîtes de nuit qui
ont été submergés de jeunes et de moins jeunes venus en famille
ou entre copains.
(Source : Tunis Hebdo du 6 Janvier 2003)
La procuration
en question …
Quand plus de la moitié des votants (plus de 700) choisissent la
voie de la procuration, cela provoque une certaine gêne, car le
vote est, par essence, personnel.
C’était l’impression générale des magistrats lors de leur récent
congrès électif.
«Que les magistrats en permanence à l’intérieur du pays
votent par procuration, cela se comprend, mais qu’ils soient des
centaines, ce n’est pas très flatteur», nous dira un magistrat
connu.
Autre point du détail soulevé : le vote ne se faisait pas par le
biais d’une carte d’électeur, ou d’une carte
d’affiliation à l’Association.
Certes, ce ne sont que de simples détails, car il faut bien dire
que «jamais la mobilisation autour de l’Association n’a été
aussi impressionnante et à chaque congrès on constate un afflux
de plus en plus grand», nous avouera un ancien président de
l’A.M.T.
(Source : Tunis Hebdo du 6 Janvier 2003)
A l’unanimité
Toutes les interventions lors du 9ème congrès de l’A.M.T
avaient porté sur la révision (en cours) de la loi régissant le
statut des magistrats.
M. Béchir Tekkari, ministre de la Justice et des Droits de
l’homme, M. Tarek Bennour, président de l’Association
Mondiale des Magistrats, M. Khaled Abbès, président de
l’A.M.T, et tous les intervenants avaient, en effet, axé leurs
allocutions et recommandations sur la nécessité de revoir un
statut vieux de plus de 35 ans.
Notons que la Commission chargée de préparer le projet est à un
stade avancé dans ses travaux.
(Source : Tunis Hebdo du 6 Janvier 2003)
TUNISAIR :Etablissement de nouvelles
fréquences
Afin de renforcer son réseau régulier, Tunisair mettra à la
disposition de ses clients à partir du mois d'avril prochain 17
nouvelles fréquences.
Ainsi, Tunisair mettra en place deux nouvelles fréquences sur
Tunis-Alger portant à 7 le nombre de vols sur cette ligne, une
cinquième fréquence sur Tunis-Tripoli et une deuxième fréquence
sur Nouakchott-Dakar.
Sur l'Europe, de nouveaux vols, au départ de Tunis seront établis
et concerneront Bruxelles, Istanbul et Londres avec une cinquième
fréquence, Toulouse avec une troisième fréquence, Zurich,
Munich et Düsseldorf avec une deuxième fréquence.On introduira
également deux fréquences supplémentaires entre Paris et
Tozeur.
(Source : Tunis Hebdo du 6 Janvier 2003)
Top 20 Tunis-Hebdo : Toutes catégories
confondues
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2.internet
3.ramadan
4.tunisie
5.bizerte
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11.sfax; menzel bourguiba
12.japon; monastir
13.tunis
14.est; karate
15.emploi; sport
16.meteo; annonces
17.ca; immobilier; algerie
18.gsm; kairouan;foot; Tabarka
19.promosport; horoscope; batam
20.maire de paris, delanoë; hammamet; remaniement
Le top 20 de Tunis-Hebdo est tout aussi révélateur des tendances
de l’année 2002.
Orascom occupe la première place et ce n’est que justice quand
on voit l’affluence que connaissent les points de vente
Tunisiana ces derniers jours.
Dans le lot des mots les plus recherchés, on trouve aussi
l’Internet, souci de toujours et le Ramadan.
Fait marquant, le sport n’est pas très sollicité,
contrairement à ce qu’on peut le penser.
(Source : Tunis Hebdo du 6 Janvier 2003
Industrie
automobile : Vif intérêt des Sud Coréens
Les Sud Coréens qui ont réussi leur implantation
en Tunisie sur le marché de l'électroménager à travers «LG»
lorgnent depuis un certain temps sur le marché automobile.
Et c'est l'un des groupes leaders de la Corée du Sud, «Hyundai»
qui cherche à s'implanter en Tunisie pour en faire une
plate-forme du développement de son activité aussi bien pour le
montage, que la production des pièces de rechange, pour les pays
du Bassin méditerranéen.
