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TUNISNEWS
3ème année, N° 963 du 07.01.2003

LES TITRES DE CE JOUR:
 
Le Matin: Hedi Jilani, le remplaçant potentiel de Ben Ali, agressé à Tunis
UGTT : Bulletin de decembre 2002
Lettre de démocrates tunisiens à M. Jacques Chirac,  pour demander la grâce de M. José Bové
Somaya Ben Salah: l’Hypocrisie lève enfin un coin de son voile
Abou Dhar: A propos de l'arrogance des apprentis valets de l'impérialisme ..

كريم : عاصفة الخضراء
صلاح الدين الجورشي  : إيران: يريدون أن يجعلوا الدين ضد الحرية والدولة ضد المجتمع
السبيل: هل الحرب ضد العراق حتمية.. ولماذا تحشد أمريكا قواتها في المنطقة؟
د. عبدالوهاب الافندي: ما بين ادوارد سعيد وكنعان مكية: المثقف والخيانة العظمي للعلم والاخلاق والشرف
 
Ben Ali réagit aux articles du Matin

L'ambassadeur tunisien à Alger engage une protestation officielle auprès du gouvernement

Jilani, le remplaçant potentiel de Ben Ali, agressé à Tunis

 

 

Correspondance de Tunis

Les incidences de la première correspondance de Tunis, publiée par Le Matin du  18 novembre et intitulée « Mme Leïla Ben Ali s'empare du pouvoir », ne se sont pas fait attendre. D'habitude, quand il s'agit de plats de la vengeance et de représailles, Zine El Abidine Ben Ali préfère les manger froids, après avoir longuement fait macérer leurs ingrédients dans l'eau de sa rancune. Les Tunisiens savent maintenant, après près de quinze ans de pratique du « benalisme », que leur Président prend du temps pour faire germer les scénarios les plus cruels tout en prenant le plus grand soin de ne pas apparaître comme leur initiateur. Cette fois, cependant, le séisme a été tel qu'il a été contraint à une série de réactions qui, pour avoir été rapides et impulsives, se sont révélées médiocres et, finalement, auto-accusatrices. Première incidence : Zine El Abidine Ben Ali charge son ambassadeur à Alger, Fadhel Khelil, de faire auprès du gouvernement algérien une démarche officielle de protestation contre la publication par un journal algérien, Le Matin en l'occurrence, d'un article jugé « offensant et diffamatoire contre la personne d'un chef d'Etat ami ».


« Curieuse, inopportune et maladroite. » C'est en ces termes que les milieux politiques tunisiens ont jugé la démarche de protestation de leur ambassadeur, en ce qu'ils sont parfaitement au courant du statut de réelle indépendance dont jouit la presse écrite algérienne. Une démarche qui instruit à leurs yeux plus sur l'état d'esprit totalement décalé du Pouvoir tunisien, de sa lucidité très contestable et de son sens politique inachevé. Evidemment, la protestation a tourné court. Les autorités algériennes ont eu beau jeu de rappeler à leurs voisins, avec une courtoise ironie, apprend-on, que la presse algérienne est libre et qu'elles en sont elles-mêmes les premières victimes. Ben Ali aurait donc mieux fait de s'épargner le camouflet. Mais ainsi semble être le Président Ben Ali : il a comme un appétit insatiable de camouflets. Ce qui avait fait dire un jour au Président Chirac : « Je ne comprends pas cette manie qu'il a de multiplier les bêtises. » Sous-entendu les affaires Ben Brik, Ben Sedrine, Hammami, etc. Et la démarche de protestation auprès des autorités algériennes en est une nouvelle.


Deuxième incidence : Ben Ali opère un virage à 180 degrés dans son jeu d'alliances avec les siens. « Nous sommes en train de suivre attentivement, nous disent nos sources, un spectaculaire réchauffement de ses relations avec son gendre Slim Chiboub, époux d'une de ses filles issues de son premier mariage et ennemi mortel de son actuelle épouse Leïla. Avant son mariage avec cette dernière, Ben Ali, qui est cruellement privé d'héritier mâle, tenait Chiboub pour un fils. Il en avait fait un homme à l'influence et à la richesse considérables sans aucun rapport en tous cas avec son rudimentaire niveau de représentant commercial de produits détergents. Il sera néanmoins progressivement réduit à un rôle de figurant au fur et à mesure que Leïla, devenue épouse de Ben Ali après avoir été une de ses maîtresses, organisait diaboliquement sa montée en puissance. Le réchauffement inattendu des relations de Ben Ali avec son gendre, immédiatement après la publication par Le Matin de l'article-bombe au sujet de son épouse pour le mettre en otage, prouve bien, si besoin est, que Ben Ali en est maintenant convaincu. Ce qui constitue un véritable tournant qui va immanquablement donner lieu à un règlement de comptes à mort.


Troisième incidence : des informations persistantes émanant de tous côtés et confirmées par les journaux on-line ainsi que par le mensuel L'Audace font état, depuis la parution de l'article, d'une agression physique contre Hedi Jilani, l'homme que Leïla prépare pour remplacer son mari-ennemi. Le patron des patrons tunisiens a été, selon ces informations, ni plus ni moins que sérieusement corrigé. Après vérification, nous sommes en mesure de le confirmer. L'apparition de Hedi Jilani sur les écrans de la télévision présentant ses vux avec l'ensemble des cadres de la nation à Ben Ali à l'occasion de l'Aïd El Fitr, après une éclipse de trois jours qui a couvert son temps de rétablissement, n'a pas mis fin à la rumeur puisque désormais Hedi Jilani, au vu et au su de tout le monde, circule flanqué de deux inséparables gardes du corps. Il ne les avait pas avant la parution de l'article. Quant à la mise en scène organisée par Leïla qui a consisté à rompre le jeûne en famille dans le restaurant d'un grand palace de la banlieue nord de la capitale (l'hôtel Renaissance) pour atténuer la fièvre qui s'est emparée de Tunis à la suite de la divulgation de son plan, elle a produit l'effet tout à fait inverse. Tout le monde a bien remarqué que Ben Ali n'a pas adressé durant le dîner un seul regard à son rival placé en plus au bout de la table et resté religieusement silencieux. Son souci n'étant plus de s'épargner une disgrâce, mais d'éviter le pire.


Du reste, les corrections physiques sont le propre de la « méthodologie pédagogique » de Ben Ali. Kamel Eltaief, l'homme d'affaires à qui Ben Ali doit son accession à la magistrature suprême, n'a-t-il pas été victime à deux reprises d'une sauvage expédition punitive et restée jusqu'à ce jour impunie : la première lui ayant mis à sac le siège de sa société et la seconde sa voiture, et ce pour avoir voulu, entre autres, avertir Ben Ali contre les serpentueuses intentions de son épouse ? Quant aux opposants qui ont eu à subir soit une agression physique contre leur personne, soit une violation avec destruction de leurs bureaux, soit une disparition de leur voiture, ils se comptent par dizaines. Une prochaine correspondance sera consacrée à cet état de faits. Aussi, l'agression contre Jilani a-t-elle été rapidement considérée par l'opinion publique comme portant la signature caractéristique de Ben Ali. Elle n'en est pas moins significative en tous cas de l'atmosphère délétère et pourrie de ce qui tient lieu de vie politique en Tunisie, et dont l'article du Matin n'aura été finalement qu'une sorte de révélateur chimique.


Quatrième incidence et non des moindres de par l'importance de sa signification : Ben Ali vient de renforcer, nous apprennent nos informateurs qui semblent plus que jamais décidés à alerter l'opinion tunisienne et étrangère, le dispositif de sa protection personnelle. Désormais, il ferme sa chambre à coucher à double tour avant de pouvoir y chercher un sommeil de plus en plus fuyard Un des hommes qui le côtoient régulièrement avoue qu'il craint pour l'équilibre nerveux de Ben Ali à force de s'abreuver de drogues et de médicaments de toutes sortes pour lutter contre le stress et l'insomnie. Il y a de quoi, en effet.


En fait, la peur de Ben Ali est née bien avant que le plan de sa femme pour le mettre en otage ne soit révélé à l'opinion et à lui-même. Elle se manifeste d'une manière on ne peut plus criante à l'occasion du moindre de ses déplacements en dehors du palais de Carthage. Les dispositions sécuritaires qui y sont prises sont hors du commun. Au-delà de l'imaginable. Deux jours avant son déplacement, l'endroit où il se rend est passé, à un kilomètre à la ronde, au peigne fin. Pas une maison entourant le lieu de sa visite qui échappe à une fouille méticuleuse, pas un toit d'un édifice public qui ne soit investi par des agents le doigt sur la gâchette, pas une personne soupçonnée de simple sympathie avec l'opposition qui ne soit éloignée. Sous une couverture aérienne d'un ou de deux hélicoptères, son cortège est composé d'une impressionnante suite de voitures blindées qui ouvrent et ferment le convoi Quant aux personnes invitées à être présentes au lieu du déplacement, elles sont sévèrement sélectionnées et préalablement fouillées, fussent-elles membres de l'establishment Une innovation structurelle est apparue en outre récemment. Ce draconien dispositif sécuritaire est désormais assuré par une garde spéciale, prétorienne, dont l'autorité dépend directement et exclusivement de Ben Ali et qui transcende tous les corps constitués, y compris la police, la garde nationale et l'armée. C'est à elle et à elle seule qu'est dévolue la tâche d'assurer la protection rapprochée de Ben Ali. Ses membres agissent dans un mépris total de toute autre forme d'autorité que la leur. Ils bousculent tout durant l'accomplissement de leur mission sans aucun égard à qui que ce soit. Les militants et les fonctionnaires du siège central du RCD - parti au pouvoir - ne reviennent toujours pas de ce qu'ils ont eu à endurer quand Ben Ali s'y était rendu au mois d'octobre pour présider la réunion du comité central. Le siège - un immeuble ultramoderne de 24 étages - a été examiné à la loupe, centimètre par centimètre. Les bureaux ont été vidés, sans ménagement aucun, de leurs occupants. Pas un coin ou recoin, y compris les sous-sols, qui ne fut regardé de près. « C'était ahurissant, raconte un militant qui porte toujours en lui un profond sentiment d'humiliation, nous avons été traités comme si nous étions des assassins potentiels. » C'est dire si celui qui a fait de la sécurité son fonds de commerce politique n'a pas réussi lui-même à vivre en sécurité.


Quoi qu'il en soit, des événements et des évolutions à la fois importantes et imprévisibles sont attendues à Tunis par tout le monde. D'autant que la situation économique, contrairement aux images d'Épinal sur « Le dragon de l'Afrique » que serait la Tunisie, est catastrophique et fera l'objet de notre prochaine correspondance. Le bras de fer entre les deux clans est entré dans une phase décisive qui exclut d'ores et déjà la possibilité qu'ils puissent coexister encore longtemps ensemble. Ben Ali n'a plus en fait le choix. Il doit trancher sur le vif s'il ne veut pas lui-même se retrouver tranché de sa propre raison d'être : le pouvoir.