Le président Kay Haï, de passage récemment à Tunis, a eu
d'importantes conversations à ce sujet avec les institutions spécialisées
et des opérateurs concernés par l'opération.
Plusieurs variantes de ce projet ont été étudiées qui ont mis
en relief la bonne opportunité de cette implantation en Tunisie,
eu égard aux différents accords tuniso-européens, à la compétitivité
de la main-d'oeuvre et à la situation géographique de notre
pays.
Les récentes mesures d'accélération de la libéralisation du
marché automobile tunisien, ne feront, selon les spécialistes,
qu'accroître les chances de réalisation de ce grand projet.
(Source : Le Quotidien du 7 Janvier 2003,
d’après le portail Babelweb)
Sousse : Le train ne traversera plus
la ville à partir de juin 2003
La mairie de Sousse a décidé d'établir un nouveau plan
directeur de la circulation avec un bureau d'étude espagnol. Le
plan sera fin prêt au cours de cette année.
Il permettra de rendre le plan d'écoulement du trafic plus
rationnel. A côté de ce nouveau plan il est une solution impérieuse
voire salutaire quant à la décongestion de la ville, à savoir
la suppression de la voie ferrée qui traverse le centre-ville.
Le train ne passera plus parle centre à partir de juin 2003. II
paraît que Sousse et Chicago sont les deux seules villes au monde
à être traversées par le train.
(Source : Le Temps du 7 Janvier 2003,
d’après le portail Babelweb)
Indicatif des taxiphones : le 79
Si l'indicatif 79 s'affiche sur vos portables, ne cherchez pas
trop à connaître l'origine de la communication.
Celle-ci vient d'un taxiphone ...qu'il soit implanté à Tunis ou
dans l'une des régions de l'intérieur..
(Source : Le Temps du 7 Janvier 2003,
d’après le portail Babelweb)
Agrumes : Une récolte qui n'a pas
tenu ses promesses
Il semble que la campagne des agrumes n'a pas tenu ses promesses
au cours de cette saison.
Les clémentines dont la qualité est juste moyenne sont exposées,
ces derniers jours, en petites quantités ...Le recul de l'offre a
entraîné tout naturellement une hausse intempestive des prix.
(Source : Le Temps du 7 Janvier 2003,
d’après le portail Babelweb)
Tourisme : Cap sur le Maghreb
En raison d'une conjoncture internationale particulièrement
difficile, le tourisme tunisien est appelé à diversifier ses
destinations cibles. Si le marché européen, d'une manière générale,
semble marquer un tant soit peu le pas, le marché maghrébin, en
revanche, promet et gagnerait à être renforcé.
L'année dernière, en effet, ce marché a été d'un apport
particulièrement positif et a permis à l’industrie touristique
nationale d'améliorer ses scores à un moment où elle en avait
le plus besoin. Une première expérience de package par bus sur
Djerba a été réussie auprès des clients libyens.
Menée avec grand succès par des agences de voyages, cette expérience
sera présentée à Tripoli et Benghazi le 09 février prochain
lors d'un workshop. L'objectif sera de stimuler la demande dans
ces deux villes à travers des canaux professionnels.
(Source : Le Quotidien du 7 Janvier 2003,
d’après le portail Babelweb)
Le chiffre du jour : 970.000
Neuf cent soixante dix mille véhicules, tous engins confondus,
tel est le chiffre du parc automobile tunisien, à la fin décembre
2002, soit un véhicule pour 10 habitants. Et si l'on est encore
loin des chiffres des pays riches, il n'en demeure pas moins que
ce nombre montre la nette amélioration du pouvoir d'achat du
Tunisien, surtout si l'on considère les prix d'achats, nettement
supérieurs à ceux pratiqués dans ces pays.