Nouri Hendaoui

(Source: http://www.lematin-dz.net du 6 janvier 2003)

 

UGTT
Union générale tunisienne du travail

 

Bulletin de decembre 2002

 

EDITO

 

Irak : Bruits de bottes

 

La résolution 1441 du Conseil de sécurité de l’ONU censée écarter les risques d’une nouvelle tension en Irak résonne étrangement ces dernières semaines comme une déclaration de guerre tant l’administration américaine s’emploie à la vider de toute substance et à l’instrumentaliser pour des fins militaristes et guerriers.

Sans même attendre les conclusions des experts de l’ONU concernant les documents sur le programme militaire de l’Irak que Washington s’est prorogé le droit d’acquérir d’une manière indélicate, musclée et illégale, l’administration américaine multiplie les déclarations hostiles et met en place un dispositif militaire et un arsenal qui tout porte à croire qu’il sonne déjà le glas à une nouvelle campagne contre l’Irak, avec ou sans l’accord du Conseil de sécurité et de la communauté internationale.

L’UGTT et les travailleurs tunisiens s’opposent à une nouvelle campagne de destruction d’un pays déjà terrassé par 12 ans d’embargo. Nous estimons que de nouvelles frappes américaines n’auront pour résultats que plus de morts parmi les civils, plus de souffrances pour les femmes et les enfants, plus de destructions des usines et l’anéantissement des moyens de subsistance des travailleurs irakiens.

Nous estimons que le mouvement syndical international libre se doit de s’opposer aux nouvelles visées américaines et défendre , comme il l’a toujours fait, les droits humains, la paix et la justice dans le monde.

 

 

FOCUS

 

50éme anniversaire de l’assassinat de Farhat Hached :

Hommages au leader

 

            Le mois de décembre aura été marqué par les festivités marquant le 50éme anniversaire de la disparition tragique du leader syndicaliste tunisien ,Farhat Hached. Sur le plan national, ces festivités ont eu un caractère syndical et officiel. Mais s’agissant d’un homme de la trempe de Hached, ces manifestations ont eu aussi une large dimension internationale.

Sur le plan syndical, l’UGTT a mis sur pied un vaste programme de manifestations pour rendre hommage à son fondateur à l’occasion du 50éme anniversaire de son assassinat , le 5 décembre 1952.

Durant deux semaines, des expositions de documents et de photos relatant la vie, le parcours et les positions de Hached ont été organisées. Des séminaires et des tables rondes à Tunis comme dans les différentes régions du pays ont analysé les différents aspects de l’action militante du leader syndicaliste et figure de proue du mouvement de libération nationale. Les rencontres avec les militants qui ont côtoyé Hached ont été l’occasion de témoignages saisissants qui ont suscité l’émotion et l’intérêt des syndicalistes et autres participants à ces rencontres. Enfin , trois numéros successifs d’Echaâb, organe de l’UGTT, ont été consacrés au cours de ce mois de décembre 2002 à Hached et son œuvre.

Sur le plan officiel, c’est le Président de la République lui même qui a inauguré le mausolée agrandi et restauré pour l’occasion de Farhat Hached. Le président Ben Ali a en outre ordonné la construction d’un mémorial en hommage à Hached sur le lieu même de son assassinat à Radés au sud de la capitale. De son côté, la télévision tunisienne a diffusé le 5 décembre dernier un documentaire inédit sur Farhat Hached.

A l’échelle internationale, l’évènement n’est pas passé sous silence non plus. C’est ainsi qu’à Bruxelles, la CISL a profité de la réunion de son bureau exécutif du 27 au 29 novembre dernier pour organiser une exposition de photos et une cérémonie à la mémoire du leader syndicaliste tunisien. Au cours de cette cérémonie, le secrétaire général de la CISL, Guy Ryder a fait remarquer que le militantisme syndical et politique de Hached ne s’arrêtait pas aux frontières de la Tunisie puisque c’est à son initiative que l’UGTT, rompant les liens avec la fédération mondiale d’obédience communiste a adhéré à la CISL en 1951, ralliant par la même occasion le mouvement syndical libre international à la cause de l’indépendance de la Tunisie.

Quant au secrétaire général de l’UGTT, Abdessalem Jerad, il a déclaré qu’au delà du contexte de la guerre froide de l’époque, l’adhésion de l’UGTT à la CISL confirme les profondes convictions de Hached en faveur de droits humains et de la démocratie. Il a ajouté que le syndicat tunisien, un demi siècle après la disparition tragique de son fondateur suit toujours les traces de Hached et continue à s’attacher aux principes et aux idéaux de l’épanouissement des travailleurs, la justice, la liberté , la démocratie et la paix dans le monde.

A Paris, une grande manifestation a été organisée le 20 décembre dernier par l’UGTT en collaboration avec plusieurs organisations et associations de tunisiens en France pour rendre hommage à Farhat Hached. Les participants à cette manifestation baptisée « Six heures pour la vérité sur l’assassinat de Farhat Hached » ont soutenu le contenu de la lettre du secrétaire général de l’UGTT au premier ministre français l’appelant à ouvrir les archives aux chercheurs et aux historiens pour faire toute la lumière sur l’assassinat du leader syndicaliste tunisien. Cet appel a été d’ailleurs positivement accueilli par les représentants des trois centrales syndicales françaises présents (CGT, CFDT, FO ) ainsi que par les représentants du parti socialiste et le parti des verts en France.