(Source : Le Quotidien du 7 Janvier 2003,
d’après le portail Babelweb)
Enseignement pour adultes : Première
émission TV le 9 janvier
Un site web sur le programme national d'enseignnement pour adultes
sera inauguré demain, 8 janvier, à l'occasion de la célébration
de la Journée arabe d'alphabétisation. Parla même occasion, les
actions de sensibilisation reprendront notamment par la
rediffusion de spots télévisés pour inciter les jeunes concernés
à mieux adhérer à ce programme et aussi par la diffusion le 9
janvier au soir, sur Canal 21, de la première émission télévisée
sur la communication sociale destinée aux apprenants.
(Source : La Presse du 7 Janvier 2003,
d’après le portail Babelweb)
La
Chambre des députés adopte le projet de loi constitutionnelle
relative aux dispositions transitoires de l'article 40 de la
Constitution
07/01/2003-- Lors d'une séance plénière, la Chambre des députés
a adopté, en première lecture, le projet de loi
constitutionnelle relatif aux dispositions transitoires de l'alinéa
3 de l'article 40 de la Constitution.
Le rapport de la commission spéciale chargée de l'examen de ce
projet de loi précise que le texte soumis à l'examen de la
Chambre des députés, s'inscrit dans le cadre du souci du Président
Ben Ali de garantir à la Tunisie une vie politique évoluée,
afin que les prochaines élections présidentielles soient une
occasion renouvelée pour les différentes sensibilités
politiques de participer à la consolidation du pluralisme,
conformément au programme d'avenir du Chef de l'Etat visant dans
son point 12 à instaurer une société libre et pluraliste sur la
base des principes fondamentaux de la déclaration du 7 novembre
1987.
(Source : www.infotunisie.com )
Journée d'étude sur le projet de
création d'une zone franche à Sfax
07/01/2003-- Le bureau régional de l'Union tunisienne de
l'industrie, du commerce et de l'artisanat (UTICA) a Sfax vient
d'organiser une journée d'étude sur le projet de ''création
d'une zone franche'' à proximité du port commercial de Sfax.
Des conférences ont été données sur ce thème par des
universitaires tunisiens et étrangers.
Les communications présentées ont porté sur l'expérience des
zones franches à travers le monde, la mondialisation et la
reconversion des zones portuaires, ainsi que sur la mondialisation
et les pays en voie de développement.
Les conférenciers ont précisé que la création de zones
franches contribue notamment à attirer les investissements extérieurs,
à développer les exportations et les activités de
sous-traitance, de partenariat et d'approvisionnement ainsi que
les services.
Les conférenciers ont également évoqué l'aide technique que
peut fournir la Fédération mondiale des zones franches en matière
de création de ces espaces économiques.
(Source : www.infotunisie.com )
Tunisia's tourism revenue falls 13.5
pct in 2002
TUNIS, Jan 7 (Reuters) - Tunisian tourism receipts shrank 13.5
percent in 2002 as many European tourists stayed away following a
terror attack on a Jewish shrine early in the year, official
figures showed on Tuesday.
Total receipts last year fell to 2.023 billion dinars ($1.517
billion) in 2002 over 2001.
Tourism is Tunisia's main foreign currency earner, accounting for
about 17 percent of its total hard currency revenue and is the
main employer after the labour-intensive agriculture sector.
But the killing of 21 people, including 14 German tourists, in the
bombing of the main synagogue in April on the southern Djerba
tourism hub impacted on the number of visitors last year.
The North African country received a record 5.4 million foreign
tourists in 2001, Central Bank figures showed on Tuesday.
The total number of foreign tourists in Tunisia in 2002 was not
immediately available but government figures showed the number of
nights spent by foreign visitors at hotels in 2002 was at 29.600
million, down 17.4 percent from 2001.
Industry sources said the decline in hotel nights by tourists was
mainly due to falling number of visitors from Europe, Tunisia's
main tourist market.
Latest available official figures for the first nine months of
2002 showed that the number of German visitors dropped by 37.4
percent compared to the same months in 2001.
Revenue from German tourists accounted for more than 38 percent of
the total tourism receipts in 2001 when the number of German
visitors was about one million, or less than 25 percent of the
total tourist flow.
((Reporting by Lamine Ghanmi, Tunis newsroom, +216-71 787538 fax
+216-71 787454, tunis.newsroom@reuters.com.))