 

 

 

L’EVENEMENT

 

ICAP : Un exemple éclatant

 de solidarité syndicale

 

            Le dénouement heureux de l’affaire ICAP donne la preuve de l’efficacité de la solidarité syndicale et de l’importance de la collaboration entre les partenaires sociaux.

            L’accord conclu le 10 décembre 2002 entre la partie syndicale, la partie patronale et les représentants locaux de l’administration a permis un épilogue satisfaisant de l’affaire ICAP et l’arrêt de la grève de la faim entamée depuis le 13 novembre 2002 par 22 des employés de cette entreprise mixte de textile de la région de Moknine au sahel.

            Cet accord stipule la réintégration de certains employés, l’indemnisation conséquente des employés licenciés abusivement par l’administration de l’entreprise depuis le mois d’août dernier, la possibilité pour certains de bénéficier de la retraite anticipée et l’engagement de l’administration à faciliter la reconversion des plus jeunes d’entre–eux dans d’autres secteurs de services.

            Licenciés depuis le 7 août dernier d’une manière abusive, 22 des employés d’ICAP ont entamé une grève de la faim le 13 novembre 2002 au siège de l’union régionale du travail de Monastir pour protester contre le refus de toute négociation de la part de la direction de leur entreprise mixte de textile qui était jadis le fleuron de l’industrie textile du pays. En effet, cette entreprise étatique dans les années 60 a été privatisée en l’année 2000 ouvrant ainsi à sa nouvelle direction franco-tunisienne la voie d’une gestion arbitraire et abusive : en l’espace de deux ans des centaines d’ouvriers ont été licenciés sous couvert d’un plan de restructuration, des dizaines de machines ont été démontées, celles qui fonctionnaient encore ne sont plus qu’à la moitié de leurs capacités ; et pour mieux dilapider le patrimoine de l’usine, la direction a décidé de vendre les 48 milles mètres carrés de terrain appartenant à l’entreprise. Tout cela accompagné par des mesures abusives contre les ouvriers et un mépris total de leurs droits.

            La solidarité sans faille entre les travailleurs de ICAP et le sens de la responsabilité chez les responsables syndicaux de la région de Monastir, soutenus par le bureau exécutif de l’UGTT ont fini par vaincre l’entêtement de la direction d’ICAP.

 Mais ce dénouement de cette affaire ne devrait pas occulter un comportement dangereux de plus en plus répandu du côté des investisseurs étrangers opérants dans le pays consistant au mépris des lois et des droits des travailleurs locaux. C’est dans ce sens que l’affaire ICAP sonne la sonnette d’alarme pour que l’engagement dans la voie de la privatisation de l’économie et l’encouragement à l’investissement ne soit pas au détriment des intérêts de la force de travail.

 

 

ACTUELLES

 

 

Le Bureau Exécutif de la CISL à Tunis ?

 

Le prochain Bureau Exécutif de la CISL pourrait se tenir à Tunis.  Le principe a été retenu lors de la dernière réunion de la CISL à Bruxelles mais la décision finale sera prise ultérieurement. Au cours de cette réunion, la candidature de l’Union des travailleurs palestiniens, appuyée par l’UGTT a été acceptée à l’unanimité. La Palestine devient ainsi le 9e pays arabe membre de la CISL.

 

Les effets de les mondialisation sur

le secteur de la métallurgie

 

La  Fédération internationale des ouvriers de la métallurgie, FIOM, a organisé en collaboration avec l’UGTT  du 18  au 18 décembre 2002   à Tunis, une réunion régionale des organisation affiliées au Maghreb : Tunisie, Algérie, Maroc, Libye et Egypte.

Les participants à cette réunion ont discuté les répercussions de la mondialisation sur le secteur de la métallurgie et les moyens de promouvoir la présence de la femme dans un secteurs d’activité traditionnellement accaparé par les hommes. Plusieurs communications d’experts ont apporté des éclairages sur ces deux axes longuement discutés par les participants à cette réunion.

Le 6e congrès de l’organisation africaine de métallurgie

et de Pétrole se tiendra à Tunis

 

L’organisation africaine des syndicats de la métallurgie, du pétrole et des industries chimiques a  tenu le 12 et 13 décembre à Casa,  au Maroc les assises de son Conseil Central qui a décidé de tenir son prochain congrès à Tunis au cours du deuxième semestre de l’année 2003. Par ailleurs, le Conseil Central de cette importante organisation sectorielle régionale a accepté la candidature de nouveaux membres. Il s’agit du Gabon,  le Mozambique, le Congo et la Palestine.

Rappelons que la délégation tunisienne à été conduite par  Mohamed  Sehimi, secrétaire général adjoint de l’UGTT  et composée par Hassen Issaoui, Hasnaoui Semiri et Faouzi Chibani.

 

L’USTMA fête son  13e anniversaire

 

L’Union Syndicale des Travailleurs du Maghreb  Arabe a fêté  le 7  décembre 2002 son 13e anniversaire. Créée à Casa au Maroc en 1989,  cette jeune organisation syndicale régionale regroupe les organisations syndicales ouvrières des cinq pays du maghreb.

A cette  occasion, le secrétariat général de l’USTMA dont le siège est Tunis a organisé le 9 décembre dernier une cérémonie pour célébrer l’événement.

 

CISA : quels rapports entre les syndicats

arabes et les ONG ?

 

Le secrétaire international de l’UGTT, Mohamed Trabelsi a pris part aux travaux de la commission statutaire des relations arabes et internationales de la Confédération internationale des syndicats arabes, CISA, qui ont eu lieu du 14 au 17 décembre à Damas.

Les membres de la commission ont analysé la situation syndicale dans les pays arabes et certains pays africains notamment la Somalie, Djibouti et Mauritanie, les relations de la CISA avec les organisations syndicales internationales, ses relations avec les syndicats des pays africains et ses rapports avec les différentes organisations non gouvernementales.

 

 

 

LUTTES OUVRIERES

 

De nouveaux accords dans les

 entreprises publiques

 

Les négociations sociales dans les entreprises publiques sont sur le point d’aboutir.  La semaine dernière, un accord a été signé portant sur les augmentations salariales triennales des  agents de la Société nationale des  chemins de fer tunisiens. Peu avant, deux  accords ont été conclus concernant  l’Office  de l’aviation civile et des aéroports et l’Office de la marine marchande et des ports. Avant eux, à la fin du mois de novembre dernier, 15 accords concernant  les  agents des sociétés de transport des voyageurs ont  été signés.

Rappelons que les négociations salariales triennales concernant le secteur privé et les agents du secteur  public qui se sont étalées sur six mois depuis avril dernier ont abouti à des résultats probants qui ont préservé les droits et les acquis des travailleurs tout en prenant en considération les difficultés économiques du pays suite à trois années de sécheresse et  aux incidences fâcheuses de l’attaque du 11 septembre 2001 sur le tourisme tunisien.

 

Grèves

 

 

 

  • Les travailleurs de la raffinerie de pétrole de Bizerte ont observé le 20, 21 et 22 novembre dernier  une  grève de protestation contre le  refuse de la direction de  tenir des réunions de négociation avec leurs représentants.

 

  • Les travailleurs du complexe du sucre à Jendouba, nord ouest, ont  observé le 25 décembre dernier une grève de 4  jours pour protester contre le blocage des négociations  sociales dans leur entreprise. Rappelons que l’administration propose des augmentations salariales qui ne représentent que 59% des augmentations de la période 1999 – 2001. Bien entendu, ces propositions ont été rejetées par les représentants des  travailleurs et une première grève de 2  jours avait même été observée le 10 décembre dernier pour pousser l’administration du complexe du sucre à réviser ses positions. En vain.

 

  • Le bureau exécutif de l’union régionale de travail de Gabès au sud du pays, a adressé aux autorités compétentes un préavis de grève concernant la Société de marbre.  Cette grève  de 3 jours (du 6 au 8  janviers 2003) entend marquer le mécontentement des employés de la société de marbre Gabès après le refus de la direction de respecter les accords conclus avec la partie syndicale.

 

 

  • Les employés des 3 entreprises appartenant au groupe Triki à  Sfax ont observé le 12  novembre une grève pour défendre le droit syndical et s’opposer aux mesures abusives prises systématiquement par la direction du groupe contre les  représentants des travailleurs.

 

  • La  grève des employés de la santé dans le région de Sfax au sud du pays a été un sucées. 100 pour cent des employés de la santé  ont répondu à l’appel du syndicat le jeudi 12 décembre pour défendre le droit syndical et réclamer la réintégration de  leurs  camarades licenciés.

 

  • Les marins de la région de Sfax ont observé le 9 décembre dernier une grève pour protester contre une circulaire  ministérielle concernant les contraventions et les amendes jugées excessives et arbitraires par les métiers de la mer et leurs représentants .

 

  • Les employés de la briqueterie de Bizerte ont porté le 16  décembre le brassard rouge en  signe de protestation contre leur direction qui refuse de tenir une réunion de négociation avec les représentants des travailleurs concernant plusieurs revendications professionnelles et sociales. 

FLASH INFOS

Service militaire pour jeunes filles: Entrée en vigueur à partir de mars
 
L’entrée en vigueur du service militaire pour les jeunes filles débutera en mars et concernera celles nées en 1983.
 
Des convocations individuelles seront adressées aux concernées qui devront régulariser leur situation soit en se présentant pour effectuer leur service, soit pour obtenir un sursis ou une exemption, soit pour bénéficier du système des affectations individuelles, notamment les fonctionnaires et les employées des secteurs public et privé.
 
Ces dernières auront par ailleurs à effectuer une période d’entraînement de quinze jours dans les casernes, en plus d’une contribution au fonds du service militaire durant onze mois.
 
(Source : Tunis Hebdo du 6 Janvier 2003)
 
LA FIÈVRE DU RÉVEILLON
Fêter la Saint-Sylvestre est désormais une tradition bien ancrée dans nos mœurs, et le spectacle qu’offre la capitale et nos grandes villes témoigne de la fièvre montante du réveillon qui gagne nos concitoyens, le 31 décembre.
 
Mardi, dès midi, il était quasiment impossible de circuler — à pied ou en voiture — dans les grandes artères de Tunis. Taxis introuvables, bus bondés, métros bloqués par des véhicules obstruant la voie.
 
Gargotes et pâtisseries étaient littéralement prises d’assaut, un poulet rôti à emporter par ci, une tarte par là. Ce qui a laissé un citoyen ironiser sur l’affluence devant un fast-food en ces termes : “On vend des lignes GSM, ici ?”. Ce qui n’est pas sans rappeler les files d’attente devant les points de vente de Tunisiana. Comme quoi, certains ont préféré être à l’écoute de leurs besoins en communication que des mets copieux du réveillon.
 