($1=1.333 dinar)
REUTERS
Tunisia adjusts olive
oil prices for January
TUNIS, Jan 6 (Reuters) - Tunisia set
farmgate olive oil prices at between 1,900 and 2,500 dinars
($1,425.3-$1,875.4) per tonne for January, traders and officials
said on Monday.
The state-run Office National de l'Huile set the price for extra
virgin at 2,500 dinars per tonne, up from 2,300 dinars in December,
they said.
But it kept the price of ordinary Lampante at 1,900 dinars,
unchanged from December.
Officials said about half of this season's olive output had been
collected. The harvest began in October and continues until later in
January.
Olive oil accounts for more than half Tunisia's agricultural
exports.
The government expects oil output of between 60,000 and 70,000
tonnes in the current 2002/03 season.
Severe drought cut production to about 40,000 tonnes in 2001/02 from
110,000 in the previous season.
REUTERS
Tunisian
treasury offers 50 million dinars bills
TUNIS, Jan 7 (Reuters) - The Tunisian Treasury offered long-term
bonds worth 50 million dinars for auction on Tuesday January 7.
It said the offer was three-, four, 12 year paper maturing
respectively in September 2004, September 2005 and July 2014.
($1=1.333 dinar)
REUTERS
Lettre
de démocrates tunisiens à M. Jacques Chirac, Président de la république
française, pour demander la grâce de M. José Bové
Monsieur
le Président,
M.
José Bové, le porte-parole national de la Confédération
paysanne, a été condamné à une peine de 14 mois
d’emprisonnement, prononcée par la Cour d’Appel de Montpellier
le 21/12/2001, peine rendue définitive par la Cour de Cassation le
19/11/2002. Ces peines ont été prononcées pour des actions de
neutralisations d'OGM, menées par la Confédération paysanne en
1998 et 1999 dans le cadre d’une campagne contre l’introduction
des OGM dans l’agriculture et l’alimentation.
Par
delà la dimension strictement pénale de cette affaire, l’incarcération
de M. José Bové, dont les interventions citoyennes, portées par
un idéal de justice et de démocratie, ont reçu un très large écho
dans l’opinion publique mondiale et notamment dans les pays du
Sud, aurait une grave signification politique. Outre qu’elle altérerait
l’image de la France en tant que pays des droits de l’homme et
du citoyen, elle serait comprise comme une stigmatisation des causes
défendues par José Bové et par ceux qui les partagent. Le peuple
tunisien et l’ensemble des peuples de la région arabe sont
particulièrement reconnaissants au porte-parole de la Confédération
paysanne pour le soutien actif qu’il a apporté à la cause du
peuple palestinien et de la paix en Palestine comme pour ses
multiples prises de position en faveur d’un monde humain,
pacifique et juste.
C’est
la raison pour laquelle, Monsieur le Président, nous, citoyens
tunisiens et membres de la société civile indépendante, avons
l’honneur de solliciter la grâce de M José Bové en vertu des
pouvoirs qui vous sont conférés par l’article 17 de la
Constitution française.
Nous
vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’__expression de
notre très haute considération.
| |
Nom
|
Prénom
|
Qualité
|
|
1
|
Ayadi
|
Abderraouf
|
Secrétaire
général du CNLT, membre du Conseil de l’Ordre des
avocats
|
|
2
|
Bechri
|
Mohamed
|
Universitaire,
ex-Président de la section tunisienne d’A.I.
|
|
3
|
Belhadj
Hamida
|
Bochra
|
Avocate,
ex-Présidente de l’ATFD
|
|
4
|
Belhassen
|
Souhayr
|
Journaliste,
Vice-présidente de la LTDH
|
|
5
|
Ben
Jaafar
|
Mustapha
|
Médecin,
Secrétaire général du FDTL
|
|
6
|
Ben
Salem
|
Ali
|
Président
de l’ANAR
|
|
7
|
Ben
Sedrine
|
Sihem
|
Porte-parole
du CNLT
|
|
8
|
Bhiri
|
Noureddine
|
Avocat
|
|
9
|
Bida
|
Jameleddine
|
Ex-Secrétaire
général de l’Ordre national des avocats
|
|
| |