Dans les pâtisseries prisées du côté d’El Menzah ou d’El Manar, une foule monstre a investi les lieux, rendant la circulation infernale.
 
C’est le soir que le spectacle était un brin marrant; de nombreux citoyens massés sur les trottoirs, un paquet de gâteaux sur le bout des doigts (comme un plateau de service d’un café), attendaient désespérément un taxi providentiel.
 
Au même moment, les bars ont craché leur faune vers les restaurants qui n’ont pas désempli jusqu’à une heure tardive de la nuit. Ne parlons pas des hôtels et des boîtes de nuit qui ont été submergés de jeunes et de moins jeunes venus en famille ou entre copains.
 
(Source : Tunis Hebdo du 6 Janvier 2003)
 
 

La procuration en question … 
 
Quand plus de la moitié des votants (plus de 700) choisissent la voie de la procuration, cela provoque une certaine gêne, car le vote est, par essence, personnel.
C’était l’impression générale des magistrats lors de leur récent congrès électif.
«Que les magistrats en permanence à l’intérieur du pays votent par procuration, cela se comprend, mais qu’ils soient des centaines, ce n’est pas très flatteur», nous dira un magistrat connu.
Autre point du détail soulevé : le vote ne se faisait pas par le biais d’une carte d’électeur, ou d’une carte d’affiliation à l’Association.
Certes, ce ne sont que de simples détails, car il faut bien dire que «jamais la mobilisation autour de l’Association n’a été aussi impressionnante et à chaque congrès on constate un afflux de plus en plus grand», nous avouera un ancien président de l’A.M.T.
 
(Source : Tunis Hebdo du 6 Janvier 2003)
 
A l’unanimité

Toutes les interventions lors du 9ème congrès de l’A.M.T avaient porté sur la révision (en cours) de la loi régissant le statut des magistrats.
M. Béchir Tekkari, ministre de la Justice et des Droits de l’homme, M. Tarek Bennour, président de l’Association Mondiale des Magistrats, M. Khaled Abbès, président de l’A.M.T, et tous les intervenants avaient, en effet, axé leurs allocutions et recommandations sur la nécessité de revoir un statut vieux de plus de 35 ans.
Notons que la Commission chargée de préparer le projet est à un stade avancé dans ses travaux.
 
(Source : Tunis Hebdo du 6 Janvier 2003)
 
 
TUNISAIR :Etablissement de nouvelles fréquences
 
Afin de renforcer son réseau régulier, Tunisair mettra à la disposition de ses clients à partir du mois d'avril prochain 17 nouvelles fréquences.
 
Ainsi, Tunisair mettra en place deux nouvelles fréquences sur Tunis-Alger portant à 7 le nombre de vols sur cette ligne, une cinquième fréquence sur Tunis-Tripoli et une deuxième fréquence sur Nouakchott-Dakar.
 
Sur l'Europe, de nouveaux vols, au départ de Tunis seront établis et concerneront Bruxelles, Istanbul et Londres avec une cinquième fréquence, Toulouse avec une troisième fréquence, Zurich, Munich et Düsseldorf avec une deuxième fréquence.On introduira également deux fréquences supplémentaires entre Paris et Tozeur.
 
(Source : Tunis Hebdo du 6 Janvier 2003)
 
 
Top 20 Tunis-Hebdo : Toutes catégories confondues
 
1.orascom
2.internet
3.ramadan
4.tunisie
5.bizerte
6.maroc
7.tourisme
8.usmo; handball
9.chechene
10.kenza fourati
11.sfax; menzel bourguiba
12.japon; monastir
13.tunis
14.est; karate
15.emploi; sport
16.meteo; annonces
17.ca; immobilier; algerie
18.gsm; kairouan;foot; Tabarka
19.promosport; horoscope; batam
20.maire de paris, delanoë; hammamet; remaniement 
 
Le top 20 de Tunis-Hebdo est tout aussi révélateur des tendances de l’année 2002.
 
Orascom occupe la première place et ce n’est que justice quand on voit l’affluence que connaissent les points de vente Tunisiana ces derniers jours.
Dans le lot des mots les plus recherchés, on trouve aussi l’Internet, souci de toujours et le Ramadan.
Fait marquant, le sport n’est pas très sollicité, contrairement à ce qu’on peut le penser.
 
(Source : Tunis Hebdo du 6 Janvier 2003

Industrie automobile : Vif intérêt des Sud Coréens
Les Sud Coréens qui ont réussi leur implantation en Tunisie sur le marché de l'électroménager à travers «LG» lorgnent depuis un certain temps sur le marché automobile.
 
Et c'est l'un des groupes leaders de la Corée du Sud, «Hyundai» qui cherche à s'implanter en Tunisie pour en faire une plate-forme du développement de son activité aussi bien pour le montage, que la production des pièces de rechange, pour les pays du Bassin méditerranéen.
 
Le président Kay Haï, de passage récemment à Tunis, a eu d'importantes conversations à ce sujet avec les institutions spécialisées et des opérateurs concernés par l'opération.
 
Plusieurs variantes de ce projet ont été étudiées qui ont mis en relief la bonne opportunité de cette implantation en Tunisie, eu égard aux différents accords tuniso-européens, à la compétitivité de la main-d'oeuvre et à la situation géographique de notre pays.
 
Les récentes mesures d'accélération de la libéralisation du marché automobile tunisien, ne feront, selon les spécialistes, qu'accroître les chances de réalisation de ce grand projet.
 
(Source : Le Quotidien du 7 Janvier 2003, d’après le portail Babelweb)
 
Sousse : Le train ne traversera plus la ville à partir de juin 2003
La mairie de Sousse a décidé d'établir un nouveau plan directeur de la circulation avec un bureau d'étude espagnol. Le plan sera fin prêt au cours de cette année.
 
Il permettra de rendre le plan d'écoulement du trafic plus rationnel. A côté de ce nouveau plan il est une solution impérieuse voire salutaire quant à la décongestion de la ville, à savoir la suppression de la voie ferrée qui traverse le centre-ville.
 
Le train ne passera plus parle centre à partir de juin 2003. II paraît que Sousse et Chicago sont les deux seules villes au monde à être traversées par le train.
 
(Source : Le Temps du 7 Janvier 2003, d’après le portail Babelweb)
 
 
Indicatif des taxiphones : le 79
Si l'indicatif 79 s'affiche sur vos portables, ne cherchez pas trop à connaître l'origine de la communication.
Celle-ci vient d'un taxiphone ...qu'il soit implanté à Tunis ou dans l'une des régions de l'intérieur..
 
(Source : Le Temps du 7 Janvier 2003, d’après le portail Babelweb)
 
Agrumes : Une récolte qui n'a pas tenu ses promesses
Il semble que la campagne des agrumes n'a pas tenu ses promesses au cours de cette saison.
 
Les clémentines dont la qualité est juste moyenne sont exposées, ces derniers jours, en petites quantités ...Le recul de l'offre a entraîné tout naturellement une hausse intempestive des prix.
 
(Source : Le Temps du 7 Janvier 2003, d’après le portail Babelweb)
 
Tourisme : Cap sur le Maghreb
En raison d'une conjoncture internationale particulièrement difficile, le tourisme tunisien est appelé à diversifier ses destinations cibles. Si le marché européen, d'une manière générale, semble marquer un tant soit peu le pas, le marché maghrébin, en revanche, promet et gagnerait à être renforcé.
 
L'année dernière, en effet, ce marché a été d'un apport particulièrement positif et a permis à l’industrie touristique nationale d'améliorer ses scores à un moment où elle en avait le plus besoin. Une première expérience de package par bus sur Djerba a été réussie auprès des clients libyens.
 
Menée avec grand succès par des agences de voyages, cette expérience sera présentée à Tripoli et Benghazi le 09 février prochain lors d'un workshop. L'objectif sera de stimuler la demande dans ces deux villes à travers des canaux professionnels.
 
(Source : Le Quotidien du 7 Janvier 2003, d’après le portail Babelweb)
 
Le chiffre du jour : 970.000
Neuf cent soixante dix mille véhicules, tous engins confondus, tel est le chiffre du parc automobile tunisien, à la fin décembre 2002, soit un véhicule pour 10 habitants. Et si l'on est encore loin des chiffres des pays riches, il n'en demeure pas moins que ce nombre montre la nette amélioration du pouvoir d'achat du Tunisien, surtout si l'on considère les prix d'achats, nettement supérieurs à ceux pratiqués dans ces pays.
 
(Source : Le Quotidien du 7 Janvier 2003, d’après le portail Babelweb)
 
Enseignement pour adultes : Première émission TV le 9 janvier
Un site web sur le programme national d'enseignnement pour adultes sera inauguré demain, 8 janvier, à l'occasion de la célébration de la Journée arabe d'alphabétisation. Parla même occasion, les actions de sensibilisation reprendront notamment par la rediffusion de spots télévisés pour inciter les jeunes concernés à mieux adhérer à ce programme et aussi par la diffusion le 9 janvier au soir, sur Canal 21, de la première émission télévisée sur la communication sociale destinée aux apprenants.
 
(Source : La Presse du 7 Janvier 2003, d’après le portail Babelweb)

La Chambre des députés adopte le projet de loi constitutionnelle relative aux dispositions transitoires de l'article 40 de la Constitution
 
07/01/2003-- Lors d'une séance plénière, la Chambre des députés a adopté, en première lecture, le projet de loi constitutionnelle relatif aux dispositions transitoires de l'alinéa 3 de l'article 40 de la Constitution.
 
Le rapport de la commission spéciale chargée de l'examen de ce projet de loi précise que le texte soumis à l'examen de la Chambre des députés, s'inscrit dans le cadre du souci du Président Ben Ali de garantir à la Tunisie une vie politique évoluée, afin que les prochaines élections présidentielles soient une occasion renouvelée pour les différentes sensibilités politiques de participer à la consolidation du pluralisme, conformément au programme d'avenir du Chef de l'Etat visant dans son point 12 à instaurer une société libre et pluraliste sur la base des principes fondamentaux de la déclaration du 7 novembre 1987.
 
(Source : www.infotunisie.com )
 
Journée d'étude sur le projet de création d'une zone franche à Sfax
07/01/2003-- Le bureau régional de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (UTICA) a Sfax vient d'organiser une journée d'étude sur le projet de ''création d'une zone franche'' à proximité du port commercial de Sfax.
 
Des conférences ont été données sur ce thème par des universitaires tunisiens et étrangers.
 
Les communications présentées ont porté sur l'expérience des zones franches à travers le monde, la mondialisation et la reconversion des zones portuaires, ainsi que sur la mondialisation et les pays en voie de développement.
 
Les conférenciers ont précisé que la création de zones franches contribue notamment à attirer les investissements extérieurs, à développer les exportations et les activités de sous-traitance, de partenariat et d'approvisionnement ainsi que les services.
 
Les conférenciers ont également évoqué l'aide technique que peut fournir la Fédération mondiale des zones franches en matière de création de ces espaces économiques.
 
(Source : www.infotunisie.com )
 
Tunisia's tourism revenue falls 13.5 pct in 2002
 
TUNIS, Jan 7 (Reuters) - Tunisian tourism receipts shrank 13.5 percent in 2002 as many European tourists stayed away following a terror attack on a Jewish shrine early in the year, official figures showed on Tuesday.
Total receipts last year fell to 2.023 billion dinars ($1.517 billion) in 2002 over 2001.
Tourism is Tunisia's main foreign currency earner, accounting for about 17 percent of its total hard currency revenue and is the main employer after the labour-intensive agriculture sector.
But the killing of 21 people, including 14 German tourists, in the bombing of the main synagogue in April on the southern Djerba tourism hub impacted on the number of visitors last year.
The North African country received a record 5.4 million foreign tourists in 2001, Central Bank figures showed on Tuesday.
The total number of foreign tourists in Tunisia in 2002 was not immediately available but government figures showed the number of nights spent by foreign visitors at hotels in 2002 was at 29.600 million, down 17.4 percent from 2001.
Industry sources said the decline in hotel nights by tourists was mainly due to falling number of visitors from Europe, Tunisia's main tourist market.
Latest available official figures for the first nine months of 2002 showed that the number of German visitors dropped by 37.4 percent compared to the same months in 2001.
Revenue from German tourists accounted for more than 38 percent of the total tourism receipts in 2001 when the number of German visitors was about one million, or less than 25 percent of the total tourist flow.
((Reporting by Lamine Ghanmi, Tunis newsroom, +216-71 787538 fax +216-71 787454, tunis.newsroom@reuters.com.))
 
($1=1.333 dinar)
 
REUTERS

Tunisia adjusts olive oil prices for January
 
TUNIS, Jan 6 (Reuters) - Tunisia set farmgate olive oil prices at between 1,900 and 2,500 dinars ($1,425.3-$1,875.4) per tonne for January, traders and officials said on Monday.
The state-run Office National de l'Huile set the price for extra virgin at 2,500 dinars per tonne, up from 2,300 dinars in December, they said.
But it kept the price of ordinary Lampante at 1,900 dinars, unchanged from December.
Officials said about half of this season's olive output had been collected. The harvest began in October and continues until later in January.
Olive oil accounts for more than half Tunisia's agricultural exports.
The government expects oil output of between 60,000 and 70,000 tonnes in the current 2002/03 season.
Severe drought cut production to about 40,000 tonnes in 2001/02 from 110,000 in the previous season.
 
REUTERS
 
Tunisian treasury offers 50 million dinars bills
 
TUNIS, Jan 7 (Reuters) - The Tunisian Treasury offered long-term bonds worth 50 million dinars for auction on Tuesday January 7.
 
It said the offer was three-, four, 12 year paper maturing respectively in September 2004, September 2005 and July 2014.
 
($1=1.333 dinar)
 
REUTERS
 

 

Lettre de démocrates tunisiens à M. Jacques Chirac, Président de la république française, pour demander la grâce de M. José Bové[1]

Monsieur le Président,

M. José Bové, le porte-parole national de la Confédération paysanne, a été condamné à une peine de 14 mois d’emprisonnement, prononcée par la Cour d’Appel de Montpellier le 21/12/2001, peine rendue définitive par la Cour de Cassation le 19/11/2002. Ces peines ont été prononcées pour des actions de neutralisations d'OGM, menées par la Confédération paysanne en 1998 et 1999 dans le cadre d’une campagne contre l’introduction des OGM dans l’agriculture et l’alimentation.

Par delà la dimension strictement pénale de cette affaire, l’incarcération de M. José Bové, dont les interventions citoyennes, portées par un idéal de justice et de démocratie, ont reçu un très large écho dans l’opinion publique mondiale et notamment dans les pays du Sud, aurait une grave signification politique. Outre qu’elle altérerait l’image de la France en tant que pays des droits de l’homme et du citoyen, elle serait comprise comme une stigmatisation des causes défendues par José Bové et par ceux qui les partagent. Le peuple tunisien et l’ensemble des peuples de la région arabe sont particulièrement reconnaissants au porte-parole de la Confédération paysanne pour le soutien actif qu’il a apporté à la cause du peuple palestinien et de la paix en Palestine comme pour ses multiples prises de position en faveur d’un monde humain, pacifique et juste.

C’est la raison pour laquelle, Monsieur le Président, nous, citoyens tunisiens et membres de la société civile indépendante, avons l’honneur de solliciter la grâce de M José Bové en vertu des pouvoirs qui vous sont conférés par l’article 17 de la Constitution française.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’__expression de notre très haute considération.

 
 

Nom

Prénom

Qualité

1

Ayadi

Abderraouf

Secrétaire général du CNLT, membre du Conseil de l’Ordre des avocats

2

Bechri

Mohamed

Universitaire, ex-Président de la section tunisienne d’A.I.

3

Belhadj Hamida

Bochra

Avocate, ex-Présidente de l’ATFD

4

Belhassen

Souhayr

Journaliste, Vice-présidente de la LTDH

5

Ben Jaafar

Mustapha

Médecin, Secrétaire général du FDTL

6

Ben Salem

Ali

Président de l’ANAR

7

Ben Sedrine

Sihem

Porte-parole du CNLT

8

Bhiri

Noureddine

Avocat

9

Bida

Jameleddine

Ex-Secrétaire général de l’Ordre national des avocats